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Home Enseignements Naouel : De la mort à la vie

Si je raconte mon histoire aujourd’hui c’est pour glorifier le nom de mon SEIGNEUR et SAUVEUR JÉSUS-CHRIST et pour proclamer ses merveilles.

Je suis née le 5 juin 1993 dans une petite ville de la Marne d’une mère antillaise et d’un père marocain (musulman), qui ne m’a jamais reconnue et que je n’ai connu qu’à partir de l’âge de 8 ans environs. Ma mère nous a élevés seule mon grand frère et moi. Elle a par la suite rencontré un homme dans l’église évangélique qu’elle fréquentait et elle s’est mariée avec lui peu de temps après.  J’avais alors 3 ans. Mon beau-père nous a adoptés et donné son nom. Il nous a élevés comme ses propres enfants. Une année s’est écoulée et nous avons eu une petite sœur. J’ai donc grandi au sein de cette « église évangélique » qui ne laissait malheureusement pas Dieu diriger les gens, et où les hommes contrôlaient la vie des fidèles. Quad j’ai eu 14 ans, ma mère a commencé à se poser des questions auxquelles elle ne trouva pas de réponse au sein de l’église. Elle a alors décidé de la quitter. Sur le moment j’ai été heureuse car j’avais déjà pris la décision de ne plus y aller dès que j’aurais eu 18 ans. Quand ma mère est partie, je me souviens qu’elle nous a dit qu’elle voulait continuer à prier et à lire sa Bible, mais elle ne l’a pas fait. Peu à peu elle a retrouvé la vie qu’elle avait abandonnée pour le Seigneur : la vie de la nuit, la drogue, le tabac et l’alcool. J’étais contente car elle me laissait fumer et sortir avec mes copines en boîte. Elle me couvrait toujours devant mon beau père qui, de son coté, continuait toujours à aller à l’église.

LA DESCENTE AUX ENFERS

Entre temps, j’ai fait la connaissance de mon père biologique qui s’était marié et avait eu un enfant de ce mariage. J’ai aussitôt eu de l’admiration pour lui, il était devenu mon repaire, mon exemple. J’attendais énormément de lui. Je cherchais son amour à tout prix. J’ai fait tout mon possible pour rentrer dans sa vie et pour qu’il m’apprécie. J’ai eu l’occasion de le voir de temps en temps (5 à 10 fois par an), et à chaque fois il ne manquait pas de me dire : « Ma fille tu es née musulmane, et je veux que tu te maries avec un marocain comme moi. » J’aimais quand il me disait ça. Mais lorsque je lui demandais pourquoi il n’avait pas été présent pendant mon enfance, pourquoi est-ce qu’il nous avait abandonnés mon grand frère et moi, il niait et remettait systématiquement la faute sur notre mère. A chaque fois je rentrais brisée, sans avoir de réponses à mes questions. J’avais toujours ce sentiment d’abandon en moi. Par la suite, dans toutes les relations que j’ai eues, je n’ai jamais pu accepter que l’on m’abandonne. Lorsque cela m’arrivait, c’était comme si je revivais l’abandon de mon père.

La femme de mon père ne m’acceptait pas ; mon père me disait qu’elle était jalouse de moi. Je ne comprenais pas pourquoi il me disait ça… Mais il est vrai que quand j’allais chez eux, parfois elle ne m’adressait même pas la parole. Elle a même menacé mon père de le quitter s’il continuait de me voir. A l’intérieur de moi j’explosais. Je me sentais incomprise et terriblement seule. Après avoir souffert de son absence, ma belle-mère essayait tant bien que mal de briser la relation naissante entre mon père et moi. Cette relation que j’avais attendue des années… Elle me haïssait, et elle a tout fait pour que mon père s’éloigne à nouveau de moi. Je me souviens d’une conversation que j’ai eue avec elle au téléphone, discussion qui est rapidement partite en dispute.

Pour finir elle m’a dit : « Tu n’as aucune valeur aux yeux de Dieu, tu es une enfant du Haram (illicite,  péché) ». A ce moment précis, je me suis sentie insignifiante, une moins que rien.

