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Home Enseignements Ne vends pas ton droit d’aînesse !

Notre texte de base, vous vous en doutez, est le passage où Esaü vendit son droit d’aînesse pour un plat de lentilles ; ce passage se trouve dans Genèse 25.27-34. En quoi le droit d’aînesse nous concerne-t-il, nous, enfants de Dieu, aujourd’hui ? Qu’est-ce que le droit d’aînesse? Il donne droit, pour son détenteur, à une double portion de l’héritage (Deutéronomes 21.17) ainsi qu’au titre de chef de famille (autorité) et de sacrificateur (position spirituelle) après le décès du patriarche. Ce droit était attribué au premier né de sexe masculin de la famille. En ce qui concerne le titre de sacrificateur, c’était avant la loi, car sous la loi, seuls les descendants de la tribu de Lévi étaient sacrificateurs. Esaü a méprisé son droit d’aînesse, il l’a vendu pour quelque chose d’éphémère et de passager : un bol de lentilles, du pain et de la boisson (verset 34). Aujourd’hui, nous sommes sous la grâce. Jésus a fait de nous, enfants de Dieu, un peuple de rois et de sacrificateurs (Apocalypse 1.6). Si nous sommes sacrificateurs, nous avons donc tous ce droit d’aînesse. Les lévites avaient été mis à part pour remplacer tous les enfants premiers-nés du peuple d’Israël (Nombres 3.44-45). Car tout mâle premier né était consacré et donc, appartenait au Seigneur (Exode 34.19). Ne vendons pas notre droit d’aînesse, surtout pour des biens passagers et éphémères ! Certains vendent leurs grâces pour l’argent, d’autres pour le mariage, d’autres pour l’honneur. La Parole dit que tout passera excepté la parole de Dieu (Matthieu 24.35). L’argent passera, le succès sur la terre passera, les honneurs, le mariage, les richesses terrestres,… tout passera !

Esaü vendit son droit d’aînesse, non pas physiquement, il n’y a pas eu de transfert de papiers contre le bol de lentilles. Mais spirituellement, il a cédé son autorité et ses droits de fils aîné.

De même, pour nous, c’est en parole ou par nos actes que nous vendons ce droit. Prenons garde, le peuple d’Israël a négligé aussi la grâce de Dieu. Le peuple ne s’est même pas rendu compte que c’était une grâce incroyable que d’avoir pour roi, le Roi des rois et pour Dieu, le seul et véritable Dieu créateur qui avait établi sa demeure dans le tabernacle auprès du peuple.

Et pourtant, dans 1 Samuel 8, le peuple va demander à Samuel d’établir sur lui un roi humain.

SE CONFORMER AU MONDE

Amour du monde1 Samuel 8.19-20 :  » Le peuple refusa d’écouter la voix de Samuel. Non ! dirent-ils, mais  il y aura un roi sur nous, et nous serons comme toutes les autres nations ; notre roi nous jugera, il marchera à notre tête et conduira nos guerres. »

Mais n’avaient-ils pas déjà ce roi qu’ils demandaient ? N’avaient-ils pas ce roi qui les jugeait déjà (Psaumes 9.5, 8-9, 50.6, 82.8) ? N’avaient-ils pas ce roi qui marchait à leur tête et qui conduisait leurs guerres (Deutéronomes 2.24 ; Josué 6.2, 8.1 ; Juges 7.2) ?

L’Eternel n’est-Il pas Celui qui juge avec justice son peuple (Genèse 18.25) ? La nuée dans le désert ne conduisait-elle pas le peuple (Exode 13.21-22) ? L’Eternel n’a-t-il pas établi les sacrificateurs, les juges et les prophètes pour conduire son peuple ? Et le Seigneur ne combattait-Il pas pour eux en leur accordant la victoire lors de leurs guerres (Exode 14.25 ; Deutéronomes 1.30, 3.22) ? Bien sûr que si, c’est d’ailleurs ce qui leur valut une telle renommée dans les nations ! Mais ils voulaient être comme toutes les autres nations. Nations dont certains dirigeants reconnurent la grandeur du Dieu d’Israël au travers de véritables serviteurs de Dieu (Naaman, le chef de l’armée du roi de Syrie (2 Rois 5), Nebucadnestar, roi de Babylone (Daniel 2.46-47, 3.28-29), etc.).

Pourquoi de plus en plus de personnes, dites chrétiennes, allant à l’assemblée tous les dimanches voire en semaine, vivent comme les païens ? Pour être comme les autres !

Ils convoitent les choses du monde, désirent la richesse du monde, parlent comme tout le monde, pour être comme les autres. Je parlais un jour avec un garçon  se disant chrétien, et avec qui j’étais en cours. Mais son langage grossier et vulgaire ne reflétait pas Christ. Je le reprenais par rapport à cela avec toute la douceur et l’amour possible. Et il me répondait qu’il n’était pas plus grossier que les autres personnes et ne comprenait pas pourquoi un chrétien ne doit pas se comporter comme les gens du monde. Pour lui c’est être hautain que de ne pas faire comme les autres.

Paul nous dit dans Colossiens 3.8 : « Mais maintenant, renoncez à toutes ces choses, à la colère, à l’animosité, à la méchanceté, à la calomnie, aux paroles équivoques qui pourraient sortir de votre bouche. » Le mot en grec qui traduit « paroles équivoques » signifie aussi : grossièreté, discours obscène. Donc nous n’avons pas à être aussi ou plus ou moins grossiers que les autres ; nous ne devons pas avoir un tel langage tout court !

Comment pouvons-nous être le sel de la terre et la lumière du monde si nous sommes comme les autres ? Le sel donne du goût, il ne s’efface pas pour qu’on ne le sente pas. Et la lumière éclaire et met à nu ce qui est dissimulé dans les ténèbres, elle ne les couvre pas mais les expose.

