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Home Actualités Le maire de Rio, ancien pasteur évangélique, accusé de favoritisme religieux

Le conseil municipal de Rio examine, jeudi 12 juillet, une demande de destitution de Marcelo Crivella, accusé de favoriser les fidèles évangéliques dans sa gestion municipale.

Le maire de Rio, évêque de la puissante église universelle du royaume de Dieu (IURD) jusqu’à son entrée à l’hôtel de ville en janvier 2017, mène-t-il une politique privilégiant les évangéliques ? C’est à cette question que le conseil municipal, saisi d’une demande de destitution, devra répondre dans les prochains jours.

Soupçons de favoritisme religieux

Maire de Rio depuis le 1er janvier 2017, Marcelo Crivella pourrait devoir quitter rapidement ses fonctions. Le conseil municipal étudiera en effet jeudi 12 juillet une demande de destitution, qui pourrait aboutir si l’opposition obtient le soutien de deux tiers des élus, soit 34 des 51 conseillers municipaux.

Ce sont des informations publiées au début du mois par le quotidien O Globo qui ont mis le feu aux poudres. Le journal révélait le contenu d’enregistrements d’une réunion « secrète » du maire en compagnie de 250 pasteurs de l’IURD, puissante église néo-pentecôtiste fondée en 1977 par Edir Macedo, oncle de Marcelo Crivella.

Lors de cette réunion, tenue le 4 juillet dans des locaux de la municipalité, l’édile aurait fait preuve d’un zèle évangélique, offrant à ses « frères » la possibilité d’obtenir la priorité pour des opérations de la cataracte ou encore des soins contre les varices.

La santé, mais aussi les impôts… et des arrêts de bus

« Le traitement notoirement partial du maire envers les fidèles de sa religion au détriment du reste de la population est récurrent et inacceptable », a dénoncé Atila Nunes, conseiller municipal du parti conservateur PMDB, du président Michel Temer.

Car il ne s’agit pas que de santé. « Il faut profiter du fait que Dieu nous ait donné l’opportunité d’être à la mairie pour faire avancer les choses », a affirmé, selon O Globo, Marcelo Crivella au cours de cette réunion. Il aurait ainsi promis un coup de pouce pour que l’IURD obtienne une exemption fiscale. Ou encore des arrêts de bus à proximité des temples…

Mercredi, veille de l’examen du dossier par le conseil municipal, une cinquantaine de fonctionnaires de la ville ont manifesté devant le siège administratif de la mairie, et une pétition en ligne du site réclamant sa destitution avait recueilli près de 50 000 signatures. Lire la suite.

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