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Home Enseignements Supporter (3ème partie : Calmement)

 «Mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé.» Matthieu 24 : 13.

Le mot persévérer, hupomeno en grec, signifie « rester c.à.d. demeurer, ne pas s’éloigner ou s’enfuir, conserver, dans les épreuves et dans les peines ; maintenir sa foi en Christ ; endurer, supporter bravement et calmement les mauvais traitements ». Ainsi l’une des conditions pour être sauvé c’est de supporter les épreuves. Or il ne suffit pas d’avoir été exposé à une épreuve et en être sorti pour se targuer de l’avoir supportée. Dans la première partie nous avons vu que l’une des conditions essentielles c’était de demeurer en Christ et dans sa volonté c’est-à-dire ne pas fuir lorsque Dieu nous soumet à une épreuve. Admettons que nous ne fuyons pas à la moindre tribulation, mais une autre question se pose : comment les affrontons nous ? La définition nous indique qu’il faut les supporter calmement. Ainsi dans cette troisième partie, nous verrons quelques mauvaises réactions que nous pouvons manifester. Cela devrait nous aider à mieux comprendre ce que Dieu attend de nous lorsqu’il nous éprouve.

LES MURMURES ET LES PLAINTES

Prenons l’exemple des enfants d’Israël après la sortie de l’Egypte. De la première épreuve à la dernière, ils murmurèrent.

« Après cela, Moïse fit partir les Israélites de la Mer Rouge, et ils partirent vers le désert de Schur ; et ayant marché trois jours dans le désert, ils ne trouvèrent point d’eau. De là, ils vinrent à Mara, mais ils ne purent boire les eaux de Mara, parce qu’elles étaient amères ; c’est pourquoi ce lieu fut appelé Mara. Et le peuple murmura contre Moïse en disant : Que boirons-nous ? » (Exode 15 : 22-24). Sous l’ordre de Dieu, Moïse jeta un bois dans les eaux de Mara et les eaux devinrent douces. Puis le Seigneur fit camper les enfants d’Israël à Elim « (…) où il y avait douze fontaines d’eau, et soixante-dix palmiers. » (Exode 15 : 27). En partant d’Elim, ils se rendirent au désert de Sin. Là, ils se souvinrent de la viande et du pain qu’ils mangeaient en Egypte, et ils murmurèrent à nouveau contre Moïse et Aaron. (Exode 16 :1 et s). Puis ils campèrent à Rephidim où « le peuple se souleva contre Moïse et ils lui dirent : Donnez-nous de l’eau à boire. Et Moïse leur dit : Pourquoi vous soulevez-vous contre moi ? Pourquoi tentez-vous Yahweh ? Le peuple donc eut soif en ce lieu-là, par faute d’eau ; et ainsi le peuple murmura contre Moïse, en disant : Pourquoi nous as-tu fait monter hors d’Egypte, pour nous faire mourir de soif, nous, nos enfants, et nos troupeaux ? » (Exode 17 :2-3).

Plusieurs termes hébreux sont utilisés pour parler des murmures :

  • « Anan » qui est utilisé dans Nombres 11 verset 1 signifie « se plaindre ».
  • « Luwn » qu’on retrouve dans Exode 15 : 24, 16 : 2, Nombres 14 : 2, et 16 : 11 signifie « grommeler, se plaindre, murmurer ».
  • « Ragan » qui est employé dans Deutéronome 1 : 27 signifie « murmurer, chuchoter, un médisant ». Dt 1 : 27

En grec, le terme « gogguzo » signifie quant à lui : « murmurer, grommeler, grogner, dire quelque chose tout bas… » Il désigne aussi « le roucoulement des colombes ; ceux qui confèrent secrètement entre eux ; ceux qui se plaignent en permanence ». Le terme utilisé par Paul dans Philippiens 2 : 14 : « Faites toutes choses sans murmures et sans disputes… » c’est « goggusmos » qui est défini par «un murmure, marmonner, un débat secret, un déplaisir secret non avoué ouvertement… ».

Selon ces définitions les murmures sont tout simplement des plaintes. Donc quand il est dit que les enfants d’Israël murmuraient contre Moïse, cela signifie qu’ils se plaignaient de lui et ils le rendaient responsable de leur situation. Pourtant, bien que dans ces passages il est clairement signifié que leurs murmures étaient dirigés contre Moïse, en réalité ces plaintes étaient dirigées contre Dieu.

« Moïse donc et Aaron dirent à tous les enfants d’Israël : Ce soir vous saurez que Yahweh vous a fait sortir du pays d’Egypte. Et au matin vous verrez la gloire de Yahweh, parce qu’il a entendu vos murmures, qui sont contre Yahweh ; car que sommes-nous pour que vous murmuriez contre nous ? Moïse dit donc : Ce sera quand Yahweh vous donnera ce soir de la viande à manger, et au matin du pain à satiété ; parce que Yahweh entend vos murmures que vous murmurez contre lui ; car que sommes-nous? Vos murmures ne sont pas contre nous, mais contre Yahweh. » Exode 16 : 6.

