Les Dokimos



Le naufrage du couple : les raisons et le remède

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L’histoire de beaucoup de couples est semblable à celle du Titanic, le plus grand et le plus luxueux bateau de son temps. Comme ce fameux paquebot, bijou de technologie réputé insubmersible, beaucoup de couples sont beaux à voir et semblent avoir tout ce qu’il faut pour traverser avec succès l’océan de la vie. Comme chacun le sait, c’est un iceberg qui a eu raison du Titanic. La nuit du 14 avril 1912, des sentinelles équipées de jumelles veillaient et scrutaient la route pour avertir de la présence d’un éventuel iceberg. Et ils avaient raison d’être à leur poste car durant la traversée plusieurs navires avaient signalé leur présence via des messages radio. Le capitaine avait tenté de les éviter en naviguant plus au sud, mais comme l’hiver avait été doux, beaucoup d’icebergs s’étaient détachés de la banquise et avaient dérivé vers le sud. La suite tout le monde la connait … Il y avait dans le Titanic deux types de passagers. Tout d’abord les membres de l’équipage sous les ordres du commandant de bord qui étaient là pour s’assurer de l’arrivée du bateau à bon port et servir les autres passagers. Ensuite, des voyageurs de toutes sortes : des personnes très riches qui étaient venues prendre du bon temps, des classes sociales moyennes, et des pauvres qui voulaient tenter leur chance en Amérique. Le point commun des gens composant la deuxième catégorie de passagers c’est qu’ils étaient là pour des intérêts personnels et qu’ils ne se préoccupaient pas de la gestion de la navigation, ce qui est normal puisque cette tâche incombait au commandant et à son équipe. Le problème de beaucoup de couples c’est qu’ils s’embarquent dans le mariage avec la mentalité de cette deuxième catégorie de personnes : les gens veulent profiter du voyage mais ne veulent pas assumer la gestion de la navigation. Ce qui prévaut c’est leur plaisir, leur épanouissement personnel, leur accomplissement, leur bien-être. La preuve en est, beaucoup de mariages font naufrage parce qu’au moins l’un des deux protagonistes n’y trouve plus son compte. Mais c’est écrit où dans la Bible que le mariage est fait pour se satisfaire soi-même ?

Il est assez navrant de constater que beaucoup de chrétiens croient que les versets concernant le mariage se limitent à ceux qui en parlent de manière directe et explicite. Cela voudrait dire que les seules obligations qui incombent aux époux sont :

- De devenir une seule chair, donc d’avoir des rapports sexuels (Genèse 2 :24 ; 1 Corinthiens 7 :5).

- Pour les femmes : d’être soumises à leurs maris (Ephésiens 5 :22-24). Donc quand dans Ephésiens 5 :21 on demande aux chrétiens de se soumettre les uns aux autres, cela signifierait que les maris doivent se soumettre à tous les autres chrétiens et aux autorités sauf à leurs femmes ?

- Pour les maris : d’aimer leurs femmes (Ephésiens 5 :25-31). Donc l’amour de la femme envers son mari serait optionnel ? Ou alors faudrait-il comprendre que la soumission passe avant l’amour ?

Pour que cela fonctionne, toute la Parole doit être appliquée.

« Quiconque vient à moi, et écoute mes paroles et les met en pratique, je vous montrerai à qui il est semblable. Il est semblable à un être humain qui bâtissant une maison, a creusé, creusé profondément et a mis le fondement sur le rocher. Mais une inondation est venue, et le fleuve s’est jeté contre cette maison, sans pouvoir l’ébranler, parce qu’elle était bâtie sur le rocher. Mais celui qui entend et ne met pas en pratique est semblable à un être humain qui a bâti une maison sur la terre, sans fondement. Le fleuve s’est jeté contre elle, et immédiatement elle est tombée, et la ruine de cette maison a été grande. » Luc 6 :46-49.

