Les Dokimos



Témoignage de Sarrah : Yehoshoua, ma résurrection

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En écrivant ces lignes, mon coeur est rempli de reconnaissance et les larmes me montent aux yeux. Oh Yehoshoua, tu es tellement fidèle, tellement, tellement…

J’ai du mal à lui dire « je t’aime », car mon « je t’aime » me semble insignifiant face à son Amour. En réfléchissant à un titre pour ce témoignage, un mot me vient à l’esprit : Résurrection. Il est ma Résurrection, mon Rédempteur.

Je suis née en Janvier 1992 de parents marocains, avant le terme. Ma mère est schizophrène, quand elle est tombée enceinte de moi, les médecins lui ont fait stopper les traitements. Elle passe sa grossesse tourmentée, délirante, et en déambulant dévêtue dans les rues. Ma grand-mère la suit en voiture pour que, dans les petits moments de lucidité, elle puisse la vêtir, la nourrir et la réchauffer.

Un 7 janvier, exténuée, à bout de forces, elle se présente aux urgences de l'hôpital, on lui fait une césarienne et c’est ainsi que j’ai vu le jour, contre toute attente, vivante…

« Tu as créé mes reins, tu me couvres dans le sein de ma mère. Je te loue de ce que j'ai été fait d'une si étrange et si admirable manière. Tes œuvres sont merveilleuses, et mon âme le reconnaît très bien. Mon corps n'était pas caché devant toi, lorsque j'ai été fait dans un lieu secret et brodé dans les parties inférieures de la Terre. Tes yeux me voyaient quand je n'étais qu'un embryon, et sur ton livre étaient inscrits tous les jours qui m'étaient destinés. » Psaumes 139 :13-16.

À mes 3 jours, ma mère qui est censée me donner le biberon y verse de l’eau de javel. La femme de ménage s’aperçoit qu’on a touché à son chariot : elle donne l’alerte, on m’enlève à elle, je vis encore…

Je suis placée en pouponnière, ma famille se déchire, des conflits éclatent. Ce sont tous de grands sorciers qui sortent de nulle part pour venir me voir à l'hôpital. Ils se disputent ma garde. Mais mon Créateur n’a pas prévu de me laisser entre leurs mains.

Je suis née sans rien, pas même une paire de chaussettes. Ma tante bénéficie d’un rappel de droits de plusieurs francs et dévalise un magasin spécialisé pour que je ne manque de rien. Je sais que c’est mon Papa d’amour qui a pris soin de moi. Pour vous cela peut avoir l’air d’un simple détail, mais moi ça bouleverse mon coeur à un point…

Après une famille d’accueil où la femme me laisse seule dans un couffin pendant qu’elle va travailler à la vigne, le Seigneur me confie alors à Martine, une femme pleine d’amour. Je bénis mon Roi pour elle, que Yehoshua se souvienne de ses enfants car elle est décédée à ce jour. Ces quelques années me donneront des bases assez fortes pour tenir bon durant la suite. Entre-temps ma mère a eu un fils, mais mon père une fois arrivé sur le sol français et en possession de ses papiers, la quitte. Je pars de chez Martine à mes 4 ans ; je ne le sais pas mais elle a un cancer...

Je vais aller de famille d’accueil en famille d’accueil pour finalement atterrir chez mon père qui s’est remarié avec une femme qui était vraiment méchante. Un jour elle m’a fait un compliment (ça sonnait comme ça dans sa bouche) : « Je t'aime bien parce que quand je te frappe, te tire les cheveux, tu ne pleures pas ». C’est vrai, je ne parle pas et je ne crie pas. Jamais. J’enfouis tout ça au fond de moi.

Nous vivons perdus dans la forêt au milieu d’un domaine viticole où il n’y a personne toute l’année, sauf durant les vendanges. Pourquoi crier ou pleurer ? Qui pour m’entendre ou me secourir ? Personne.

Elle tombe enceinte, mon père est de plus en plus violent avec nous et avec elle aussi. Il boit. Elle accouche et le quitte même pas un an après.

Mon père, je ne sais pas quoi penser de lui, que Yehoshua l’aide. Je le trouve cruel et dur.