 Le peuple a rejeté le Seigneur pour être semblable aux autres nations. Les autres peuples craignaient Israël à cause de l’Eternel. C’est l’Eternel qui avait fait sa renommée et un fois devenu grand aux yeux des autres, il voulut être comme eux. Lorsque Dieu nous élève, n’oublions pas que c’est la grâce de Dieu dans nos vies qui élève notre nom et fait notre réputation. Ne cherchons pas à être comme les autres. Arrêtons d’aller devant le Seigneur pour Lui dire que nous voudrions être comme tel ou telle frère ou sœur, avoir sa grâce, son onction. Mais si Dieu voulait que tu sois comme cette personne, Il t’aurait créé comme elle, Il t’aurait donné la même grâce, la même onction, la même vie !

Pourquoi à l’instar du peuple d’Israël voulons-nous absolument être comme les autres ou un autre en particulier ?!

Nous avons des modèles : oui, Paul demandait de l’imiter, mais la phrase ne s’arrête pas là : « Soyez mes imitateurs, comme je le suis moi-même de Christ » 1 Corinthiens 11.1. Christ est notre modèle par excellence ! Changeons nos prières et demandons au Seigneur à être comme Christ au lieu de vouloir être comme Christian ou Christelle, ou autre.

Il faut savoir que pendant que tu cherches à être comme le voisin, tu n’as pas le temps d’être comme toi, c’est-à-dire comme Dieu t’a créé. Du coup, tu ne peux pas remplir l’œuvre pour laquelle Dieu t’a façonné(e) depuis la fondation du monde.

Nous avons été créés à l’image et à la ressemblance de Dieu. Si Dieu ne nous a pas fait à l’image et à la ressemblance du voisin, arrêtons de perdre notre temps en prières inutiles et cherchons à ressembler à Christ !

Quand nous agissons de la sorte, nous attristons le cœur du Père car cela revient à reprocher à Dieu de nous avoir créés comme nous sommes. En gros, nous, la créature, lui disons qu’Il a fait une erreur, qu’Il s’est trompé.

Comprenons que l’image du Père, c’est le Fils (Colossiens 1.15). Et le Fils est la sagesse infiniment variée de Dieu manifestée par l’Eglise (Éphésiens 3.10).  Notre Dieu se révèle, et chaque nouvelle révélation nous permet de découvrir un nouvel aspect de sa personne.

Mais voilà, au lieu que l’Eglise, l’ensemble de chacun de nous, ses enfants, reflète la variété infinie de la sagesse, nous cherchons à refléter le voisin. Si nous sommes appelés par nos différents ministères à refléter la diversité de Dieu, nous devons apprendre à être la personne que l’Eternel veut que nous soyons de toute éternité. C’est ainsi que Dieu sera glorifié.

Car à force de regarder ce que l’autre a et de l’envier, on oublie et méprise ce que nous avons.

Esaü revenait des champs accablé de fatigue. Il vendit son droit d’aînesse pour un bol de lentilles. Mais Esaü était chasseur et agriculteur, n’avait-il pas des fruits, des légumes ou de la viande à disposition pour se préparer quelque chose ? La fatigue, les épreuves, peuvent amener certaines personnes à vendre leur droit d’aînesse à l’ennemi. Ils lâchent la foi et perdent leur salut. La grâce qu’ils avaient d’être héritiers de Dieu et cohéritiers de Christ, ils l’abandonnent pour la tranquillité apparente que leur donne l’ennemi. Tant que nous suivons le Seigneur, il y aura une guerre entre l’ennemi de nos âmes et nous ; mais à partir du moment où nous baissons les bras, nous nous livrons volontairement entre ses mains. A ce moment là, la guerre cesse puisque qu’il y a un vainqueur par capitulation de l’autre. Si la guerre cesse, l’ennemi n’a plus à lutter contre nous, donc les attaques, les embuches et autres cessent puisque nous lui avons cédé nos armes et  livré notre âme. Mais ce n’est qu’une paix apparente, parfois accompagnée de bénédictions illusoires.

D’autres laissent ou n’entrent pas dans leur ministères à cause de la pression de l’ennemi, du manque de reconnaissance, et de la fatigue occasionnée par notre charge.

Ce que nous oublions souvent, c’est que oui, nous travaillons pour Dieu, mais nous devons surtout travailler avec Dieu ! Travailler avec Dieu c’est avoir le Saint-Esprit comme collaborateur, associé et surtout directeur. Dieu te donne la vision, mais pour être fidèle à cette vision, tu as besoin du Saint-Esprit pour te guider dans ce qu’il faut et ne faut pas faire. Car lorsque Dieu nous communique la vision, Il ne nous dit pas tout. Nous découvrons beaucoup de choses sur le tas. Dieu n’use pas de dissimulation mais Il nous donne toujours l’arrivée, la finalité : « tu seras ci et tu feras ça et il se passera telle et telle chose ». Maintenant pour en arriver là, l’Eternel ne nous révèle pas la totalité du chemin à emprunter pour que nous demeurions dépendants de Lui. Et c’est là, sur ce chemin inconnu, que l’intimité avec le Saint-Esprit se créée, se développe et devient indispensable. Le psalmiste dit que la parole est une lampe à nos pieds, et une lumière sur notre sentier (Psaumes 119.105) qui nous aide à voir les embuches, les trous, les pièges, … . Mais qui nous révèle la Parole si ce n’est le Saint-Esprit ! J’entendais un frère dire que : « si on veut être intime avec le Saint-Esprit, il faut passer beaucoup de temps dans la lecture et la méditation de la Parole ».

Pourquoi ? Jean 16.13-14 :  » Quand le consolateur sera venu, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité ; car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira ce qu’il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir. Il prendra de ce qui est à moi, et vous l’annoncera »

« Toute la vérité » : Jésus est la vérité (Jean 14.6) et la Parole est la vérité (Jean 17.17), or Jésus est aussi la Parole (Apocalypse 19.13). Donc « toute la vérité » c’est l’entièreté de sa personne.

« Il dira tout ce qu’il aura entendu » : Mais que peut-Il entendre si ce n’est la Parole de Dieu ?

«  Il vous annoncera les choses à venir » : Deux types d’évènements : il peut s’agir d’un avenir proche ou lointain, nous concernant particulièrement ou concernent autrui ou le monde. Ce qui nous concerne particulièrement est bien utile pour avancer, d’où le verset 105 du Psaumes 119.

