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Home Enseignements La femme : Attention, fragile ! (1ère partie)

« Vous de même, maris, montrez de la compréhension dans vos relations avec vos femmes, comme avec un vase plus fragile, c’est-à-dire féminin ; les traitant avec honneur comme étant aussi ensemble héritiers de la grâce de la vie, afin que vos prières ne soient pas interrompues ». 1 Pierre 3 : 7.

Ce passage nous apprend que la femme est plus fragile (que l’homme certainement). Pourtant, que ce soit dans le monde ou dans les assemblées, il semble que personne n’ait véritablement envie de tenir compte de ce verset. Au contraire, au vu du traitement qui leur est réservé dans nos sociétés, on constate que les hommes n’ont de cesse de tester leur solidité.

Dans de nombreux pays, les femmes sont battues, violées, maltraitées, méprisées ou simplement invisibles… Elles doivent faire face à un certain nombre d’injustices qui bénéficient d’une certaine impunité et que le féminisme entend combattre.

Lorsqu’on fait une recherche sur la définition du terme, il apparait que le féminisme est « un ensemble de mouvements et d’idées politiques, philosophiques et sociales, qui partagent un but commun : définir, établir et atteindre l’égalité politique, économique, culturelle, personnelle, sociale et juridique entre les femmes et les hommes. Le féminisme a donc pour objectif d’abolir, dans ces différents domaines, les inégalités homme-femme dont les femmes sont les principales victimes, et ainsi de promouvoir les droits des femmes dans la société civile et dans la sphère privée. » Selon cette définition, le mouvement féministe chercherait à abolir les inégalités de traitement entre l’homme et la femme dans le but d’instaurer une société plus juste et équitable.

Bien que l’objectif du féminisme paraisse noble, dans le milieu chrétien, il est placé parmi les sujets polémiques. En effet, dès que l’on pense féminisme, on pense tout de suite au droit à l’avortement, aux femmes d’autorité : femmes pasteurs, présidentes, chef d’entreprise… Et à l’insoumission de la femme envers son mari. Pour certains, le féminisme serait même à la base de l’effondrement de la famille et de la société. Ainsi, se dire féministe et chrétien c’est tout simplement déclarer haut et fort qu’on n’est pas soumis à la Parole de Dieu. A première vue donc, ce mouvement serait le fait de femmes pécheresses, avides de liberté et de pouvoir.

Pourtant, le sujet mérite réflexion. Face à une doctrine qui a pour ambition non seulement de gérer tous les aspects de la vie sociale, familiale et personnelle, mais aussi de s’étendre à l’échelle mondiale, le chrétien a deux solutions. Soit il suit l’avis du plus grand nombre en condamnant ou en adhérant à cette doctrine sur la base des préjugés des uns et des autres. Soit il en profite pour apprendre de nouvelles choses sur la création de la femme ainsi que sur sa place au sein de la famille, de la société et de l’Eglise. Ne pas baser son opinion sur des préjugés nous évitera de tomber dans les séductions de l’ennemi, mais il pourrait tout aussi bien nous révéler que les inégalités et les injustices que subissent les femmes dans le monde sont reproduites dans les églises. En effet, combien d’enseignements n’y a-t-il pas ici et là sur l’habillement, la coiffure, le ministère, la bouche, le rôle de la femme dans tel ou tel domaine ? Il semble que chaque aspect de son comportement soit passé au crible alors qu’en parallèle il n’y a pas ou pratiquement pas d’enseignements sur la coiffure ou l’habillement de l’homme… Ainsi, dans le monde chrétien, il y a un modèle qui est Christ mais aussi un autre modèle exclusivement féminin qui semble avoir pour but d’étendre la position soumise de la femme à d’autres domaines que le cadre familial. Oui, la femme doit être soumise à son mari mais le féminisme, dans sa recherche de l’égalité, entrainerait-il automatiquement une insoumission de la femme envers son mari ? Cette simple question en soulève d’autres parce que le féminisme présente l’intérêt de poser la question de la raison d’être de la femme voire même de sa nature. En effet, si la femme n’est pas l’égale de l’homme, il est naturel qu’il en résulte une différence de traitement institutionnalisée. On ne peut pas traiter de manière égale ce qui est inégal.

La question est tellement vaste que cet article sera partagé en plusieurs parties afin de traiter au mieux chaque aspect :

  1. LES VIOLENCES A L’ENCONTRE DES FEMMES
  • La violence physique
  • La violence sexuelle
  • Les mutilations
  1. LES INEGALITÉS SOCIALES ENTRE LES HOMMES ET LES FEMMES
  2. LES ORIGINES RELIGIEUSES ET CULTURELLES DE LA VIOLENCE A L’ENCONTRE DES FEMMES
  3. LE FÉMINISME : SON HISTOIRE, SES SOLUTIONS ET SES DÉRIVES
  4. LA VÉRITABLE SOLUTION : LA PAROLE DE DIEU

LES VIOLENCES A L’ENCONTRE DES FEMMES (1/3)

Avant d’envisager le féminisme proprement dit, il faut déterminer si le féminisme est une théorie, une philosophie inutile parmi d’autres. Etant donné que le féminisme se présente comme une réponse aux injustices que les femmes subissent, pour être légitime, il faut que ces injustices soient réelles et suffisamment graves. Pourtant, beaucoup sont sceptiques quant à leur existence. Alors que certains sont simplement ignorants, d’autres affirment que les femmes se portaient très bien avant l’apparition du féminisme. Faisons donc un petit tour du monde des injustices sexistes pour évaluer si les revendications féministes sont légitimes ou au contraire si elles ne sont qu’un caprice féminin.