Ceci doit vraiment attirer notre attention car c’est une question de vie ou de mort. La parole de Dieu nous dit dans 1 Corinthiens 10 : 10 : « Ne murmurez pas, comme quelques-uns d’entre eux murmurèrent et périrent par le destructeur. » Les chrétiens et les non chrétiens sont totalement conscients que mentir, tuer, ou commettre l’adultère est un péché. Mais il est rare de classer le fait de se plaindre parmi les péchés. Pour beaucoup d’entre nous, ce n’est rien d’autre qu’une mauvaise habitude. Car qu’y a-t-il de mal à ça ?

Comprenons la situation : La parole nous dit que le peuple d’Israël a été soumis à une rude servitude. En effet, les Egyptiens haïssaient les Hébreux et ils leur rendaient la vie amère en leur imposant toutes les charges avec cruauté et en assassinant leurs fils. La vie des Hébreux n’avait donc rien d’enviable. Dieu entendit leur cri et il les retira du pays d’Egypte pour les amener à Canaan. Pour cela, il détruisit l’Egypte et il s’apprêtait à exterminer les nations qui habitaient la terre promise. N’oublions pas que Dieu ne prend pas plaisir à la mort du méchant mais à ce qu’il se repente (Ez 18 : 23). Et alors qu’il avait fait tant de miracles au milieu d’eux et qu’un avenir glorieux les attendait, les enfants d’Israël ne faisaient que regarder à ce qui leur manquait. Pire encore, ils en vinrent même à considérer l’Egypte comme une terre ou coulaient le lait et le miel et à mépriser l’œuvre que Dieu avait faite au milieu d’eux, la terre que Dieu leur donnait en héritage et la manne, la nourriture que Dieu leur envoyait du ciel.

« Et Moïse envoya appeler Dathan et Abiram, fils d’Eliab, qui répondirent : Nous n’y monterons point. Est-ce trop peu que tu nous aies fait monter hors d’un pays où coulent le lait et le miel, pour nous faire mourir dans le désert ? Vas-tu encore nous gouverner, oui, nous gouverner ? Certes, tu ne nous as pas fait venir dans un pays où coulent le lait et le miel ! Et tu ne nous as pas donné un héritage de champs ni de vignes ! Veux-tu crever les yeux de ces gens ? Nous ne monterons pas. » Nombres 16 : 12.

« Puis ils partirent de la montagne de Hor, par le chemin de la Mer Rouge, pour faire le tour du pays d’Edom. Le cœur du peuple s’impatienta en route, et parla contre Dieu, et contre Moïse, en disant : Pourquoi nous as-tu fait monter hors d’Egypte, pour mourir dans ce désert ? Car il n’y a point de pain ni d’eau, et notre âme est dégoûtée de cette nourriture misérable. » Nombres 21 : 4.

Quelle vie les israélites pouvaient-ils espérer en retournant en Egypte ? Pouvaient-ils même espérer regagner leur condition misérable ? Ils se souvenaient d’un pays ou coulaient le lait et le miel parce qu’ils y mangeaient à leur faim. Pourtant c’est bien un pays ravagé qu’ils avaient quitté quelques jours auparavant. Les poissons moururent lorsque les eaux furent changées en sang. Les chevaux, les ânes, les chameaux, les bœufs, les brebis qui avaient survécu à l’extermination dans Exode 8, périrent quand l’Egypte fut frappée par la grêle et le feu. Les récoltes et les arbres furent détruits par la grêle et les sauterelles… Que restait-il à boire et à manger en Egypte ? Et quel accueil pouvaient-ils espérer recevoir de la part d’un peuple qui les avait haïs sans cause et qui maintenant avait dix plaies à leur reprocher ?

Et alors qu’il n’y avait certainement plus rien à boire et à manger en Egypte, la parole de Dieu nous apprend que le peuple d’Israël s’était enrichi :

« Il appela donc Moïse et Aaron de nuit, et leur dit : Levez-vous, sortez du milieu de mon peuple, tant vous que les enfants d’Israël, allez et servez Yahweh, comme vous l’avez dit. Prenez aussi votre petit et votre gros bétail, comme vous l’avez dit, et allez-vous-en et bénissez-moi. Et les Egyptiens pressaient le peuple et se hâtaient de les faire sortir du pays, car ils disaient : Nous sommes tous morts. Le peuple donc prit sa pâte avant qu’elle soit levée, ayant leurs huches liées dans leurs vêtements sur leurs épaules. Et les enfants d’Israël firent selon la parole de Moïse, et demandèrent aux Egyptiens des vases d’argent et d’or, et des vêtements. Et Yahweh fit trouver grâce au peuple auprès des Egyptiens, qui les leur prêtèrent. Ainsi ils dépouillèrent les Egyptiens. Ainsi, les enfants d’Israël étant partis de Ramsès, vinrent à Succoth, environ six cent mille hommes de pied, sans les enfants. Une grande multitude de gens de toute sorte monta avec eux ; ainsi que des brebis et des bœufs, et un bétail très considérable. Et ils firent cuire des gâteaux sans levain avec la pâte qu’ils avaient emportée d’Égypte, et qui n’était pas levée ; car ils avaient été chassés d’Egypte, sans pouvoir s’attarder et sans avoir fait de provisions pour eux. » Exode 12 : 31.