Ma vie était rythmée par des addictions : cannabis, sorties en boîte de nuit, fornication etc… Les garçons que je fréquentais profitaient de ma naïveté et de mon jeune âge. J’allais alors de déception en déception. A 16 ans,  j’ai rencontré le père de mon premier enfant. Nous sommes restés ensemble durant un an, puis il m’a quittée. J’ai énormément souffert de notre séparation. J’avais le sentiment de revivre l’abandon de mon père. Je n’ai pas supporté qu’il me délaisse, je l’ai donc harcelé d’appels téléphoniques et de messages durant plusieurs mois. J’ai inlassablement essayé d’avoir de ses nouvelles, espérant qu’il me revienne. On a fini par se revoir une fois, le temps d’une soirée. Deux mois après, j’apprenais que j’étais enceinte. J’avais seulement 17 ans. Quand je lui en ai parlé, il a refusé de croire qu’il était le père de cet enfant. Il m’a une fois de plus délaissée et j’en ai bien sûr énormément souffert.

Après cette séparation, j’ai fait la connaissance d’un autre homme qui m’a aidée peu à peu à tourner la page de mon histoire avec le père de mon premier fils. Il étais plus âgé que moi, mais ce qui me plaisait chez lui c’était qu’il était de la même origine que mon père biologique. Il me donnait l’impression de retrouver mes racines, celles que j’avais toujours cherchées. Je pensais avoir enfin trouvé l’homme dont mon père serait fier. Un musulman comme lui, un marocain de la même ville que lui ! Inconsciemment,  je cherchais un homme à l’image de mon père, un homme qui serait prêt à me donner l’amour que lui ne m’avait pas donné. Sauf que ça n’allait pas se passer comme je l’espérais. Je rêvais d’une vie stable, d’un grand mariage comme la plupart des jeunes filles de mon âge. J’avais imaginé qu’il serait un bon père pour l’enfant que j’attendais, bien qu’il n’était pas de lui. Je pensais qu’on en aurait d’autres ensemble. J’avais une utopie bien définie jusqu’au jour où j’ai appris qu’il menait une double vie. Il continuait à avoir des relations avec son ex petite amie et d’autres femmes aussi. Je le savais et pourtant je n’ai pas réussi a me décrocher de lui. Je buvais ses belles paroles et croyais naïvement aux promesses qu’il me faisait.

J’ai eu rapidement un appartement pour préparer l’arriver de mon fils. Cet homme venait me voir quand il en avait envie et me promettait à chaque fois qu’on s’installerait bientôt ensemble. Je me suis longtemps attachée à cette promesse, j’imaginais que le jour où l’on vivrait ensemble il arrêterait de me tromper et qu’on aurait une vie heureuse avec des enfants. Mais j’étais sous son emprise, il était manipulateur. Peu à peu, je suis devenue incapable de dire non à tout ce qu’il me demandait. Je suis devenue une femme soumise de peur d’être quittée. J’étais prête à tout pour le garder, jusqu’à fermer les yeux sur ses infidélités et sur les nombreux coups qu’il me portait. Cela lui arrivait régulièrement de venir ivre chez moi, il aimait me voir à sa merci et me provoquait avec des mots très humiliants. Bien souvent, on finissait par se disputer. C’était un homme caractériel qui ne supportait pas que je lui réponde, alors il me frappait sans hésiter pour me faire taire.  C’est ainsi que j’ai accumulé de la haine en moi, j’étais en colère contre les hommes et leur mépris. Je ne comprenais pas leur comportement envers les femmes. Après avoir été délaissée par mon père et par mon premier petit ami, je me suis demandé : « C’est ça la vie ? Est-ce qu’on doit simplement être soumise à un homme pour le garder près de soi ? »

Je voulais que tout cela cesse mais j’étais incapable de le quitter. Il me faisait du mal, mais l’idée de me retrouver seule de nouveau me faisait bien plus mal. Alors j’ai fini par me faire une raison en me persuadant que notre relation était normale. Naïve et amoureuse, j’ai laissé la situation s’installer et se banaliser.