Avez-vous remarqué que dans ce passage, il n’est pas question d’une église locale qui s’effondre faute de bons fondements mais d’une maison ? Combien réservent le meilleur d’eux-mêmes pour l’assemblée et le pire pour leur foyer ? Le Titanic a coulé à cause d’une déchirure dans la coque. La coque peut être comparée au fondement d’une maison. De même, beaucoup de couples coulent parce que la Parole n’est tout simplement pas appliquée.

LA BIBLE DIT: « AIME TON PROCHAIN COMME TOI-MÊME » ET NON « SOIS AMOUREUX DE TOI-MÊME»

Il y a deux phases dans la vie d’un couple. La première c’est celle de la rencontre : tout est beau car tout est neuf. La nouveauté exacerbe les sentiments et l’attirance physique. C’est durant cette phase que l’on fait un maximum d’efforts pour plaire à l’autre. Mais vient un temps où à force de se côtoyer, cette tension amoureuse et sexuelle se stabilise et retombe, surtout quand on est passé à l’acte. En effet, de même qu’on ne peut pas empêcher la foudre de frapper puis de disparaître, on ne peut pas figer les sentiments dans un état de coup de foudre permanent. Donc l’une des premières épreuves du couple c’est de bien gérer la transition de la passion propre au coup de foudre vers un amour moins enflammé en surface mais plus profond. On ne va pas se mentir, la première phase repose souvent que sur des considérations charnelles, alors que la seconde se développe sur des éléments spirituels. C’est là qu’il faudrait redoubler d’efforts pour maintenir cet amour et l’enraciner. Or beaucoup de personnes se relâchent justement à ce moment-là car ce qui les intéresse et les stimule c’est la passion. On devient donc négligents, méprisants, désobligeants. On se relâche dans les petites attentions du début puisque l’affaire est dans le sac. Quand ils en arrivent là, beaucoup de couples mondains se séparent, mais les couples chrétiens eux ne le peuvent pas car ils ont le joug bien serré autour du cou.

Bien souvent, ce sont les sœurs qui se plaignent de la négligence de leurs maris. Elles vivent comme un véritable choc le changement brutal de ces derniers une fois mariés. En effet, elles ne comprennent pas où est passé l’homme charmant et attentionné qu’elles ont connu pendant les fiançailles, et qui est le rustre qui s’est réveillé à leur cotés après la nuit de noces. Tout porte à croire qu’ils estiment qu’ils se sont tellement fatigués à faire des efforts pendant les fiançailles qu’ils sont en droit de se reposer tout le reste de leur vie.

« Celui qui se relâche dans son travail est frère du maître destructeur. » Proverbes 18 :9.

Pour illustrer ce propos, voici le témoignage d’une femme.

Après la cérémonie de mariage, ils sont rentrés tous les deux à l’appartement que le futur époux a occupé seul pendant plusieurs mois. La jeune mariée s’attendait à trouver un appartement propre, des fleurs, des bougies parfumées, bref une ambiance romantique pour l’accueillir. Et bien que nenni ! En guise de fleurs, du désordre et surtout des excréments dans les toilettes. Quand elle lui fait la remarque, il fait mine de ne pas comprendre et nie être l’auteur de ce qui croupissait aux WC. Un mois plus tard, son époux s’illustre dans un exercice de goujaterie. Un soir après un moment intime, il s’est levé et a dit : « J’ai envie de voir mon frère et ma sœur. ». Sa femme lui demande : « Maintenant ? » Il lui répond par l’affirmative. Son épouse lui rétorque : « Mais je n’ai pas envie de voir du monde à cette heure-ci et je préfère que l’on reste en tête à tête. » Son mari n’a rien voulu savoir. Il s’est habillé, a fait venir son frère et sa sœur qui habitaient non loin de là et il a passé toute une partie de la nuit à rire avec eux, tandis que sa femme est restée enfermée dans sa chambre. Le message était clair : Maintenant que nous sommes mariés, je suis l’homme et je fais ce que je veux. Ton avis je m’en fiche. Si tu n’es pas contente, c’est pareil.