On comprend à travers ce passage que même si Dieu s’était abstenu de nourrir les enfants d’Israël de manière miraculeuse, ils n’auraient pas pu mourir de faim dans le désert puisqu’ils possédaient « un bétail très considérable. »

Ainsi les murmures nous poussent à examiner notre vie d’un point de vue charnel. Ils nous amènent à nous focaliser sur les choses du passé, sur ce que nous avons perdu, sur nos besoins primaires… Les murmures sont donc issus d’une vision déformée de la réalité. Ils sont basés sur une pensée mensongère, capable de transformer nos mauvais souvenirs en bons souvenirs. Ils ont pour effet de nous sortir du plan de Dieu en nous faisant retourner dans celui de Satan. Ils ont donc pour but de nous faire perdre l’objectif, c’est-à-dire le ciel, tout en nous aveuglant sur les réalités de notre vie passée. Ôtons donc de nos bouches : « Avant ma conversion je n’étais pas seul, j’avais des amis». « Avant ma conversion, je m’entendais bien avec ma famille ». « Avant de fréquenter cette assemblée, je n’avais pas de problèmes avec les pasteurs ». «Avant je pouvais m’amuser »… Avant, tu étais mort !

Est-ce à dire que lorsque nous manquons de quelque chose, il faut faire comme si de rien n’était ? Non, sinon on aurait toujours une vision déformée de la réalité. S’il nous manque l’eau, la nourriture et le vêtement, on ne va pas faire comme si on possédait toutes ces choses. Si nous sommes dans une grande souffrance, n’allons pas mentir en disant que tout va bien. Mais au lieu de murmurer mettons en pratique la parole de Dieu qui nous indique quelle est la bonne attitude à avoir : « Ne vous inquiétez de rien, mais en toutes choses faites connaître vos demandes à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces. Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos sentiments en Jésus-Christ. » (Philippiens 4 : 6).

« Remettez-lui tout ce qui peut vous inquiéter, car il prend soin de vous. » 1 Pierre 5 : 7.

 «C’est pourquoi je vous dis : Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, et de ce que vous boirez; ni pour votre corps, de quoi vous serez vêtus. La vie n’est-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement ? (…) Ne vous inquiétez donc pas, en disant : Que mangerons-nous ? Ou : Que boirons-nous ? Ou : De quoi serons-nous vêtus ? Vu que les Gentils recherchent toutes ces choses. Car votre Père céleste sait que vous avez besoin de toutes ces choses. » Matthieu 6 : 25.

Le Père sait. Nous avons donc l’assurance que le Seigneur va nous donner tout ce dont nous avons besoin. Encore faut-il savoir lui demander sans remettre en cause son amour, sa justice et sa bonté. Parce qu’en effet, il est question de l’image que nous donnons de Dieu. Lorsque nous murmurons, nous agissons comme les inconvertis qui n’ont pas d’espérance. Les incroyants se plaignent parce qu’ils n’ont pas le Dieu qui délivre. Mais ce n’est pas notre cas. Donc lorsqu’on murmure, nous manifestons un cœur d’inconverti. Car c’est de l’abondance du cœur que la bouche parle. Et cela a des conséquences. Je me rappelle un jour alors que je me plaignais, un de mes anciens amis du monde m’a dit : « Oh ! Tu sais, j’ai un ami qui est bouddhiste et lorsqu’il a des problèmes, il ne s’inquiète même pas ». En quelques secondes, j’avais réduit à néant toute mon œuvre d’évangélisation. À ses yeux, j’avais besoin de me convertir au bouddhisme et il me le faisait clairement comprendre. Evidemment, je venais de lui donner l’image d’un Jésus qui n’agit pas ou qui n’existe pas. Ainsi les murmures tuent notre foi et celle des autres, elles réduisent à néant notre témoignage auprès des inconvertis.

Malheureusement, on le fait beaucoup trop souvent. Combien de chrétiens ne se lamentent-ils pas pendant des heures, des jours et des années lorsqu’ils sont soumis à la moindre épreuve ? Et bien souvent des épreuves tout à fait supportables : maladie bénigne, surcharge au travail, conflit, problème financier… des épreuves humaines auxquelles nous sommes tous confrontés (chrétiens ou pas). On est loin de Daniel jeté dans la fosse aux lions, ou de David combattant les ours, les lions et les géants.

« Et celui qui a reçu la semence parmi les épines, c’est celui qui entend la parole de Dieu, mais en qui les soucis de cet âge et la séduction des richesses étouffent la parole et la rendent infructueuse. » Matthieu 13 : 22.

