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Home Enseignements Ministère : Occasion de chute

« Voici, je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc prudents comme des serpents, et purs comme des colombes ». (Matthieu 10 : 16).

Non seulement nous connaissons tous ce passage, mais il est fort à parier que nous l’avons tous expérimenté. Chacun d’entre nous, avons au moins une bonne centaine d’histoires sur la manière dont Satan a tenté de nous abattre en envoyant ses émissaires pour nous séduire, nous calomnier, nous distraire, et pour certains nous blesser physiquement. Oui Satan est le tentateur par excellence et son but est de nous faire tomber dans le péché pour nous éloigner de Dieu. Oui nos assemblées sont envahies par des enfants de Bélial qui vivent une vie dissolue afin de nous contaminer. Mais on ignore parfois que nous sommes entourés par un autre groupe de personnes tout aussi capables de nous faire tomber.

En effet, il est dit dans Romains 14 à partir du verset 13 : « Ne nous jugeons donc plus les uns les autres ; mais usez plutôt de discernement en ceci, qui est de ne pas mettre une pierre d’achoppement ou de scandale devant votre frère. Je sais et je suis persuadé par le Seigneur Jésus que rien n’est souillé par soi-même, mais cependant si quelqu’un croit qu’une chose est souillée, elle est souillée pour lui. Mais si ton frère est attristé de te voir manger de la viande, tu ne te conduis plus selon la charité : Ne détruis pas par la viande celui pour lequel Christ est mort. Que ce qui est bon pour vous ne devienne pas une occasion de blasphème. Car le Royaume de Dieu, ce n’est pas la viande et le boire, mais il est justice, paix et joie par le Saint-Esprit. Celui qui sert Christ dans ces choses-là, est agréable à Dieu et il est approuvé des êtres humains. Recherchons donc les choses qui tendent à la paix et à l’édification mutuelle. Ne détruis pas l’œuvre de Dieu par ta viande. Il est vrai que toutes choses sont pures, mais il est mal à l’être humain, quand il mange, de devenir une pierre d’achoppement. Il est bien de ne pas manger de viande, de ne pas boire de vin, et de s’abstenir de ce qui peut être pour ton frère une occasion de chute, ou de scandale ou de faiblesse. »

On comprend donc qu’hormis Satan et ses émissaires, les enfants de Dieu peuvent être aussi une occasion de chute, de blasphème, de scandale ou de faiblesse pour les autres. Non pas en péchant, mais en posant des actes qui ne sont pas bibliquement condamnables.

Nous allons donc voir quelques « habitudes » qui peuvent faire blasphémer chrétiens et païens et dont nous nous rendons souvent coupables. En effet, bien que ce passage traite du mangé et du boire, il est dit qu’il faut « s’abstenir de ce qui peut être pour ton frère une occasion de chute, ou de scandale ou de faiblesse. » Ainsi le mangé et le boire ne sont que des exemples parmi d’autres.

LE FAIT DE NE PAS PÉCHER EST-IL SUFFISANT POUR ÊTRE AGRÉABLE A DIEU ET AUX HOMMES ?

Cette question est importante car nous savons tous que le nom de Dieu est blasphémé parmi les nations à cause de ceux qui se disent chrétiens, mais qui commettent les péchés qu’ils dénoncent (Romains 2). Puisque ce sont nos péchés qui nous éloignent de Dieu, pourquoi ne pas se contenter de mener une vie sans péché ?

Premièrement, parce que la délivrance du péché s’opère tout au long de la vie. En effet, la Parole nous enseigne que : « Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous égarons nous-mêmes, et la vérité n’est pas en nous. Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute injustice. » (1 Jean 1 : 8). Jacques nous dit aussi que nous péchons tous en plusieurs choses (Jacques 3 : 2). Non pas que la délivrance que le Seigneur nous a accordée est imparfaite, mais le fait est que le cœur de l’homme est si mauvais qu’il a besoin d’une rééducation. Au moment de la conversion, nous cessons de pratiquer le péché car le Seigneur nous a délivrés de sa puissance. Ainsi il ne domine plus sur nous. Mais le cœur, d’où viennent « les mauvaises pensées, les meurtres, les adultères, les fornications, les vols, les faux témoignages, les médisances » (Matthieu 15 : 19) entre dans un processus de transformation opéré par le Saint Esprit qui durera jusqu’à la mort.

Bien que nous ne menions plus une vie dissolue, nous devons veiller afin que ces mauvaises choses qui sont dans notre cœur, dans notre chair, ne se matérialisent pas. Mais le fait est que la vie chrétienne est un apprentissage. Nous apprenons à veiller, à gérer les pensées, à corriger notre langue, à détourner notre regard, à nous séparer des personnes qui sont susceptibles de nous faire chuter… Et avant de maitriser cet apprentissage, il arrive que nous tombions. Or un seul péché mène à la mort, un seul péché offense le Saint Esprit. Une seule parole remplie d’orgueil, une seule pensée empreinte de convoitise, une seule nuit où on s’endort dans la colère, une seule journée où on se réjouit du malheur de nos ennemis, un seul murmure… nous souille et nous rend désagréables au Seigneur autant qu’une seule désobéissance a entrainé la chute de l’humanité. Le problème c’est que ces péchés, soit nous les minimisons soit nous n’en sommes pas conscients. Par conséquent, tant que nous n’avons pas atteint la perfection, ce qui arrivera seulement le jour où nous aurons un corps glorieux, nous ne devrions pas être rassurés par la patience du Seigneur envers nous et par une vie en apparence sanctifiée. Prenons conscience que ne pas mener une vie où on pratique le péché ne signifie pas que nous n’avons pas de péché.

Deuxièmement, si ne pas mener une vie dissolue suffisait à être agréables à Dieu, dans ce cas les bouddhistes, les musulmans et autres chrétiens religieux rempliraient les conditions pour accéder au ciel. Or autant les pharisiens étaient désagréables au Seigneur autant les religieux de ce monde provoquent encore la colère de Dieu. En effet, lorsqu’on lit les évangiles, on comprend que les pharisiens étaient justes en apparence. Et ils paraissaient tellement justes que lorsque Jésus les reprit, les disciples allèrent voir le Seigneur pour lui dire : « (…) Sais-tu que les pharisiens ont été scandalisés quand ils ont entendu ce discours ? » (Matthieu 15 :12) Autrement dit : « Seigneur, les pharisiens, ce n’est pas n’importe qui. Fais, attention, tu les as vexés ».

Les pharisiens avaient réussi à duper le peuple d’Israël parce qu’ils menaient une vie saine. Ils refusaient même d’avoir une quelconque relation avec les pécheurs. Bien plus, ils étaient à l’affut de la moindre erreur chez les autres. Ainsi, les jours de sabbat, ils surveillaient les israélites pour les obliger à en respecter les prescriptions. « Quel zèle ! » pourrait-on dire. Mais le Seigneur savait qui ils étaient réellement.

« Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! parce que vous nettoyez le dehors de la coupe et du plat ; alors qu’au-dedans ils sont pleins de rapine et d’intempérance. Pharisien aveugle ! nettoie premièrement l’intérieur de la coupe et du plat, afin que l’extérieur aussi devienne net. Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! Parce que vous ressemblez à des tombes blanchies, qui paraissent belles au-dehors, et qui, au-dedans sont pleines d’ossements de morts, et de toutes espèces d’impuretés. Ainsi, au-dehors vous paraissez justes aux êtres humains, mais au-dedans vous êtes pleins d’hypocrisie et d’iniquité. » Matthieu 23 : 25.

Notons que dans ce passage le Seigneur les appelle « Pharisien aveugle ». On peut donc supposer que bien que les pharisiens étaient vraiment dans un état lamentable, ils n’en étaient pas conscients. En effet, ils passaient tellement de temps à nettoyer « le dehors de la coupe et du plat » qu’ils négligeaient ce qui importait le plus au Seigneur : le cœur. Ce qui signifie que beaucoup d’entre eux étaient sincères dans leur démarche et pensaient réellement être agréables à Dieu à l’instar de l’apôtre Paul.

C’est pourquoi, il n’est pas étonnant que malgré leur vie en apparence sanctifiée, les pharisiens étaient de très mauvaises compagnies capables d’amener les autres en enfer.

« Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! parce que vous courez la mer et la terre pour faire un prosélyte, et quand il l’est devenu, vous le rendez fils de la géhenne, deux fois plus que vous. » Matthieu 23 : 15.