Un jour, il me prend avec lui à la boulangerie. Je suis contente qu’il s’occupe de moi et qu’il passe du temps avec moi. Sincèrement je me dis que c’est une occasion de lui donner envie de m’aimer. J’ai 5 ans, je me souviens que je ne suis pas encore au CP. Arrivés à la boulangerie, je me revois coller mon visage sur la vitre et regarder avec envie un éclair au chocolat. Je le demande à mon père, et sincèrement je n’ai pas le souvenir d’avoir fait un caprice ou demandé plusieurs fois. Il demande un carton d’éclair au boulanger qui le lui donne. Mon père me sourit, je suis contente. Nous rentrons, il me fait asseoir et manger le carton entier, une vingtaine d’éclairs dont les coeurs étaient encore congelés. J’en ai mangé jusqu’à avoir envie de vomir, sans le pouvoir sinon il me fera manger le vomi. Je ne sais pas pourquoi il fait ça, je pleure.

Il va à nouveau se marier et avec elle ce sera l’enfer. Elle force mon petit frère à se mettre nu et à genoux au milieu du salon pour le frapper quand il fait pipi au lit. Je ne le supporte pas mais je dois aussi penser à ma survie et ne pas trop la ramener, même si parfois c’est plus fort que moi et je ramasse. Parfois je le dénonce comme peuvent le faire des frères et soeurs qui se chamaillent mais que le Seigneur me pardonne car ça nous coûte très cher : ceintures, balais, sandales, câble électrique et autres sévices… Pour mon père, ses mains lui suffisent. Un soir il m’a giflée jusqu’à ce que j’en vomisse et il continuera en me faisant asseoir au-dessus des toilettes pour que je puisse vomir tranquille... Il voulait que je lui dise ce que j’avais écrit au juge des enfants.

J’ai une douzaine d’années et je suis déjà en dépression, je fais une tentative de suicide à l’école. Pas forcément envie de mourir mais juste que tout ça s'arrête. Le Seigneur me sauve, je vis encore… Mon père me menace en arabe quand il rentre dans la chambre d’hôpital dans laquelle j’étais mais manque de pot le médecin est arabe et comprend. Il remettra mon père à sa place, préviendra la justice et on m’enverra dans un centre de repos. À mon retour, un dimanche soir, je vais faire une course à la supérette. En revenant la police est là, mon père est menotté, ma belle-mère aussi. Mon frère est allé en week-end chez ma grand-mère qui l'a amené à l'hôpital ; ma belle-mère l’a mordu profondément pour un pipi au lit ; la justice a été alertée. À partir de là nous allons découvrir les foyers.

C’est le point de non-retour : drogue, sexe, alcool, je m’enfonce dans mon mal-être. Je m’ouvre les veines, on me transporte à l'hôpital, on me recoud. Je sors, j’enlève les fils en ouvrant plus profond. Je me souviens avoir dit : « Même la mort ne veut pas de moi ». En fait c’est mon Papa, mon Roi d’amour qui l’a chassée loin de moi car Il avait prévu que j’allais le rencontrer. Je vis encore...

J’accroche des draps à l'équivalent du troisième étage pour fuguer. Le drap lâche, l’éducateur me regarde dégringoler, stupéfait. Je me relève non sans douleur ; il me hurle que je suis tarée, que j’aurais pu mourir ou finir paralysée. Je pars en courant vers ce que je crois être la liberté. Je vis encore…

Je fais une sorte de coma éthylique, après avoir consommé environ un litre de vodka pure, je finis à l'hôpital avec plus de 3 grammes d’alcool dans le sang, les médecins hallucinent mais je vis encore…

Je découvre ensuite la cocaïne, l’alcool, les fêtes dans un milieu où il y a de l’argent. Autant dire que je fais du gros n’importe quoi. Je n'ai pas encore 17 ans, je participe déjà à des orgies lors de soirées privées où la débauche coule à flots.