Toute parole fondée sur une inquiétude, et qui se transforme en murmures déshonorent Dieu, étouffent la parole et la rendent infructueuse… aussi bien dans nos vies que dans la vie de ceux dont nous espérons la conversion.

En préparant mon sujet, j’ai consulté quelques articles sur internet et j’ai retenu que les plaintes concernent le plus souvent des choses superficielles. Elles sont souvent le fait de personnes pessimistes ou de personnes qui veulent se faire remarquer. Il est vrai que les murmures sont le fait de ceux qui n’ont pas la foi. Pourtant beaucoup de païens ne murmurent pas lorsqu’ils sont soumis aux souffrances. C’est donc aussi un problème de caractère. N’avez-vous pas remarqué que les personnes qui se plaignent ne parlent que d’elles ? Elles sont le centre de leur vie. Donc elles ne font pas qu’attirer votre attention sur leurs problèmes, mais aussi sur leurs œuvres, leurs qualités, leurs défauts… Le problème c’est que lorsqu’on veut attirer l’attention sur soi, on occulte Jésus. En effet, vous ne les entendrez pas parler de Jésus et de ses œuvres pendant des heures. Par contre, leurs œuvres… Essayez de leur donner un conseil ou de les consoler. Vous vous rendrez vite compte qu’ils ne recherchaient ni consolation ni conseil. Tout ce qu’ils veulent c’est que vous les écoutiez parler d’eux et que vous soyez émerveillés devant leur courage, leur persévérance ou leur capacité à supporter les soi-disant mauvais traitements. Certains se plaignent même de choses qui leur sont arrivées des années auparavant. Attention à ce type de personnes. Ils se victimisent pour mieux vous piéger. On peut séduire quelqu’un en lui donnant envie avec ses richesses ou sa beauté, mais on peut séduire aussi en suscitant la pitié et en paraissant faible et inoffensif.

Peut-être que ceux qui agissent ainsi ne se rendent pas compte de la gravité de leurs actes… mais ils tendent un piège à leur auditoire.

« Ne soyez pas séduits : Les mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs. » 1 Corinthiens 15 : 33.

Premièrement, ils séduisent en semant le découragement, l’apitoiement sur soi, et bien sûr les murmures. En effet, les murmures sont semblables à un feu de paille. Ils se répandent très vite. Mais même lorsque vous êtes suffisamment averti pour ne pas vous laisser entrainer dans les mêmes plaintes que ceux qui murmurent, vous pouvez quand même tomber dans le piège. Parce que la présence d’une telle personne dans votre entourage peut devenir tellement insupportable que si vous ne veillez pas, elle risque de devenir l’objet de vos murmures. Alors que selon la parole la bonne réaction c’est de reprendre le frère ou la sœur qui pèchent de cette façon.

Deuxièmement, en attirant constamment l’attention sur eux, ils séduisent les autres en provoquant l’admiration et se retrouvent dans la situation de ceux qui recherchent leur propre gloire.

« Comment pouvez-vous croire, puisque vous recevez la gloire les uns des autres, et ne cherchez pas la gloire qui vient de Dieu seul ? » Jean 5 : 44.

 « Et il leur dit : Vous, vous cherchez à paraître justes devant les hommes, mais Dieu connaît vos cœurs ; c’est pourquoi ce qui est élevé parmi les hommes est une abomination devant Dieu. » Luc 16 : 15.

Que faisons-nous lorsqu’on se plaint de nos proches, de nos frères et sœurs, de notre patron, de nos collègues… ? Nous cherchons à nous justifier à leurs dépens auprès de nos auditeurs.

« Mes frères, ne vous plaignez pas les uns des autres, afin que vous ne soyez pas condamnés. Voici, le Juge se tient à la porte. » Jacques 5 : 9.

Une des meilleures façons d’échouer dans la vie chrétienne, c’est d’accepter la compagnie de ceux qui murmurent… et de murmurer soi-même.

Ne laissez pas les gens se servir de vous pour leur propre gloire. Ne soyez pas les spectateurs de ceux qui sont en manque de reconnaissance et qui utilisent les âmes compatissantes pour se justifier, s’enorgueillir et déverser leur amertume. Le seul qui doit être au centre c’est Jésus, alors que tout homme s’abaisse afin que Jésus seul soit élevé. Et si le chrétien est amené à exposer ses difficultés qu’il le fasse pour glorifier Jésus.

« Si quelqu’un veut faire sa volonté, il connaîtra si ma doctrine est de Dieu, ou si je parle de moi-même. Celui qui parle de son propre chef cherche sa propre gloire ; mais celui qui cherche la gloire de celui qui l’a envoyé est véritable, et il n’y a pas d’injustice en lui. » Jean 7 : 17.

Prenons l’exemple de l’apôtre Paul.

« Je ne dis pas cela à cause de mes besoins, car j’ai appris à être content de l’état où je me trouve. Je sais être abaissé, je sais aussi être dans l’abondance ; partout et en toutes choses j’ai appris à être rassasié et à avoir faim, à être dans l’abondance et à être dans la disette. Je puis toutes choses en Christ qui me fortifie. » Philippiens 4 : 11.