 L’ennemi de nos âmes est sans cesse sur notre chemin pour nous faire abandonner ce droit d’aînesse. Il ne se présente pas de but en blanc devant nous en nous disant : « donne-moi ton droit d’aînesse », cela serait trop facile de lui dire non. Mais il vient par des chemins détournés. Lorsque Dieu dit de pardonner, lui vient et met en avant tout ce que la personne nous a fait : « mais tu ne vas pas lui pardonner, après tout ce qu’elle t’a fait, mais tu n’as pas mérité ça. » Et toi tu réponds en toi-même : « mais c’est vrai ! Je ne vais pas lui pardonner avant qu’elle se soit humiliée devant moi ». Mais là tu cherches ta propre justice, non celle de Dieu ! Si Dieu te dit de pardonner et toi tu Lui réponds : « mais Seigneur t’as vu tout ce qu’elle m’a fait ? Je ne vais pas lui pardonner comme ça, ça serait trop facile! » Dans cette configuration, tu désobéis au Seigneur, tu es dans la rébellion vis-à-vis de Dieu. La rébellion a précipité Satan et ses anges sur la terre ! La désobéissance aux yeux de Dieu et comme la divination nous dit Samuel (1 Samuel 15.23), c’est pour cela que Saül a été rejeté par l’Eternel.

Dans ce cas, sans repentance suivie de l’obéissance, tu ne peux te présenter devant Dieu car tu Lui es en horreur ! Habakuk dit en parlant de l’Eternel :  » Tes yeux sont trop purs pour voir le mal, Et tu ne peux regarder l’iniquité. […] » Habakuk 1.13. Si Ses yeux sont trop purs et qu’Il ne peut regarder l’iniquité, si tu restes dans ton péché, Il ne peut te regarder et tu es donc en horreur à Ses yeux. Tu viens tout simplement de confier ton droit d’aînesse à Satan avec ton consentement. Dans cet état tu n’as plus accès à la présence de Dieu, donc tu ne peux plus remplir ta fonction de sacrificateur. Et si tu meurs dans cet état, c’est l’enfer qui t’attend. Car sans repentance pas de pardon et par extension, point de salut. Si cela est ton cas, sache que Jésus t’aime  toujours mais repens toi véritablement et Il te pardonnera (1 Jean 1.9). Une fois pardonné(e), fais ce qu’Il te demande.

 ATTENTION AUX RENARDS !

corbeau et renardVous connaissez la fable de Lafontaine, le corbeau et le renard ? Le droit d’aînesse c’est le fromage et le renard c’est l’ennemi de nos âmes sous tous les déguisements qu’il prendra. Il faut savoir que les renards sont lâchés. La caractéristique première du renard c’est sa ruse. Dans cette fable, il manifeste sa ruse par la flatterie. Pourquoi flatte-t-il le corbeau ? Pour être écouté et lui faire faire ce qu’il veut. En ce qui me concerne, je ne trouve pas le corbeau très beau comme animal, et le corbeau semble être de mon avis. Mais en entendant le renard le dépeindre lui-même, il s’est dit : » mais c’est vrai ce qu’il dit, je suis le phénix des hôtes de ces bois ! ». Peut-être même s’est-il dit : « Enfin, en  voilà  un qui me reconnait à ma juste valeur ! » Enflé par ce que lui disait le renard, il a voulu lui prouver à quel point il est merveilleux et a laissé tomber son trésor. Le corbeau n’est pas l’oiseau qui a le plus joli cri mais il a cru qu’il avait une belle voix. Ce qu’on constate, c’est qu’une fois le fromage récupéré, le renard n’a pas fait de vieux os, il est parti illico. Et il est dit du corbeau: « Le Corbeau, honteux et confus, jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus. ». Il s’est rendu compte qu’il avait perdu son bien mais il était trop tard quand il a compris que tout ceci n’était qu’une ruse du renard pour le voler.

 La séduction est l’arme favorite de Satan. La première fois qu’on parle de lui dans la Bible, il a séduit Ève n’est-ce pas (Genèse 3)? La dernière fois que la Bible parle de lui c’est également au sujet de la séduction :  » Quand les mille ans seront accomplis, Satan sera relâché de sa prison. Et il sortira pour séduire les nations […]. » Apocalypse 2.7-8. Donc du début  à la fin de sa présence sur terre, son but est de séduire. Qui ? Pourquoi ?

Lorsqu’il séduisit Ève et par elle, Adam, qu’ont-ils perdu ? Premièrement leur communion avec Dieu ; ils ont été chassés loin de la face de l’Eternel. Deuxièmement l’autorité que Dieu avait confiée au premier couple. Adam était jusqu’alors gouverneur de la terre, il avait l’autorité sur la totalité de la création (Genèse 1.26). En péchant, ils ont perdu cette autorité qui s’est retrouvée entre les mains de Satan, qui est devenu à cette occasion le prince de ce monde. C’est pour cela qu’il dira à Jésus, lorsqu’il Lui proposera tous les royaumes et leur gloire, qu’il consentirait à les Lui donner s’Il l’adorait ; car ces choses lui ont été données disait-il (Luc 4.5-7). Troisièmement ils avaient perdu la vie éternelle. Donc on retrouve bien les trois choses que nous confère le droit d’aînesse : la sacrificature (être devant Dieu), l’autorité et l’héritage (la vie éternelle). Comme le corbeau, ils ont réalisé ce qui s’était passé après avoir tout perdu ; et ils se sont cachés, ils avaient honte de leur nudité mais il était trop tard. Ce droit est accompagné de l’onction et de la gloire de Dieu. Cette onction nous remplit et la gloire nous couvre. Lorsqu’on les perd, on se retrouve nus devant Dieu. Quelle honte de se retrouver nus devant le Roi des rois !