Je me souviens d’un soir où je suis ivre, à bloc de cocaïne et d'alcool ; j’ai failli partir avec des frères jumeaux et là y a eu un truc qui m’a dit « Non ! » … Que Yehoshoua soit béni, j’aurai fini dans un caniveau. Mais je vis encore…

Je retourne chez mon père car on ne sait pas où me mettre, la famille d’accueil chez qui je suis m’a mise dehors car j'avais des relations sexuelles avec leur fils de 30 ans et ils m’ont mise dehors avant que cela se sache.

Mes rapports sexuels sont rarement protégés, vraiment que le Seigneur soit béni j’aurais pu attraper le sida ou tomber enceinte…

Je sors de chez mon père la nuit en cachette. Un soir je sors un peu plus tôt : il s’en rend compte et ferme le volet. Quand je reviens je n’ose pas sonner. Je ferai la seule chose que je sais faire à ce moment-là : je trouve un garçon et finis avec.

Sauf qu’il est dangereux, violent, jaloux maladif et malade de colère et pour couronner le tout il vient d’une famille mafieuse.

Un soir, en balade avec A. S., je croise un homme pieds nus et barbu, mais il a un regard vraiment captivant. Comme il est assez maigre, je lui demande s'il a mangé et il me répond : « Oui grâce à Jésus. Quelqu’un qui n’a pas fini sa pizza ne l'a pas jetée mais l’a déposée sur la poubelle et j’ai pu manger ». Je suis choquée… Je l'invite chez moi car je veux en savoir plus, en sachant que j’allais ramasser car je ne pouvais pas m’adresser à un homme et encore moins l’inviter… Devant A. S. je lui explique ma situation et lui demande ce qu’il en pense : « La Bible me dit que l’on doit respecter les autorités, et honorer ses parents. Pour vivre avec un homme il faut que ton père soit d’accord et que tu sois mariée. En France on ne se marie pas avant 18 ans, alors rentre chez ton père et fais les choses en règle, et si c’est la volonté du Père vous vous retrouverez… ». Si seulement j’avais écouté, si seulement…

J’ai un premier enfant avec A.S. quand il est jugé pour avoir participé au meurtre par balle d’un homme d’une famille rivale. Il me rassure en me disant que lui n’a tiré que dans l’oreille, le coup à la poitrine c’est son cousin, pas lui…

Je tombe à nouveau enceinte, il me frappe régulièrement mais là je vais faire une fausse couche, je me vide de mon sang toute la nuit, personne ne veut m’amener à l'hôpital.

Au petit matin, je me dis que je vais mourir. Je cherche juste un peu d’air frais, je descends de l’immeuble et m’allonge à même le trottoir. Je me souviens avoir pensé : « Ça y est Sarrah, ton père avait dit que tu crèverais dans un caniveau seringue au bras. Y a pas la seringue mais là c’est la fin, tu vas mourir ». J’étais prête à me laisser partir, à m’endormir… Mais à un moment la chaleur du soleil est venue sur moi, et j’ai senti comme une couverture se poser sur moi et le sang a arrêté de couler instantanément. Je vis encore… Merci Yehoshoua, je ne le sais pas à ce moment, mais je serais allée droit en enfer.

A. S., devient de plus en plus violent et régulièrement.

Un jour, sans que je sache comment, je me retrouve dans une assemblée, elle est bondée et pourtant il reste une chaise qui m’attend. Le pasteur arrête de parler et dit : « J’avais prévu quelque chose mais l’Esprit Saint en a décidé autrement… » C’est comme si nous n’étions plus que lui et moi dans cette salle. Son regard plongé dans le mien, il ouvre sa Bible et dit : « Tu penses que tu es seule, tu souffres ; mais laisse-moi te dire que même si ta mère et ton père t’abandonnent, l’Éternel te recueille ». À ce moment précis le ciel s'est ouvert et l’amour du Père est venu comme un fleuve qui a tout emporté. Tout. Il m’a consolée, consolée, consolée… J’ai tellement pleuré, tellement… Je n’avais jamais eu la pensée que cet amour pouvait exister. Je suis partie en courant… Trop d’amour pour moi, j’ai eu peur. Je ne savais pas que cet amour était possible vu que je n’en avais jamais reçu.