Troisièmement, une vie « rangée », une vie en apparence sanctifiée n’est pas forcément le résultat de la présence de Dieu. Beaucoup de païens ont reçu une éducation conforme aux commandements du Seigneur. Ce qui est tout à fait normal puisque l’Evangile a été prêchée à toutes les nations. Ainsi, en Europe, même si la plupart des européens ne sont pas convertis, grâce à l’Evangile ils ont la possibilité de vivre une vie honnête. Car c’est l’Evangile qui a amené la lumière dans le monde, c’est grâce à l’Evangile que les orgies publiques, les mises à mort barbares ou bien l’adoration des bêtes ont pris fin. Ainsi, certaines personnes choisissent de garder leur virginité jusqu’au mariage, condamnent l’adultère, et sont fidèles à leurs conjoints, elles sont pour certaines de bons parents, et de bons enfants… D’autres encore sont extrêmement serviables, vont jusqu’au bout du monde pour aider les pauvres en les nourrissant et les soignant… Certains ont un caractère pacifique et conciliant, vous ne les entendrez jamais médire sur autrui… Alors ils s’enorgueillissent en se disant que c’est leur propre sagesse qui les pousse à se conduire ainsi mais en réalité s’il n’y avait pas eu l’Evangile, ils seraient en train d’adorer des cornes d’animaux, à faire des danses rituelles autour de leurs totems, et à exercer la justice propre jusqu’à extermination complète de leur famille comme cela se faisait avant l’Evangile. C’est l’Evangile qui maintient les païens dans une forme de sainteté pourtant Dieu n’est pas présent dans leur vie. Ils ne sont donc porteurs d’aucune puissance pour amener les autres à la repentance et à la conversion puisqu’eux-mêmes ne sont pas convertis. En effet, quand bien même ils ont toutes ces qualités, ils sont morts et sous la puissance du péché.

« Les péchés de certaines personnes sont connus de tous, même avant tout jugement, alors que chez d’autres, ils ne se découvrent qu’après. De même, les bonnes œuvres sont connues de tous, et celles qui ne le sont pas ne peuvent pas rester cachées. » 1 Timothée 5 : 24.

Ce que nous devons comprendre c’est que lorsqu’il est dit que les péchés de certaines personnes ne se découvrent qu’après, ces péchés peuvent même être cachés aux personnes qui les commettent. Ainsi, Paul se pensait juste et agréable à Dieu, mais c’est lorsque le Seigneur s’est révélé à lui qu’il a eu connaissance de tous les péchés cachés qu’il avait commis. Donc quelqu’un qui se dit chrétien peut paraitre juste pendant un certain temps. Cela peut même durer des dizaines d’années avant que ses péchés ne soient manifestés. Et il peut lui-même en être surpris.

Le pharisien c’est donc celui qui lorsqu’il s’examine se contente de faire la liste des péchés qu’il ne pratique pas comme dans la parabole du pharisien et du publicain dans Luc 18. Il y a quelque temps, le Seigneur m’a fait remarquer que les chrétiens s’arrêtent souvent aux premiers stades de la vie chrétienne. Ils envisagent leur vie de manière négative. Lorsqu’ils s’examinent eux-mêmes, ils se rassurent en listant le nombre de péchés qu’ils ne commettent pas : « Je ne fume pas, je ne fornique pas, je ne mens pas, je ne tue pas, je ne me masturbe pas, je ne vole pas, je ne convoite pas… je ne fais pas ceci, je ne fais pas cela. Donc je suis chrétien… ». Pourtant, la délivrance du péché s’opère à la conversion. On cesse de pécher pour pouvoir vivre en nouveauté de vie. Une vie dans laquelle on doit imiter Dieu. Or Dieu ne se contente pas de rester assis sur son trône et à ne pas pécher. Il agit ! Donc lorsque nous nous examinons, nous devons nous assurer de ne pas être dans le péché, mais nous devrions aussi nous demander si nos actions sont semblables à celles de Christ. N’oublions pas que Dieu est éternel, alors que le mal a eu un début et aura bientôt une fin. Ne nous examinons donc pas en fonction de critères temporaires. Mais examinons-nous en fonction de ce que Dieu est.

Ainsi, puisque les incrédules et les religieux pratiquent aussi une forme de justice en s’abstenant de commettre certains péchés, ne nous dupons pas en restant sur le même terrain qu’eux. Mais pratiquons une justice qui émane directement de Dieu.

La délivrance du péché ne suffit donc pas à nous rendre agréables à Dieu et aux hommes. Car cette délivrance n’est qu’une porte d’entrée vers une nouvelle vie, où nous sommes non seulement sans péchés mais aussi remplis de l’Esprit de Dieu et de ses fruits. En effet, le Seigneur nous a donné la clé pour faire la différence entre ceux qui lui appartiennent et ceux qui ne lui appartiennent pas. Il nous a dit que nous les reconnaitrons à leurs fruits. Il est évident que la délivrance du péché émane du Saint Esprit. Mais les fruits de l’Esprit sont bien plus nombreux et se traduisent en toutes sortes de bonnes œuvres qui sont connues de tous (1 Timothée 5 : 24).

Jésus a dit dans Jean 15 au verset 2 que le Père « retranche tout sarment qui est en moi et qui ne porte pas de fruit ; et tout sarment qui porte du fruit, il l’émonde, afin qu’il porte encore plus de fruit. (…) Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors, comme le sarment, et il se sèche ; puis on l’amasse, on le met au feu, et il brûle. » Cela signifie qu’on peut perdre son salut à cause du péché mais aussi parce qu’on ne porte pas de fruits.

Par conséquent, s’examiner soi-même et les autres en fonction d’un seul fruit, c’est le meilleur moyen pour régresser, devenir un pharisien, et pour être séduit.

CES COMPORTEMENTS QUI NOUS RENDENT DÉSAGRÉABLES ET QUI PEUVENT DEVENIR DES OCCASIONS DE CHUTE

Reprenons le verset de Romains 14. Paul y parle de pierre d’achoppement, de scandale, d’occasion de blasphème, de chute, ou de faiblesse. Il est important de comprendre chacun de ces mots car ils n’impliquent pas tous exactement la même chose.

Pierre d’achoppement « proskomma » et scandale « skandalon » représentent ce qui fait trébucher, c’est à dire ce qui attire à pécher ou à commettre une erreur. « Skandalizo » signifie : « attirer à pécher, faire qu’une personne commence à se méfier de quelqu’un en qui elle avait l’habitude de croire et d’obéir, être offensé dans quelqu’un, c’est à dire voir dans un autre ce que je désapprouve et qui m’empêche de reconnaître son autorité, faire que quelqu’un juge un autre non favorablement ou injustement, puisque quelqu’un qui trébuche ou dont les pieds s’empêtrent se sent contrarié, faire que quelqu’un ait du déplaisir à une chose, rendre indigné ». Le mot faiblesse « astheneo » quant à lui signifie : « être faible, être sans force, impuissant, être faible en moyens, nécessiteux, pauvre, un malade, être malade ».

Ainsi on comprend à travers ces définitions que Paul ne parlait pas seulement des comportements susceptibles d’attirer une personne à pécher. Mais plus largement, de ceux qui consistent à affaiblir une personne, à la rendre malade, à l’offenser… Cela signifie clairement qu’il n’y a pas que le péché qui peut faire du mal aux autres et nous rendre désagréables à Dieu.

Paul parlait du mangé et du boire mais j’aimerais faire une liste non exhaustive de comportements, qui ne sont pas des péchés, mais qui n’édifient pas, et qui peuvent constituer un piège pour les autres.

Les pierres d’achoppement

A part le mangé et le boire, il existe d’autres comportement qui font de nous des pierres d’achoppement. Par exemple, en ne prenant pas ses responsabilités, surtout dans le cadre du mariage. En effet, si nos actions peuvent avoir des conséquences sur les frères et sœurs de nos assemblées, à plus forte raison elles en ont sur nos familles. Par exemple, David fut une pierre d’achoppement pour toute sa famille parce qu’il n’a pas protégé sa fille Tamar après qu’elle ait été violée par son frère. Après cela, Absalom vengea sa sœur en tuant Amnon et méprisa son père à un tel point qu’il déclarait devant tout Israël que David était injuste.