 « Car tout bien compté, j’estime que les souffrances du temps présent ne sont pas comparables à la gloire à venir qui doit être révélée en nous. » Romains 8 : 18.

« Qui nous séparera de l’amour de Christ ? Sera-ce la tribulation, ou l’angoisse, ou la persécution, ou la famine, ou la nudité, ou le péril, ou l’épée ? Ainsi qu’il est écrit : Nous sommes livrés à la mort à cause de toi tous les jours, et nous sommes estimés comme des brebis de la boucherie. Au contraire, dans toutes ces choses nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés. Car j’ai l’assurance que ni la mort, ni la vie, ni les anges, ni les principautés, ni les puissances, ni les choses présentes, ni les choses à venir, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature, ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ, notre Seigneur. » Romains 8 : 35.

Paul avait connu un grand nombre de tribulations : la faim, la fatigue, la surcharge de travail, les coups, les trahisons, les complots, la lapidation, le fouet… et bien que ses lettres auraient pu contenir de profondes lamentations, il s’en servait pour enseigner ses lecteurs. Ainsi l’attention n’était pas focalisée sur ce que Paul pouvait vivre mais sur l’œuvre du Seigneur. Tout comme Jésus, il enseignait que les souffrances faisaient partie de la vie chrétienne et qu’il ne fallait pas en être troublé.

« Et nous avons envoyé Timothée, notre frère, serviteur de Dieu, et notre compagnon d’œuvre dans l’Evangile de Christ, pour vous affermir et vous exhorter au sujet de votre foi, afin que personne ne soit troublé dans ces afflictions, puisque vous savez vous-mêmes que nous sommes destinés à cela. Car lorsque nous étions avec vous, nous vous prédisions que nous aurions à souffrir des afflictions, comme cela est aussi arrivé, et vous le savez ». 1 Thessaloniciens 3 : 2.

Il ira même jusqu’à les minimiser:

 « Car nos légères tribulations, qui ne font que passer, produisent en nous un poids éternel d’une gloire souverainement excellente… » 2 Corinthiens 4 : 17.

Ailleurs, il invitait même les disciples à se réjouir avec lui de sa mort.

« Et même si je sers de libation sur le sacrifice et le service de votre foi, j’en suis heureux et je me réjouis avec vous tous. Vous aussi, pareillement, soyez heureux et réjouissez-vous avec moi. » Philippiens 2 : 17.

Les lettres de Paul, bien qu’abordant des sujets difficiles, ne sont pas larmoyantes. Elles sont une richesse pour ceux qui veulent connaitre Jésus. Ainsi lorsque nous sommes éprouvés, notre langue devrait quand même servir à communiquer la vie, et à édifier les autres. Les murmures et les plaintes ne font pas qu’agacer notre entourage, elles les tuent. Il est vrai que dans la vie chrétienne, il y a des temps où nous sommes tellement oppressés que notre foi est mise à rude épreuve. Difficile d’édifier les autres quand nous nous sentons perdus. Quoique même dans la souffrance, les paroles de Job sont enrichissantes. Mais il est vrai que parfois nous avons besoin d’être consolés et pour cela, il faut faire part de nos difficultés à notre entourage.

« Béni soit Dieu et Père, notre Seigneur Jésus-Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation, qui nous console dans toutes nos tribulations, afin que par la consolation dont nous sommes nous-mêmes consolés de Dieu, nous puissions consoler ceux qui sont dans toutes sortes de tribulations. » 2 Corinthiens 1 : 3.

Je ne parle donc pas des cas des frères et sœurs qui recherchent le conseil et la consolation auprès de leur entourage. Je ne parle pas non plus des jeunes convertis qui ne connaissent pas la bonne manière d’agir. (Remarquons que Dieu n’a pas frappé les hébreux, les premières fois où ils ont murmuré mais seulement à partir du moment où ils avaient reçu la parole.)

Je parle des personnes qui ont fait des plaintes et des murmures un mode d’expression. C’est-à-dire ceux qui se plaignent sans cesse des mêmes choses. Bien que les années s’écoulent, leur cœur est au même stade, ils ne savent toujours pas supporter l’épreuve. Durant le cheminement des enfants d’Israël dans le désert, Dieu les a constamment éprouvés par la faim et la soif. Dieu ne jouait pas avec leurs nerfs. Il ne prenait pas plaisir à les affamer alors qu’il avait les moyens de les rassasier. Dieu voulait que les enfants d’Israël lui fassent confiance. A un moment donné, ils auraient dû appréhender l’épreuve autrement que par les murmures. Ce n’est jamais arrivé. De la même manière aujourd’hui nous sommes entourés de personnes qui, bien qu’éprouvés dans le même domaine, ils échouent toujours. L’épreuve leur est insupportable. Maladie, faim, soif, surcharge de travail, problèmes conjugaux, conflit, rejet… ils ont toujours la même réaction. Ils murmurent, ils critiquent, ils se plaignent. Demandez-leur simplement s’ils vont bien, pendant des années, ils vous répondront la même chose : « Oui, mais… » Ce sont des personnes qui ne connaissent ni la joie, ni la paix. Ils sont incapables de dire «Tout va bien ». Par leurs paroles, ils manifestent l’incrédulité et ils communiquent à ceux qui les écoutent l’incrédulité en leur apprenant à se soucier des choses de cette vie.