Je suis retournée à ma vie. Je ne sais pas très bien pourquoi mais j’ai dû penser que j’étais un peu triste et que ces paroles m’avaient fait perdre la boule.

J’ai un autre enfant. L’accouchement était un autre combat avec la mort, une péridurale ratée qui a failli me mettre dans un fauteuil roulant, mais Yehoshoua m’a gardée. Et je vis encore.

Je vends de la drogue et sincèrement ça devient dangereux. On gagne beaucoup d’argent et ceux qui font affaire avec A. S. ne me supportent pas car ils me trouvent dure en affaires à côté de lui. Les sommes en jeu prennent de l'ampleur, ça attire les convoitises...

Ma belle-mère et mon beau-père sont partis en vadrouille en laissant ma belle-sœur de 13 ans seule avec son petit frère de 6 ans sans argent ni de quoi manger. Elle vient chez moi pour me demander de l’argent mais accompagnée d’une copine, fille de pasteur.

C’est au travers de sa famille que je vais vraiment comprendre (un peu) la croix, la repentance, prendre mon baptême et redémarrer ma vie avec le Seigneur.

J'arrête tout. Yehoshoua me délivre de la cigarette, je laisse tomber le business, je refuse de m’en nourrir. Je suis folle amoureuse de mon Roi, les seules choses qui m’intéressent : la parole, le jeûne et la prière. Nous sommes peu nombreux mais le Seigneur est là. Je n’ai pas la connaissance du message du retour à la Parole véritable mais y a des choses que j’ai dans mon cœur: sainteté, consécration, obéissance. Quand le pasteur décide de s'associer à un autre pour ouvrir une salle je sens bien que ça tourne au vinaigre mais je suis un « bébé » et on me rembarre. Je constate de plus en plus le compromis : l’ancien s'est enfui de chez lui avec une petite jeune. A son retour sa femme lui pardonne. Pour « l’encourager » on lui donne la guitare et il dirige la louange, alors qu’il vient en voiture sans avoir le permis … Ça fume, ça boit, ça plaisante avec légèreté mais le pasteur ferme les yeux. Comme j’ouvre la bouche, ils essaient de me faire taire avec des promesses de remise en règle des diverses situations. Et puis un jour ils me font asseoir et font un cercle ; chacun me lance des reproches :

- « Tu devrais plutôt t’occuper de ton mari »

Mais nous ne sommes pas mariés…

- « La Parole dit qu’une femme ne doit pas se refuser à son mari ».

J’ai confié à la femme du pasteur que je n’arrive plus à coucher avec A. S. car je sais dans mon coeur qu’il faut attendre le mariage, mais on me dit que c’est seulement pour les pasteurs qui veulent aller à l’école théologique…

Et encore d’autres choses. Je sors de ce simulacre de tribunal abîmée et l'amertume s’installe. À une réunion de prière je vois le diable apparaître au milieu de nous.

De mon côté je continue à être battue, insultée et régulièrement humiliée mais je vis de tels moments avec le Seigneur dans l’intimité que, sincèrement au risque de paraître folle, c’est une des plus belles périodes de ma vie. Un soir, après une énième colère, A. S. a cette fois sorti le fusil, l’a chargé et l’a braqué sur mon front. Quand il a tiré la balle n’est pas sortie. Le lendemain le fusil sera essayé en garrigue et il s'avérera qu’il fonctionne correctement… Yehoshua est là et je vis encore...

Je décide de partir, on me placera en foyer et pour une raison que j’ignore, je tourne le dos au Seigneur. Je reprends une vie de débauche, je laisse les enfants à A. S. le temps de retrouver un appartement, du gros n’importe quoi… Il a fini par enlever les enfants. Je ne les ai plus vus depuis maintenant 4 ans.