Cela a donné le ton pour la suite du mariage car cet homme, très considéré dans l’église locale qu’il fréquentait, n’a fait que s’empirer et ne cesse de vexer sa femme sans jamais s’excuser de rien.

Autre histoire. Un homme a épousé une femme pleine de bon sens et de discernement. Celle-ci se plaint souvent du fait que son mari ne l’écoute pas lorsqu’elle donne son avis ou l’avertit sur certaines choses. Ce dernier préfère prendre conseil auprès d’autres personnes qui ont selon lui des grâces particulières, car sa femme n’a pas beaucoup de songes et de visions, et surtout elle ne prophétise pas. Aussi, quand elle lui dit une chose, il ne l’écoute pas, mais si une personne (qui songe, visionne et prophétise) lui dit la même chose ou autre chose, il va l’écouter. Il y a même eu une période où ce dernier se confiait à d’autres femmes « onctionnées » qu’il estimait plus spirituelles que la sienne. Cela a tellement blessé son épouse que ses sentiments à son égard ont été lourdement affectés.

Plusieurs sœurs se sont aussi plaintes du fait que leurs maris ne font quasiment aucun cas d’elles quand elles sont malades. Ils continuent leur vie normalement, ils se font des programmes à l’extérieur comme si de rien n’était. Ils les laissent là à se morfondre de douleur et de fatigue, et à gérer seules les enfants. Bien souvent ces derniers invoquent comme excuse qu’ils doivent faire l’œuvre avec cette fameuse phrase : « Je m’occupe des affaires de Dieu et Dieu s’occupera de ma famille. » Ben voyons… D’ailleurs une sœur remarquait que son mari laissait tout en plan et quittait la maison dès que son pasteur l’appelait pour lui demander quelque chose. Quoiqu’elle dise, quoiqu’elle fasse, quoi qu’elle demande, elle passait toujours après. C’était à se demander s’il n’était pas plutôt amoureux du pasteur…

Que dire aussi de ces femmes dont la bouche est un gouffre qui vomit à qui veut l’entendre toutes sortes d’informations gênantes voir humiliantes concernant leur mari ? Que dire de celles qui se permettent de faire des crises de nerfs en public, même à l’église, devant les frères et sœurs ! Que penser de ces dames qui ont des sautes d’humeur et qui les déversent sans retenue sur leurs époux (l’amour supporte tout hein). Et elles s’étonnent ensuite que ces derniers désertent de plus en plus souvent et de plus en plus longtemps le domicile conjugal. Quel est ce démon qui pique ces épouses qui provoquent volontairement des disputes, juste parce qu’elles s’ennuient et pour le plaisir de la contradiction ? Comment s’étonner que le couple batte de l’aile quand la femme fantasme sans se cacher sur le pasteur et regrette que son mari ne lui ressemble pas ? Idem quand elle prend pour prétexte les différents programmes organisés par l’église locale (cultes, réunions, voyages missionnaires) pour ne jamais être chez elle pour s’occuper du mari, des enfants et de la maison. Aristote a dit : « la nature a horreur du vide ». De plus, les hommes gèrent très mal la solitude. Saches ma sœur que si tu laisses ta place vacante, quelqu’un viendra vite te remplacer.