 Je disais plus haut que les renards sont lâchés et ils font beaucoup de dégâts parmi les chrétiens. Dans Cantiques des cantiques 2.15, la  Sulamithe rapporte des paroles de Salomon dans lesquelles il demande a ce qu’on le débarrasse des petits renards car ils ravagent les vignes ; or, leurs vignes sont en fleurs (ou ont des jeunes grappes version King James française). Jésus nous compare à des sarments et le cep c’est Lui-même (Jean 15). Le sarment porte les fruits et le cep apporte au sarment les minéraux et l’eau dont il a besoin pour porter ces fruits. Avant qu’il y ait des fruits, il y a d’abord des fleurs puis des jeunes grappes. Et c’est à ce moment-là que les renards viennent. Il faut savoir que dans nos assemblées, les gens qui dirigent arrivent plus ou moins vite à détecter le potentiel d’une personne. Trois cas de figure : soit ils essaient de l’exploiter pour leur propre gloire soit ils essaient de la casser, ou, plus rare, ils l’enseignent pour qu’elle porte plus de fruits.

 DES FRUITS TROMPEURS

Je m’explique. Dans le premier cas, ils vont te mettre en valeur, te flatter jusqu’à ce que ton orgueil prenne bien le dessus et que tu fasses ce qu’ils attendent de toi. Ils ne lésineront pas sur les moyens, même Dieu leur parlera pour confirmer ce qu’ils disent. De plus, en leur qualité « d’hommes de Dieu » consacrés, tu risques très vite de les suivre sans même prendre le temps de consulter Dieu.

Peut-être étais-tu seulement en fleur ou une jeune pousse, mais ta maturation s’arrêtera là parce que si tu t’es séparé du tronc, tu ne peux plus évoluer, même si tu sers en apparence le Seigneur. Mais en réalité, c’est l’homme que tu sers, car c’est lui qui t’a enrôlé pour ses intérêts. Peu importe son titre, on sert Dieu, car c’est Lui qui appelle, qui établit, qui équipe et envoie (Jean 15.16).

 Quand un arbre pousse, à la forme des ses feuilles on peut dire si ce sera un pommier, un poirier, un prunier ou autre. Mais avant qu’il ait des fruits, on ne pourra pas donner la variété des pommes, ou des poires, etc. Chaque variété nécessite une certaine qualité et quantité de soins. Elle sera plus ou moins affectée part tel ou tel type de parasite plutôt qu’un autre. Toutes ces choses, seul celui qui prend soin des arbres peut les savoir. Si tu es détaché(e) du vrai cep, le vigneron n’est plus Dieu le Père et tu ne peux plus porter des fruits dignes de Christ. Jésus dit que le sarment ne peut de lui-même porter du fruit s’il n’est rattaché au cep (Jean 15.4). La fin pour un tel sarment c’est le feu, prends garde ! Peut-être me diras-tu : »quand je prêche ou quand je chante il y a des conversions donc c’est bien signe que l’Esprit de Dieu agit à travers moi. C’est des fruits dignes du Seigneur. » Dieu peut faire grâce parce qu’Il a décidé de toucher cette personne ce jour précis sans que tu en sois, ni de près ni de loin, la cause ou le vecteur de la bénédiction.

Satan n’est pas un rigolo, il est passé maître depuis si longtemps dans l’art de l’illusion. C’est pour cela que Jean nous exhorte à éprouver les esprits (1 Jean 4.1). Satan sera toujours là pour te faire croire que tout va bien, que tu es bel et bien dans la volonté de Dieu. Pour attester tout cela, il mettra des apparents prodiges, miracles, des soi-disant fruits, des bénédictions, le succès, la gloire.

Jean 4.6 : « Le diable, l’ayant élevé, lui montra en un instant tous les royaumes de la terre, et lui dit : Je te donnerai toute cette puissance, et la gloire de ces royaumes ; car elle m’a été donnée et je la donne à qui je veux. »  Satan donne la gloire et la puissance a qui il veut  tant qu’on se prosterne et l’adore!

 Dans ma Bible, je n’ai vu aucun serviteur de Dieu qui n’ait pas été contesté. Tous les véritables apôtres, prophètes, serviteurs de Dieu que j’ai croisé dans la Bible ont tous été tués. Paul a connu le succès me direz-vous ! Oui, partout où il allait, il y avait des conversions. Oui, la gloire de Dieu l’accompagnait. Oui, il voyageait beaucoup. Mais il est aussi allé en prison non pour détournement de fonds, abus sexuel ou autre mais parce qu’il prêchait l’Evangile à l’état pur, parce que les religieux voulaient le tuer. C’est ce que l’empereur Néron fera. Tous les apôtres sont morts, tués. Pareil pour les prophètes, de même pour Jésus.

 Si tu as une gloire apparente, sans persécutions, ce n’est pas la gloire de Dieu qui est avec toi. C’est Satan qui t’a donné un peu de la sienne. La gloire de Dieu s’accompagne de persécutions, parce que la gloire de Dieu accompagne les témoins. En grec, le mot témoin  veut dire littéralement  « martyr » ; un martyr n’est pas adulé par le monde, il est tué par le monde ! Sinon il ne s’appellerait pas martyr mais star !

Saches que dès que la parole d’un homme est pour toi plus importante que la Parole de Dieu, tu es en train de dévier. Si la prédication du pasteur ou de l’apôtre, peu importe son titre, te suffit pour vivre toute la semaine, revois ta conversion car tu as dévié. Christ n’est plus le tronc nourricier dont tu as besoin mais c’est un homme ou un groupe de personnes. Dans ce cas, tu as quitté la bonne vigne, tu n’es plus dans la bonne bergerie, tu es dans celle d’un mercenaire, prends garde à ton âme !

 La seule personne dont on doit être dépendant, c’est Christ et Lui seul ! Repens-toi, tu as fait de ton pasteur ou de ton apôtre ton berger, ton Dieu. Or il n’y a qu’un seul véritable Berger et Dieu, c’est l’Eternel, Jésus-Christ de Nazareth. Tout autre homme ou femme qui prend sa place dans ton cœur est un mercenaire, une idole. Repens-toi tant qu’il est temps, Jésus revient.

 MINISTÈRES FICTIFS

serpillèreLe deuxième cas : de nos jours les hommes ont créé beaucoup de nouveaux ministères. Nous avons :

–          la vidéo-projection : paroles de chants dont tu ne te souviendras à peine en partant car beaucoup de nouveaux chants n’ont aucune inspiration divine, les annonces, la prédication ; tu n’as qu’à lire, plus vraiment besoin d’écouter.