Je cours toujours après l’envie de construire une famille et je me laisse encore attirer par un homme qui finira par me détruire peu à peu. Je tombe enceinte de T. mais l’avortement n’est absolument pas envisageable pour moi. La grossesse et l’accouchement se passent bien. Sincèrement j'étais folle, j'invoque le Seigneur en étant dans le péché. Pendant l’accouchement j’ai proclamé que la douleur de l’enfantement était une malédiction et que Yehoshua avait pris toutes les malédictions sur Lui, donc je ne dois pas souffrir ; et encore aujourd’hui c’est ma foi car c’est écrit. Mais oser dire cela en étant dans la fornication… Il n'empêche que je ne peux pas dire que j’ai souffert. Yehoshoua est vraiment bon ; qu’il me pardonne encore d’avoir foulé aux pieds sa bonté envers moi.

« Si nous sommes infidèles, il demeure fidèle, car il ne peut se renier lui-même. » 2 Timothée 2 :13.

« Mais Élohim, qui est riche en miséricorde, à cause de son grand amour dont il nous a aimés, nous aussi, étant morts par les fautes, il nous a vivifiés ensemble avec le Mashiah. C'est par grâce que vous êtes sauvés » Ephésiens 2 :4-5.

J’ai des problèmes au cœur. Un jour je me sens défaillir et j’entends alors le Seigneur me dire : « Vas ou tu mourras ». Il me parlait d’une réunion de réveil à Bordeaux. Je m’y suis rendue en faisant 600 Km avec 8 euros, le voyage était vraiment miraculeux, je vous assure. Je reçois une délivrance au travers du serviteur du Seigneur. Dans la nuit un ange vient laver mon coeur mais quand je rentre je suis incapable de dire non aux avances du père de ma fille, il me fait peur. Peu à peu je m’enfonce à nouveau. Je ne peux pas pêcher et venir vers le Seigneur, je préfère m’éloigner de Lui tout court.

Le père de ma fille essaie de m’étrangler et il menace de se foutre en l’air en laissant entendre qu’il pourrait le faire avec ma fille. Finalement, après plusieurs allers-retours je le quitte.

Je sais que mon seul salut c’est Yehoshua. Je sais qu’il est saint et Jaloux et que si je veux lui plaire je dois mettre ma vie en règle.

À cause des pratiques sexuelles déréglées pendant des années, je fais une descente d’organes. La seule solution c’est une opération mais je refuse et crie au Seigneur. Il viendra dans la nuit me remettre tout en place. Après ça un combat a fait rage. Avec tous les allers-retours entre le Royaume et le monde, mais situation s’était empirée sept fois plus comme le dit la Parole (Matthieu 12 :43-45). Mais Yehoshoua a fait grâce et m’a délivrée démon après démon.

J’étais devant mon ordinateur et j’écoutais une prédication avec une cigarette à la main. Tout d’un coup je réalise que cela faisait dix jours que je n’avais pas fumés de pétard et j’entends la voix du Seigneur me dire : « Si tu remets ça à la bouche je te détruis ».

« Si quelqu'un détruit le temple d'Élohim, Élohim le détruira, car le temple d'Élohim est saint et vous êtes ce temple. » 1 Corinthiens 3 :17.

C'était terrifiant. Une voix pleine d’amour mais ferme. Au même moment le diable me dit : « Mais non Sarrah. Avec tout ce que tu as fait il t'a toujours pardonnée. Tu crois qu’il va te détruire pour une cigarette ? N’importe quoi ! » Je me souviens m’être dit : « Dans le doute on ne sait jamais… » Et j’ai écrasé la cigarette... Au même instant un démon est sorti de mes poumons. Je devais choisir la délivrance que je reportais au lendemain.

« Ne te vante pas du lendemain, car tu ne sais pas ce qu'un jour peut enfanter. » Proverbes 1 :27.

« Pendant qu'il est dit : Aujourd'hui, si vous entendez sa voix, n'endurcissez pas vos cœurs, comme lors de la provocation. » Hébreux 3 :15.

Dans la nuit j’ai entendu le frère Shora prier pour moi (je tiens à dire que je ne le connais pas vraiment personnellement). J’ai aussi vu des pièces où des frères et soeurs à genoux priaient avec moi.