J’ai découvert sur les réseaux sociaux que cet homme partait régulièrement en voyage avec son amante (il avait posté des photos d’eux). Ils étaient dans des hôtels 4 ou 5 étoiles, sur des îles magnifiques. En me renseignant un peu sur elle, j’ai appris qu’elle était escort girl et que c’était grâce à « son métier » qu’elle gagnait beaucoup d’argent et qu’elle pouvait se payer de beaux voyages et retenir ainsi mon petit ami. J’étais jalouse du fait que cette fille puisse lui offrir tous ça et pas moi. J’ai  même fini par me dire qu’il avait raison d’aller vers elle s’il pouvait profiter de tous ça. Après tout, pourquoi resterait-il avec une fille comme moi ? Je n’avais pas de travail, je vivais dans un appartement situé dans une cité, et j’avais un enfant à charge. Dans ma colère et ma jalousie, prête à tout pour le garder avec moi, je me suis dit que si c’était l’argent qui l’attirait, alors moi aussi j’allais faire de l’argent. J’ai donc commencé à me prostituer aussi. Je confiais souvent mon fils, alors âgé de 4 ou 5 mois, à ma mère ou à ma petite sœur, pour lui épargner mon quotidien qui était rythmé par les soirées, la prostitution, l’alcool, la drogue et les disputes avec cet homme. Je mentais à ma famille en leur disant que j’allais chez des copines ou que j’avais besoin de décompresser. Mais la vérité était que je ne voulais pas que mon fils voie tout ça.

Un jour, je me suis disputée avec mon petit ami qui m’a dit: « Je m’en fous de toi, tu ne vois pas ? Je m’amuse avec toi ! » Je me souviens encore de la souffrance que j’ai ressentie à ce moment-là ! Je me sentais de nouveau abandonnée et insignifiante. Imaginez ma déception, ma haine, et mon désespoir.

Mais je ne voulais pas qu’il m’abandonne après tout ce que j’avais fait pour lui. J’avais tout essayé pour le retenir ou presque… La seule chose que je n’avais pas encore tentée c’était de lui offrir un enfant. J’imaginais que  pour son enfant il s’adoucirait et voudrait une situation stable. Je pensais le coincer de cette manière et que j’aurais enfin un bout de lui constamment avec moi. Je suis tombée enceinte quelques mois plus tard ce qui m’a rendue très heureuse. J’avais la certitude d’avoir trouvé ce qui nous unirait réellement pour la vie. Mais mon euphorie n’a pas duré longtemps. Lorsque j’ai annoncé la nouvelle au papa il m’a menacée de me tuer. Je suis restée seule avec mes angoisses. Il a mis cinq mois avant d’accepter la situation. Et puis il a fini par se faire une raison. De mon côté, j’ai replongé dans mes illusions de famille «normale».

Après avoir accouché de mon deuxième fils, j’ai emménagé dans un appartement pas très loin des parents de mon petit ami. J’ai arrêté la prostitution,  j’ai décidé d’être quelqu’un de bien et surtout de devenir une bonne mère. Je fumais encore du cannabis mais j’avais diminué les soirées et les sorties en boite. Je voulais élever mes deux fils selon les préceptes de l’islam et me marier avec cet homme en qui j’avais placé tout mon espoir. Mais malgré tout mes efforts, il continuait à venir me voir quand il en avait envie et à mener sa double vie. La seule chose qui avait évoluée c’était qu’il m’avait présentée à ses parents, ce qui a été pour moi une preuve de considération. Cela m’a donc confortée encore plus dans mon espoir qu’on se marie et qu’on fonde une famille.

Au début tout se passait bien avec ma «belle-mère». Elle avait même appelé mon père pour lui parler de ce projet de mariage. Mais quelques mois après elle s’est rétractée en me disant: «Tu ne te marieras jamais avec mon fils !» Je lui ai répondu : « Mais hadja (hadja c’est quelqu’un qui a accompli son pèlerinage à la Mecque, donc vue comme sage, un exemple à mes yeux) pourquoi tu changes d’avis, pourquoi tu ne veux plus ?»  Et elle m’a répondu :  «Tu as eu un premier enfant d’une union précédente, va voir cet homme ! Mon fils se mariera avec une vierge ! » A cet instant précis tout mon monde s’est écroulé! Je ne comprenais pas que Dieu puisse permettre tout ça. La Bible nous enseigne qu’il vaut mieux se confier en Dieu et s’appuyer sur lui plutôt que de placer toute sa confiance dans l’homme. Or c’est ce que je faisais, je plaçais ma confiance sur cet homme au lieu de chercher la solution auprès du véritable Confident. J’idolâtrais cet homme sans m’en rendre compte ! J’ai donc dit à ma belle-mère:  «  Mais hadja, je ne comprends pas qu’un dieu que l’on dit être très miséricordieux ne puisse pas me pardonner mes fautes passées. » Elle m’a répondu:  « Oui, il est très miséricordieux mais mon fils se mariera quand même avec une vierge ! » Ce jour-là je suis repartie chez moi complètement dépitée, abattue, désemparée. Je me sentais une fois de plus condamnée. Cette femme qui était si sage à mes yeux m’avait considérée comme une moins que rien. Quand j’ai raconté au père de mon fils ce que sa mère m’avait dit, il m’a juste dit qu’il ne fallait pas que je l’écoute et m’a promis qu’un jour nous allions nous marier. Et moi, amoureuse, j’attendais. Je voulais tellement y croire !