La mort et la vie sont au pouvoir de la langue, alors utilisons la pour glorifier Jésus en toutes choses et pour communiquer la vie… même quand nous sommes éprouvés. C’est seulement dans ces conditions que nous pouvons prétendre que nous avons supporté.

LA DÉSOBEISSANCE, LA RÉBELLION, LE PÉCHÉ

Saül est un parfait exemple de la mauvaise réaction face à la tribulation et à la persécution. Saül n’a jamais fui devant les situations difficiles ou devant ses ennemis. Au contraire, il y a toujours fait face… mais de la mauvaise manière.

« Les Philistins s’assemblèrent pour combattre Israël, ayant trente mille chars et six mille cavaliers, et le peuple était aussi nombreux que le sable au bord de la mer, tant il était en grand nombre. Ils allèrent prendre position à Micmasch, à l’orient de Beth-Aven. Les hommes d’Israël furent pris d’une grande angoisse, car ils étaient oppressés, c’est pourquoi le peuple se cacha dans les cavernes, dans les buissons, dans les rochers, dans les tours et dans des citernes. » 1 Samuel 13 : 5.

« Or dans tout le pays d’Israël, il ne se trouvait aucun forgeron ; car les Philistins avaient dit : Empêchons les Hébreux de faire des épées ou des lances. C’est pourquoi chaque homme descendait vers les Philistins pour aiguiser son soc, son hoyau, sa hache, et sa bêche, lorsque le tranchant des bêches, des hoyaux, des tridents, et des haches était émoussé, même pour redresser un aiguillon. C’est pourquoi il arriva qu’au jour du combat, personne n’avait d’épée ni de lance dans toute l’armée qui était avec Saül et Jonathan ; si ce n’est Saül lui-même et Jonathan, son fils. » 1 Samuel 13 : 19.

Un peuple aussi nombreux que le sable de la mer, 30 000 chars, 6000 cavaliers ! Face à eux, un peuple angoissé et désarmé. Que feriez-vous si vous vous retrouviez dans une telle situation ? Si j’étais stratège de guerre (et que je n’étais pas chrétienne) je dirais que la meilleure solution c’était soit de fuir, soit de se rendre, soit de faire alliance avec une nation plus puissante que la nation ennemie. Qu’a fait Saül ? Il n’a pas fui. Il n’a pas fait d’alliance avec un peuple étranger. Il ne s’est pas rendu. Il a simplement offert l’holocauste. N’est-ce pas la réaction d’une personne qui croit en la puissance de Dieu ?

Dans 1 Samuel 28, longtemps après avoir été rejeté de Dieu, il se retrouve à nouveau en guerre contre les Philistins.

« Les Philistins se rassemblèrent et vinrent camper à Sunem ; Saül aussi rassembla tout Israël, et ils campèrent à Guilboa. A la vue du camp des Philistins, Saül eut peur, et son cœur fut saisi de crainte. Saül consulta Yahweh ; mais Yahweh ne lui répondit rien, ni par des songes, ni par l’urim, ni par les prophètes. » 1 Samuel 28 : 4.

A nouveau Saül se tourne vers Yahweh.

Malgré les dures épreuves auxquelles il devait faire face, Saül s’est toujours référé à Dieu. Mais les pressions qu’il subissait révélaient son cœur. Oui, il croyait au véritable Dieu mais il ne tenait pas compte de sa souveraineté. En voilà une mauvaise réaction !

L’histoire de Saül doit nous servir de leçon. Déjà nous comprenons que les épreuves sont utiles parce qu’elles ont pour effet de révéler le cœur des gens ainsi que leur rapport à Dieu. Saül était un très bon roi tant qu’il n’avait pas fait face aux Philistins. Mais à force d’épreuves, son mauvais cœur fut révélé : en réalité, il était un ennemi du peuple de Dieu qui n’hésita pas à tuer les prêtres et à enfreindre la loi de Dieu en consultant une voyante.