« Absalom se levait de bon matin et se tenait au bord du chemin de la porte. Et chaque fois qu’un homme ayant une contestation se rendait auprès du roi pour obtenir justice, Absalom l’appelait et lui disait : De quelle ville es-tu ? Et il répondait : Ton serviteur est de l’une des tribus d’Israël. Absalom lui disait : Vois, ta cause est bonne et droite ; mais personne de chez le roi ne t’écoutera. Absalom disait encore : Qui m’établira juge dans le pays ? Tout homme qui aurait une contestation et un procès viendrait vers moi, et je lui ferais justice. » (2 Samuel 15 : 2).

Ainsi lorsqu’un homme s’abstient de prendre ses responsabilités cela a toujours des conséquences. Malheureusement, beaucoup de frères laissent des choses graves s’installer dans leur foyer. Ils laissent leurs parents, leurs frères et sœurs de l’assemblée critiquer leur épouse ou leurs enfants. Ils pensent ne pas pécher en ne disant rien, pourtant ce genre d’attaques peut produire de l’amertume dans les cœurs des épouses ou des enfants, souvent empirée par l’inaction de celui qui est le chef de famille et qui est censé protéger les siens. Or il est dit : « Veillez à ce que personne ne se prive de la grâce de Dieu ; à ce qu’aucune racine d’amertume, poussant des rejetons, ne vous trouble, et que plusieurs n’en soient souillés par elles. » (Hébreux 12 : 15).

 Ce commandement est clair. Non seulement nous devons veiller à ne pas être des occasions de chute pour les autres mais plus largement, nous devons veiller à ce que personne ne se prive de la grâce de Dieu et ce indépendamment de toute action mauvaise de notre part. Quelle responsabilité !

Autre exemple, un couple de chrétiens reçoit une jeune mariée chez eux. Celle-ci, visiblement malheureuse, commence à accuser son mari, dirigeant d’assemblée, d’un certain nombre de choses graves, notamment d’être manipulé par l’esprit de Jézabel. Après son départ, le couple décide d’inviter leurs amis afin de connaitre le bien-fondé de ces accusations. Le jour J, la jeune sœur décide d’en dire le moins possible et surtout les choses les moins graves. Or le problème devait être résolu. En effet, soit la jeune mariée disait la vérité et dans ce cas, il fallait reprendre son mari. Soit la jeune mariée mentait et son mari avait le droit de savoir que sa femme colportait des mensonges sur lui. Le couple avait la responsabilité de mettre ces choses en lumière. Malheureusement, ce jour-là deux des trois témoins à qui la jeune mariée s’était confiée n’ont rien dit. Ils ne s’inquiétaient pas de la différence entre les propos qu’elle avait tenus lorsqu’elle était seule et des propos qu’elle tenait face à son mari. Alors la sœur témoin avoua au jeune dirigeant la raison de l’invitation. Suite à cela une conversation difficile eut lieu. Après leur départ, le couple témoin se disputa parce que l’épouse ne comprenait pas les raisons du silence de son mari. En effet, elle considérait qu’en tant qu’homme chrétien, ami de longue date du jeune dirigeant, il avait la responsabilité de gérer ce type de situations. Ce soir-là elle pécha parce qu’elle se coucha sur la colère et parce qu’elle transgressa le commandement du Seigneur qui ordonne à la femme de respecter son mari. En effet, elle le méprisa en le considérant comme un lâche qui ne dit rien face au péché. Le mari quant à lui pécha par son inaction. Premièrement parce que la parole commande de reprendre celui qui pèche aussi bien dans la Loi que dans les évangiles. « (…) Tu reprendras, tu reprendras ton prochain, et tu ne te chargeras pas d’un péché à cause de lui. » (Lévitique 19 : 17). Deuxièmement, parce que la parole dit : « Si donc tu apportes ton offrande à l’autel, et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi, laisse là ton offrande devant l’autel, et va te réconcilier d’abord avec ton frère ; et puis, viens et offre ton offrande. » (Marc 5 : 23). Ainsi, en offensant son épouse par son inaction devant le péché et en ne cherchant pas la réconciliation, il fut une occasion de chute pour son épouse et il se rendit coupable de péché.

Beaucoup de chrétiens pèchent parce qu’ils ne veillent pas sur leurs frères et sœurs en cherchant la réconciliation. Combien de frères et sœurs, combien d’époux et d’épouses ne laissent-ils pas leurs conjoints se coucher en colère ? Ils ne se soucient pas le moins du monde des portes ouvertes ces nuits-là, ignorant dans leur folie que les mêmes démons finiront par les attaquer. Le plus inquiétant c’est que beaucoup de frères et sœurs sont constamment des occasions de chute pour leur entourage. En effet, j’ai remarqué que dans les couples c’est toujours l’un des époux qui agit et l’autre réagit. Donc c’est souvent le même époux qui est à l’origine des évènements qui provoquent la colère de l’autre. Et non seulement ils sont les déclencheurs des conflits mais ils rajoutent à cela le refus de chercher la réconciliation afin que l’autre époux puisse dormir en paix. Ainsi, ils ont beau se dire chrétiens, ils blessent le cœur de leurs proches par leurs actes et ils empirent ces blessures en laissant durer le conflit, et en exposant l’autre aux attaques. En effet, il est dit : « Si vous vous mettez en colère, ne péchez pas, que le soleil ne se couche pas sur votre colère. Ne donnez pas une occasion d’agir au diable. » (Ephésiens 4 : 26). Oh ! Ils connaissent bien ce verset, mais leur orgueil est trop puissant pour reconnaitre leur faute et empêcher Satan d’agir dans la vie de leur conjoint.

Ainsi, le chrétien est souvent une occasion de chute par son inaction. On peut citer Eli, qui a été une pierre d’achoppement pour ses propres fils et pour tout Israël en s’abstenant de les réprimander, ou bien Abraham qui, en ne disant que la moitié de la vérité, a été une occasion de chute pour Abiméléc et pour Sara en les exposant à l’adultère (Genèse 20). On parle très souvent de la manière dont Sara a été une occasion de chute pour Abraham mais on oublie que Sara a eu aussi son lot de problèmes. N’oublions pas Josué, qui en s’abstenant de soumettre l’une de ses décisions à Dieu, a été une occasion de chute pour tout Israël en faisant une alliance avec les Gabaonites sans le savoir (Josué 9). N’oublions pas surtout que l’état de péché dans lequel le monde se trouve est dû à l’inaction d’Adam et à son incapacité à reprendre et à protéger Eve face au serpent.

N’oublions pas non plus que Dieu cherche un homme qui se tient à la brèche. « Le peuple du pays use de tromperies, ravit le bien d’autrui, opprime l’affligé et le pauvre, et foule l’étranger contre toute justice. Et j’ai cherché quelqu’un parmi eux qui relèverait la clôture, et qui se tiendrait à la brèche devant moi pour le pays, afin que je ne le détruise pas ; mais je n’en ai pas trouvé. C’est pourquoi je répandrai sur eux ma colère, et je les consumerai par le feu de ma fureur ; je mettrai leur voie sur leur tête, dit le Seigneur Yahweh. » (Ezéchiel 22 : 29).

Tous les chrétiens distraits, qui ne se soucient pas de leur nation, de leur assemblée, de leur famille sont des pierres d’achoppement. Car Dieu dans son amour et sa patience veut que tous les hommes soient sauvés, et il cherche une seule personne pour apaiser sa colère afin de ne pas détruire le pays. Or le chrétien, heureux de ne pas être comme le reste des hommes, se rassure, se contente de son propre salut et regarde les hommes et les femmes pour qui le Seigneur est mort sur la croix tomber les uns après les autres. Certes il n’est pas coupable des péchés qui se commettent dans sa nation. Mais ce passage révèle qu’il y a une corrélation entre le fait qu’aucun homme ne se tient à la brèche et la manifestation de la colère de Dieu. Ainsi,  lorsque nous nous abstenons de nous tenir à la brèche pour nos pays, pour nos conjoints, pour nos parents, pour nos enfants, pour nos assemblées, nous sommes des pierres d’achoppement.