LA VIOLENCE PHYSIQUE

Les violences envers les femmes ont lieu dans tous les pays, dans tous les milieux socio-culturels et à tous les âges. Ainsi, avant la naissance, la violence à l’encontre des femmes prend la forme de la sélection des fœtus en fonction du sexe. Durant leur enfance, les filles sont victimes d’infanticide, d’abandon, de maltraitance, de mariage précoce, de mutilations, de traite des filles. A l’adolescence et à l’âge adulte, elles sont victimes de féminicides, mutilations, mariage forcés, esclavage sexuel, violences sexuelles, crimes d’honneur. Ici, nous n’aborderons que quelques aspects des féminicides, des violences sexuelles et des mutilations.

FÉMINICIDES DONC DÉFICIT DE FEMMES

Dans un article intitulé : « More Than 100 Million Women Are Missing » d’Amartya Sen, paru dans le New York Review of Books dans les années 90[1], le futur prix Nobel d’économie affirmait qu’il manquait 100 millions de femmes à l’appel. Un déficit de femme, selon l’expression consacrée, qui concerne surtout le continent asiatique. Cette situation que beaucoup ignorent, nous concerne tous puisque la Chine, l’Inde, la Corée du Sud, le Pakistan, le Bangladesh, qui sont les pays les plus touchés, regroupent à eux seuls la moitié de la population mondiale.

Les causes du déficit de femmes 

  • L’avortement : La sélection des sexes se fait au moyen de l’échographie et de l’avortement. Or, le sexe du bébé ne pouvant être connu qu’au cours du second trimestre, ces avortements sélectifs sont pratiqués sur des fœtus qui sont à un stade de développement déjà avancé. En général ces avortements sont encouragés par la famille ou la belle famille, mais aussi par l’Etat (voir : affaire Feng Jianmei[2]).
  • L’infanticide.
  • La négligence : le manque de soins prodigué aux petites filles qui finissent par en mourir.

Le déficit de femme est le résultat d’une doctrine démoniaque qui fait de la femme un être humain de moindre valeur et qui a infiltré le domaine culturel, juridique et économique de nombreuses sociétés. Le fardeau de la dot, la préservation du patrimoine économique familial, l’héritage… sont autant de facteurs à prendre en compte pour expliquer le phénomène. Mais c’est le facteur religieux qui semble peser le plus dans la balance. En effet, la religion bouddhiste, plus favorable aux fils, et plus tolérante que d’autres religions vis-à-vis de l’avortement et aggrave le phénomène.

En Inde, par exemple, une fille coute trop cher. Celle-ci est une charge trop lourde pour sa famille non seulement durant le temps de sa vie avec ses parents mais aussi lors de son mariage puisque ces derniers devront s’acquitter de la dot. La fille est destinée à quitter le cocon familial pour servir son mari ainsi que sa belle-famille. Alors que le fils, lui, demeurera au sein de sa famille et subviendra à ses besoins. Il sera l’acteur majeur dans la perpétuation du nom de sa famille, dans l’accomplissement des rites funéraires, dans le culte des ancêtres et dans la sauvegarde de l’honneur familial.

Les conséquences du déficit de femmes

  • Le célibat forcé: Le continent asiatique est devenu le seul continent où il y a plus d’hommes que de femmes. En Chine, par exemple, la politique de l’enfant unique a engendré des dizaines de millions d’hommes célibataires forcés. Parmi eux, des hommes qui n’ont jamais eu de femme, et qui n’ont aucun espoir de fonder une famille un jour. Or dans les pays asiatiques l’institution du mariage est un passage obligatoire pour s’intégrer dans la société, comme le témoigne Mukesh Kumar, un jeune instituteur indien de 24 ans : « Ma famille aimerait que je me marie, ce serait un fardeau en moins. J’ai deux frères, et je n’ai pas de sœur (…) aucun de nous n’est marié. (…) Les parents cherchent un garçon qui a un poste de fonctionnaire, sinon il faut au moins avoir de la terre, moi je n’ai ni l’un ni l’autre. (…) Selon nos codes, je ne peux pas me marier avec une fille du village ni avec quelqu’un qui serait dans un périmètre de 10 km et surtout pas avec quelqu’un qui soit de la même gotra que ma mère ou que ma grand-mère. Il faut qu’on la trouve en dehors de l’Etat. (…) Je ne m’inquiéterai pas de ne jamais me marier, je me dirai juste que ce n’est pas mon destin (…) mais la famille ça la rendrait triste (…) Le problème c’est que si le mariage ne se fait pas, je deviens un peu un bon à rien et je ne serai pas respecté dans la société  (…) Quelqu’un qui se marie, qu’il soit éduqué ou non, il acquiert un statut».

