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Médias, morale : deux poids, deux mesures

NDLR: voici un article qui amène les chrétiens à s'interroger sur leur rapport aux médias, notamment la télévision.

Août 2009, Sharon Stone, actrice américaine de 50 ans et mère de 3 enfants, pose les seins nus pour le magazine français, Paris-Match qui titre : « Sharon Stone, j’ai 50 ans et alors ! ». Cette femme n’est pas connue pour son époustouflant jeu d’actrice, mais pour avoir omis délibérément de mettre une culotte lors du tournage de Basic Instinct en 1992. Dans ce film, elle y incarne Catherine Tramell, une romancière de polar bisexuelle, accusée d’avoir tué l’un de ses amants de 32 coups de pic à glace. Le réalisateur Paul Verhoeven explique, dans le making of du film, la scène de l’interrogatoire où Sharon Stone croise et décroise les jambes : « Quand on s'est aperçu qu'elle n'avait pas de slip pendant le tournage de cette scène, quelqu'un est allé la voir pour lui dire : - Tu sais qu'on voit tout ? - Évidemment, je le sais imbécile ! C'est pour cela que je le fais ! ». Effectivement on voit tout ! Mais la pudeur s’est envolée aussi vite que l’effet de surprise et finalement le réalisateur a gardé la scène en prenant tout de même le soin de flouter le moment où les jambes sont écartées. Félicitation messieurs les censeurs pour votre intégrité… A sa sortie dans les salles françaises, ce film a été interdit aux moins de 16 ans. Cependant, on peut le trouver sans aucune censure en libre accès sur Internet. Et si seulement il n’y avait que cette scène, mais elle n’est que l’arbre qui cache une forêt dans laquelle on y trouve une foison de relations sexuelles bestiales dénuées de tout sentiment amoureux et des meurtres sanglants.


En 1960, lors de la sortie du film « Kapo » de Gillo Pontecorvo, le réalisateur français Jacques Rivette avait fait cette réflexion : « chacun s'habitue sournoisement à l'horreur, cela rentre peu à peu dans les mœurs, et fera bientôt partie du paysage mental de l'homme moderne ; qui pourra, la prochaine fois, s'étonner ou s'indigner de ce qui aura cessé en effet d'être choquant ? ». Existe-t-il encore des personnes semblables qui soient capables de se lever pour condamner « les décadences artistiques » qui ont envahi le paysage culturel de nos sociétés ? Que s’est-il passé pour que plus personne n’ose plus broncher devant ce déferlement de débauche et de violence affiché au grand jour ? Comment expliquer que l’on crie au prodige en regardant « C’est arrivé près de chez vous », ce film belge qui met en scène une équipe de journalistes réalisant un documentaire sur un tueur professionnel qui explique par le menu détail comment tuer, se débarrasser d’un cadavre et réussir un viol ?

Les années 70 : évolution ou régression ?


Les années 70 marquent un grand tournant dans la lutte pour la libération des mœurs. La jeunesse refuse que l’on pense pour elle et souhaite décider de son avenir. Il y a bien des guerres ici et là, des dictatures en veux-tu en voilà, mais c’est le temps de la prise de position radicale : « Faites l’amour pas la guerre ». La jeunesse issue du Baby Boom aspire à l’insouciance et au plaisir, elle refuse de servir de chair à canon dans les conflits algériens et vietnamiens dont personne ne comprend réellement la cause. Ils rejettent toute forme d’autorité avec le célèbre slogan « il est interdit d’interdire ». Les verrous de la morale sautent, ce qui se faisait jadis dans l’ombre se fait désormais sans scrupules sur la place publique. Les précurseurs de ce mouvement furent les artistes qui ont mis leur œuvre au service de cette cause, bien décidés à contester et choquer les bien-pensants de l’époque. C’est l'effondrement des valeurs morales enracinées dans la tradition judéo-chrétienne. On assiste à l’émergence de sociétés permissives où l’on y revendique ouvertement l’amour libre, la sexualité non-procréative et non-conjugale. L’accent est mis sur la recherche des plaisirs charnels pour tous, y compris pour les enfants.