Les choses susceptibles d’affaiblir

La peur

 « Quand tu partiras en guerre contre tes ennemis, et que tu verras des chevaux et des chars, et un peuple plus grand que toi, tu ne les craindras pas, car Yahweh, ton Dieu, qui t’a fait monter du pays d’Egypte, est avec toi.  Et quand vous vous approcherez du combat, le prêtre s’avancera et parlera au peuple, et leur dira : Ecoute Israël : Vous vous approchez aujourd’hui pour combattre vos ennemis. Que votre cœur ne faiblisse pas ; ne craignez pas, ne soyez pas effrayés et ne soyez pas terrifiés face à eux. Car Yahweh, votre Dieu, marche avec vous, pour combattre vos ennemis, pour vous sauver. Les officiers parleront au peuple, en disant : Qui est l’homme qui a bâti une maison neuve et ne l’a pas inaugurée ? Qu’il s’en aille et retourne dans sa maison, de peur qu’il ne meure dans la bataille et qu’un autre homme ne l’inaugure. Qui est celui qui a planté une vigne et n’en a pas encore cueilli le fruit ? Qu’il s’en aille et retourne dans sa maison, de peur qu’il ne meure dans la bataille et qu’un autre homme n’en cueille le fruit. Qui est celui qui a fiancé une femme et ne l’a pas prise en mariage ? Qu’il s’en aille et retourne dans sa maison, de peur qu’il ne meure dans la bataille et qu’un autre homme ne la prenne en mariage. Et les officiers continueront à parler au peuple, et diront : Quel est l’homme qui a peur et dont le cœur faiblit, qu’il s’en aille et retourne dans sa maison, de peur que le cœur de ses frères ne devienne craintif comme le sien. » Deutéronome 20 : 1 et suivants.

 « Ils firent donc leur rapport à Moïse, et lui dirent : Nous avons été dans le pays où tu nous as envoyés. Véritablement, c’est un pays où coulent le lait et le miel, et en voici les fruits. Seulement, le peuple qui habite ce pays est puissant, les villes sont fortifiées, très grandes ; nous y avons vu des enfants d’Anak. Les Amalécites habitent la contrée du midi ; les Héthiens, les Jébusiens et les Amoréens habitent la montagne ; les Cananéens habitent le long de la mer, et vers le rivage du Jourdain. Caleb fit taire le peuple devant Moïse, et il dit : Montons, possédons ce pays, car nous y serons vainqueurs ! Mais les hommes qui y étaient montés avec lui dirent : Nous ne pouvons pas monter contre ce peuple-là, car il est plus fort que nous. Et ils décrièrent devant les enfants d’Israël le pays qu’ils avaient exploré, en disant : Le pays que nous avons parcouru pour l’explorer est un pays qui dévore ses habitants et tous ceux que nous y avons vus sont des gens de grande taille. Et nous y avons vu aussi des géants, des enfants d’Anak, de la race des géants et nous étions à nos yeux et à leurs yeux comme des sauterelles. Alors toute l’assemblée éleva la voix et se mit à pousser des cris, et le peuple pleura cette nuit-là.» Nombres 13 et 14.

Ces deux passages devraient nous faire comprendre qu’un seul homme peureux peut contaminer toute une armée. Ainsi, bien que ce ne soit pas un péché d’avoir peur, nous devrions comprendre que nous sommes des occasions de chute lorsque nous affaiblissons nos frères et sœurs en les contaminant avec nos peurs et nos inquiétudes. Un enfant de Dieu qui a peur devrait maitriser sa langue en se taisant et en se réfugiant en Dieu. En effet, selon la parole de Dieu seuls Caleb et Josué aurait dû parler au peuple, et les autres espions auraient dû se retirer.

Le manque d’écoute

Il y a deux types de personnes qui ne savent pas écouter. Celles qui n’écoutent pas parce qu’elles sont trop occupées à parler et celles qui n’écoutent pas parce qu’elles se désintéressent des autres.

« Dans la multitude de paroles la transgression ne manque pas, mais celui qui retient ses lèvres est prudent. » Proverbes 10 : 19.

Le premier type de chrétiens monopolisent la conversation. Et la plupart du temps ceux qui monopolisent la parole, ramènent toutes choses à eux-mêmes, comme si leur expérience était un filtre à travers lequel ils analysent l’expérience des autres. Ainsi, lorsque vous leur partagez une expérience difficile, ils la minimisent, et ne manquent pas de vous raconter leurs propres difficultés. Vous êtes malade, et vous souffrez, ils vous racontent qu’ils ont souffert plus que vous. Vous leur parlez de vos problèmes relationnels dans votre couple, ou avec d’autres membres de votre entourage, ils vous disent qu’ils ont vécu pire que vous. Est-ce un péché d’agir ainsi ? Non, mais c’est source de frustrations pour celui qui cherche à être consolé.

Le deuxième type de chrétiens qui manque d’écoute c’est le chrétien désintéressé. Vous lui parlez, il consulte ses mails. Vous attendez une parole réconfortante et encourageante après lui avoir confié vos angoisses, il vous dit : « Hmmm ». Vous pleurez, il reste de marbre.

Pourtant la parole dit : « Réjouissez-vous avec ceux qui se réjouissent ; et pleurez avec ceux qui pleurent. » (Romains 12 : 15). Or lorsqu’on est centré sur soi-même et sur son expérience, ou lorsqu’on ne prête pas attention à ce que les autres disent, on ne peut pas se réjouir ou pleurer avec eux comme la Parole nous l’enseigne.

« Ainsi, mes frères bien-aimés, que tout être humain soit prompt à écouter, lent à parler et lent à la colère. » Jacques 1 : 19.

Le manque de soutien

  • Une sœur malade sort de l’hôpital un samedi matin. Elle a du mal à se tenir sur ses pieds et à marcher. Les médecins lui ont prescrit un arrêt de travail d’un mois. Le week-end de sa sortie, son mari a prévu un tas de rendez-vous inutiles. Ayant besoin d’aide, elle se réfugie chez sa mère pendant un mois. Son époux la visitera de temps en temps et restera au maximum une demi-heure à chacune de ses visites.
  • Une sœur accouche dans des conditions très difficiles et reste hospitalisée pendant près de 10 jours. Le jour où elle doit libérer la chambre de la maternité, son mari chrétien tarde à venir la chercher. Il viendra plusieurs heures après l’heure prévue, sans avoir acheté une poussette ! Il avait dépensé l’argent du foyer dans des futilités.
  • Un frère est près de tomber dans le péché, il ne trouve aucune oreille compatissante et personne pour prier pour lui.
  • Une sœur passe son diplôme, elle a besoin d’aide pour réviser, son fiancé préféré aider quelqu’un d’autre et s’engage dans bien des services.
  • Un frère travaille dur pour subvenir aux besoins de sa famille, son épouse, femme au foyer, s’empresse de quitter le foyer dès que celui-ci rentre du travail et l’oblige ainsi à s’occuper seul des enfants pendant qu’elle va faire du shopping.
  • Un frère se met au service de tous les chrétiens qui l’entourent, il aide, il se réveille tôt le matin pour accompagner des frères et sœurs à l’aéroport, mais il grimace et lève les yeux au ciel lorsqu’il doit le faire pour son grand-père.
  • Une sœur est malade depuis plusieurs années, pourtant ni son mari ni ses enfants ne semblent concernés par les tâches ménagères. Fatiguée par sa maladie et par son travail, elle doit encore passer plusieurs heures par jour à cuisiner et faire le ménage au lieu de se reposer.
  • Une autre sœur malade essaye tant bien que mal de garder sa maison propre, son mari chrétien ne tient pas compte du temps passé par sa femme dans le rangement de la maison, et continue à mener une vie bordélique.
  • Un frère reprend ses études, sa femme ne l’épargne pas. Pendant qu’il révise pour ses examens, elle le laisse avec des enfants en bas âge qui l’empêchent de se concentrer.
  • Une chrétienne passe trois mois à tousser jour et nuit, le médecin lui diagnostique une crise d’asthme et lui dit qu’il faut passer l’aspirateur tous les jours pour éliminer la poussière. Son époux chrétien refusera de le faire régulièrement pour aider sa femme.
  • Une sœur a une bronchite sévère, son mari chrétien refuse de se lever la nuit pour lui faire une tisane.
  • Un frère se rend compte de toutes les erreurs qu’il a commises, attristé il se confie sur son désarroi à une sœur. Au lieu de consoler, celle-ci en rajoute une couche !