J’aurais pu prendre des exemples plus extrêmes, de violences conjugales par exemple (coucou à un certain « frère » qui dès la première année de mariage a tellement violenté psychologiquement, physiquement et sexuellement sa femme au point de lui provoquer plusieurs fausses couches), mais cela aurait permis à certains indélicats et indélicates de se donner bonne conscience face à un tel énergumène. C’est évident qu’un conjoint violent n’est pas la meilleure illustration de l’amour du prochain. Pour autant, celui ou celle qui traite son conjoint avec négligence et mépris ne l’est pas non-plus. Car oui, « ta femme » ou « ton mari » c’est ton prochain. Le fait de l’avoir épousé (e) ne l’exclut pas de la catégorie du prochain. Le mariage ne transforme pas l’épouse en esclave de son mari sous prétexte qu’elle doit être soumise. De même, le mariage n’oblige pas le mari à tout tolérer à sa femme sous prétexte qu’il doit l’aimer. Le mariage ne fait pas du conjoint « un prochain de seconde zone » mais « un prochain VIP » qui mérite encore plus d’égard et de considération que n’importe qui d’autre.

« Tu aimeras ton prochain comme toi-même » Matthieu 19 :19.

Ce commandement est facile à comprendre mais pas forcément facile à mettre en pratique avec les gens du dehors. Mais avec son époux/épouse cela devrait être une évidence. S’il y a un contexte où l’on devrait exceller dans la pratique de l’amour c’est bien celui du mariage. Pour ceux et celles qui n’ont pas compris, Yehoshoua vous fait une explication de texte : « Et ce que vous voulez que les gens fassent pour vous, faites-le de même pour eux. » (Luc 6 :31). Cela ne vous rappelle pas un autre passage des Ecritures ?

« Et vous maris, aimez vos femmes, comme le Mashiah a aimé l'Assemblée, et s'est livré lui-même pour elle, afin de la sanctifier en la purifiant et en la lavant par le bain d'eau de la parole, afin qu'il se présente l'Assemblée à lui-même, glorieuse, n’ayant ni tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et sans défaut. C'est ainsi que les maris doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps. Celui qui aime sa femme s'aime lui-même, car personne n'a jamais haï sa propre chair, mais il la nourrit et la chérit d'un tendre amour… » Ephésiens 5 :25-29.

Si donc le commandement d’aimer son prochain comme soi-même s’applique à tous les chrétiens, alors les femmes sont aussi tenues d’aimer leurs maris comme leurs propres corps, de les nourrir et de les chérir d’un tendre amour. Quant à la soumission… Relisez Ephésiens 5 :21.

Or quand on voit le comportement de certains, on se demande si cela ne cache pas une stratégie masochiste (je lui fais du mal car j’espère avoir le mal en retour). En réalité c’est juste la manifestation de l’égoïsme car nous sommes dans une génération où les gens préfèrent s’aimer eux-mêmes.

« Mais sache aussi ceci, que dans les derniers jours surviendront des temps difficiles à supporter. Car les gens seront amoureux d’eux-mêmes… » (2 Timothée 3 :1-2).

Le Seigneur a bien prophétisé : « Et parce que la violation de la torah sera multipliée, l’amour de beaucoup se refroidira. » (Matthieu 24 :12).

On cite souvent ce verset pour expliquer l’état décadent de nos sociétés, mais il est tout aussi valable pour expliquer la raison du naufrage de beaucoup de ménages. En effet, si tu ne mets pas en pratique la Parole - notamment celle qui te commande d’aimer ton prochain comme toi-même, et à plus forte raison ton mari/ta femme – la conséquence sera la suivante : l’amour se refroidira. Et des couples chrétiens qui ne s’aiment plus, il y’ en a beaucoup. Bien plus que vous ne le pensez. Si beaucoup divorcent de manière officielle, tout aussi nombreux sont ceux qui ont divorcé de manière factuelle. Ils ne partagent plus rien ensemble depuis des lustres : ni le lit conjugal ni rien du tout. Arrivés à ce stade, le péché d’adultère est déjà largement installé, ce qui n’a rien d’étonnant. Les hommes convoitent puis draguent d’autres femmes. Les femmes commencent à développer des sentiments pour de charmants collègues de travail qui, contrairement à leurs maris, sont à l’écoute, remarquent quand elles ne vont pas bien, se montrent galants et tellement serviables. Et le pire de tout cela c’est que cela arrive aussi à des jeunes couples. Même pas 10 ans de vie commune et déjà des histoires de tromperie.