Catastrophe sociale et démographique, cette idéologie s’oppose directement à une loi divine énoncée dans 1 Corinthiens 11 : 11 : « Toutefois, dans le Seigneur, l’homme n’est pas sans la femme ni la femme sans l’homme. » En s’attaquant à la femme c’est le principe même de famille qui est atteint.

  • La femme-marchandise: Pour pallier à ce déficit, certains ont trouvé une solution dans le trafic d’épouses[3] qu’il soit consenti, arrangé par les parents ou issu d’un enlèvement.
  • La polyandrie libre ou forcée: Il n’est pas rare que des femmes soient partagées par une fratrie, ou par tous les hommes d’une famille. (Consulter le documentaire « En Inde : les femmes partagées » d’Anne-Julie Martin, Andrada Noaghiu et Anna Szmuc sur France Culture[4]).
  • L’augmentation de la violence: En Inde, par exemple, celles qui survivent doivent faire face à un paradoxe relevé par la sociologue Valérie Hudson et par la féministe Susan Faludi : considérées comme un poids économique, les femmes n’ont d’autres solutions que l’émancipation. Mais la frustration générée par l’absence de femmes combinée à l’émancipation des « survivantes » débouche sur un phénomène d’harcèlement sexuel pouvant aller jusqu’au viol collectif, fait de jeunes hommes qui souhaitent réaffirmer la suprématie masculine.

Bien que certaines conséquences soient visibles de nos jours, il est encore trop tôt pour mesurer l’impact du déficit de femmes. Mais théoriquement, il est possible que le déficit de femmes entraine une augmentation de l’homosexualité, de la prostitution et de la violence.

Pour en savoir plus : lire l’article d’Isabelle ATTANE.

LES CRIMES D’HONNEUR

Selon un rapport de l’OMS « Les crimes liés à « l’honneur » impliquent une fille ou une femme qui est assassinée par un membre masculin ou féminin de sa famille parce qu’elle a ou est censée avoir commis une transgression sexuelle ou comportementale ». Adultère, mariage non approuvé par la famille, refus d’accepter un mariage forcé, refus de rapports sexuels, tentative de divorce, désobéissance à l’autorité paternelle, grossesse hors mariage, mauvaises fréquentations, conversation avec des hommes non membres du clan familial, désir de continuer ses études sans l’accord de la famille, victime de viol… sont autant de raisons qui justifient le meurtre d’une parente. Le meurtre récent de Qandeel Baloch par son frère au motif qu’elle postait des vidéos qu’il jugeait choquantes sur Facebook révèle que le simple fait pour une femme de mener sa vie comme elle le souhaite est suffisant pour porter atteinte à l’honneur. D’ailleurs, il n’est pas nécessaire que la norme comportementale ait été véritablement transgressée, soupçonner une transgression est déjà une atteinte à l’honneur familial. Par conséquent, les crimes d’honneur qui pourraient être comparés à une forme de justice privée, sont loin de se rapprocher des principes de la justice puisque, ici, il n’y a tout simplement pas besoin de preuves. Le soupçon est largement suffisant. C’est dire à quel point les femmes sont en danger dans les pays qui respectent cette coutume.

Par exemple, au Pakistan, dans la province du Pendjab, cette coutume prend le nom de karo-kari. Et dans ce pays, où ce type de meurtres a bénéficié pendant longtemps d’une impunité quasi-totale parce qu’il était considéré par les autorités comme une affaire privée pouvant être réglée par le versement du prix du sang, les véritables raisons des crimes d’honneur n’étaient pas, et ne sont toujours pas, « honorables ». Parfois, un homme souhaite simplement se débarrasser d’une femme gênante. Il arrive même que des familles s’organisent pour tuer une parente dans le seul but d’accuser faussement le créancier de la famille d’avoir souillé leur honneur en ayant eu des rapports intimes avec la victime, ce qui va obliger celui-ci à renoncer à la dette en compensation du prétendu délit.

Muqaddas Bibi

Etrangers à toute justice, ces meurtres sont en plus d’une grande violence : Muqaddas Bibi, une jeune pakistanaise de 22 ans, enceinte de 7 mois, a été égorgée par ses parents et par son frère parce qu’elle s’était mariée avec l’homme qu’elle aimait. Toujours pour le même motif, Farzana Paven, 25 ans, a été lapidée par plusieurs membres de sa famille devant un tribunal alors qu’elle était enceinte.