A l’inverse les épreuves ont permis d’épurer ceux qui avaient un cœur mauvais et qui vivaient dans la désobéissance :

« Manassé était âgé de douze ans quand il devint roi, et il régna cinquante-cinq ans à Jérusalem. Il fit ce qui est mal aux yeux de Yahweh, suivant les abominations des nations que Yahweh avait chassées devant les enfants d’Israël. Il rebâtit les hauts lieux qu’Ezéchias, son père, avait démolis, il redressa les autels aux Baals, il fit des idoles d’Asherah, et se prosterna devant toute l’armée des cieux et la servit. Il bâtit aussi des autels dans la maison de Yahweh, de laquelle Yahweh avait parlé ainsi : Mon Nom sera dans Jérusalem à jamais. Il bâtit des autels à toute l’armée des cieux, dans les deux parvis de la maison de Yahweh. Il fit passer ses fils par le feu dans la vallée du fils de Hinnom ; il pratiquait la magie, les sorcelleries et la voyance ; il établit des gens qui évoquaient les esprits et des devins. Il s’adonna à faire à l’extrême ce qui est mal aux yeux de Yahweh, pour l’irriter. Il posa aussi une image taillée, une idole qu’il avait faite, dans la maison de Dieu, de laquelle Dieu avait dit à David, et à Salomon, son fils : Je mettrai à perpétuité mon Nom dans cette maison et dans Jérusalem, que j’ai choisie entre toutes les tribus d’Israël ; et je ne ferai plus sortir Israël de la terre que j’ai assignée à leurs pères, pourvu seulement qu’ils prennent garde à faire tout ce que je leur ai ordonné, selon toute la loi, les préceptes et les ordonnances prescrites par Moïse. Manassé donc fit s’égarer Juda et les habitants de Jérusalem, jusqu’à faire pire que les nations que Yahweh avait exterminées de devant les enfants d’Israël. Yahweh parla à Manassé et à son peuple ; mais ils ne furent pas attentifs. Alors Yahweh fit venir contre eux les chefs de l’armée du roi d’Assyrie, qui mirent Manassé dans les fers ; ils le lièrent d’une double chaîne d’airain, et l’emmenèrent à Babylone. Et dès qu’il fut dans l’angoisse, il supplia Yahweh, son Dieu, et il s’humilia profondément devant le Dieu de ses pères. Il lui adressa ses supplications, et Dieu se laissa fléchir par sa prière, et exauça sa supplication. Il le fit retourner à Jérusalem, dans son royaume. Manassé reconnut alors que c’est Yahweh qui est Dieu. Après cela, il bâtit une muraille extérieure à la cité de David, vers l’occident de Guihon, dans la vallée, jusqu’à l’entrée de la porte des poissons ; il environna la colline et l’éleva à une grande hauteur ; il établit aussi des chefs d’armée dans toutes les villes fortes de Juda. Il ôta de la maison de Yahweh l’idole, et les dieux étrangers, et tous les autels qu’il avait bâtis sur la montagne de la maison de Yahweh et à Jérusalem, et les jeta hors de la ville.  Puis il rebâtit l’autel de Yahweh et y offrit des sacrifices d’offrande de paix et de reconnaissance ; et il ordonna à Juda de servir Yahweh, le Dieu d’Israël. » 2 Chroniques 33 : 1 et s.

Manassé faisait tout ce qui déplaisait à Dieu au point que la parole dit qu’ « Il s’adonna à faire à l’extrême ce qui est mal aux yeux de Yahweh, pour l’irriter ». Pourtant lorsqu’il fut éprouvé, il se tourna vers Yahweh et fut radicalement transformé.

En lisant ces histoires en parallèle, on pourrait se demander pourquoi Dieu a usé de patience avec Manassé alors que Saül fut rejeté au bout de deux désobéissances. Dieu serait-il injuste ? Absolument pas ! Dieu seul connaît les cœurs. Ainsi les tribulations de Manassé l’ont amené à la repentance. Alors que Saül ne s’est jamais remis en question. Jusqu’à la fin de sa vie, il manifesta la même attitude de cœur : celle d’un roi qui n’était pas au service de Dieu mais qui voulait se servir de Dieu. Il cherchait le secours auprès de Yahweh mais ne se mettait pas en peine de savoir quelle était sa volonté. Comme on le dit souvent aujourd’hui : Dieu était son Sauveur mais pas son Seigneur. Le problème c’est que lorsqu’on s’adresse à Dieu que pour son coté Sauveur, on ne sert pas le Dieu de la Bible. Il servait un autre dieu, un faux Jésus. Peut-être que la fin de sa vie nous donne une indication sur le dieu qu’il servait.

« Ils le dépouillèrent et emportèrent sa tête et ses armes. Puis ils envoyèrent dans le pays des Philistins, de tous côtés, pour annoncer la nouvelle à leurs dieux et au peuple. Ils mirent ses armes dans la maison de leur dieu, et ils attachèrent sa tête dans la maison de Dagon. » 1 Chroniques 10 : 9.

Dagon serait-il le dieu des désobéissants ?

Ainsi pour ceux qui se disent chrétiens, les tribulations peuvent être une occasion de chute, une occasion de se repentir ou de manifester sa foi.