ÉVITER LE NAUFRAGE PAR LES SOINS MUTUELS

« C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère et se joindra à sa femme, et ils deviendront une seule chair. » Genèse 2 :24.

« Mais maintenant Elohîm a placé chaque membre dans le corps comme il a voulu. Et si tous étaient un seul membre, où serait le corps ? Mais maintenant, il y a en effet beaucoup de membres et un seul corps. Et l'œil ne peut pas dire à la main : Je n'ai pas besoin de toi. Ni la tête dire aux pieds : Je n'ai pas besoin de vous. Mais bien au contraire, les membres du corps qui semblent être les plus faibles sont nécessaires. Et ceux que nous estimons être déshonorés dans le corps, nous les couvrons d'un plus grand honneur, et ce que nous avons de malséant, obtient plus de bienséance, mais nos membres honorables n'en ont pas besoin. Mais Elohîm a mêlé ensemble le corps en donnant un plus grand honneur à ce qui en manquait, afin qu'il n'y ait pas de division dans le corps, mais que les membres s'inquiètent de la même façon les uns des autres… » 1 Corinthiens 12 :18-25.

La première fois que la Bible parle d’une seule chair, c’est-à-dire d’un seul corps, c’est en Genèse 2 :24 lorsque Elohîm institue le mariage. Or nous avons en 1 Corinthiens 12 un magnifique texte qui nous explique ce qu’il est nécessaire de faire pour que ce corps soit en bonne santé et fonctionne correctement. Oui chers chrétiens, il ne faut pas se borner à voir dans ce passage qu’un enseignement sur l’Église… Ce serait oublier que dans le plan d’Elohîm la relation de l’homme et de la femme dans le cadre du mariage doit refléter celle du Mashiah et de l’Eglise (Ephésiens 5 :22-33).

Ainsi, dans 1 Corinthiens 12 on apprend :

- Que le corps est constitué de plusieurs membres différents qui forment pourtant une unité. De même le corps formé par le couple est constitué de deux être différents qui forment une unité.

- Un membre du corps ne peut pas dire à un autre membre « je n’ai pas besoin de toi ». De même les époux ne peuvent pas se dire l’un à l’autre « je n’ai pas besoin de toi » car « dans le Seigneur, l'homme n'est pas sans la femme ni la femme sans l'homme. Car comme la femme vient de l'homme, de même aussi l'homme est par le moyen de la femme, mais toutes choses viennent d'Elohîm. » (1 Corinthiens 11 :11-12).

- Les membres qui semblent les plus faibles sont nécessaires. Ainsi, ce n’est pas parce que la femme est un vase plus faible qu’elle n’est pas nécessaire (1 Pierre 3 :7).

- Il faut donner plus d’honneur aux membres qui en manquent. Ainsi, les plus grands, les plus honorés doivent se mettre au service des plus faibles et des moins honorés. En effet, puisqu’ils sont déjà honorés, ils ne doivent pas chercher des honneurs supplémentaires mais chercher plutôt à honorer celui ou celle qui en manque. « Mais le plus grand parmi vous sera votre serviteur. » Matthieu 23 :11.

« Que le mariage soit honorable chez tous, et que le lit nuptial soit sans souillure, mais Elohîm jugera les fornicateurs et les adultères. » Hébreux 13 :4.

Qui d’autre peut honorer un mariage si ce n’est les époux eux-mêmes ? L’adjectif honorable de ce passage vient du grec timios qui signifie « d'un grand prix, précieux, tenu en honneur, estimé, particulièrement cher ». Il n’est pas question ici d’honorer un concept, mais son conjoint. C’est lui/elle qui doit être estimé (e), honoré (e), considéré (e) comme précieux/précieuse…

Et tout cela dans quel but ? Afin qu’il n’y ait pas de divisions. Donc d’où viennent les divisions ? Du fait que, au lieu de chercher à honorer et à prendre soin de l’autre, on cherche à s’honorer et à se satisfaire soi-même. On ne s’inquiète pas du bien-être de l’autre mais du sien.