Bien que les exemples cités soient localisés au Pakistan, en réalité le phénomène est mondial. Des crimes d’honneur ont été commis dans des pays tels que : Brésil, Liban, Nigéria, Inde, Palestine, Iran, Israël, Jordanie, Pérou, États-Unis, Royaume-Uni, Turquie, Allemagne, Italie, Norvège, Suède… Et oui, les sociétés occidentales connaissent elles aussi des crimes d’honneur même si la plupart du temps ces crimes sont commis dans certaines communautés musulmanes. Mais selon certaines féministes, les occidentales sont aussi victimes des crimes d’honneur même si cette expression n’est pas utilisée. La notion de crime passionnel est largement admise dans les juridictions et dans l’opinion publique de nos sociétés modernes. Pourtant, selon les féministes, il s’agirait bien de crimes d’honneur commis en général pour les mêmes motifs que ceux invoqués par les maris Pakistanais ou Afghans pour justifier le meurtre de leurs femmes et bénéficient de la même indulgence.

Jeune kényane qui tente de fuir un mariage forcé

D’autres peines que le meurtre peuvent s’appliquer pour sauver l’honneur de la famille : viol collectif (consulter le cas de ces deux sœurs condamnées à être violées et exposées nues en public parce que leur frère s’était enfui avec une femme mariée[5]), femmes vendues, ou petites filles condamnées au mariage forcé… Le fait que des petites filles soient victimes des crimes d’honneur, prouve qu’il n’est pas nécessaire d’être suffisamment mature pour comprendre la norme comportementale à ne pas transgresser. Bien plus, il n’est même pas nécessaire d’être coupable d’une transgression. En 2007, Farah Khan, une petite fille de 5 ans a été assassinée par son père qui l’a battue à mort avec un rouleau à pâtisserie. Le père a reconnu le crime et a avancé pour sa défense « qu’il devait rétablir l’honneur de sa famille, car la fillette était l’enfant de sa première femme et d’un autre homme. »

Les crimes d’honneur sont sexistes, même si en principe ils concernent les hommes et les femmes. Ils sont un révélateur extrême des injustices que les femmes subissent puisque les transgressions dont elles se rendent coupables, et celles commises par les hommes ne sont pas envisagés de la même manière et ne reçoivent pas la même condamnation. En effet, du côté de la norme transgressée, un comportement jugé condamnable est en général relativement bien accepté lorsque ce sont les hommes qui en sont les auteurs. Par exemple, lorsqu’un homme a un comportement sexuel immoral: qu’il perde sa virginité en dehors du mariage, qu’il commette l’adultère, qu’il multiplie les partenaires sexuelles, qu’il fréquente les prostituées, qu’il viole… cela est bien souvent toléré, voir bien accepté, alors que le code de conduite a été bel et bien transgressé. Et du côté de la peine, ce sont les femmes qui payent le prix, très souvent seules, que ce soit en étant victime d’un crime d’honneur, ou en subissant l’opprobre. Cela n’est pas sans nous rappeler l’histoire de la femme surprise en flagrant délit d’adultère dans Jean 8.

Il faut remarquer que certaines lois appliquées dans le monde ont une origine divine, pourtant c’est une justice humaine qui s’applique. Dans proverbes 20 : 10 il est dit que « Le double poids et la double mesure sont tous deux en abomination à Yahweh ». Ce verset nous apprend que l’injustice est une abomination. Le mot abomination, tow’ebah en hébreux, est utilisé pour qualifier les transgressions commises par les peuples qui vivaient dans le pays de Canaan :  l’homosexualité (Lv 18 : 22 et 20 :13), les idoles (Dt 7 : 25, 2 R 23 : 13), le sacrifice d’un animal ayant un défaut (Dt 17 :11), le travestissement (Dt 22 : 5), le sacrifice des enfants à des divinités (2 Ch 28 : 3), la méchanceté (Pr 8 : 7)… Donc on comprend que lorsqu’on émet un jugement, que ce soit devant une cour de justice, dans son cœur, ou devant témoins, en ayant égard à l’apparence des personnes (sexe, rang social…) cela est considéré par Dieu comme une abomination. C’est-à-dire comme un péché d’une nature aussi grave que l’homosexualité ou l’idolâtrie.

Chers lecteurs, si vous élevez deux enfants et que vous appliquez la justice de Dieu de manière différente selon le sexe de vos enfants, si vous vous félicitez comme beaucoup que votre fille ait gardé sa virginité mais que vous ne vous mettez pas en peine que votre fils l’ait perdue, vous êtes injuste et vous commettez une abomination devant Dieu !

Pour en savoir plus, consulter le rapport du Ministère de la justice canadien intitulé « Enquête préliminaire sur les crimes dits « d’honneur » au Canada ».