–          les collations : dès qu’on reçoit des gens, des personnes sont responsables de ce département,

–          l’école du dimanche : la garderie chrétienne pour avoir la paix pendant la prédication du pasteur.

–          Le ménage,

–          La relation d’aide : les psychologues chrétiens,

–          Les musiciens, les chantres : ce fameux groupe de louange sans lequel on ne pourrait pas louer Celui qui nous a sauvé, car ils font venir la présence de Dieu, semble-t-il.

–          Le groupe d’intercession,

–          Le groupe d’évangélisation, et j’en passe.

Voyez vous, beaucoup me diront surement que je suis dure ou méchante dans les descriptifs de ces nouveaux ministères, mais c’est seulement parce que vous vous rendez compte que si on les enlève demain, une question se pose : comment allons-nous faire ?

« Si on ne projette pas les chants comment fait-on pour les paroles ? Comment feront les nouveaux arrivants qui ne connaissent pas le chant ? « .

 Moi aussi je pensais comme ça, j’ai même été enrôlée dans le « ministère vidéo-projection », mais je ne suis plus d’accord pour aucun des arguments. Premièrement, rares sont les personnes qui connaissent les chants. S’il y a un problème informatique, plus de la moitié de l’assemblée va se tourner vers la personne qui affiche les paroles. Un chant doit nous édifier, ses paroles doivent nous communiquer la vie. La Parole dit « entretenezvous par des psaumes des hymnes et par des cantiques spirituels » (Ephésiens 5.19). Les psaumes et les hymnes sont des chants.  Le mot grec qui traduit « s’entretenir » veut également dire « enseigner ». Un enseignement ne s’oublie pas une fois la porte passée. Par exemple,  je vous écris suivant les règles de grammaire et d’orthographe qu’on m’a enseignées à l’école étant enfant. Un enseignement te fonde aussi dans la vie de l’Esprit, dans la Parole de Dieu, si du moins cet enseignement vient de l’Esprit de Dieu.

 De même pour le ministère de chantres ou de musiciens. Oui, il ne faut pas négliger, cacher ou mépriser la grâce qu’ont certains de chanter ou de jouer d’un instrument mais ce n’est pas un ministère. On ne doit pas dépendre d’eux pour louer le Seigneur. Je ne suis pas une rageuse qui ne sait pas chanter, j’ai aussi été chantre dans un groupe de louange. Oui il faut les encourager, leur permettre d’exercer leur don dans l’assemblée. Mais ces personnes, tout comme ceux qui sont à la sonorisation, n’ont pas que cela comme don. Il faut aussi les aider, les encourager à trouver le ministère où Dieu les veut. Peut-être est-ce la prédication, l’enseignement, peut-être avons nous devant nous un ou une futur (e) prophète (sse) authentique, ou un apôtre, pasteur, missionnaire, que sais-je. Que dit le Seigneur par Paul ? « Que faire donc, frères ? Lorsque vous vous assemblez, les uns ou les autres parmi vous ont-ils un cantique, une instruction, une révélation, une langue, une interprétation, que tout se fasse pour l’édification. » 1 Corinthiens 14.26.

Ou encore « C’est pourquoi exhortez-vous réciproquement, et édifiez-vous les uns les autres, […]. » 1 Thessaloniciens 5.11

« et vous-mêmes, comme des pierres vivantes, édifiez-vous pour former une maison spirituelle, un saint sacerdoce, afin d’offrir des victimes spirituelles, agréables à Dieu par Jésus-Christ. » 1 Pierre 2.5

 Je ne remets pas en question les cinq ministères d’Ephésiens 4.11, mais une fois qu’ils ont posé le fondement qui est Christ, nous devons aussi apprendre à nous édifier les uns les autres. Regardez, l’architecte fait les plans. Mais ce sont les maçons, les électriciens, les plombiers, etc. qui bâtissent la maison. Une fois leur travail achevé, ils s’en vont et les propriétaires aménagent et décorent la maison. Sous la conduite de l’Esprit de Dieu étant chacun à sa place, nous aménageons la maison.

Paul a dit qu’il a posé le fondement et que chacun prenne garde à la manière dont il bâtit dessus (1 Corinthiens 3.10). Le Saint-Esprit est donné à tout le monde dès la conversion au Seigneur (Ephésiens 1.13). Dès lors, nous devons chacun apprendre à marcher en nouveauté de vie, c’est-à-dire se dépouiller de la vieille nature pour revêtir l’homme nouveau (Éphésiens 4.17-29 ; Colossiens 3.5-17).

 Les enfants doivent être enseignés par leurs parents (Proverbes 22.6 ; Ephésiens 6.1-4). Lors des réunions, les enfants peuvent être présents pour entendre la Parole de Dieu. Ce n’est pas parce qu’un enfant joue, dort ou colorie qu’il n’entend pas ce qui est prêché. Pour le bruit, c’est votre responsabilité, parents, d’éduquer correctement vos enfants pour qu’ils soient là sans faire trop de bruit ou le moins possible. Comment l’enfant peut-il obéir selon le Seigneur s’il n’est pas enseigné au quotidien ? Si nous savons qu’il ne faut pas mettre nos doigts dans une prise, ou dans le feu, ou voler, mentir, etc., c’est bien parce que nos parents nous l’ont inculqué ; même sans être chrétiens. De toute façon un enfant ne reproduira que ce qu’il voit chez ses parents; il nous faut donc revêtir l’homme nouveau.

 La relation d’aide et la cure d’âme ne sont pas bibliques, vous ne trouverez aucun passage qui en parle. Dieu nous délivre des liens familiaux et des malédictions. Si cela n’a pas été fait, nous avons l’autorité nécessaire pour briser les liens et chasser les démons. Cette autorité est dans le nom de Jésus, elle s’exerce dans le cadre d’une vie sanctifiée. La relation d’aide ou la psychologie chrétienne nous font dépendre des personnes. Nous pouvons demander la prière, parler avec des frères et sœurs. Mais nous devons surtout faire connaître à Dieu nos besoins (Philippiens 4.6-7), nous appuyer sur Lui et méditer la Parole jour et nuit par le Saint-Esprit qui nous La révèlera, nous L’expliquera, et nous restaurera par Elle.