Un jour, alors que j’avais emmené mon fils chez sa grand-mère, nous avons discuté au sujet de la prière.  Elle me disait qu’il fallait prier en arabe parce que c’était mieux qu’en français. Elle m’a aussi dit que quand Issa (Jésus) allait revenir à la fin des temps pour le jugement, le monde entier fera la prière en arabe. Donc tous ceux qui ne sauront pas la faire ou qui ne la feront pas ne seraient pas sauvés. A cet instant précis, j’ai ressenti de l’injustice car je ne savais pas parler couramment l’arabe et donc je ne comprenais pas grand chose quand je priais.

Au fond de mon cœur je me demandais : « Mais pourquoi Dieu qui a créé tous les peuples, toutes les langues, toutes les races, privilégierait-t-il qu’ une langue ? »

Je trouvais cela injuste et une fois de plus je me sentais condamnée. Or la Bible nous dit dans Éphésiens 4v4 : « Il y a un seul corps, un seul Esprit, comme aussi vous êtes appelés à une seule espérance par votre vocation ;  il y a un seul SEIGNEUR , une seule foi, un seul baptême, UN SEUL DIEU et Père de TOUS, qui est au-dessus de TOUS, parmi TOUS et en vous TOUS . »

Quelle joie !  Notre Créateur nous apprend qu’il ne privilège pas seulement un peuple mais qu’il est le DIEU de toutes les nations. Il n’y a donc plus de condamnation et nous sommes libres de lui parler dans la langue que nous connaissons . Dans Galates 3v26 il est dit : « Parce-que vous êtes tous fils de DIEU par la FOI en Jésus-Christ, car vous tous qui avez été baptisés en CHRIST, vous avez revêtu Christ. Il n’ y a plus ni juif, ni grec, il n’ y a plus ni esclave ni libre, il n’y a plus ni homme ni femme ; car vous êtes TOUS UN en Jésus-Christ. » Notre DIEU ne regarde pas aux origines, ni à la langue, ni a l’apparence, encore moins aux traditions des hommes. Il regarde au cœur. Ce n’est que par lui que nous sommes SAUVÉS !!!

Le Coran, lui, m’enseignait que nous étions comme sur des balances et que nous serions jugés selon nos œuvres. Donc plus on faisait de bonnes œuvres plus ont aurait des chances d’aller au paradis. La sourate 3v185 dit:  « Toute âme goûtera la mort » et la sourate Al Joumou’a v.8 dit:  « La mort que vous fuyez va certes vous rencontrer. Ensuite vous serez ramenés à celui qui connaît parfaitement le monde invisible et le monde visible et qui informera alors de ce que vous faisiez. » Cela veut littéralement dire que même si notre destinée est de finir au paradis, nous devons quand même passer par la mort (l’enfer) pour payer nos fautes passées. L’Islam enseigne aussi que si un musulman meurt en ayant fait peu de bonnes œuvres, il ira quelque temps en enfer pour payer ses péchés et ensuite il ira au paradis.  Comment peut-on dire que Dieu est très miséricordieux si l’on doit quand même passer par l’enfer ? Pour moi c’est faire Dieu menteur, car s’il dit qu’il est miséricordieux, il ne peut se renier ! C’est comme si quelqu’un nous demandait pardon après nous avoir blessés.  Nous lui répondons que nous acceptons ses excuses et que nous lui pardonnons, mais à chaque fois qu’il y a une discorde avec cette personne ont lui reproche son erreur passée. Où serait le pardon dans cette histoire ? Notre conscience nous démontrerait que finalement nous n’avons pas pardonné cette personne. Ce serait alors un mensonge. Et comment Dieu peut-il mentir? C’est impossible !!! Dans la Bible nous apprenons que le père du mensonge c’est Satan selon Jean 8v44:  « Le père dont vous êtes issus c’est le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement, et il n’a pas persévéré dans la vérité, car la vérité n’est pas en lui. Toutes les fois qu’il profère le mensonge, il parle de son propre fonds ; car il est menteur et est le père du MENSONGE. » Donc notre Créateur ne peut être un menteur, ce qu’il dit est vérité !!! Dans Ephésiens 2v8 il est écrit :  « Car vous êtes sauvés par la grâce, par la foi, et cela ne vient pas de VOUS, c’est le don de DIEU, ce n’est pas par les œuvres, afin que personne ne se glorifie… » Notre Seigneur est Sauveur. Il nous apprend que lui seul peut nous sauver et nous délivrer du pêché. Ce n’est pas par nos efforts, mais par grâce, par son ESPRIT SAINT qui habite dans nos cœurs, si toutefois nous le recevons et l’acceptons comme Seigneur et Sauveur. Plus j’essayais d’apprendre sur l’Islam, plus j’étais déçue. Quand je fessais la prière je ne ressentais rien ; j’avais toujours un vide en moi.