LA VIOLENCE CONJUGALE

Selon l’OMS, 1 femme sur 3 dans le monde a subi des violences physiques ou sexuelles de la part de son partenaire intime. Une enquête réalisée par l’Agence des droits fondamentaux de l’UE (FRA) à la demande du Parlement Européen révèle que l’Europe n’est pas épargnée : 43% des femmes européennes interrogées ont subi des violences psychologiques et 22% ont été victimes de violences physiques ou sexuelles de la part de leur partenaire. 31% d’entre elles déclarent avoir subi plus de six viols au sein de leur couple, ce qui est révélateur de la fréquence des violences sexuelles.[6] Les violences conjugales détruisent psychologiquement et physiquement. Selon certains, la violence conjugale tue plus que le cancer, les accidents de la route et la guerre. En effet, elles détruisent psychologiquement, mènent au suicide et au meurtre. Celles qui aboutissent au meurtre sont connues depuis peu sous le nom de féminicide intime. Cette expression désigne l’homicide volontaire d’une femme commis par l’époux ou le petit ami de celle-ci. Selon l’OMS, 35% des meurtres de femmes dans le monde sont des féminicides intimes[7]. En France par exemple, une femme meurt tous les deux jours sous les coups de son compagnon[8]. Et bien que les hommes soient aussi victimes des violences conjugales, dans 84,4% des cas les victimes sont des femmes.

Comment analyser ces féminicides ? Sont-ils le résultat malheureux d’un conflit familial ? Ou sont-ils le résultat d’un processus de contrôle de l’un sur l’autre ? Cette question est essentielle car elle devrait influencer le regard qu’un tribunal ou que la société porte sur ce type de violences. En effet, dans un cas la responsabilité est partagée. Le couple a laissé un conflit s’envenimer, chacun a mis de l’huile sur le feu et un jour une bagarre s’est déclenchée et s’est mal terminée… un peu comme dans une bagarre qui dégénère entre deux ivrognes à la sortie d’un bar. Dans l’autre, le meurtre n’est que l’aboutissement d’un processus de destruction qui a débuté depuis longtemps. La typologie du sociologue Michael P. Johnson permet de répondre à ces questions.

Selon lui, il y a trois types de violences conjugales:

Le terrorisme intime désigne les cas de violences conjugales dans lesquels l’agresseur a recours à diverses stratégies (violences physiques, psychologiques, sexuelles) dans le but de contrôler et de terroriser sa conjointe. Selon Johnson ce type de violence est généralement exercé par des hommes et peuvent aboutir au meurtre.

La résistance violente est un type de violences exercé par les victimes de terrorisme intime qui se manifeste lorsqu’elles désirent se défendre ou résister aux attaques de leur agresseur. Ce type de stratégie, généralement adoptée par les femmes, peut aboutir au meurtre du conjoint violent dans les cas de terrorisme intime sévère incluant des violences sexuelles et des menaces de mort à leur encontre ou à celui d’autres membres de leur famille. Et, bien sûr, lorsqu’elles ne voient aucune autre solution pour échapper à ces violences.

La violence de couple situationnelle, concerne les cas où un conflit augmente en fréquence et en intensité et finit par  dégénérer en violence.

La typologie de Johnson attire l’attention sur le fait que bien que les blessures engendrées par la violence de couple situationnelle et celles engendrées par le terrorisme intime peuvent présenter la même gravité, les deux types de violences diffèrent. En effet, dans la violence de couple situationnelle le but n’est pas de contrôler le conjoint. Mais dans les faits, le terrorisme intime est souvent confondu avec la violence de couple situationnelle. Par conséquent, les violences qui sont du type terrorisme intime font l’objet d’une prise en charge inadéquate.

Marie Trintignant

L’affaire Bertrand Cantat/ Marie Trintignant est-elle un exemple de cette méprise ? Le 27 juillet 2003, le chanteur de Noir Désir frappe Marie Trintignant à plusieurs reprises au point de lui casser le nez et de lui provoquer des lésions cérébrales ainsi que de multiples traumatismes au visage, ce qui aboutit à sa mort le 1er août 2003. Voici les faits. Pourtant, certains journalistes avaient déjà pris parti pour la violence de couple situationnelle alors que les tribunaux n’avaient pas encore tranché. A cette date-là, aucun journaliste ne pouvait prétendre que Marie Trintignant n’était pas une victime de longue date. Pourtant, le 1er septembre 2003, un journaliste de Libération mentionnait le « coup de folie » de Bertrand Cantat comme si un mois après la mort de Marie Trintignant on pouvait déjà conclure que le chanteur n’avait pas frappé dans le but de tuer. La féministe Isabelle Alonso dénoncera même sur son blog l’adoption par la presse d’«une position de compréhension, voire de soutien plus ou moins explicite à Bertrand Cantat »[9]. Ce qui sera aussi relevé par Patricia Mercader, Annik Houel, Helga Sobota dans «L’asymétrie des comportements amoureux : violences et passions dans le crime dit passionnel». Les auteurs font remarquer que « dans la perspective : «violences conjugales », l’accent est mis sur la souffrance de Marie Trintignant, dans le discours « crime passionnel », il est mis sur celle éprouvée par Bertrand Cantat ». Finalement, et malgré le fait que certains proches de la victime aient mentionné que Bertrand Cantat essayait de contrôler Marie Trintignant (n’oublions pas que le contrôle exercé par l’un des conjoints est révélateur du terrorisme intime), le discours dominant ainsi que la peine (en mars 2004, Bertrand Cantat a été condamné à 8 ans de prison. Il sera libéré en 2007) laissent penser qu’on est en présence de la violence de couple situationnelle.