 Les collations, le ménage, le groupe d’intercession et d’évangélisation, tout cela nous incombe à tous, aucun groupe ne doit avoir le monopole de l’enseignement, de la louange, de l’évangélisation et de la prière. Il est vrai que Jésus a dit d’aller et de faire des nations des disciples, mais si tu n’es pas instruit(e) et fondé(e) en Christ, que vas-tu leur apporter ? Le nom de Jésus ? Ils connaissent déjà. Ce qu’Il a fait sur la terre ? Pour la plupart, ils sont au courant. Ce que ton pasteur a dit dimanche ? Non, ils ont besoin de la Parole de Dieu qui vit en toi, ils ont besoin d’un témoignage de vie plus que de mots, ils ont besoin de lire Christ sur ton visage. L’évangélisation dont Jésus parlait, c’est une vie, un témoignage, un caractère, une attitude, un comportement. Ta vie doit témoigner pour toi, lorsque tu prends les transports, tu travailles, fais tes courses ou vas en cours. Vous savez, les gens observent. S’ils entendent que tu dis « Jésus » mais que tu fais des choses que même eux, en tant que païens, n’auraient pas faites, tu es disqualifié(e) à leurs yeux, il faut le savoir. Lorsqu’on évangélise, ce n’est pas dans le but de ramener les gens dans notre église, mais de faire des disciples, de les baptiser. Donc toi qui évangélises, tu peux aussi baptiser si cette personne se convertit. Quand Paul décrit la mission des 5 ministères, il n’y a pas « baptiser » dedans (Ephésiens 4.11-13). Jésus ne baptisait pas lui-même, c’était ses disciples qui le faisaient (Jean 4.2).

Jésus n’est pas mort sur la croix pour que tu aies le ministère du ménage ou de la collation. Si  tu as le temps pour le faire et un talent pour la cuisine, fais-en profiter les frères et sœurs. Saches cependant que ce n’est pas ton ministère.

Il y a cependant des hommes dits « de Dieu » qui mettent des gens à des postes de ce type  en leur faisant croire que c’est leur appel. Ils étouffent alors le véritable appel qui est sur la vie de la personne. Lorsque Pierre prêchait, il n’y avait pas de vidéoprojecteur, ni PowerPoint, ni groupe de louange ou d’intercession (car nous sommes tous adorateurs et intercesseurs), mais il a gagné, par la grâce du Seigneur, 3000 âmes. Il ne nous est pas parlé de relation d’aide ni de cure d’âme, pourtant avec 3000 personnes, il y avait de quoi faire. Mais qu’est-il dit ? « Ils persévéraient dans les enseignements des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain et dans les prières. », lisez aussi la suite (Actes 2.41-47 et Actes 4.32-37). Voilà l’œuvre du Saint-Esprit !

Vous savez les gens de la vidéo-projection, lorsqu’ils ne sont pas beaucoup, sont prisonniers de ce service parce que tout le monde compte sur eux. Les chantres ou musiciens, s’ils sont malades, essaieront quand même de venir parce qu’on compte sur eux. Le pasteur, pareil, parce qu’on dépend de lui. Beaucoup d’hommes sont entrés dans le ministère pastoral, apostolique, prophétique ou autre alors que ce n’est pas leur appel. Juste parce qu’ils ont croisé des « hommes de Dieu renard » qui les ont piégés.

CE QUE DIEU VEUT

Le troisième cas, c’est celui que Dieu veut. Quand les véritables appelés de Dieu vous aident à entrer dans l’appel que Jésus vous a adressé de toute éternité. Ils vous fondent, vous apprennent à dépendre de Dieu et non d’eux, vous encouragent, vous permettent d’exercer vos dons et au temps de Dieu, vous laissent. Ils vous permettent ainsi de suivre le Seigneur partout où Il vous veut. C’est tellement merveilleux de Le suivre, de vivre la vie de l’Esprit. Quand la Parole de Dieu est vivante en toi, que Dieu te parle dès le réveil, Il t’enseigne, conduit tes pas vers les gens. La vie de l’Esprit tout simplement. Mais pour cela, il faut marcher dans Ses voies à Lui, être son intime, le chérir et conserver sa présence comme un trésor ; parce c’est un trésor, ce fameux droit d’aînesse. Cette grâce unique que Dieu nous confie pour Sa gloire.

Ce droit que Dieu nous confère, cette grâce qu’Il nous accorde, n’est-ce pas pour nous ? Quand Dieu nous donne des dons, ces dons ne sont pas pour nous seulement mais pour le corps de Christ. Pour l’édification et le perfectionnement des saints en ce qui concerne les cinq ministères d’Ephésiens 4.11. Ils sont pour tous les chrétiens, les dons spirituels ou physiques que Dieu nous donne servent pour l’édification, l’exhortation, l’encouragement, etc. du corps de Christ (1 Corinthiens 14.12 et 26). Un bon exemple en ce qui concerne les dons physiques c’est Betsaleel, un artisan que Dieu a choisi et qu’Il a rempli de Son Esprit pour réaliser les ordres que l’Eternel avait adressés à Moïse (Exode 31.1-6).

Les dons que nous avons ne doivent pas créer la division mais l’unité. Dans 1 Corinthiens 12, Paul nous parle des dons spirituels et donne l’image du corps humain en disant que nous sommes tous dépendants les uns des autres.

