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Home Actualités Au Brésil, un juge veut autoriser les psychologues à « soigner »...

Un groupe de thérapeutes veut revenir sur une résolution de 1999 interdisant les traitements de « réorientation sexuelle ».

Sur les réseaux sociaux brésiliens, le ton vire au caustique. « Demain, je ne vais pas à l’école, écrit Taynara. Je me sens très, très gay, je vais faire une attestation. Qui sait, je serais peut-être internée. » Depuis le choc, provoqué lundi 18 septembre, par la décision d’un juge de Brasília d’autoriser les psychologues à « soigner » les homosexuels, ricaner est devenu le remède le plus approprié au sein de la communauté LGBT (lesbienne, gay, bisexuelle et transgenre) pour affronter l’absurdité. « C’est grotesque. Le Brésil est le pays où l’on tue le plus d’homosexuels [343 personnes LGBT ont été assassinées en 2016], on n’avait pas vraiment besoin de ça », souffle Lucas Galdino, organisateur de la Gaymada à Sao Paulo, manifestation sportive mensuelle « pour faire sortir les gays de chez eux ».

La décision, préliminaire, du magistrat, répond à la demande d’une vingtaine de psychologues, dont Rozangela Alves Justino, missionnaire évangélique réputée pour ses outrances. Le petit groupe de thérapeutes compte revenir sur la résolution de 1999 du Conseil fédéral de psychologie (CFP) interdisant aux professionnels de traiter l’homosexualité, sachant que celle-ci n’est ni une déviance ni une maladie, comme le reconnaît l’Organisation mondiale de la santé (OMS) depuis 1990. Lire la suite.

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