Cette idéologie n’a pas seulement touché le commun des mortels mais elle s’est infiltrée dans les plus hautes sphères de l’Etat. Ainsi, Bernard Kouchner, Jack Lang, Simone de Beauvoir, Louis Aragon et moult psychiatres et psychanalystes, ont unanimement signé un communiqué paru dans Le Monde du 26 janvier 1977, pour dénoncer une peine jugée trop sévère, voire même injuste, à l’encontre de trois hommes condamnés pour abus sexuels sur mineurs.


« Les 27, 28 et 29 janvier, devant la cour d’assises des Yvelines vont comparaître pour attentat à la pudeur sans violence sur des mineurs de quinze ans, Bernard Dejager, Jean-Claude Gallien et Jean Burckardt, qui arrêtés à l’automne 1973, sont déjà restés plus de trois ans en détention provisoire. Seul Bernard Dejager a récemment bénéficié du principe de liberté des inculpés. Une si longue détention préventive pour instruire une simple affaire de « mœurs » où les enfants n’ont pas été victimes de la moindre violence, mais, au contraire, ont précisé aux juges d’instruction qu’ils étaient consentants (quoique la justice leur dénie actuellement tout droit au consentement), une si longue détention préventive nous paraît déjà scandaleuse. Aujourd’hui, ils risquent d’être condamnés à une grave peine de réclusion criminelle soit pour avoir eu des relations sexuelles avec ces mineurs, garçons et filles, soit pour avoir favorisé et photographié leurs jeux sexuels. Nous considérons qu’il y a une disproportion manifeste d’une part, entre la qualification de « crime » qui justifie une telle sévérité, et la nature des faits reprochés ; d’autre part, entre la caractère désuet de la loi et la réalité quotidienne d’une société qui tend à reconnaître chez les enfants et les adolescents l’existence d’une vie sexuelle (si une fille de treize ans a droit à la pilule, c’est pour quoi faire ?). La loi française se contredit lorsqu’elle reconnaît une capacité de discernement à un mineur de treize ou quatorze ans qu’elle peut juger et condamner, alors qu’elle lui refuse cette capacité quand il s’agit de sa vie affective et sexuelle. Trois ans de prison pour des caresses et des baisers, cela suffit. Nous ne comprendrions pas que le 29 janvier Dejager, Gallien et Burckardt ne retrouvent pas la liberté ». NO COMMENT !


A cette même époque, le quotidien Libération accordait complaisamment la parole à un pédophile décrivant des actes sexuels sur une petite fille de cinq ans, dans un article qui s'intitulait « Câlins enfantins » : « Quand Benoît parle des enfants, ses yeux de pâtre grec s'embrasent de tendresse » (Libération 20/6/1981). Deux ans auparavant, en mars 1979, Libération, dans sa rubrique consacrée aux courriers des lecteurs, avait déjà apporté son soutien à un pédophile, Gérard R., qui attendait depuis dix-huit mois son procès. Ce courrier incrimine la «morale d'Etat» et appelle les lecteurs, en particulier les femmes, apparemment rétives, à signer le texte suivant : «L'amour des enfants est aussi l'amour de leur corps. Le désir et les jeux sexuels librement consentis ont leur place dans les rapports entre enfants et adultes. Voilà ce que pensait et vivait Gérard R. avec des fillettes de 6 à 12 ans dont l'épanouissement attestait aux yeux de tous, y compris de leurs parents, le bonheur qu'elles trouvaient avec lui ».


