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Théorie du genre, loi famille : les religions bousculées par leurs ouailles

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Catholicisme en tête, les cultes font face aux divisions de leurs fidèles, partagés entre crispations sur les valeurs traditionnelles et désir d'ouverture.

Ce n'est pas une révolution, à peine un frémissement. Mais qui mérite d'être noté, à l'heure où une frange (au mieux conservatrice, au pire intégriste) des catholiques français conspue dans la rue la politique du gouvernement en matière de famille et d'égalité des sexes. Moins véhémente, moins audible, une autre partie des croyants demande à l'inverse une ouverture de l'Église. Témoins, les premiers résultats de la consultation que le Vatican a lancée en novembre dernier afin de préparer le synode d'octobre 2014. Les évêques du monde entier sont appelés à recueillir les attentes de leurs fidèles sur les questions du divorce, du remariage ou de la contraception, mais aussi du statut des couples homosexuels.

Dans une interview à La Croix, le vice-président de la Conférence des évêques de France Mgr Pierre-Marie Carré note qu'un "nombre important de catholiques pensent que l'Église devrait leur donner quelques repères et les laisser à leur conscience". "Ils estiment, ajoute-t-il, que le désir ou non de naissance devrait concerner le couple dans sa relation avec Dieu, sans que l'Église cherche à légiférer." Ailleurs, les fidèles vont plus loin. Comme en Suisse, pays certes particulièrement sécularisé, où 60 % d'entre eux "soutiennent le voeu de reconnaissance et de bénédiction des couples homosexuels".

Les catholiques sur la "ligne de crête"

Ces premiers avis ne suffisent pas à présager des futures décisions de Rome. Mais l'espoir s'est levé d'une libéralisation. L'association d'homosexuels chrétiens "David et Jonathan" témoigne ainsi de son "sentiment de gratitude" à l'égard du Vatican. Au coeur du débat sur le mariage gay, elle avait cherché à faire entendre le désarroi de croyants marginalisés en raison de leurs orientations sexuelles. Et souligné qu'une partie non négligeable (45 %, selon un sondage publié à l'été 2012) des catholiques français était favorable au mariage gay.

"Nous nous tenons sur une ligne de crête, reconnaît Mgr Podvin, porte-parole de la Conférence des évêques de France. Nous ne souhaitons ni être des caméléons, qui s'adapteraient aux moindres évolutions, ni jouer les rigoristes. Nous refusons les extrémismes de part et d'autre, dans la ligne du pape François." Reste que Mgr Barbarin, archevêque de Lyon, était dans la Manif pour tous du 2 février. "Tous les évêques de France sont d'accord sur le fond, répond Mgr Podvin. Il faut maintenir certains principes anthropologiques. Il y a ensuite, et c'est heureux, différentes manières de s'exprimer." Lire la suite ICI.

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