« … mais par humilité, estimez les autres supérieurs à vous-mêmes. Ne regardez pas chacun à votre propre intérêt, mais aussi à celui des autres. » Philippiens 2 :3-4.

« … l’amour ne cherche pas son intérêt » 1 Corinthiens 13 :5.

A votre avis, si les époux mettaient chacun en application cette parole, cela serait bénéfique au couple ou non ? Cela ne peut être que bénéfique car si chacun cherche l’intérêt de l’autre, personne ne sera lésé ni frustré. Ainsi, selon la Bible la femme doit pourvoir au bonheur de son mari et le mari doit pourvoir au bonheur de sa femme. Les époux doivent s’offrir avec bienveillance l’un à l’autre, et ce, dans tous les domaines, pas uniquement sur le plan sexuel. Mais si l’un des deux se concentre sur ses propres intérêts, l’autre sera forcément lésé et cela ne peut que donner lieu à des divisions et à des tensions.

« Mais si quelqu'un ne prend pas soin des siens, et principalement de ceux de sa famille, il a renié la foi et il est pire qu'un incrédule. » Timothée 5 :8.

L’expression prendre soin signifie être attentif à, veiller à.

Être attentif à quoi ? Aux besoins de l’autre. A ses désirs. A ses envies. A ce qui lui plait et à ce qui lui déplait.

Veiller à quoi ? Veiller à son bien-être. Veiller à ne pas le contrarier. Veiller à ne pas le blesser.

Ci-dessus vous trouverez les définitions du mot soin que j’ai trouvé dans le Larousse et que j’ai laissé telles qu’elles pour une compréhension précise et correcte.

  • Attention que l'on porte à faire quelque chose avec propreté, à entretenir quelque chose : Il manque de soin dans sa tenue.

Remarque : Beaucoup se plaignent du manque de soin dans la tenue vestimentaire et du manque d’effort de leur moitié pour leur plaire.

  • Attention portée à présenter quelque chose avec netteté, minutie : Il a présenté son devoir avec soin.

Synonymes : conscience - exactitude - minutie - scrupule - sérieux

Contraires : incurie - indolence - insouciance - laisser-aller - négligence - nonchalance – paresse

  • Souci de bien faire, effort, peine scrupuleuse que l'on se donne : Mon premier soin fut de tout remettre en place.

Synonymes : besogne - travail

  • Charge, devoir de veiller à quelque chose, de s'en occuper : Laissez-moi le soin du ravitaillement.

Synonymes : mission - responsabilité

  • Produit cosmétique : Un soin raffermissant pour la peau.

Remarque : un parallèle peut être fait avec Ephésiens 5 :27 : « afin qu'il se présente l'Assemblée à lui-même, glorieuse, n’ayant ni tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et sans défaut. »

Au pluriel, le mot « soins » veut dire :

  • Actes par lesquels on veille au bien-être de quelqu'un : Entourer ses hôtes de soins attentifs.

Synonymes : attentions - égards - prévenance

  • Actes de thérapeutique qui visent à la santé de quelqu'un, de son corps : Les premiers soins à un blessé.

Synonyme : traitement

  • Actes d'hygiène, de cosmétique qui visent à conserver ou à améliorer l'état de la peau, des ongles, des cheveux : Soins de beauté.
  • Actes qui visent à entretenir, préserver quelque chose, un végétal : Cette plante a besoin de soins réguliers.

Arrêtons-nous sur l’aspect médical du soin. Il existe deux types de soins : les soins curatifs qui font partie du traitement mis en place pour guérir une maladie existante, et les soins préventifs qui ont pour but d’éviter qu’une maladie ne s’empire ou qu’elle ne se déclare.