Le Seigneur m'envoie à Évry mais je déchante. Je m'attendais à trouver un bout de ciel sur terre auprès des frères et soeurs et ça n’a vraiment pas été le cas. Je suis arrivé blessée et je suis repartie tout aussi blessée. J’ai compris que le Seigneur voulait que j'arrête d’idéaliser les gens, et que partout il y a des vrais et des faux ; et qu’au final la solitude dans laquelle le Seigneur m’a mise c’est pour mon bien.

Le père de ma fille continue à vouloir m’intimider et à me culpabiliser pour que je me remette avec lui mais je tiens bon. Sincèrement j'ai résolu dans mon coeur de ne plus retourner en arrière, par sa grâce et pour sa gloire !

Je découvre que j’ai de grosses dettes, environ 4000€. Je ne trouve pas vraiment du travail, je n’ai personne de confiance à qui confier ma fille et je préfère manger des patates que de la laisser à n’importe qui. J’ai des moments de grande souffrance où je finis à quatre pattes, le souffle coupé à hurler de douleur. Une douleur pas physique, c’est mon âme qui souffre. Je sens dans ces moments que les prières de la famille en Christ me portent. Je tiens à peine debout, je suis épuisée mais je me lance dans une formation loin de chez moi. J’ai compris aujourd’hui que je remplissais mon agenda pour ne pas avoir à réfléchir et à faire face à ma souffrance. Je m’impose des journées à rallonge.

Durant cette formation ma grand-mère me téléphone depuis le Maroc : ma mère est morte. Je dois aller à la morgue. Trois semaines avant elle avaient essayé de me convaincre d’aller la voir alors qu’elle était enfermée en psychiatrie.

J’y vais avec la foi que le Seigneur peut la ressusciter jusqu’à que le gendarme m’explique qu’elle s'est suicidée par pendaison. J’ai hurlé, hurlé, hurlé… ! Je savais qu’elle était en enfer pour toujours. Mais j’ai enfoui ça, et le lendemain je reprends la formation, à la surprise générale de la prof et de mes camarades.

Ma grand-mère me demande de m’occuper de certains préparatifs mais le Seigneur me dit non et m’interdit d’aller à l’enterrement.

« Et Yéhoshoua lui dit : suis-moi et laisse les morts ensevelir leurs morts. » Matthieu 8 :22.

Je vous laisse imaginer les reproches d’une mère qui enterre sa fille suicidée sans sa petite fille. Mais j’ai obéi au Seigneur, par sa grâce j’ai tenu bon. Je vis en montagne, les routes sont dangereuses. Je peux dire que c’est le Seigneur qui conduisait la voiture car tous mes trajets étaient des moments de pleurs et de hurlements durant plusieurs jours, j’étais incapable de prier.

Mais… « cet affligé a crié, et YHWH l'a exaucé, et l'a délivré de toutes ses détresses. » Psaumes 34 :7.

Puis un soir j’ai vu mon grand frère Yehoshoua, mon meilleur ami, assis sur mon canapé. Pendant que je l'évite soigneusement, il me demande : « C’est bon, on y va ? ». Je me suis assise et j’ai dit : « Ok ». Et à ce moment je me suis mise à pleurer toutes les larmes de mon corps en répétant la même phrase : « Que ça s'arrête s’il te plaît ! ». Et j’ai vu des choses sortir de mon cœur jusqu’à ce que j’entende : « C’est bon, c’est fini. » En une fraction de seconde j’ai senti un énorme soulagement, c’était comme si toute cette souffrance n’avait jamais existé.

« Et Élohim essuiera toute larme de leurs yeux et la mort ne sera plus, et il n'y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, parce que les premières choses sont passées » Apocalypse 21 :4.

Quelques semaines après l’enterrement de ma mère, au détour d’une conversation avec ma grand-mère, le Maître va en une seule phrase me fermer la bouche et me consoler. J’étais dans une certaine incompréhension et je lui demandais : « Pourquoi tu as laissé faire Seigneur ? »

- Mamie pourquoi tu l’as enterré avec les musulmans ? Elle n’était pas musulmane, un simple enterrement ça aurait été mieux…

- Tu racontes n’importe quoi, tu es la seule à ne pas venir pour la religion. J’ai des amis juifs, catholiques, tout ! Ils étaient choqués de ton absence. Et ta mère elle ne croyait pas à tes trucs, elle me l’a dit trois semaines avant de rentrer à l’hôpital : « Maman, y a des gens qui parlent de Jésus qui sont venus me voir mais moi je ne les ai pas écoutés, je me suis moqué d’eux… » Alors tu vois ?