Cette mouvance intellectuelle des années 70 croyait donc mener un nouveau combat : celui de libérer la sexualité des enfants. Comment s’étonner alors que ces mêmes personnes aient apporté leur soutien à Roman Polanski, qui se trouve actuellement sous le coup d’un mandat d’arrêt de la justice américaine pour avoir eu des relations sexuelles avec une mineure de moins de 15 ans ? Certes, les actes de pédophilies avérés sont condamnés, mais pensez-vous que les mentalités aient changé aujourd’hui ? Non, rien n’a changé puisque nos sociétés sombrent davantage dans l’abject. Désormais, où que nous allions, quoi que nous fassions, nous sommes victimes d’agressions sexuelles visuelles ! Et comment voulez-vous que les élites de nos pays, ayant tenu de tels propos au cours la seconde partie du XXème siècle, interdisent la dépravation sexuelle et la violence à la télévision, au cinéma ou encore dans les magazines ?


Les télé addict*



Oh mon dieu ! L’heure est grave, les glaces de l’Arctique fondent, les pandas sont en voie de disparition, il y a du mercure dans les poissons, le trou de la couche d’ozone grandit, les forêts disparaissent, la pollution gagne du terrain… Pas un jour sans qu’on nous parle de la destruction de la planète, mais pas un mot, pas une ligne sur les dégâts qu’engendrent les scènes de violence et de pornographie sur l’espèce humaine. Qu’ils sont mous les efforts de nos parlementaires quand ils pensent pouvoir combattre les attentats à la pudeur du petit écran en conseillant naïvement d’indiquer que tel film ou telle émission est déconseillé au moins de 10, 16 ou 18 ans. Que c’est pratique de conseiller sans avoir à se remettre en question ! La télévision est devenue un membre à part entière de la famille, c’est d’ailleurs elle qui la dirige. Par exemple c’est elle qui définit notre emploi du temps : après tel dessin animé, c’est l’heure de partir pour l’école, après tel jeu télévisé de fin d’après midi, c’est l’heure de prendre sa douche. On passe à table au début du générique du journal télévisé et on va se coucher après le film. La télévision est aussi une baby-sitter pour les plus jeunes. Besoin de repos ou de temps pour faire le ménage ? Colle donc bébé devant la boîte à images ! La lucarne est aussi la bonne copine des plus grands. « Je m’ennuie, j’sais pas quoi faire ! Bah regarde la télé ! Au moins, t’iras pas faire n’importe quoi dehors ! ». Pour les parents, c’est l’amie qui les distrait, leur vide la tête et pimente leur vie privée souvent trop terne.


Au cours des sept premiers mois de l’année 2009, 45,3 millions de téléspectateurs français âgés de 4 ans et plus ont passé en moyenne 4 heures et 20 minutes par jour devant le petit écran. Comment se fait-il que la population d’un pays, dit évolué, consacre autant de temps devant la télévision ? C’est que pour beaucoup, la télévision est une excellente pédagogue et une merveilleuse source culturelle. Les documentaires, les émissions de société et autres reportages sont perçus comme des moyens d’enrichir la culture générale. Or, le petit écran d’aujourd’hui, ni celui d’hier d’ailleurs, n’a jamais été un bon pédagogue, sinon les émissions qui permettent à nos petits neurones de se muscler seraient diffusées à partir de 20h30 et non après minuit. Elle donne l’illusion d’une ouverture sur le monde, mais en réalité, elle ne montre que ce qu’elle veut bien montrer au gré de son intérêt principal, l’argent. Elle ne nous permet pas d’acquérir davantage de vocabulaire, ni de connaissance et encore moins d’expérience. Si tel était le cas, au vu des taux d’audience élevés de la série les « Experts Miami » diffusée par TF1, cela signifierait que 30% des téléspectateurs français ont une formation d’ingénieur en chimie et biologie et qu’ils peuvent travailler au sein de la police scientifique. Comme l’a dit Bruno Betthelheim, psychanalyste et pédagogue américain, « la personne conditionnée par la télévision est habituée à recevoir des explications, elle n’a pas appris à les chercher elle-même. Le danger de la télévision réside dans cette incitation à la passivité, cette fuite devant l’initiative personnelle qu’exige la réalité, beaucoup plus que dans le contenu inepte ou macabre des programmes ». Les innovations technologiques au niveau des effets spéciaux et de la qualité de l’image ont permis l’émergence du « filmer vrai » qui plonge le téléspectateur dans un monde parallèle. Tour à tour, il est tueur en série, enquêteur du FBI, profiler, chirurgien, détenu en cavale. Les scénarios collent à la réalité, les scènes sont plus vraies que nature, il ne manque plus que l’odeur ! Mais ne nous inquiétez pas c’est pour bientôt, cela s’appelle l’odorama. Imaginez que vous êtes bien installé devant votre écran plasma, vous regardez « Bones », série policière américaine. Le docteur Temperance Brenan est appelée sur la scène d’un crime. Un cadavre vient d’être découvert dans un réfrigérateur abandonné dans une décharge. Elle ouvre la porte et là... magie de la technologie, une odeur d’un corps en putréfaction envahit votre salon ! C’est comme si vous y étiez, vous n’êtes plus téléspectateur mais participant de l’enquête.