J’avançais dans ma relation avec cet homme qui devenait de plus en plus violent avec moi. Je me souviens d’une nuit où il m’a tellement défigurée que j’ai pensé que j’allais mourir.

Je vivais dans une peur permanente. Un matin il m’a appelée pour me dire qu’il arrivait. A sa voix, j’ai tout de suite su qu’il était ivre; il sortait très certainement d’une soirée bien arrosée. Je savais à quoi m’en tenir, je sentais que ça allait mal finir. Ce matin-là j’ai donc appelé la police qui a interpellé ce dernier. Suite à cela, il a pris six mois de prison ferme. Je me suis donc retrouvée seule face à ma vie. J’étais comme une morte vivante, usée par la violence et le cannabis. Je pesais 45 ou 46 kilos pour 1m69. Je ne mangeais quasiment plus, ma seule préoccupation était de fumer du cannabis et de boire de l’alcool pour oublier ma vie. Je vous laisse imaginer le contexte familial pour mes deux fils. A l’époque mon premier avait 2 ans et mon second avait 5 ou 6 mois. J’étais lassée de tout, je ne voyais plus d’issue pour moi et pour mes enfants.

MA DÉLIVRANCE

Un jour, je me suis souvenue de ce Jésus que l’on me prêchait étant petite. Je suis donc partie dans ma chambre, et j’ai commencé à prier Jésus. J’ai tout de suite senti un apaisement. Le lendemain ou deux-trois jours après, j’ai emmené mes enfants au parc du quartier où j’habitais. Ce matin-là j’y ai rencontré une femme que j’avais connue étant petite lors des « missions évangéliques » que nous faisions. Je me suis alors effondrée devant elle ; mais elle n’a pas compris ce qui se passait.

A cet instant, j’ai été convaincue que Jésus est DIEU.

J’ai commencé à sentir sa présence dans mon cœur, j’étais prête à le recevoir dans ma vie. Après cette journée riche en émotions, j’ai continué ma vie comme avant mais je sentais que quelque chose de nouveau se passait. Dieu commençait son œuvre sans même que je ne m’en rende compte. En l’espace d’à peine trois semaines, j’ai déménagé dans une autre ville. Et comme Dieu ne fait rien au hasard, je me suis retrouvée dans la ville où je suis née, là où l’on m’avait parlé de Jésus. C’était donc une nouvelle vie qui se présentait pour moi. Je ne vivais plus dans la peur car j’étais à l’abri des menaces du père de mon fils qui était en prison.

J’étais coupée de toutes mes mauvaises fréquentation avec qui je pouvais me droguer et faire la fête. Petit à petit Dieu m’a séparée de ces gens. Des disputes éclataient et on se séparait. Je voyais encore deux ou trois personnes mais ce n’était plus comme avant. Cependant, je fumais encore énormément de cannabis. Je ne pouvais pas m’en passer. Dès que je me levais le matin, il me fallait mon joint et c’était ainsi toute la journée. Mais je me rappelle qu’après avoir déménagé, je trouvais difficilement des dealers et du coup ma consommation a baissée. JÉSUS agissait sans que je m’en aperçoive. Entre temps, je me disais qu’il serait peut être bien que j’aille dans une église évangélique. Quelques jours après avoir emménagé, alors que je me baladais dans la ville, je suis tombée sur une sœur qui allait dans la même église que moi quand j’étais enfant. J’étais heureuse de la revoir. Je me suis mise à pleurer en lui racontant brièvement mon histoire et je lui ai dit que j’irai peut être dans une assemblée. Elle me réconfortée et m’a dit qu’elle et sa famille n’allaient plus à l’église mais qu’ils assistaient de temps en temps à des réunions de réveil et qu’ils suivaient des enseignements sur Internet. A la fin de notre discussion elle m’a invitée à venir assister avec eux à une réunion. Curieuse, j’ai accepté de les y accompagner.