La preuve : Moïse, bien qu’il parlait avec Dieu face à face et malgré toute l’onction qu’il avait, n’était pas apte à construire le tabernacle. Pour ce faire, Dieu avait choisi et équipé Betsaleel. Bien que choisi par Dieu, Betsaleel ne pouvait pas tout faire tout seul ; Dieu a alors mis Oholiab à ses côtés pour l’aider et tous les hommes habiles sur qui Il avait répandu son Esprit. Si Moïse avait décidé de ne pas rester à sa place, c’est-à-dire celle de visionnaire, de berger de ce peuple, mais qu’il voulait aussi être artisan alors qu’il n’a pas reçu l’onction pour cela, Dieu l’aurait désapprouvé et même disqualifié. Si Betsaleel n’était pas soumis à l’Eternel, il aurait pu décider de ne pas obéir et de se choisir une autre activité ou reprendre les plans et changer les directives de Dieu pour les arranger selon son goût. Oholiab aurait pu aussi refuser d’être l’aide de Betsaleel et décider d’être le chef de chantier. Au final tous ces gens auraient été disqualifiés, et le tabernacle n’aurait pas été construit.

Chacun d’entre nous formons le temple du Seigneur car nous sommes comme des pierres vivantes nous dit Pierre :  » et vous-même, comme des pierres vivantes, édifiez-vous pour former une maison spirituelle, […]. 1 Pierre 2.5. Chacun, selon le ou les dons que Dieu nous accorde, devons former cet édifice bien coordonné (Ephésiens  2.20-22) pour que la nuée de Dieu puisse remplir tout le temple.

Pourquoi la nuée a-t-elle rempli tout le tabernacle ? Parce que tout était à se place. En amont, tout avait était confectionné selon l’ordre de l’Eternel parce que chacun était à la place où Dieu l’avait établi, ni plus ni moins.

L’un des gros problèmes que rencontre l’Eglise aujourd’hui est que trop de personnes ne sont pas à leur place. Beaucoup de personnes s’établissent elles-mêmes ou se font établir dans des appels qui ne sont pas les leurs. Un énorme déséquilibre se créé alors, et l’édifice ne peut pas être coordonné. « Dieu m’a donné tel don mais je veux absolument être utilisé comme le voisin, ou je veux le don de l’autre »,  arrêtons ça! L’autre en question a aussi besoin du don que Dieu t’a confié pour être équilibré, malgré toute l’onction qu’il peut avoir reçue.  Il y a aussi le problème de l’autosuffisance, l’orgueil, l’arrogance, le détournement de la gloire qui revient à Dieu seul ! Comme je le dis souvent, la ligne d’arrivée est au ciel, tant qu’on est sur la terre, on court ! Personne, peu importe l’onction qu’il semble manifester, ne peut dire qu’il est arrivé. Pourtant beaucoup de personnes se comportent comme si tel était le cas.

Que Dieu nous utilise puissamment ou pas, il ne faut surtout pas nous reposer sur nos lauriers car c’est à ce moment-là que l’orgueil arrive. Les lauriers ce sont les exploits que Dieu a faits au travers nous ; mais à partir du moment où ces exploits deviennent « tes » exploits dans ton langage, tu commences à tomber. Au moment où Dieu n’est plus le sujet  mais  que c’est toi, tu glisses. Au début tu disais : « j’ai imposé les mains et Dieu a fait grâce, Il a guéri, par mes mains ». Mais maintenant, tu dis : « venez,  je vais prier pour vous et vous serez guéris car quand je prie, Dieu répond ». Mais qui est au service de qui ? Quand on venait te complimenter sur ce que tu as dit ou comment tu as chanté, tu disais : « c’est la grâce de Dieu, que Dieu soit béni ». Mais maintenant tu dis juste « merci », c’est à peine si tu réponds parce que c’est tellement normal. L’humilité ramène toujours les gens vers Dieu, l’orgueil ne reprend pas les gens et accepte la gloire qui revient à Dieu.

Il existe aussi la fausse humilité, celle-ci, répond  » que Dieu soit béni » mais s’attribue la gloire qui revient à Dieu quand même. On la reconnait parce qu’elle n’arrête pas les flots d’éloges que les gens peuvent venir dire. L’orgueilleux se met dans les coins où on ne peut pas le rater (à la sortie de l’assemblée ou au milieu du passage, sur les places publiques pour les pharisiens, disait Jésus). Mais l’humble se cache. Pourquoi ? Ce n’est pas parce qu’il n’aime pas les gens, mais pour éviter de se retrouver dans ces situations où les gens ne tarissent pas d’éloges à son sujet. L’orgueilleux se croit arrivé, il n’est plus soumis à Dieu.

Lorsqu’on tombe dans l’orgueil qui est un péché très subtil et très grave, la communion avec le Seigneur se rompt, l’onction  (si on persiste dedans) nous est retirée, l’autorité est perdue et la vie éternelle aussi. Les bénédictions et miracles qui peuvent se manifester ne sont que pure grâce de Dieu ou mirages de l’ennemi. Nous avons perdu la vision de Dieu et nous sommes pauvres de la vie de l’Esprit bien qu’il soit possible d’être riche physiquement. Tout cela me fait penser à l’Eglise de Laodicée (Apocalypse 2.14-19).

« Parce que tu dis : Je suis riche, je me suis enrichi, et je n’ai besoin de rien, et parce que tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu, je te conseille d’acheter de moi de l’or éprouvé par le feu, afin que tu deviennes riche, et des vêtements blancs, afin que tu sois vêtu et que la honte de ta nudité ne paraisse pas, et un collyre pour oindre tes yeux, afin que tu voies. Moi, je reprends et je châtie tous ceux que j’aime. Aie donc du zèle, et repends-toi. » Apocalypse 2.17-19

Pourquoi s’enrichir ? Parce que de nos jours les gens font de leurs dons un métier. Or ton don ne peut être exercé contre de l’argent. Si tu as le don de prophétie, tu ne vas pas arrêter de travailler pour ouvrir ton cabinet de prophète. Si tu as le don de guérison, tu ne vas pas ouvrir un cabinet de guérisseur. Alors pourquoi ceux qui ont le don de chanter ou de jouer d’un instrument de musique deviennent des chanteurs ou des musiciens professionnels, jouant même dans le monde car on gagne bien ? Pourquoi les pasteurs sont-ils payés par l’assemblée tous les mois ? Ce n’est pas un métier, c’est ta grâce, elle ne se monnaie pas ! Les cachets des ministères quand ils se produisent dans une assemblée, l’enveloppe du prophète quand on va le voir, etc. Vous allez certainement trouver des raisons dans l’ancienne alliance, ou des raisons dictées par le monde. Mais que dit Jésus ? « Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement. » Matthieu 10.8.