Pourquoi ce sont des comportements susceptibles d’affaiblir ? Prenons la parabole du Bon Samaritain :

« Jésus reprit la parole, et dit : Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho. Il tomba entre les mains des brigands qui le dépouillèrent, le chargèrent de plusieurs coups, et s’en allèrent, le laissant à demi mort. Un prêtre, qui par hasard descendait par le même chemin, ayant vu cet homme, passa outre. De même aussi un Lévite arriva à cet endroit, il le vit et passa outre. Mais un Samaritain, qui voyageait, étant venu là, fut ému de compassion lorsqu’il le vit. Il s’approcha, banda ses plaies, en y versant de l’huile et du vin ; puis le mit sur sa propre monture, le conduisit à une hôtellerie, et prit soin de lui. Et le lendemain, en partant il tira de sa bourse deux deniers, et les donna à l’hôte, en lui disant : Aie soin de lui, et tout ce que tu dépenseras de plus, je te le rendrai à mon retour. Lequel donc de ces trois te semble-t-il avoir été le prochain de celui qui était tombé entre les mains des brigands ? Il répondit : C’est celui qui a usé de miséricorde envers lui. Jésus donc lui dit : Va, et toi aussi, fais de même. » Luc 10 : 30.

Evaluons la faiblesse non pas par rapport à sa gravité mais par rapport au temps. En effet, il y a un temps pour chaque chose dans la vie d’un chrétien. Un temps pour souffrir, pour être faible, pour être malade aussi… Peut-être que Dieu avait envoyé le prêtre et le Lévite pour porter secours à cet homme afin d’abréger sa souffrance. Mais à cause de leur inaction, le calvaire de cet homme dura plus longtemps. Et sans le secours du bon Samaritain il serait certainement mort.

Comprenons donc que ce n’est pas parce que nous ne sommes pas responsables de l’état de santé ou de tout autre faiblesse que nos proches doivent surmonter que nous ne sommes pas responsables du temps qu’ils passent affaiblis. On le sait, le malade a besoin de repos et du soutien de sa famille pour guérir, celui qui est attristé de consolation, ceux qui ont des projets à réaliser, de temps pour pouvoir les mener à leur terme, ceux qui ont de lourds fardeaux, d’aide pour les porter… Et nous les affaiblissons lorsque nous rajoutons à leurs malheurs froideur et désintérêt. Et si à cause du manque de soutien, ils tombent dans les murmures et l’amertume, nous péchons aussi parce que notre manque d’amour les a poussés à pécher.

Les comportements susceptibles d’offenser

Les plaisanteries

« Qu’on n’entende ni parole grossière, ni propos insensés, ni plaisanterie, choses qui sont contraires à la bienséance, mais plutôt des actions de grâces. » Ephésiens 5 : 4.

Nous savons tous que la langue peut faire beaucoup de mal. Mais certaines paroles ne sont pas très édifiantes quand bien même elles ne sont pas des péchés. Dans ce passage, il est dit que les plaisanteries sont contraires à la bienséance. Non pas à la loi de Dieu mais seulement à la bienséance. Alors il est évident que vouloir faire rire n’est pas une mauvaise chose. En effet, nous utilisons souvent l’humour pour nous distraire, pour nous faire apprécier, pour briser la glace… Le problème c’est que certaines plaisanteries peuvent tout simplement être vexantes voire blesser. Le fait est que même lorsqu’elles sont sans conséquence, les plaisanteries n’ont rien d’édifiant. Ainsi on n’y gagne pas grand-chose à part un moment agréable vite oublié, mais si notre humour blesse, agace ou met mal à l’aise notre interlocuteur, alors cela devient une grande perte.

Les remarques inutiles

Autre propos vexant, les remarques et les débats inutiles. Beaucoup se permettent de faire des remarques, parfois en public, sur les choix vestimentaires, la coiffure, le poids, et les différents choix des uns et des autres alors que ceux-ci ne sont pas contraires à la parole de Dieu. Vous dites aimer ou ne pas aimer telle ou telle chose, ils s’empressent de la critiquer. Vous préparez un repas ou vous leur faites un cadeau, ils font la grimace et vous disent qu’ils n’aiment pas, alors qu’un merci suffirait. Vous commencez une œuvre pour le Seigneur, ils vous font des remarques qui veulent dire : « Tu aurais pu mieux faire ». Vous achetez une nouvelle paire de chaussures, ils vous montrent celles que vous auriez dû choisir. Vous leur demandez conseil, ils saisissent l’occasion pour vous faire des reproches. Toute conversation devient une lutte dans laquelle vous devez affirmer vos choix ou bien changer d’avis pour adopter ceux de votre interlocuteur. Bref, ce genre de personnes vous obligent à vous justifier. Vous, votre intérieur, votre comportement, votre entourage, vos opinions, votre passé… tout est passé au crible. Bien souvent, ceux qui agissent ainsi sont des personnes remplies de confiance en elles-mêmes qui se placent dans une position d’expert. Par exemple, ceux qui font souvent des remarques sur la tenue vestimentaire, se considèrent en général comme à la pointe de la mode. Ils ont donc l’impression de vous aider en vous prodiguant des conseils précieux. Le problème c’est que ce type de caractère engendre un certain nombre de conversations et de débats inutiles, sur des aspects qui ne les concernent pas, et qui finissent par agacer. Et ils ne manquent jamais de faire une remarque surprenante.

Un frère découvre un blog. Il se renseigne, et on le dirige vers la personne qui en est à l’origine. Le blog rassemble des transcriptions d’enseignements bibliques audio et vidéo. Le frère souhaite utiliser ces enseignements sous forme résumée. Délicat, il préfère demander la permission. Sauf qu’au lieu de s’arrêter là, il fait une remarque inutile : « J’aimerai en faire des résumés parce que là c’est trop long, les chrétiens n’ont pas envie de lire ça ! » Ah bon ? Autrement dit : « Ton travail ne sert à rien ».

Une sœur appelle son amie. Toute excitée, elle lui raconte toutes les grandes œuvres que le Seigneur l’a amenée à faire : évangélisation dans la rue, prophéties, etc… Puis elle lui dit d’un ton réprobateur : « Comment ça se fait que Dieu ne te pousse pas à faire tout ça ? » Autrement dit : « vu que tu ne fais pas ce que je fais, tu ne fais rien. Et j’en fais bien plus que toi ».

Une sœur se marie. Elle invite son amie chrétienne de longue date. « Oh je n’aime pas trop les mariages » lui dit-elle.

Une sœur se prépare à sortir, une autre lui dit : « T’es pas obligée de t’habiller comme une vieille ! »

Un frère dit à un autre pour rigoler : « Tu fais la même taille que ta femme ! ».

Une sœur, déprimée, est sur le point d’abandonner la foi, elle en parle à un frère, en regrettant qu’aucun des chrétiens qui l’entourent ne vienne lui parler, celui-ci lui répond : « En même temps c’est pas nous qui allons en enfer, alors c’est à toi de faire le premier pas ».

Une sœur dit en parlant d’un serviteur de Dieu extrêmement combattu : « Ah ! C’est très dur ce qu’il vit. Si j’étais à sa place, je pense que je n’arrêterais pas de pleurer. » On lui répond : « C’est parce que tu n’es pas assez mature ! »

Une sœur raconte à son amie de longue date ses problèmes au travail, celle-ci lui répond : « Oh c’est rien ça. Dieu va t’aider. Parlons de moi maintenant ».

Un chrétien, malade depuis des années, confie ses problèmes à un autre chrétien. Ce dernier minimise et lui fait comprendre que lui a souffert bien plus !

Une sœur et un frère se fiancent. Lors de la réunion avec la famille, la belle-mère entreprend de critiquer sa future belle fille, en faisant non pas des remarques méchantes mais déplacées compte tenu du contexte, allant même jusqu’à mépriser le repas qui leur avait été préparé. Au lieu, de s’opposer à sa mère, le futur marié s’est tu. En quelques paroles, cette femme qui se dit chrétienne, a détruit son propre témoignage, s’est rendue odieuse à toute la famille de sa future belle-fille, et a détruit le mariage de son fils qui n’a finalement pas épousé sa fiancée. La future mariée, humiliée de la sorte, tomba en dépression ainsi que dans les murmures. Bien que les paroles employées n’étaient pas empreintes de péché, le contexte fait que la belle-mère a commis un péché devant Dieu en se rendant responsable de la dépression de sa belle-fille. Et son fils, en ne protégeant pas sa fiancée, a aussi commis un péché.