Quelques années plus tard, un livre co-écrit par les journalistes Stéphane Bouchet et Frédéric Vézard, «Bertrand Cantat-Marie Trintignant. L’amour à mort » nous livre d’autres informations sur le caractère violent du chanteur. En effet, à sa sortie de prison Bertrand Cantat a renoué avec son ex-femme Kristina Rady qui s’est suicidée en 2010. On découvre dans cet ouvrage la transcription d’un message téléphonique que Kristina Rady a laissé à ses parents : « Hélas, je n’ai pas grand-chose de bon à vous offrir, et pourtant il aurait semblé que quelque chose de très bon m’arrive, mais en l’espace de quelques secondes Bertrand l’a empêché et l’a transformé en un vrai cauchemar qu’il appelle amour. Et j’en suis maintenant au point – alors que j’avais du travail pour tout ce mois-ci, ce qu’il ne supporte pas – qu’hier j’ai failli y laisser une dent, tellement cette chose que je ne sais comment nommer ne va pas du tout (…) il m’a jeté quelque chose, de telle façon que mon coude est complètement tuméfié et malheureusement un cartilage s’est même cassé, mais ça n’a pas d’importance tant que je pourrai encore en parler. Mais… puisque nous avons donc décidé de revivre ensemble et que Bertrand, n’est-ce pas, est à nouveau amoureux de moi et ne peut vivre qu’avec moi, ce qui serait bien s’il était possible de vivre avec lui, mais on ne peut pas, et voilà… J’ai essayé et j’essaie de vivre de telle manière que je ne sois pas obligée de fuir, car soit il sera déjà trop tard pour fuir faute d’être encore en état pour le faire, soit je réunis mes forces maintenant et je m’enfuis avec Liszka [le diminutif d’Alice, leur fille], mais sans même savoir où. (…) Mais je n’ai pas voulu vous parler de tout ça, naturellement vous pouviez deviner qu’une série d’événements encore plus regrettables que ceux de 2003 a eu lieu, car à l’époque cela ne m’était pas arrivé à moi, tandis que maintenant cela m’arrive, et déjà à plusieurs reprises j’ai échappé au pire, et puis c’est intenable, les enfants n’en peuvent plus, (…) et Bertrand est fou, il croit que c’est là le plus grand amour de sa vie et que, mis à part quelques petits dérapages, tout va bien. Et tout le monde, bien sûr, dans la rue le considère comme une icône, comme un exemple, comme une star, et tout le monde désire que pour lui tout aille bien, et après il rentre à la maison et il fait des choses horribles avec moi devant sa famille. »

Kristina Rady est décédée alors que Bertrand Cantat était en liberté conditionnelle. Bertrand Cantat est-il sorti trop tôt de prison ? Depuis le chanteur est remonté sur scène alors que deux femmes de son entourage ont péri en sa compagnie. Et le monde semble l’aduler encore…

Au-delà de cette affaire, il semble que l’homicide conjugal soit plutôt bien accepté par l’opinion publique. L’association Mémoire Traumatique et Victimologie dénonce la tolérance de la société envers les violences conjugales: « Elles bénéficient d’une tolérance, d’une minimisation et d’une banalisation de la part de la société, lesquelles reposent sur des stéréotypes concernant les femmes et leur rapport aux hommes, sur l’amour-passion confondu avec l’emprise et la possession qui justifierait la jalousie, le contrôle du partenaire, la violence lors des rapports sexuels, la disponibilité constante du partenaire, la mise sous esclavage au service de l’autre… ».

D’ailleurs, cette adhésion de la société se retrouve dans le droit de pays insoupçonnés : « Dans l’Arkansas : un mari a le droit de taper sa femme mais seulement une fois par mois ! A Los Angeles : Un homme peut légalement frapper sa femme avec une ceinture de cuir, à condition que la ceinture fasse moins de 2 pouces de large, ou s’il a l’autorisation de sa femme d’en utiliser une plus large ».[10] En France, jusqu’en 1975, les crimes considérés comme commis «sous l’empire de la passion» pouvaient même être «excusés». L’article 324 du Code pénal énonçait: «Le meurtre commis par l’époux sur l’épouse, ou par celle-ci sur son époux, n’est pas excusable, si la vie de l’époux ou de l’épouse qui a commis le meurtre n’a pas été mise en péril dans le moment même où le meurtre a eu lieu. Néanmoins, dans le cas d’adultère, prévu par l’article 336, le meurtre commis par l’époux sur son épouse, ainsi que sur le complice, à l’instant où il les surprend en flagrant délit dans la maison conjugale, est excusable.» Mais dans les faits, on constate que l’adultère n’est pas le seul motif pour lequel les hommes tuent. Les hommes peuvent tuer leurs femmes dans le cadre d’une dispute (voir le cas de cet homme qui a tué sa femme à coups de marteau[11]), à cause de la jalousie (voir le cas de cet homme qui a tué sa femme à coups de machette parce qu’elle avait une photo de Francky Vincent dans son sac[12]), à cause de la séparation (un homme tue sa femme et ses enfants de 7 et 3 ans avant de se suicider[13])…

Alors, en France, combien d’années de prison mérite-t-on pour avoir tué son conjoint ?