Elle m’a dit ça en pensant me piquer mais en vérité je savais que Yehoshoua avait ouvert sa bouche pour me montrer sa Justice et rassurer mon coeur rongé par la culpabilité. Il n’avait pas besoin de moi pour parler à ma famille. Malgré mon absence, Il a entendu mon coeur et a parlé à ma mère. Elle a fait son choix librement...

Par la suite j’ai appris qu’elle a été sacrifiée. La veille de sa mort j’ai vu mon frère conduisant un corbillard mais je n’ai pas saisi. Ne pouvant me toucher moi, ils l’ont prise. Si je n’avais pas marché avec Yehoshoua c’est mon nom qui était sur la liste.

Le maître m’alerte sur le fait que mon coeur est un vaste chantier, que je dois me reposer et qu’il pourvoira, mais je n’écoute pas. Je trouve un travail que je n’arrive pas à tenir. Deux mois après je laisse tomber et quelques jours après je fais une sorte d’AVC (un A.I.T) : un caillot de sang reste coincé dans mon cerveau. J’ai failli mourir, il faut dire que j’avais passé une martinée à réclamer la mort au Seigneur… Il m’a demandé si j'étais sûre de moi et j’ai dit oui. Mais j’ai crié à Lui quand les symptômes se sont manifestés et après une bonne semaine à être incapable de parler, à avoir mal à la tête et à vomir dans un sceau que ma fille de 4 ans vidait après m’avoir donné à boire pour que j’aie quelque chose à vomir… Yehoshoua a encore eu pitié de moi. Le SAMU est venu et un médecin m’a tenu la main en me disant « ça va aller ». J’ai alors eu la pensée que cette affaire c’est entre moi et Papa. Bien plus tard, Yehoshoua m’a posé une perfusion (en songe) ; une vague de chaleur m’a envahie et le caillot de sang a fondu. Le père de ma fille a refusé de venir la chercher, mais pour la première nuit mes voisines se sont occupées de ma fille et elle a dormi chez elles.

Un matin, je vois un ange venir avec une enveloppe et me dire que l’argent ne serait plus jamais un problème. Dans la foulée une soeur que j’ai vu une fois m’appelle pour me dire que le Seigneur lui a dit de payer mes dettes. Elle me demande de faire les comptes et de lui dire combien… Un peu plus de 4000 €.

Le Seigneur me dit de demander un logement, un T4-T5, alors que nous ne sommes que deux. Je trouve ça complètement dingue, des familles attendent des années un logement… Nous sommes fin Juin. En Juillet la responsable m’appelle pour un logement. Je le visite et je suis choquée. Le gardien me demande si je le prends. Je lui réponds : « Oui pourquoi ? ».

Il me répond : « Vous êtes sure ? Je n'arrive pas à louer cet appartement, vous devez être la 10 ème personne, il est vide depuis 7 ans ; impossible à louer ».

Je suis choquée mais je ris, je ris… Yehoshoua !

La cerise sur le gâteau : 84m2 pour 359€ par mois. Ils prennent en charge la différence entre mes droits aux APL et le loyer ; je n’aurai que les charge à payer, la responsable a négocié 20% sur le prix du loyer…

Le Seigneur me donne l’ordre de tout jeter, tout ce qui n’est pas à moi. Il pourvoira pour l’ameublement. Nous nous retrouvons avec un matelas une personne, une table, 4 chaises, un tapis, une commode et la machine à laver.

La voisine du dessous (que je ne connaissais pas avant d’arriver dans l’immeuble) m’ouvre sa porte. Nous sommes nourries et logées, le temps d’avoir de quoi se faire à manger, l’eau et l’électricité.

L’argent s'est mis à pleuvoir : des gens se sont mis à vendre à des prix ridicules ce dont j’ai besoin. Une femme dont la maman est morte m’a équipée en vidant la maison et a ensuite eu à coeur d’habiller ma fille.