Le samedi 4 octobre 2014 à Évry fut un jour merveilleux, un jour rempli de joie et d’espoir pour moi. Le frère qui prêchait présentait Jésus dans son message. Je n’avais jamais entendu parler de Jésus comme cela. Cela m’a donné envie de le connaitre et d’avoir une relation avec lui comme cet homme qui dégageait une telle assurance, une telle paix. Il ne présentait pas une religion ou une quelconque dénomination, mais il prêchait Jésus, le seul Sauveur de l’humanité. Je sentais l’amour de Dieu transpercer mon cœur. Alors quand le frère a demandé qui voulait donner sa vie à Jésus et se faire baptiser, mes jambes se sont levées toutes seules et je suis partie plonger dans les eaux du baptême. Ma vie a été totalement bouleversée depuis ce jour. Quelque temps après, j’ai fait un rêve dans lequel je me voyais chercher une sortie de secours alors que des tas de personnes tapies dans les ténèbres me tiraient vers le bas. Je me souviens qu’il était 3 ou 4 heures du matin quand je me suis réveillée. J’ai pris un grand sac poubelle et j’y ai jeté tous les habits, tous les bijoux que j’avais volés auparavant dans les magasins. Mes robes de soirée, mes chaussures à talon aiguilles, tout y est passé. Dieu était en train de me convaincre qu’il fallait mettre de l’ordre dans ma vie. Mais je fumais encore le cannabis.

Peut de temps après, je suis retournée à une réunion de réveil. A la fin de la réunion, j’ai discuté avec un frère qui m’a donné son témoignage. C’était un ancien rasta qui fumait beaucoup de cannabis et que Jésus avait délivré. Je lui alors répondu : « Tu sais,  moi je fume encore ;  je n’arrive pas à arrêter…»  Et il me répondu : « Mais si tu n’essaies pas d’arrêter ne serait-ce qu’une journée, comment peux-tu savoir si tu es délivrée ou pas ! » Je suis rentrée avec ça en tête. Je me rappelle que sur la route du retour je n’avais qu’une envie : rentrer pour fumer. Je suis alors descendue de la voiture, j’ai allumé une cigarette, et au bout de deux bouffées j’ai levé mes yeux au ciel et j’ai dit : « C’est terminé la cigarette et la drogue ! » Je suis rentrée chez moi et j’ai annoncé la bonne nouvelle à mes proches qui ne m’ont pas prise au sérieux car ils pensaient que j’allais replonger. Mais Jésus dans sa bonté m’a délivrée du jour au lendemain. Je n’ai ressenti aucun manque. C’est là que j’ai su que c’était un miracle qui venait de DIEU lui-même !!!

Après cette étape, ce fut une autre épreuve que j’ai dû affronter avec le Seigneur. Le père de mon fils avait repris contact avec moi depuis la prison où il était. Malgré tout ce que j’avais subi de sa part, je l’aimais encore. Je lui ai donc fait part de ma conversion à Jésus-Christ, mais il ne m’a pas vraiment prise au sérieux. Il se disait que j’étais perdue et que ça me passerait. Après sa sortie de prison nous nous sommes revus et nous avons eu des relations intimes alors que nous n’étions pas mariés. Des sœurs m’ont avertie en me disant que c’était un péché parce que Dieu réprouve la fornication. La Bible le confirme dans 1 Corinthien 6v9 : « Ne savez-vous pas que les injustes n’hériteront pas le Royaume de DIEU ? Ne vous trompez pas vous-mêmes : Ni les fornicateurs, ni les idolâtres, ni les adultères, ni les efféminés, ni les homosexuels, ni les voleurs, ni les avares, ni les médisants, ni les ravisseurs, n’hériteront le Royaume de DIEU.»

