Le projet de loi sur l’égalité entre les femmes et les hommes, qui entend inciter les pères à prendre un congé parental et de façon générale à étendre la parité, arrive lundi à l’Assemblée nationale dans un climat relativement consensuel.
Ce texte porté par la ministre des Droits des femmes Najat Vallaud-Belkacem, déjà adopté au Sénat en septembre et examiné au Palais-Bourbon jusqu’à vendredi, est globalement soutenu sur tous les bancs.
L’UMP est prête à voter ce projet de loi «si la majorité nous entend sur plusieurs points», a indiqué à l’AFP son oratrice, Françoise Guégot, qui estime que le texte, de l’égalité professionnelle à la lutte contre les violences faites aux femmes, s’inscrit «dans le prolongement des mesures défendues ces dernières années».
Pour sa part, l’UDI salue des «avancées» mais veut pousser les feux sur l’égalité salariale ou la création d’une agence de recouvrement des pensions alimentaires.
Les écologistes et le Front de gauche sont aussi favorables à ce projet de loi transversal, que leurs élus vont encore «chercher à améliorer»: notamment pour les uns dans le domaine de l’éducation, et pour les autres dans celui du travail, où les dispositions prévues sont jugées «peu contraignantes» pour les entreprises.
La mesure phare, la réforme du congé parental, fait débat. Les écologistes estiment que sa répartition - deux ans et demi pour un parent, six mois pour l’autre à partir de deux enfants - ainsi que le «faible montant» de l’aide ne pourront «changer les comportements». Lire la suite ICI.