En effet, si dans l’épreuve vous vous rendez compte que Jésus n’est que votre Sauveur, que vous attendez seulement qu’il vous donne ce que vous désirez, que la volonté de Dieu vous paraît peu importante en comparaison de ce que vous souffrez et que vos désobéissances ne vous paraissent pas trop graves… alors c’est le moment de vous repentir. Cessons d’être des profiteurs de la grâce de Dieu ! Car il est évident que la vie en Christ est semée d’embuches et un jour notre désobéissance et notre incrédulité seront manifestes et exposées aux yeux de tous. Car ici, il est question de foi. En effet, selon Romains 10 verset 17 « Ainsi la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ. » La foi a pour support la parole de Dieu. Par conséquent, le fait d’obéir à la Parole de Dieu lorsque vous êtes éprouvés est une manifestation de votre foi. Par contre, si comme Saül, vous ne tenez pas compte de ce que Dieu vous a commandé et que vous cherchez des moyens charnels pour atteindre les buts qu’il vous a assignés… vous avez beau croire que Jésus est le véritable Dieu parce qu’il vous a sauvé, restauré et élevé, la triste réalité c’est que vous n’avez pas foi en lui. Car la foi est liée à la parole de Dieu donc à Dieu lui-même. C’est-à-dire à ce qu’il dit et à ce qu’il est. Il est Seigneur et Sauveur. Il doit demeurer notre Seigneur et notre Sauveur en toutes circonstances. Ceux qui ont foi en Dieu sont forcément obéissants et ceux qui se contentent de croire en lui se disent : « C’est trop dur. Dieu comprendra… » Or sans la foi, il est impossible de lui être agréable (Hébreux 11 : 6). Nous comprenons donc que celui qui supporte l’épreuve, c’est celui qui demeure fidèle et obéissant à la parole de Dieu même dans une souffrance extrême. Celui-là seul a la foi. Et celui-là seul pourra dire à la fin de sa vie : « J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi. Au reste, la couronne de justice m’est réservée, et le Seigneur, le juste Juge, me la donnera en ce jour-là, et non seulement à moi, mais aussi à tous ceux qui auront aimé son apparition. » (2 Timothée 4 : 7).

Qui sera couronné ?

« Béni est l’homme qui endure l’épreuve ; car après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que le Seigneur a promise à ceux qui l’aiment. » Jacques 1 : 12.

Sarah N.

Source biblique: BJC.

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Supporter: 1ère partie et 2ème partie 

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4 Réponses de cet article
  1. Bonjour,
    J’ai relu ainsi que mon épouse, ces trois enseignements et cela nous amène à nous remettre en question. Comme nous le disent Les Ecritures, Paroles inspirées de Dieu Jésus-Christ, nous devons nous examiner nous-mêmes. Car nous avons tendance à tomber facilement dans le jugement, la critique, la médisance et les murmures concernant autrui. Cela déplaît fortement à notre Seigneur Jésus-Christ, Il est le Seul à pouvoir condamner et juger et cela se fera après que le temps de la grâce sera terminé.
    Merci Seigneur pour ces messages qui nous interpellent encore une fois de plus, et c’est aussi la preuve qu’une femme peut enseigner n’en déplaisent aux pharisiens de notre temps et aux machos…

  2. « La foi a pour support la parole de Dieu. Par conséquent, le fait d’obéir à la Parole de Dieu lorsque vous êtes éprouvés est une manifestation de votre foi. Par contre, si comme Saül, vous ne tenez pas compte de ce que Dieu vous a commandé et que vous cherchez des moyens charnels pour atteindre les buts qu’il vous a assignés… vous avez beau croire que Jésus est le véritable Dieu parce qu’il vous a sauvé, restauré et élevé, la triste réalité c’est que vous n’avez pas foi en lui. Car la foi est liée à la parole de Dieu donc à Dieu lui-même. C’est-à-dire à ce qu’il dit et à ce qu’il est. Il est Seigneur et Sauveur. Il doit demeurer notre Seigneur et notre Sauveur en toutes circonstances. Ceux qui ont foi en Dieu sont forcément obéissants et ceux qui se contentent de croire en lui se disent : « C’est trop dur. Dieu comprendra… » Or sans la foi, il est impossible de lui être agréable (Hébreux 11 : 6). Nous comprenons donc que celui qui supporte l’épreuve, c’est celui qui demeure fidèle et obéissant à la parole de Dieu même dans une souffrance extrême. Celui-là seul a la foi. Et celui-là seul pourra dire à la fin de sa vie : « J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi. Au reste, la couronne de justice m’est réservée, et le Seigneur, le juste Juge, me la donnera en ce jour-là, et non seulement à moi, mais aussi à tous ceux qui auront aimé son apparition. » (2 Timothée 4 : 7). »

    C’est exactement cette parole dont j’avais besoin, très édifiant on se rend compte même après des années de notre état d’âme. Merci Seigneur pour l’enseignement.

  3. Beni soit le seigneur Jesus Christ pour cette enseignement particulierement édifiant.
    Franchement il est vraiment complémentaire avec la video sur les mumures. Merci seigneur c’est tres tres parlant, je vais tenter davantage de m’examiner et de veiller à ne plus médire et à garder veritablement la foi.
    Merci jesus merci c’est trop fort.
    Soyez beni et encouragé

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