Les scénarios sont conçus de manière très habile, une information capitale est communiquée en début de saison pour nous tenir en haleine. Au fil des épisodes, des indices, faisant office d’appâts, sont distillés ici et là, ce qui incite les téléspectateurs à suivre de manière obsessionnelle les épisodes suivants. Les saisons s’achèvent sur un suspense insoutenable qui provoque un véritable état de manque chez les férus de séries télé. C’est ce que l’on appelle l’addiction. Ainsi, on peut donner comme exemple représentatif « Les feux de l’amour » qui subjugue encore des milliers de fanatiques depuis une trentaine d’années. A force de regarder des cadavres, des personnes s’adonner à des relations sexuelles débridées, à force de voir l’immoralité sous toutes les coutures, les téléspectateurs finissent par devenir insensibles à la souffrance, immoraux et agressifs. Un petit tour d’horizon de la grille des programmes TV du 5 octobre 2009 nous permettra d’aller dans le sens de cette réflexion :


-TF1 : un feuilleton français traitant de la vengeance -France 2 : deux épisodes d’une série américaine parlant de meurtres -France 3 : émission invitant à la générosité au bénéfice du troisième âge délaissé -Arte : un film américain racontant l’histoire d’un détenu en cavale ayant kidnappé un enfant -M6 : émission de téléréalité.


La télévision nous fait perdre tout sens critique et si nous ne nous réveillons pas, il ne faudra pas compter sur les institutions étatiques pour le faire à notre place. En effet, le CSA a pour rôle de vérifier si les émissions diffusées sont conformes aux lois, règlements et engagements conventionnels. Depuis septembre 1986, le CSA exerce une vigilance particulière en ce qui concerne « la sauvegarde des principes fondamentaux que sont la dignité de la personne humaine et l'ordre public ». Il s’occupe également du pluralisme et de l'honnêteté de l'information, de la protection de l'enfance et de l'adolescence, du régime de diffusion des œuvres cinématographiques et audiovisuelles, de la publicité, du parrainage, du téléachat, de la défense et de l'illustration de la langue française. Mais oh aberration ! Ce contrôle s'exerce toujours lors de la diffusion et non pas avant, comme le voudrait le principe de précaution. Le Conseil ne dispose donc en réalité d'aucun pouvoir de censure. Du coup, il est légitime de s’interroger sur l’impact de leur « tape sur les doigts » des grands groupes de presse quand un programme n’est pas conforme à la loi. La sociologue Monique DAGNAUD a publié en 2002 une étude du CNRS où elle révèle que les enfants de 4 à 10 ans passent 80% de leur temps télévisuel devant des programmes pour adultes. Ainsi, les enfants de ce siècle sont plus avisés que leurs parents, ils estiment que le paraitre est plus important que le savoir, ils enrichissent leurs dictionnaires d’insultes, sont hyper précoces du point de vue sexuel (et pour cause, pas moins de 800 films porno par mois sont diffusés sur l’ensemble des chaînes télé TNT et autres) et considèrent que le morbide c’est fashion…