Oui, ces remarques sont surprenantes parce qu’elles ne sont pas dites lors d’une conversation sérieuse susceptible de vous faire grandir dans la foi, mais le plus souvent ce sont des petites piques lancées par ci par là, dites à un moment inopportun, ou hors contexte. En effet, il n’y a rien de méchant à ne pas aimer assister aux mariages, mais lorsque c’est dit en réponse à une invitation…

« Je vous le dis : Les êtres humains rendront compte au jour du jugement, de toute parole vaine qu’ils auront proférée. Car tu seras justifié par tes paroles et tu seras condamné par tes paroles. » Matthieu 12 : 36.

 « Celui qui garde sa bouche, garde son âme ; mais celui qui ouvre à tout propos ses lèvres tombera en ruine. » Proverbes 13 : 3.

« Et rejette les questions folles et qui sont sans instruction, sachant qu’elles ne font que produire des querelles. Or il ne faut pas que l’esclave du Seigneur soit querelleur, il doit au contraire avoir de la douceur envers tout le monde, propre à enseigner, supportant patiemment les mauvais, enseignant avec douceur ceux qui ont un sentiment contraire, dans l’espérance qu’un jour Dieu leur donnera la repentance pour reconnaître la vérité, et afin qu’ils se réveillent pour sortir des pièges du diable par lesquels ils ont été pris pour faire sa volonté. » 2 Timothée 2 : 23.

Les occasions de blasphème

Il est dit dans Tite 2 : 4 : « afin qu’elles instruisent les jeunes femmes à être modestes, à aimer leurs maris, à aimer leurs enfants, à être modérées, pures, occupées aux soins domestiques, bonnes, soumises à leurs maris, afin que la Parole de Dieu ne soit pas blasphémée. »

Il est évident que ne pas aimer son mari et ses enfants constitue un péché. Mais regardons à un autre détail qui n’est pas un péché mais qui peut entrainer le blasphème de la parole de Dieu. « Occupée aux soins domestiques ». Avant que les maris ne disent haut et fort à leurs femmes : « Tu vois ? C’est toi qui doit t’occuper des soins domestiques pour que la parole de Dieu ne soit pas blasphémée ! » je tiens à préciser que le contexte dans lequel vivait Paul était différent du nôtre. Par exemple, il donnait des consignes aux esclaves. Est-ce à dire que Paul était pour l’esclavage ? Non, puisqu’il dira aussi : « Que chacun demeure dans la condition où il était quand il a été appelé. As-tu été appelé étant esclave ? Ne t’en inquiète pas ; mais si tu peux être mis en liberté, profites-en plutôt. » (1 Corinthiens 7 : 20). En effet, le travail de Paul consistait à amener les personnes à Jésus et non pas à changer l’organisation de la société. Ainsi, du temps de Paul, les femmes ne travaillaient pas, elles étaient économiquement dépendantes de leurs maris. Et ce qu’on attendait d’elles, c’était justement de s’occuper des soins domestiques. Puisque leur travail consistait seulement à prendre soin de leur foyer, il était normal qu’elles s’y consacrent. De nos jours, la société a changé. Les femmes travaillent et donc elles ne peuvent plus se consacrer aux soins domestiques comme celles qui ne travaillent pas. On peut donc supposer que l’occasion de blasphème, ce n’est pas le fait qu’une femme ne tienne pas correctement sa maison. Mais qu’une maison ne soit pas correctement tenue. Ainsi hommes et femmes doivent veiller à ce que leur foyer soit bien tenu. Alors évidemment, cet exemple peut prêter à sourire. Pourquoi le fait de ne pas s’occuper des soins domestiques peut-il avoir de si grandes conséquences ? Est-ce un péché ?

Mais avant de répondre, posons-nous une question : Qui peut blasphémer ainsi ? L’entourage proche, c’est-à-dire la famille et les amis. En effet, à qui un chrétien fait-il suffisamment confiance pour donner accès à sa maison sinon à ses proches ? Seuls nos proches peuvent être témoins de notre comportement envers nos enfants et nos maris, et savoir si nous sommes occupés aux soins domestiques. Par conséquent, l’instruction de Paul n’est pas à prendre à la légère. Premièrement, parce que ne pas prendre soin de sa famille est un péché. Paul dit même que celui qui ne prend pas soin des siens est pire qu’un infidèle. Pourquoi ? Et bien certainement parce que Paul avait connaissance de cette parole de Jésus : « Mais si vous aimez seulement ceux qui vous aiment, quel gré vous en saura-t-on ? Les pécheurs aussi aiment ceux qui les aiment. Et si vous faites du bien à ceux qui vous font du bien, quel gré vous en saura-t-on ? Les pécheurs aussi font de même. Et si vous prêtez à ceux de qui vous espérez recevoir, quel gré vous en saura-t-on ? Les pécheurs aussi prêtent aux pécheurs, afin de recevoir la pareille. » (Luc 6 : 32). Le terme « amour » utilisé dans ce passage c’est « agapao ». Ainsi le Seigneur nous fait comprendre que même les pécheurs aiment « agapao », font du bien, c’est-à-dire «font quelque chose qui profitent aux autres, agissent droitement ». Ils sont pécheurs mais ils aiment « agapao » ceux qui les aiment. Alors si les pécheurs sont capables de manifester l’amour divin envers leur proches, que peut-on dire d’un chrétien véritablement converti qui n’y arrive pas ? Et bien, qu’il est pire qu’un infidèle ! Si le pécheur arrive à aimer ses proches d’un amour divin naturellement, comment se fait-il que celui qui est né de Dieu n’y arrive pas ? Et bien la seule réponse c’est qu’il refuse de le faire. Ceci devrait nous faire comprendre à quel point nous sommes condamnables aux yeux des païens lorsque nous ne prenons pas soin de nos familles correctement, parce que soi-disant nous sommes occupés à servir Dieu. Le païen qui aime sa famille d’un amour inconditionnel ne portera-t-il pas un jugement blasphématoire contre ton Dieu lorsque tu prétendras que tu n’as pas assez de temps à passer avec ta famille parce que t’es occupé à aller en mission tous les week-ends ?

Pour en revenir à notre sujet, prenons un exemple. Un couple de chrétiens invite leurs parents, inconvertis, à les visiter. A chaque fois, les parents assistent à la scène suivante : la maison est dans un désordre colossal. A y regarder de plus près, on devine que les sanitaires ne sont pas souvent nettoyés au point que les parents préfèrent ne pas les utiliser. Dès qu’ils touchent une poignée de porte ou de placard, « quelque chose » colle aux doigts. Lorsqu’ils prennent un verre, ils préfèrent le laver avant, bien que le verre ait été pris dans un placard. La maison sent le moisi, et l’eau du lavabo de la cuisine est imprégné des restes de saleté des assiettes qui ont macéré dans cette eau depuis des jours et des jours. Les objets ne sont manifestement pas rangés à leur place. Ainsi on peut retrouver des sous-vêtements sur la table basse du salon et une pile de linges qui attendent d’être rangés sur le canapé. Et il faut veiller à chacun de ses pas pour ne pas trébucher sur un câble qui traine, ou une pile de livres posée en plein milieu du couloir. Leurs petits-enfants rajoutent à ce désordre, une ambiance lourde en criant pour se faire entendre. Ceux-ci n’hésitent pas à frapper leurs grands-parents ou à leur manquer de respect lorsqu’ils ne sont pas satisfaits de l’attention qu’on leur porte.

Que pensez-vous qu’un parent puisse ressentir dans ces conditions à part la peine et le dégout ? Et comment un parent païen peut-il se convertir lorsque son enfant lui montre l’étendue de son incapacité à se débrouiller correctement dans la vie de tous les jours malgré le fait que ce dernier revendique être aidé par Dieu ?

Les services à sens unique

Combien de chrétiens ne profitent-ils pas des autres ? Ils se laissent servir, mais ils ne rendent jamais service en retour. Ils demandent toujours mais ils ne donnent jamais. Pire encore, ils considèrent que les services que vous leur rendez sont normaux, par conséquent ils ne témoignent aucune reconnaissance, et ce qui se conduisent ainsi sont souvent ceux qui profitent le plus de services qu’on leur rend. Que ce soit en mettant votre voiture à disposition, en leur prêtant de l’argent, en gardant leurs enfants, en les logeant, ils considèrent toutes ces choses comme un dû.

Combien empruntent-ils des choses qu’ils ne rendent pas, qu’ils rendent en retard, abimées ou tachées ?

