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A quoi sert notre passage sur terre ? A naître, grandir, se reproduire puis mourir ? Métro, boulot, dodo…  Et au milieu de tout cela, pour les plus chanceux, quelques moments fugaces de bonheur.  Et puis un jour tout s’arrête. La mort surgit brutalement, au moment où l’on ne s’y attend pas, elle s’impose à chacun. Elle ne se préoccupe pas de savoir si vous êtes prêt ni des gens à qui vous allez manquer quand elle vous aura emporté. Mais elle a ceci de bien en ce qu’elle traite chacun avec une parfaite équité. Le riche et le pauvre, le grand et le petit, l’illustre et l’anonyme, l’homme et l’animal.

« Et il arriva que le pauvre mourut… Le riche mourut aussi… » Luc 16 :22.

« Car l’accident des fils des humains et l’accident de la bête est un même accident ; comme meurt l’un, ainsi meurt l’autre. Tous ont un esprit et la supériorité de l’être humain sur la bête est nulle. Car tout est vanité. » Ecclésiaste 3 :19.

La mort se moque de votre beauté et n’a que faire de vos richesses. Elle se fiche éperdument de votre science, elle n’écoute pas la plaidoirie de ceux qui essaient de s’accrocher à la vie. Et qui que vous soyez, elle ne craint pas votre pouvoir.

« Car toute chair est comme de l’herbe, et toute gloire de l’être humain comme la fleur de l’herbe. L’herbe sèche et la fleur tombe » 1 Pierre 1 :24.

Peu importe qui l’on a été et ce que l’on a fait de son vivant, nous avons tous le même destin : On est – la mort passe- et l’instant d’après on n’est plus.

La mort passera et emportera les traces de votre passage et personne ne s’en émouvra bien longtemps. Le jour où vous mourrez, le soleil continuera à se lever, la terre continuera à tourner, les saisons continueront à défiler. La mort emportera et effacera vite les larmes de ceux qui vous ont pleuré, et au fil du temps elle rendra votre visage flou dans leurs pensées.

La mort vous humiliera, vous terrassera, vous immobilisera et vous obligera au silence absolu. Et même si les vivants vous enterrent avec les honneurs pour avoir combattu, la vérité c’est que face à la mort vous étiez d’avance vaincu.

Quelle consolation pour les trépassés ? Le misérable dont le corps a été jeté dans une fosse commune n’en a pas ; pas plus que celui qui a été placé dans un mausolée. Quelle différence entre celui qui est mort seul ou entouré des siens ? Entre celui qui a été aimé et celui qui a été haï ? Entre celui qui est dans un linceul et celui qui est dans un cercueil en bois précieux ?

Tous sont dévorés par les vers, peut-on leur faire oublier cette réalité en déposant sur leurs tombes des fleurs et des bougies ? En leur rendant hommage par des cérémonies ?

« Car dans la mort on ne se souvient pas de toi ; qui te célébrera dans le schéol ? » Psaumes 6:6.

Le chanteur et le peintre ensevelis sont-ils consolés parce qu’on continue à écouter la musique du premier et à admirer la peinture du second?

L’orgueil de ceux qui ont accompli des exploits demeure-t-il intact dans la tombe ? Peut-on continuer à être satisfait de soi quand on se retrouve dans cet endroit ? Qui peut se consoler avec ses souvenirs, en se disant : « Quand j’étais vivant, j’étais quelqu’un  » ?

La mort travaille sans se fatiguer, vous la côtoyez tous les jours mais ça l’arrange bien que vous préfériez l’ignorer. Vivez donc heureux ou malheureux, de toute façon quand le temps sera venu elle sera à l’heure.

Il question de son temps et non du vôtre. Votre âge, votre statut matrimonial, vos projets ne rentrent pas en ligne de compte.

« Yahweh, fais-moi connaître ma fin, quelle est la mesure de mes jours, afin que je sache à quel point je suis de courte durée ! » Psaumes 39 :5.

Parce que le jour de la mort vaut mieux que le jour de la naissance (Ecclésiaste 7 :1), la sagesse nous  invite  à nous préparer avec précaution pour ce rendez-vous.  Car la seule chose qui distingue un chrétien d’un inconverti c’est Christ. Il est le seul à avoir vaincu la mort, et donc notre seul rempart contre elle.

« Jésus lui dit : JE SUIS la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra même s’il meurt. » Jean 11 :25.

« JE SUIS le premier et le dernier, et je vis ; j’étais mort et voici, JE SUIS vivant d’âge en âge. Amen ! Et je tiens les clés de l’enfer et de la mort. » Apocalypse 1 :18.

Autrement, nous sommes soumis aux mêmes épreuves que les communs des mortels. Rien ne nous garantit que nous vivrons vieux, comme Etienne nous pouvons mourir jeunes. Rien ne dit que nous allons nous marier, comme Jean-Baptiste nous pouvons mourir célibataires. Et comme Jonathan, le fidèle ami du roi David, nos enfants peuvent être amenés à grandir sans nous.

Le bonheur durable n’existe pas sur terre. Dieu l’a peut-être voulu ainsi afin qu’à l’instar de l’apôtre Paul, nous disions un jour : « Christ est ma vie et mourir est un avantage » (Philippiens 1 :21). C’est peut-être pour cela qu’Il permet que certains soient brisés, anéantis par la souffrance au point qu’ils prennent la vie en dégout comme Job ou encore Elie.

« Mais lui s’en alla dans le désert où, après une journée de marche, il s’assit sous un genêt et demanda la mort pour son âme, en disant : C’en est assez, ô Yahweh ! Prends mon âme, car je ne suis pas meilleur que mes pères. » 1 Rois 19 :4.

Alors pour que la mort soit un gain, un avantage, une délivrance, veillons à laisser une place nette derrière nous.

Pardonnons à ce qui nous ont blessés, faisons tout le bien qui est en notre pouvoir, aimons notre prochain sans nous relâcher, ne négligeons pas l’œuvre du Seigneur, soyons en paix avec Dieu. Concentrons-nous sur l’essentiel, tout ce que nous pouvons faire en dehors de Christ ne sert à rien.

« Et le monde passe avec sa convoitise ; mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement » 1 Jean 2 :17.

« Alors j’entendis une voix du ciel qui me disait : Ecris : Bénis sont dès à présent les morts qui meurent dans le Seigneur ! Oui, c’est vrai ! dit l’Esprit, afin qu’ils se reposent de leurs travaux, car leurs œuvres les suivent. » Apocalypse 14 :13.

 » Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus; et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses sont passées. » Apocalypse 21:4.

 

Qu’il en soit donc ainsi.

Adèle.

 

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