Pourquoi beaucoup de gens sont accrochés à ces histoires d’argent ? Parce qu’ils n’ont plus la foi. L’or éprouvé par le feu dont parle Jésus, c’est la foi.

« Afin que l’épreuve de votre foi, plus précieuse que l’or périssable (qui cependant est éprouvé par le feu), ait pour résultat la louange, la gloire et l’honneur, lorsque Jésus-Christ apparaîtra. » 1 Pierre 1.7. Si en Jésus nous sommes assis dans les lieux célestes, Il ne va surement pas nous donner de l’or terrestre. C’est par la foi en Jésus que nous sommes bénis de toutes bénédictions spirituelles dans les lieux célestes (Ephésiens 1.3). Quand Dieu donne une vision, Il pourvoit aussi Lui-même à la provision, mais il faut la foi. Quand les gens disent que Dieu les a appelés à temps plein, gloire à Dieu !  Mais cela ne veut pas dire qu’ils doivent être à la charge de l’assemblée et qu’ils doivent être payés par elle. Etre appelé à temps plein par le Seigneur veut dire vivre par la foi. Tu ne travailles pas mais c’est Dieu qui te prend en charge et pourvoit à tes besoins. Quand il n’y a rien sur ton compte et que tu dois faire les courses, payer les factures, il te faut la foi. C’est cela être à temps plein pour le Seigneur. Ce n’est pas être à temps plein dans l’assemblée et être salarié des saints. La foi produit des œuvres nous dit Jacques 2.14-26. Ces œuvres sont le vêtement blanc que Jésus nous demande de nous procurer auprès de lui.

« Réjouissons-nous, soyons dans l’allégresse, et donnons-lui gloire ; car les noces de l’Agneau sont venues, son épouse s’est préparée, et il lui a été donné de se revêtir d’un fin lin, éclatant, pur ; car le fin lin, ce sont les œuvres justes des saints. » Apocalypse 19.7-8. Or ces œuvres justes sont celles que Dieu nous a préparées d’avance afin que nous les pratiquions (Ephésiens 2.10) ; œuvres qui, bien que préparées d’avance,  ne peuvent être faites sans la foi.

La foi nous donne aussi la vision de Dieu. « Or, la foi est une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas. » Hébreux 11.1. En quoi ce passage illustre-t-il que la foi nous donne la vision de Dieu ? Le collyre dont il est question ne nous donne pas la vue physique. La vue dont il est question est la vue spirituelle. Jésus attend de nous que nous voyons même si nos yeux dans la chair ne voient rien. Lors de notre baptême, Paul nous explique que nous sommes baptisés en la mort et la résurrection de Christ. De ce fait, comme Christ est mort à la chair et ressuscité dans un corps glorieux qui n’est plus soumis à la mort et encore moins au péché, de même nous sommes sous l’eau symbolisant la mort et nous en sortons en nouveauté de vie. La chair étant crucifiée à la croix, nous vivons par l’Esprit de Dieu en revêtant l’homme spirituel. Notre Dieu est Celui qui, lorsque nous étions une masse informe dans le ventre de notre mère, voyait déjà l’avenir glorieux qu’Il a préparé pour nous. Il est Celui qui « appelle les choses qui ne sont point comme si elles étaient » (Romains 4.17).

Soyons comme Abraham qui, bien qu’avancé en âgé, a cru en l’Eternel qui lui a promis que de lui sortirait une grande nation. Cela devait paraître impossible à ses yeux physiques de concevoir une grande nation alors qu’ils étaient, avec son épouse, usés de corps. Mais il crut, et Isaac naquit, puis Jacob et de Jacob, la nation d’Israël. Mais cette descendance n’est pas complète, à celle-ci il faut ajouter l’Eglise, car l’Eglise est une nation, nous dit Pierre (1 Pierre 2.9). L’Eternel a comparé la descendance d’Abraham à deux choses : comme la poussière de la terre (Genèse 13.14-18), c’est la postérité physique, charnelle : le peuple d’Israël. Et comme les étoiles du ciel (Genèse 15.4-6), c’est la postérité spirituelle dont il est le père de la foi : l’Eglise.

Voila ce que produit la foi, elle nous ouvre les yeux de l’Esprit. Aujourd’hui c’est la galère, tout semble sans issue à tes yeux, mais les yeux de l’Esprit te montrent demain, quand L’Eternel se lèvera et agira pour toi. Dieu te dit que ta famille sera sauvée, que ton conjoint se convertira. Seulement voilà, tout va de mal en pis, c’est ce que tes yeux charnels disent. Mais les yeux de l’Esprit te montrent la conversion de ta famille ou de ton conjoint. Cette vision s’appuie sur la Parole de Dieu, plus tu regardes à Dieu, moins tu seras découragé(e) par ce que tes yeux charnels te montrent. Car les yeux de l’Esprit savent que « Dieu est le maître des temps et des circonstances » (Daniel 2.21). Aujourd’hui c’est la galère, demain c’est encore pire, après demain n’en parlons pas… Mais je sais, car Dieu me l’a promis, Il combattra pour moi, que les murs des justes sont devant ses yeux, Il agira. Sa promesse est certaine, le temps de son accomplissement est déjà fixé. Alors je peux pleurer, monter, descendre, crier, faire tout ce que je veux pour essayer de l’apitoyer sur mon sort, tant que le temps n’est pas arrivé, la promesse ne s’accomplira pas.

Le temps n’est pas forcément une date arrêtée. Le temps fixé peut aussi être un lieu de rendez- vous où Dieu t’attend pour agir. Dieu peut attendre que tu aies compris, fait ou abandonné certaines choses avant d’agir.

Dieu est fidèle, Il veille sur sa Parole pour l’accomplir (Jérémie 1.12). Ne sois pas découragé(e), reste fidèle et Il agira. Conserve ta grâce comme un trésor, veilles sur tes voies, recherche la sanctification et Dieu se glorifiera à travers toi.

Soyez bénis, bon courage car la course n’est pas finie mais sa fin est proche !

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