Le manque de sérieux dans le travail

Sans rentrer dans les détails, remarquons que beaucoup de chrétiens bâclent le travail que vous leur confiez. Que ce soit dans l’œuvre de Dieu ou dans leurs emplois, beaucoup de chrétiens manquent de sérieux. Difficulté à rendre son travail dans le délai établi, travail complétement bâclé qui vous oblige à tout refaire ou à passer de longues heures à corriger… Beaucoup se contentent de faire le minimum. Pire encore, vous leur confiez un travail en leur disant que c’est urgent, et que le dernier délai c’est la fin de la semaine, ils vous le rendent deux mois après et quand vous le leur reprochez ils justifient leur retard en disant qu’ils avaient besoin d’aller à l’assemblée. D’autres oublient qu’ils se sont engagés à faire telle ou telle chose. Et quand ils ne l’oublient pas, ils se cachent en ne répondant pas aux mails, ou aux appels. Ils ne se soucient pas de provoquer en l’autre colère et inquiétude et de donner une mauvaise image de la foi chrétienne.

On oublie trop souvent que le chrétien est une bénédiction. En effet, lorsqu’un un chrétien est agréable à Dieu le Seigneur bénit toute la maison dans laquelle il se trouve. On ne porte pas notre attention sur Joseph, Daniel, Néhémie ou Esther qui ont gagné la confiance de ceux qu’ils servaient parce que tout ce qu’ils faisaient, ils le faisaient pour leur Dieu. C’est ainsi que beaucoup ont gagné le respect et l’affection des païens qui les entouraient parce que durant des années de service, ils ont fait leur travail avec fidélité et sérieux. Regardons leur vie. La plupart étaient au service des rois de nations éminemment impies : Egypte, Babylone… Pourtant leur comportement était tellement respectueux qu’ils trouvaient grâce aux yeux de tous.

Néhémie, avait un sens du devoir tel qu’il ne manifestait pas sa mauvaise humeur devant le roi alors qu’il avait toutes les raisons de se plaindre (il était déporté et esclave). « Et il arriva, au mois de Nisan, la vingtième année du roi Artaxerxès, comme le vin était devant lui, je pris le vin et le présentai au roi. Or je n’avais jamais eu mauvais visage devant lui. Et le roi me dit : Pourquoi as-tu mauvais visage, puisque tu n’es pas malade ? Cela ne peut être qu’une tristesse de cœur. Je fus alors saisi d’une grande crainte… » (Néhémie 2 :1). Cela était si exceptionnel que le roi remarqua sa tristesse et le laissa partir.

Esther agissait avec tant de douceur et d’humilité que le roi proposa de lui donner la moitié de son royaume si elle le voulait.

Joseph était tellement rigoureux dans le travail qu’on lui confiait qu’il sembla évident à pharaon de lui confier le deuxième poste le plus important.

Il est certain que c’était la volonté de Dieu que toutes ces personnes soient élevées. Mais il est passé par des païens pour le faire. Or Dieu n’est pas injuste, il ne va pas convaincre un païen de nous élever alors qu’on ne le mérite pas. Si Joseph avait été négligeant dans la maison de Potiphar il ne serait pas arrivé là où il était. Il aurait même pu mourir bien avant… Que faisait-on à l’époque à un esclave inutile ? Et si en prison, il avait été centré sur lui-même, et qu’il n’avait pas pris la peine de s’inquiéter de la tristesse des deux serviteurs, il n’aurait pas eu l’occasion d’interpréter leurs songes et le roi n’aurait jamais entendu parler de Joseph. Ceci est remarquable car on comprend que sa sincère inquiétude pour ces personnes eut un effet sur sa vie deux ans plus tard lorsque pharaon fut troublé par ses songes. Est-ce qu’il aurait péché s’il ne s’était pas inquiété de l’état de tristesse des deux serviteurs ? Non, mais il serait passé à côté de son élévation ou bien il l’aurait retardée.

Ainsi, les païens ont été de véritables tremplins dont le Seigneur se servait pour confier à ses serviteurs de plus grandes tâches. Or beaucoup ne vivent pas au quotidien selon les principes bibliques. Par conséquent, ils restent au même stade, que ce soit dans leur travail, dans leur relation de couple, ou dans le domaine spirituel parce qu’ils se contentent de veiller sur leur comportement uniquement pour ne pas pécher. Mais ils ne veillent pas sur leur comportement pour plaire aux autres, ou pour ne pas les scandaliser. Ils ne s’inquiètent pas suffisamment pour leur entourage afin de les secourir au moment opportun, ils ne servent pas sérieusement leur employeur, ils ne servent pas correctement leur famille, au point qu’au jour de l’élévation c’est leur nom qui sera prononcé.

Pourtant le Seigneur nous a montré la voie à suivre : « Jésus lui dit : Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. Celui-ci est le premier et le plus grand commandement. Et voici le deuxième qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes. » (Matthieu 22 :39.)

La vie chrétienne est donc une vie tournée vers Dieu et les autres. Pas sur soi-même !

« La charité ne fait pas de mal au prochain ; la charité est donc l’accomplissement de la loi. » Romains 13 : 10.

Ainsi pour éviter de devenir un piège pour les autres, et pour gagner le plus grand nombre d’âmes, Paul s’est abaissé lui-même en renonçant à ses droits, même ceux provenant de l’Évangile, et en devenant le serviteur de tous.

« Car bien que je sois libre à l’égard de tous, je me suis pourtant rendu le serviteur de tous, afin de gagner plus de personnes. Et j’ai été comme un Juif avec les Juifs, afin de gagner les Juifs ; avec ceux qui sont sous la loi, comme si j’étais sous la loi, afin de gagner ceux qui sont sous la loi ; avec ceux qui sont sans loi, comme si j’étais sans loi (quoique je ne sois pas sans la loi quant à Dieu, étant sous la loi de Christ), afin de gagner ceux qui sont sans loi. J’ai été faible avec les faibles, afin de gagner les faibles. Je me suis fait tout à tous, afin d’en sauver au moins quelques-uns. Je fais cela à cause de l’Evangile, afin d’en devenir aussi participant avec les autres. Ne savez-vous pas que ceux qui courent dans le stade, courent tous, mais qu’un seul remporte le prix ? Courez de manière à le remporter. Tous ceux qui luttent dans les jeux sportifs vivent entièrement de régime, et ils le font pour obtenir une couronne corruptible ; mais nous, faisons-le pour une couronne incorruptible. Je cours donc, mais non pas sans savoir comment ; je combats, mais non pas comme battant l’air. Mais je mortifie mon corps et je le tiens assujetti, de peur d’être moi-même désapprouvé après avoir prêché aux autres. » 1 Corinthiens 9 : 19.

« Toutes choses me sont permises, mais toutes ne sont pas utiles ; toutes choses me sont permises, mais toutes n’édifient pas. Que personne ne cherche son propre intérêt, mais que chacun cherche celui d’autrui. Mangez de tout ce qui se vend au marché, sans vous enquérir de rien par motif de conscience, car la terre, avec tout ce qu’elle contient, est au Seigneur. Si quelqu’un des incrédules vous invite et que vous vouliez aller, mangez de tout ce qui sera mis devant vous, sans vous enquérir de rien par motif de conscience. Mais si quelqu’un vous dit : Ceci a été sacrifié aux idoles ! N’en mangez pas, à cause de celui qui vous a avertis, et à cause de la conscience ; car la terre avec tout ce qu’elle contient est au Seigneur. Or je parle ici, non de votre conscience, mais de celle de l’autre. Car pourquoi ma liberté serait-elle condamnée par la conscience d’un autre ? Et si par la grâce j’en suis participant, pourquoi suis-je blâmé pour une chose dont je rends grâces ? Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, ou que vous fassiez quelque autre chose, faites tout à la gloire de Dieu. Ne soyez en aucun cas une occasion de scandale, ni aux Juifs, ni aux Grecs, ni à l’Eglise de Dieu, comme moi aussi, je m’efforce de plaire à tous en toutes choses, ne cherchant pas mon propre intérêt, mais celui de plusieurs, afin qu’ils soient sauvés. » 1 Corinthiens 10 : 23.

Ainsi, au jour du jugement, le Seigneur ne se contentera pas de vérifier si nous nous sommes abstenus de pécher. Mais le passage suivant devrait nous rappeler ce que le Seigneur attend de nous.