Quand nous arrivons au Seigneur nous sommes tous plus ou moins gravement malades spirituellement, physiquement, psychologiquement et émotionnellement à cause du péché originel, de la conséquence de nos propres péchés et de l’impact du péché des autres sur nos vies. Il y a certains maux que le Seigneur guérit instantanément (souvent les maladies physiques) et d’autres qui nécessitent de prendre du temps. Dans certains cas, il est nécessaire que la guérison de certaines maladies ou blessures contractées par le passé soit consolidée avant d’entrer dans le mariage. Dans d’autre cas, le mariage contribuera au processus de guérison et de consolation mis en place par le Seigneur. Quoi qu’il en soit, le mariage est censé être une bénédiction, un lieu de bien-être et non un endroit toxique où les vieilles maladies récidivent et où des nouvelles apparaissent. Et pourtant, c’est ce qu’il se passe chez beaucoup de gens. Pour preuve, les propos tenus par une femme en parlant de son mari : « Il m’a rendu malade, il a réouvert toutes mes blessures du passé une à une et il m’en a ajouté plein d’autres ».

Quant à un frère, voici ce qu’il a dit à quelqu’un qui l’a croisé dans la rue et qui lui demandait poliment des nouvelles de sa femme : « Ah le mariage ce n’est pas facile, c’est un combat, un brisement hein. » Ne voulant pas malgré tout accabler son épouse, il a essayé de faire passer ses problèmes conjugaux pour un travail de brisement que le Seigneur aurait initié dans sa vie.

Et il était loin d’être le seul brisé par son mariage. Une sœur s’était persuadée que c’était normal de souffrir dans le mariage puisque Elohîm nous brise pour nous purifier. Certes, chaque couple sera tôt ou tard confronté à des épreuves, mais il n’est pas normal que le mariage ne soit que brisement et que combat. Il doit avant tout être le lieu où l’amour culmine et triomphe de tout.

Ainsi, pour éviter que le joug du mariage n’étrangle jusqu’à ce que mort s’en suive, il faut que chacun des époux honore l’autre et lui prodigue des soins curatifs qui l’aideront à guérir des blessures et maladies du passé, et des soins préventifs pour éviter qu’il ne développe de nouvelles pathologies. Il faut veiller comme ces sentinelles qui montaient la garde pour anticiper tout évènement fâcheux. Bien sûr, il faut avoir une vie de prière. Ceci étant dit, il ne suffit pas de prier, il faut aussi agir, autrement la prière se transforme en bla bla inutile.

C’est pourquoi, si votre barque commence à prendre l’eau, vous pouvez encore éviter le naufrage en décidant de réparer la coque, rétablir le fondement, c’est à dire en mettant en pratique toute la Parole du Mashiah. Cela ne sera évidemment possible que si les deux parties font cet effort. En effet, un mariage peut être détruit soit à cause de torts partagés à 50/50, soit à cause de torts majoritaires ou exclusifs de l’un des époux. Par contre, on ne peut pas réussir ou sauver un mariage si seulement l’un des deux s’implique. Oui, pour que cela marche, il faut que chacun s'implique.

Pour finir, je voudrais terminer avec deux témoignages provenant de deux vieux messieurs dont le mariage a duré plus de cinquante ans, jusqu’à ce que la mort les sépare de leurs épouses.

Le premier, je l’ai connu quand j’étais enfant. Il a expliqué à ma mère que son mariage avec son épouse avait été arrangé comme cela se faisait beaucoup de son temps. Ainsi, sa femme et lui n’étaient clairement pas amoureux l’un de l’autre quand ils se sont mis en ménage. Toutefois, ils avaient tous les deux un profond respect l’un pour l’autre. Sur la base de ce respect mutuel, ils ont d’abord construit une solide amitié qui s’est ensuite muée en sentiments amoureux. Cet homme racontait que tout au long de leur vie commune, l’un comme l’autre ont veillé à ne jamais se contrarier et à ne jamais se manquer de respect. Et il donnait un exemple : « Je me suis toujours débrouillé pour ne jamais arriver en retard quand ma femme m’attendait pour le diner ».