Il y a eu des hauts et des bas mais j’ai saisi un truc que j’ai gardé bien fort dans mon cœur:

« Aucune épreuve ne vous est survenue qui n'ait été humaine. Mais Élohim qui est fidèle ne permettra pas que vous soyez mis à l'épreuve au-delà de vos forces, mais avec l'épreuve, il préparera aussi le moyen d’en sortir, pour que vous puissiez la supporter. » (1 Corinthiens 10 :13).

Si je lâche c’est que je l’ai bien voulu. El n’est pas injuste, Il ne me fera pas vivre une épreuve insurmontable. Bien sûr je n’ai pas patienté aussi paisiblement et calmement qu’il aurait fallu, mais malgré mes faiblesses et par sa grâce j’ai tenu bon ! Il m’apprend la persévérance, à ne pas lâcher, car ce sont les violents qui s’emparent du Royaume (Luc 16 :16).

Il y a des choses dont je ne peux pas parler mais je peux dire que j’ai connu les profondeurs de Satan : la sorcellerie, la masturbation, l’inceste, les rapports sexuels occultes et des choses pas nommables. Mais maintenant je suis à Yehoshoua. Il m’a fait grâce, je n’ai rien dont je puisse me glorifier, c’est juste la grâce.

Il n’y a pas de péché dont vous ne pouvez être lavé, il n’y a rien que Papa ne puisse vous pardonner. Ne laissez pas le diable vous manger le cerveau avec la culpabilité. Ne laissez pas les gens et surtout les chrétiens vous minimiser ou vous dénigrer à cause de votre passé. Un jour Papa m’a consolée avec ce verset : « Mais beaucoup des premiers seront les derniers, et beaucoup des derniers, les premiers » (Matthieu 19 :30).

Quel Amour ! Si tu es tombé relève-toi ! Oui tu devras supporter les conséquences si Yehoshoua le juge bon mais dis-toi : « Je ne mourrai pas, je vivrai et je raconterai les œuvres de Yah. Yah m'a châtié, il m'a châtié mais il ne m'a pas livré à la mort » (Psaumes 118 :17).

Aujourd’hui Yehoshoua m’enseigne encore. J’avance et j’apprends. Je lui suis tellement reconnaissante. Je sais aussi qu’on « demandera beaucoup à qui l'on a beaucoup donné, et on exigera davantage de celui à qui l'on a beaucoup confié » (Luc 12 :48).

Je tremble et travaille à mon salut avec cette urgence dans mon cœur : Yehoshoua revient et je dois être prête pour son retour. Je prie pour devenir un instrument utile pour partager ce que j’ai reçu.

« Béni soit l'Élohim et Père de notre Seigneur Yéhoshoua Mashiah, le Père des miséricordes et l'Élohim de toute consolation, qui nous console dans toute notre tribulation, afin que par la consolation dont nous sommes nous-mêmes consoler d'Élohim, nous puissions consoler ceux qui sont en quelque tribulation que ce soit ». 2 Corinthiens 1 :3-4.

Je prie qu’il me donne d’exercer la miséricorde comme Yehoshoua l’a fait avec moi.

Avec Lui je ferai des exploits ! Le meilleur reste à venir et s’Il le permet je viendrai vous raconter cela pour sa gloire!

J’ai écrit tout ça car Il me l’a demandé, qu’il me pardonne d’avoir gardé cela pour moi aussi longtemps.

Je veux finir en m’adressant à Lui: Papa je t’aime, merci pour ton Amour. Merci pour la croix. Merci pour la réconciliation. Merci pour tes soins que j’ai parfois pris pour des malédictions ou des coups du sort mais en vérité tu me gardes à chaque instant.

Merci, merci, merci. Tu vois mon coeur Père. Ma prière c’est que tu accordes à ceux qui se sont égarés la grâce que tu m’as accordée, que tu les restaures et qu’ils retrouvent pleinement ta maison. Sois béni Père, d’âge en âge sois béni ! Et viens Yaya, viens mon Roi ! Amen !

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