 « Or quand le Fils de l’homme viendra environné de sa gloire et accompagné de tous les saints anges, alors il s’assiéra sur le trône de sa gloire. Et toutes les nations seront assemblées devant lui ; et il séparera les uns d’avec les autres, comme le berger sépare les brebis d’avec les boucs. Et il mettra les brebis à sa droite, et les boucs à sa gauche. Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : Venez, vous qui êtes bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde. Car j’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger ; j’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais étranger, et vous m’avez recueilli ; j’étais nu, et vous m’avez vêtu ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus vers moi. Alors les justes lui répondront : Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, et t’avons-nous donné à manger ; ou avoir soif, et t’avons-nous donné à boire ? Quand t’avons-nous vu étranger, et t’avons-nous recueilli ; ou nu, et t’avons-nous vêtu ? Ou quand t’avons-nous vu malade, ou en prison, et sommes-nous allés vers toi ? Et le Roi répondant, leur dira : Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait ces choses à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous les avez faites. Alors il dira aussi à ceux qui seront à sa gauche : Maudits, retirez-vous de moi et allez dans le feu éternel, qui a été préparé pour le diable et pour ses anges. Car j’ai eu faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’ai eu soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ; j’étais étranger, et vous ne m’avez pas recueilli ; j’ai été nu, et vous ne m’avez pas vêtu ; j’ai été malade, et en prison, et vous ne m’avez pas visité. Alors ils répondront aussi, en disant : Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, ou avoir soif, ou être étranger, ou nu, ou malade, ou en prison, et ne t’avons-nous pas secouru ? Alors il leur répondra, en disant : Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous n’avez pas fait ces choses à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne les avez pas faites. Et ceux-ci iront au châtiment éternel, mais les justes à la vie éternelle. » Matthieu 25 : 31.

 « Celui donc qui sait faire ce qui est bon et qui ne le fait pas, c’est un péché pour lui. » Jacques 4 : 17.

Si nous n’avons pas été attentifs à notre entourage pour porter secours à celui qui est dans le besoin, ne soyons pas étonnés qu’à leurs yeux et à ceux de Dieu, nous soyons considérés comme des lâches, négligeants, indignes de confiance.

 « Pour triompher, le mal n’a besoin que de l’inaction des gens de bien » (Citation attribuée à Edmund Burke).

 

 

Sarah N.

Pour approfondir le sujet, nous vous suggérons également ces lectures :

Les scandales ou pierres d’achoppement

La maîtrise de soi

Péché ou pas péché ?

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6 Réponses de cet article
  1. Heureusement que ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu, pars ce qu’on est « mal barré » sinon, pardon pour l’expression mais qu’est ce que je suis mauvaise au fond… Je me demande pourquoi Dieu m’aime par moment. Merci pour cet article sa remue!

  2. Bonjour,

    Comme la parole le dit dans Romains 5 :8 « Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous. 9 A plus forte raison donc, étant maintenant justifiés par son sang, serons-nous sauvés de la colère par lui. 10 Car si, lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils, à plus forte raison, étant réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie.  »

    Donc si Dieu vous aimait quand vous vous désintéressiez totalement de lui pour mener une vie de péché, il ne risque pas de vous aimer moins aujourd’hui.

    Mais ce qui est sur c’est que nous n’avons pas encore atteint la perfection alors que le Seigneur nous a commandé d’être parfaits comme lui-même est parfait. C’est dire à quel point nous devons veiller sur notre comportement pour lui être totalement agréables. Et comme vous l’avez dit, ça nous est impossible mais pas à Dieu, donc c’est Lui qui nous perfectionne…

  3. Bonsoir,
    Il m’a fallu du temps pour lire l’intégralité de tous ces thèmes abordés, mais je l’ai pris.
    Je beni le nom du seigneur car c’est très explicite, et édifiant,une belle prise de conscience opère dans mon coeur et mon esprit.
    SOYEZ beni,tous pour cette oeuvre et cette édification afin de continuer à préparer le royaume.
    Gloire à dieu,merci encore!!

  4. Amen pour l’exhortation. Puisse le Roi de Gloire nous aider ses enfants à véritablement être sa lettre écrite. Je suis beaucoup béni par cet article. Les points qui y sont abordés devront créer un tsunami dans notre marche chrétienne et révolutionner nos comportements. Je crois personnellement qu’à ce temps de la fin nous avons besoin non seulement de l’Évangile biblique qui est inchangeable mais aussi de l’évangile qui émane de nos caractères en tant que chrétiens que l’apôtre Paul appela dans 2 cor2:12-17, la bonne odeur de Christ parmi les sauvés et les non sauvés. Je le dis parce que je crois que nos comportements prêchent plus que nos paroles et nos comportements constituent notre propre évangile. Si nous nous comportons mal alors notre prédication est vaine.
    Dans tous les cas que l’équipe lesdokimos soit encouragé et que Jésus-Christ vous fortifie dans votre mission.

  5. Quelle bonne méditation et étude biblique appliquée à la vie de tous les jours, à nos comportements bons qui nous rassurent, ou mauvais qui nous reprennent et nous poussent à les modifier pour que tout ce que nous faisons soit à la Gloire de Dieu et ne soit pas des pierres d’achoppement pour les autres ! Mais que faire quand Dieu nous a demandé d’obéir à Sa Parole (2 COR.6/14), et que cette volonté d’obéissance à Sa Parole a créé la révolution, au sein de toute une famille charnelle paienne, des menaces contre mon intégrité physique, d’être internée, des insultes graves, parce que, pour obéir à Dieu, j’osais m’élever , début 2012,contre le fait que mon père m’avait entrainée, à lui donner ma signature, ainsi que celles de mes soeurs, pour accomplir des opérations, sans même jamais avoir été mise au courant depuis 1982,de quoi que ce soit, et ce 7 ans avant ma conversion ??? Rejetée par toute ma famille depuis, sans avoir obtenu satisfaction, d’obtenir ma libération de ce joug familial, dont les origines ne viennent pas de Dieu, mais du Dieu Mamon ??? Refus catégorique de me désolidariser de ce JOUG ! L’intervention d’un avocat ne m’a valu que des insultes, que des retombées horribles, des fausses accusations, et des attaques infondées sur cet avocat et à son encontre !Avocat qui a préféré me laisser face à une telle famille ! Pour des raisons financières, j’ai fini par renoncer ! Mais je fûs BANIE par toute ma famille ! Quelle est la bonne attitude à avoir dans ce genre de situation, avec des soeurs paiennes complètement assujetties au père paien, pervers, blasphémateur, manipulateur ???? Depuis 2012, leurs réactions suite à ma demande d’être sortie de ce joug sociétal, m’a conduite à réfléchir si mon désir d’obéir à Dieu, était bien ou pas ! En tout cas, cela m’a montré que ce JOUG SOCIETAL prenait la place de CHRIST, et était une IDOLE, créée par mon père qui voulait créér une UNITE entre ses filles, qui n’existe absolument pas, en vérité. Puisque j’ai toujours été « le mouton noir », raison de mon cri à Dieu, dans la détresse, début 1989 et de ma conversion fracassante !!! Que faire face à des gens qui vous haissent, et pour lesquels vous n’existez pas ???? J’essaye règulièrement de reprendre des contacts par Internet, avec mon père,aucune suite !!!! Mon père se moquait de moi petite, adolescente, et une fois ma conversion fracassante, comme j’étais une passionnée de Dieu et de Jésus, les premiers auxquels nous nous manifestons d’une manière zélée, furent les membres de cette famille ! Tout simplement traitée de folle, ou d’être rentrée dans une sexte. Famille sous l’emprise de Satan, du Dieu Mamon . Pardon d’exposer ce problème personnel, mais j’ai besoin d’un avis, et je profite de cette méditation formidable, que j’ai voulu imprimer pour l’avoir sur ma table de nuit et la relire… manque de chance, 1/2 page avant le texte sur LA PEUR, à partir du début, n’est pas imprimé car la cartouche d’encre s’est vidée !!! En France, depuis 29 ans, je n’ai jamais entendu de tels messages, qui sont pourtant INDISPENSABLES, pour faire réaliser aux brebis, ce qui est bien ou mal dans leurs attitudes. Il est vrai que dès mon arrivée dans « ma 1ère église », je demandais à une soeur que j’aimais beaucoup « Elizabeth, si tu vois quelquechose dans mon comportement qui ne va pas, tu me le dis stp « . Donc, frère SHORA KUETU, dans cette situation, ai-je fait quelque chose de mal, jusqu’à susciter ce que j’ai cité plus haut ? Merci de me le faire savoir. Soyez béni.

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