Il serait trop long de citer les nombreux faits divers sordides où des enfants ont reproduit ce qu’ils ont vu à la télé. Prenons seulement un exemple. En cette rentrée 2009, les stars des cours d’école ne sont plus Spiderman, Zidane ou encore Zack Effron, mais, John Cena, The Undertaker, Rey Mysterio, Jeff Hardi, des stars du catch américain. En moins d’un an, ce sport a pris la première place dans le cœur de nos enfants. Grace aux matchs diffusés sur les chaines de la TNT, aux magazines spécialisés, aux sites Internet et aux cartes de jeux, les petits écoliers connaissent toutes les prises, y compris les plus dangereuses, et savent même les reproduire. Il n’est pas rare d’assister sur les aires de jeux ou dans les chambres, à de véritables combats, qui ont parfois une issue tragique (traumatisme crânien, brisement de la colonne vertébrale, arrêt respiratoire). Mais ce que les enfants ne savent pas, c’est que c’est du spectacle, il n’y a rien de vrai, tout est simulé. En effet, les chaines françaises n’ont pas cru bon d’informer leur jeune public sur la supercherie de ce sport, cela aurait cassé la magie du spectacle.

Chrétien influencé, salut menacé


Nous sommes des modèles pour nos enfants, ils nous observent, nous épient et calquent leur comportement sur le nôtre. Si nous sommes continuellement devant la télévision et si nous lisons la presse trash (Voici, Entrevue, Oups…), ils en feront de même. Notre rôle est de les éduquer et ce n’est pas en les laissant regarder la télévision toute la journée que nous leur rendons service. Le laxisme et la négligence de certains parents exposent les enfants aux prédateurs sexuels visuels. Or il est avéré que le ressenti d’un enfant face à une scène sexuelle est identique à celui d’une victime d’un viol. Contrairement à ce que l’on peut penser, la vision d’images pornographiques trouble profondément les plus jeunes. Cela suscite chez eux un sentiment paradoxal de culpabilité et de réelles angoisses (phobies, obsessions, etc) qui peuvent, à terme, se traduire par de l’agressivité. Il est clair que ces scènes sexuelles, s’apparentant à la pornographie, donnent une image pervertie des relations amoureuses et plombent d’emblée leur future vie de couple. En effaçant les limites entre l’imaginaire et la réalité, en banalisant les scènes agressives et les actes interdits, voire en les érigeant en normes, on fait des enfants des voyeurs en puissance. Le plus grave c’est que la permissivité de certains adultes cautionne ces agressions, pire encore, ils en deviennent complices.


« Instruis l'enfant selon la voie qu'il doit suivre ; Et quand il sera vieux, il ne s'en détournera pas » Proverbes 22 :6.


Il n’est jamais trop tard pour bien faire. Devenus enfants de Dieu, les us et coutumes hérités de la génération post 68 ne doivent pas nous influencer. Nous devons préserver nos enfants de ce qui est néfaste pour leur développement psychologique et affectif. Il faut les encourager à exercer leur libre-arbitre et leur esprit critique face aux insanités vomies par les médias. Tout comme nous, ils doivent être entièrement consacrés à Dieu, mais pour qu’ils puissent suivre les voies du Seigneur, encore faut-il qu’ils aient le bon exemple à la maison.


Beaucoup de chrétiens présentent des signes de schizophrénie. Du lundi au samedi minuit, ils s’enivrent d’images sales, et le dimanche ils viennent aux réunions de prière prôner la sainteté et la crainte de l’Eternel ! Si nos frères et sœurs dans le Seigneur sont dupes, notre Père Céleste ne l’est pas, sachons le bien ! En toute honnêteté, pouvons-nous affirmer que c’est le Saint-Esprit qui nous incite à regarder la télévision pendant des heures et des heures ? L’œil, tout comme la chair, est insatiable. Ce que nous regardons influence le contenu de nos pensées et a donc une conséquence directe sur notre vie spirituelle. C’est pourquoi Jésus a dit à juste titre :


« L'oeil est la lampe du corps. Si ton oeil est en bon état, tout ton corps sera éclairé mais si ton oeil est en mauvais état, tout ton corps sera dans les ténèbres. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, combien seront grandes ces ténèbres ! » (Matthieu 6 : 22-23).