J’ai lutté pendant trois ans car j’étais éperdument amoureuse. Je me disais qu’on allait se marier mais ce n’est pas arrivé. A chaque fois Dieu me montrait dans des songes ma condition face à ce péché et m’avertissait que si je continuais, c’était l’enfer qui m’attendait. Sans la révélation de Jésus, je n’aurais jamais arrêté ce péché, lui seul m’a délivrée de son emprise. Cela n’a pas été facile, mais Dieu dans son amour, dans sa patience et dans sa fidélité m’a toujours soutenue !  Même quand je lui ai été infidèle,  lui a toujours été fidèle à sa Parole envers moi. J’ai crié à lui, je lui ai demandé de tout mon cœur de m’aider à sortir de la fornication. Il l’a fait. Il m’a soutenue et gardée et il le fait encore aujourd’hui ! C’est pour cela que je l’aime et que je veux l’aimer chaque jour encore plus ! Il me garde et me sauve chaque jour qu’il fait. Il est le seul et unique Sauveur ! Il est la lumière qui nous éclaire quand nous sommes dans les ténèbres. Toi qui ne connais pas Dieu, je t’invite à goûter cette lumière, à l’expérimenter. Tu ne le regretteras pas. Il est VIVANT et ma vie en est le témoignage.

Je regrette pas d’avoir choisi Jésus, la vie éternelle !

Aujourd’hui il me comble d’un tel AMOUR que je ne peux le décrire avec de simples mots. Il faut le vivre pour comprendre. Il me surprend de jour en jour. Il est merveilleux ! Que sont nom soit élevé ! Jésus je t’aime !!!

Naouel.K

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8 Réponses de cet article
  1. Ameeeeeeeeeen!! Merci Jésus !
    Témoignage super encourageant! Que le Seigneur te fortifie, te garde et te comble encore de son amour Naouel 😄

  2. Merci pour le témoignage !

    En effet en effet, cette naïveté qui veut que l’homme se fie en l’homme nous met bien des bâtons (voire des troncs d’arbres) dans les roues….

    Mais Heureusement pour nous que même « si nous sommes infidèles, Il demeure fidèle, car il ne peut se renier lui-même » (2 Timothée 2v13)

  3. Commentaire : bien aimé votre temoignage m’interpelle et me fait me remettre en question. dans votre temoignage vous avez ecrit quelque chose que je vie au quotidien « C’est comme si quelqu’un nous demandait pardon après nous avoir blessés. Nous lui répondons que nous acceptons ses excuses et que nous lui pardonnons, mais à chaque fois qu’il y a une discorde avec cette personne ont lui reproche son erreur passée. Où serait le pardon dans cette histoire ?» je n’oublie pas le mal que mes proches me fond bien que je dis les avoir pardonné. ma question est pourquoi je n’arrive pas a pardonner et ne plus me souvenir comme Jesus le fait avec nous?

  4. Le Seigneur m’a fortement travaillé il y a 2 semaines environ : je devais me fiancer avec une femme à la fin de ce mois de novembre mais ce n’était pas celle que Dieu veut pour moi. Elle n’était pas convertie de plus. J’ai eu beaucoup de mal à m’en séparer finalement car Jésus m’avait déjà interpellé sur le sujet depuis plus de deux ans mais à chaque fois, les sentiments reprenaient le dessus. Si vous êtes dans ce cas, sachez que le Seigneur donne la force de renoncer à des alliances qui ne viennent pas de Lui ! Il l’a fait pour moi dans Sa Grâce et son Amour ! Je n’ai plus de sentiments amoureux pour elle et depuis, je vis la bénédiction au quotidien. Mais il y a un prix à payer, c’est certain.

  5. Bonjour je te recommande de lire Mathieu chapitre 5.. c’est vrai que parfois c’est difficile mais si tu t’appui sur Jésus c’est possible, car rien ne lui ai impossible!!! C’est lui seul qui peut mettre la paix dans ton coeur pour leurs pardonner.. De plus Jésus-Christ nous as pardonner pour tous nos péchés quand il et mort a la croix alors que l’on ne le mériter pas, il nous as pardonner parce qu’ils nous aiment.c’est pour cela qu’on se doit de pardonner comme il nous a pardonné et d’aimer nos « ennemis », comme il nous as aimé alors que l’on était nous même ces ennemis avant de le connaître. En pardonnant à tes proches tu leurs témoigne l’AMOUR de Jésus, le véritable, c’est une grâce.. Que Dieu te conduise dans son AMOUR.

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