Le 10 septembre 2012 Jacqueline Sauvage tue son mari. Pour sa défense, Mme Sauvage invoque 47 années de violences à son encontre et à l’encontre de ses enfants. La veille du meurtre le fils s’est suicidé. Ses trois filles vont confirmer les déclarations de leur mère et même déclarer avoir été abusées sexuellement par leur père. Jacqueline Sauvage a été condamnée à 10 ans de prison. Bien qu’elle ait été graciée par François Hollande, la libération conditionnelle lui a longtemps été refusée.

Le 7 août 2004, Marc Cécillon, joueur de rugby à XV, international français, tue sa femme de cinq coups de feu devant une soixantaine de témoins. Son épouse voulait divorcer à cause de la violence et des infidélités de son mari. Lors de cette soirée, il demande à son épouse de ne pas le quitter, ce qu’elle va refuser. Après avoir frappé une amie qui voulait s’interposer, il prend une arme dans sa voiture et tue sa femme devant un grand nombre de témoins. Il sera condamné à 20 ans en première instance, réduit à 14 ans en appel. En 2011, il bénéficie d’une libération conditionnelle après avoir purgé 7 ans de prison.

Qui est le plus dangereux ? Une femme qui tue parce qu’elle a peur pour sa vie et pour celle de ses enfants après 47 ans de violences ou un homme capable de tuer en public et de faire preuve de violence envers les témoins parce qu’il refuse la séparation ? Deux poids, deux mesures !

Evidemment, la justice française ne réserve pas de lourdes peines aux femmes et des peines légères aux hommes qui tuent leur conjoint (voir le cas de Bernadette Dimet[14], d’Antonio Fernandes[15], de Luc Leclerc[16]), finalement tout dépend des juridictions. Mais justement, le fait que les cas de violence conjugale bénéficient d’une certaine clémence selon les juridictions nous amène à craindre que les juridictions confondent le terrorisme intime avec la violence situationnelle. Rappelons-le, depuis la loi du 4 avril 2006, le lien conjugal constitue une circonstance aggravante.

Une bonne prise en charge de la violence est essentielle. Selon Johnson, entre 1976 et 2004, l’implantation de maisons d’hébergement et de lignes de crise pour femmes victimes de violence conjugale a contribué à une diminution de 71 % des taux d’homicides commis par des femmes à l’encontre de leur conjoint.

LES VIOLENCES LIÉES A LA DOT

Femmes brûlées à l’acide

Alors qu’en France, l’idée d’associer amour et argent parait révolue, beaucoup de sociétés continuent d’exiger la dot.

Selon la définition du Larousse, la dot est un « ensemble de biens meubles ou immeubles donnés par un tiers à l’un ou l’autre des époux dans le contrat de mariage. » Elle désigne aussi les « biens qu’une femme apporte en se mariant ». A première vue, il n’y a pas de mal dans la dot. Mais cette définition ne tient pas compte du cœur tortueux des Hommes. Les faits sont parlants !

Prenons l’exemple de l’Inde : dans la tradition hindouiste, les femmes n’héritent pas des terres familiales. Pour compenser, la famille de la future mariée verse un don en argent ou en biens divers. A l’origine donc, cette coutume a pour but d’indemniser la jeune mariée, mais au fur et à mesure c’est la famille du marié qui en est devenu bénéficiaire. La dot est devenue une cause de conflit et de querelles entre familles dans lequel la mariée paye le prix fort. Il ne s’agit donc plus d’associer amour et argent puisque la pratique de la dot semble avoir banni tout sentiment amoureux. En effet, le mariage est devenu un moyen efficace de s’enrichir… avant le mariage et durant le mariage. Il suffit de faire une simple recherche sur le net pour découvrir l’histoire de ces femmes torturées par leurs époux et leurs belles familles espérant extorquer une rallonge de dot. Brulées vives, attaquées à l’acide, poignardées, empoisonnées… la vie des femmes indiennes semble valoir peu de choses. Elles sont assassinées pour une moto, pour 500€, pour un bout de terre… Tandis que d’autres préfèrent mettre fin à leur vie. Harcelées et torturées, elles vivent avec la peur d’être attaquées à l’acide ou brulées vives par l’homme de leur vie. Elles savent qu’elles ne mourront pas de vieillesse alors le suicide leur parait plus doux que la mort qui leur est promise.

La dot a pourtant été abolie en Inde[17].