L’apôtre Jacques, quant à lui, nous avertit en ces termes : « Mais chacun est tenté quand il est attiré et amorcé par sa propre convoitise. Puis la convoitise, lorsqu`elle a conçu, enfante le péché ; et le péché, étant consommé, produit la mort » (Jacques 1 :14-15). Nos yeux, tout comme nos oreilles et notre langue, doivent être consacrés à Dieu. Notre corps est la maison du Seigneur et nos yeux en sont les fenêtres. C’est à nous de choisir la lumière qui éclairera notre intérieur : soit celle de Jésus-Christ, la lumière véritable (Jean 1 :4-5), soit celle de Satan, qui se déguise en ange de lumière (2 Corinthiens 11 : 14). « Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes ? » 1 Corinthiens 6 :19. Comme il serait dommage d’aller en enfer parce que nous ne pouvons pas nous empêcher de regarder des insanités à la télévision (Marc 9 :47) ! Or ce danger guette beaucoup trop de chrétiens… Alors la prochaine fois que vous serez tentés de vous prélasser devant la télévision, pensez que le Saint-Esprit, qui est en vous, voit ce que vous regardez dans le secret. «N'aimez point le monde, ni les choses qui sont dans le monde. Si quelqu'un aime le monde, l'amour du Père n'est point en lui ; car tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et l'orgueil de la vie, ne vient point du Père, mais vient du monde. Et le monde passe, et sa convoitise aussi ; mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement » 1 Jean 2 :15-17.


* « Les télé addict » : les accros de la télé Sources : nouvelobs.fr ; Europe1 ; Syndicat National de la Publicité Télévisée ; Médiamétrie ; CSA ; « LA VIOLENCE A LA TELEVISION » Rapport de Blandine Kriegel et Monsieur Jean-Jacques Aillagon, Ministre de la Culture et de la Communication.


Source: Les Dokimos n°12

2 commentaires
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2 commentaires

  • Nathent   
    13 Août 2010 12:58

    Bonjour,

    la télévision n'est plus raccordée à une antenne depuis notre conversion. Elle ne sert plus qu'à visionner quelques DVD de temps ne temps.
    C'est un vériatble outil dans les mains de l'ennemi.

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  • Ben Yeshoua   
    2 Juillet 2013 12:55

    Très bon article. La TV devient de plus en plus addictive. Y résister deviendra un combat de plus en plus féroce. J'ai personnellement fait le choix de ne pas en avoir dans mon foyer. Je vois cela comme une perte de temps phénoménale et un puissant instrument de formatage Babylonien.

    J'ai toujours vécu devant la TV. Depuis mon plus jeune âge. A tel point que quand je suis chez mes parents, je ressens directement lorsque la TV est éteinte et cela provoque une gêne en moi : j'ai pris l'habitude de la TV allumée, c'est comme une présence. Sans elle, la maison est comme vide et morte.

    Je crois que le meilleur choix à faire est de fuir ces choses car lorsque nous nous mettons par exemple à regarder un ou deux épisodes d'une série TV, on fini par se familiariser avec les personnages et vouloir regarder encore la prochaine fois, et encore et encore... C'est comme un engrenage. Mon conseil serait alors que nous nous séparions de la TV si l'on a des difficultés à l'éteindre. Si vous n'avez pas de problème avec, gardez-la mais à utiliser avec modération et surtout PRÉCAUTIONS.

    Restez bénis. :)

    Matthou Ben Yeshoua,
    20 ans.

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