Le second témoignage vient d’un Monsieur âgé de plus de 70 ans que j’ai connu il y a peu de temps sur mon lieu de travail et qui s’est récemment retrouvé veuf. Je n’ai jamais vu quelqu’un parler avec autant de tendresse et d’admiration de son épouse. Ils avaient fait un mariage d’amour qui avait duré plusieurs décennies. Et ce Monsieur m’a dit ceci : « J’ai au moins une satisfaction, celle d’avoir rendu ma femme heureuse ». Je lui ai donc demandé comment il s'y était pris. Ce à quoi il m’a répondu : « Chaque jour, je n’ai fait que rechercher son bonheur. » Ensuite, il m’a raconté plusieurs anecdotes au sujet de sa femme qui m’ont permis de comprendre que cette dernière agissait avec la même bienveillance envers lui.

Vous savez quel est le point commun de ces deux hommes ? Et bien ils n’étaient même pas chrétiens.

Cet article n’a pas vocation à décourager mais à conscientiser et responsabiliser les couples formés ou en devenir. Le mariage a été conçu pour être une belle aventure, sans doute la plus belle qui nous soit donné de vivre sur terre. Ce n’est pas une utopie inatteignable, c’est une bénédiction qui est à la portée de tous ceux (chrétiens ou non) qui sont déterminés à aimer l’autre en priorité et non leur propre personne.

Adèle.

4 commentaires
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4 commentaires

  • Seb   
    15 Octobre 2021 16:15

    Voilà un article qui ne caresse pas dans le sens du poil ! Personnellement, j'ai fréquenté une femme pendant 2 ans mais je savais que ce n'était pas du Seigneur. Mais avant de la rencontrer, j'avais dit à notre Sauveur que mon désir profond était de donner le plus d'amour possible notamment à une femme qui aurait souffert dans son couple. J'ai du avec beaucoup de difficultés la quitter car elle n'avait pas tout dit concernant le père de la petite. Elle n'avait pas de raison valable pour le fuir. Heureusement, cela fait environ 4 ans que je marche dans la sanctification au quotidien. Le Seigneur me montrera qui est la femme qu'il veut pour moi. Savoir que je vais me marier un jour me donne encore plus la crainte d'Elohim pour être un bon époux. Merci YHWH !!!

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  • Seb   
    15 Octobre 2021 16:15

    Voilà un article qui ne caresse pas dans le sens du poil ! Personnellement, j'ai fréquenté une femme pendant 2 ans mais je savais que ce n'était pas du Seigneur. Mais avant de la rencontrer, j'avais dit à notre Sauveur que mon désir profond était de donner le plus d'amour possible notamment à une femme qui aurait souffert dans son couple. J'ai du avec beaucoup de difficultés la quitter car elle n'avait pas tout dit concernant le père de la petite. Elle n'avait pas de raison valable pour le fuir. Heureusement, cela fait environ 4 ans que je marche dans la sanctification au quotidien. Le Seigneur me montrera qui est la femme qu'il veut pour moi. Savoir que je vais me marier un jour me donne encore plus la crainte d'Elohim pour être un bon époux. Merci YHWH !!!

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  • Seb   
    15 Octobre 2021 17:26

    Pardonnez-moi : j'ai fait une fausse manip et mon commentaire a été validé 2 fois.

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  • Seb   
    27 Novembre 2021 17:38

    Paulos a écrit que si une femme, lors d'une réunion chrétienne, ne comprend pas ce que dit le frère ou la soeur qui enseigne, elle doit attendre de rentrer à la maison et questionner son mari pour qu'il lui fasse comprendre la Parole. Certaines préfèrent aller premièrement questionner le pasteur !

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