A suivre…

Sarah

[1] http://www.nybooks.com/articles/1990/12/20/more-than-100-million-women-are-missing

[2] http://www.liberation.fr/planete/2012/06/26/feng-jianmei-apres-l-avortement-force-la-persecution-des-autorites_829339

[3] http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2011/12/03/trafic-de-femmes-en-hausse-vers-la-chine-depuis-l-asie-du-sud-est_1613021_3216.html

[4] http://www.franceculture.fr/emissions/sur-les-docks-14-15/polyandrie-33-en-inde-les-femmes-partagees

[5] http://www.humanite.fr/inde-deux-soeurs-condamnees-un-viol-collectif-582560

[6] Violence à l’égard des femmes : une enquête à l’échelle de l’UE. Agence des droits fondamentaux de l’UE

[7] http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/86253/1/WHO_RHR_12.38_fre.pdf

[8] www.senat.fr Violences au sein des couples.

[9] http://www.isabelle-alonso.com/laffaire-cantat-dans-les-medias/

[10] http://rmc.bfmtv.com/emission/florilege-de-mythes-et-lois-insolites-sur-les-femmes-957562.html

[11] http://www.lexpress.fr/actualite/societe/fait-divers/essonne-un-homme-tue-sa-femme-a-coups-de-marteau-apres-une-dispute_1816348.html

[12] http://www.leparisien.fr/garges-les-gonesse-95140/garges-il-avait-tue-sa-femme-pour-une-photo-de-francky-vincent-18-10-2015-5197409.php

[13] http://france3-regions.francetvinfo.fr/centre/loir-et-cher/drame-dans-le-loir-et-cher-un-homme-tue-sa-femme-qui-souhaite-le-quitter-1034247.html

[14] http://www.huffingtonpost.fr/2016/02/05/jugee-pour-le-meurtre-de-son-mari-bernadette-dimet-condamnee-a/

[15] http://www.20minutes.fr/societe/1942359-20161013-sarthe-trente-ans-prison-avoir-tue-ex-femme-tante

[16] http://france3-regions.francetvinfo.fr/picardie/aisne/laon/assises-de-laon-luc-leclerc-condamne-30-ans-de-prison-pour-le-meurtre-de-sa-compagne-1096083.html

[17] http://www.monde-diplomatique.fr/2001/05/PARINGAUX/1712

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8 Réponses de cet article
  1. Merci pour cet excellent article. Il serait aussi intéressant d’aborder l’aspect de l’inégalité salariale entre hommes et femmes dans les sociétés contemporaines. En effet, je crois que même si l’homme et la femme ne sont pas égaux selon ce que la bible nous enseigne, il n’est pas compréhensible qu’une femme perçoive un salaire inférieur qu’un homme dans une situation professionnelle identique.

    • Bonjour,

      Merci pour les encouragements. Détrompez-vous, l’homme et la femme sont égaux, ils ont juste des fonctions différentes. Ce n’est pas parce que l’homme est le chef de sa femme, qu’il est supérieur à elle.
      Cet aspect, comme celui que vous abordez sera traité dans la suite de cet article.

  2. Ce soir, je réalise davantage ce que les femmes peuvent subir avec en effet une injustice flagrante dans les cas que vous avez cités. J’attends la suite de l’article car il est vrai qu’il serait bon de savoir que pense le Seigneur des inégalités salariales hommes/femmes et si elles sont justifiées ou non. Que Dieu vous conduise à écrire des articles de plus en plus puissants et qui révèlent qui est Jésus. Notre monde en a grandement besoin. Amen !

  3. … Merci Jésus pour la patience qui vous donne à écrire vos articles que toute l’équipe soit béni.

    Cela attriste énormément et fait réaliser la triste réalité du comportement des Humains sur cette terre, que Jésus puisse susciter encore davantage des missionnaires des hommes et des femmes qui puissent agir pour ce genre de cas.Je suis vraiment très touché par cet article, on ne réalise pas assez…

    Nous pensons constamment à nos petits, nos tout petits si je puis dire entant que chrétiens pendant que des atrocités pareilles ont lieu là où même je vous écris.Que le seigneur nous accorde la compassion dans nos cœurs pour que nous puissions faire quelques choses pour ses femmes et ses familles en détressent ! ( Dans la prière, le jeune…)

    Qu’Il nous pardonne pour notre manque d’Amour…

    Bon courage, que le Seigneur se souvienne de vous pour ce beau travail, qui gifle nos habitudes de religieux !

  4. Waoh waoh!! merci seigneur nos frères les dokimos. Ce aticle m’a vraiment apris beaucoup de chose, des choses que j’ignorais totalement. L’injustice de Homme ! ! Que le seigneur se souvient toutes les femmes qui se trouve dans ses situations. Voici encore autre sujet de prière. Que le seigneur me donne assez d’amour enfin d’aidé les personnes qui m’entoure.

  5. Commentaire :soyez béni bien aimée. votre article ma retourné l’estomac. surtout la fin (violence sur les femme bruler a l’accide acause de la dot). Seigneur aide nous a nous aimez les uns les autres comme toi tu nous aime d’un amour pur.

  6. Waouh je ne savais pas que la sorcellerie de la dot était mondiale. Je croyais que ça concernait l’Afrique en générale!!!! ça !! JE SUIS DÉPASSÉ.

    QUEL BAZAR!!

    QUE DIEU SAUVE!!!

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