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Home Enseignements Supporter (1ère partie : Demeurer)

Le monde se dirige vers un temps de souffrances sans précédent. Dieu a par conséquent mis dans nos cœurs un sentiment d’urgence. Il est urgent pour le chrétien de travailler avec crainte et tremblent à son salut. Il est urgent pour le chrétien d’achever l’œuvre que Dieu lui a confiée. Et il est urgent pour le chrétien d’amener sa famille dans l’arche. Le travail est de taille ! Sans compter qu’à côté de tous ces objectifs, il y a une opposition féroce. Il est donc essentiel pour le chrétien de comprendre qu’il ne peut pas atteindre Canaan sans combattre les géants.

Alors comment atteindre l’objectif que Dieu nous a assigné tout en tenant ferme malgré les combats ?

perseveranceLe Seigneur nous donne une réponse dans Matthieu 24 : 13 : « Mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé. »

Le mot persévérer, hupomeno en grec, signifie « rester c.à.d. demeurer, ne pas s’éloigner ou s’enfuir, conserver, dans les épreuves et dans les peines ; maintenir sa foi en Christ ; endurer, supporter bravement et calmement les mauvais traitements ».

Ainsi, pour faire partie des vainqueurs, il ne suffit pas d’aller à l’église tous les dimanches. Un grand nombre de chrétiens vaincus sont assis sur ses bancs. Il est donc primordial de comprendre que supporter signifie ne pas fuir les situations difficiles, garder la foi, et se maintenir dans le calme. Seul(e) celui ou celle qui agit de cette manière peut se targuer d’avoir enduré l’épreuve.

QUE FAUT-IL SUPPORTER ?

Plusieurs mots grecs sont utilisés dans les Evangiles et le Testament de Jésus pour parler de la capacité de supporter. Cela nous permet de faire une liste des évènements que le Seigneur nous demande de supporter.

Hupomeno

  • La haine: miseo, signifie « poursuivre avec haine, détester ».

« Et vous serez haïs de tous, à cause de mon Nom ; mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé. » Matthieu 10 : 22.

  • La tribulation: thlipsis, ce terme désigne « l’oppression, l’affliction ou la détresse ».

« Soyez joyeux dans l’espérance ; patients dans la tribulation ; persévérants dans la prière. » Romains 12 :12.

  • Un grand combat de souffrances: le mot combat, athlesis, signifie lutter, combattre, s’efforcer, dure épreuve.

« Or rappelez-vous des premiers jours, où, après avoir été éclairés, vous avez soutenu un grand combat de souffrances. » Hébreux 10 : 32.

  • La croix

« (…) portant les yeux sur Jésus, qui est le chef de la foi et qui la mène à la perfection. En échange de la joie qui lui était réservée, il a souffert la croix, ayant méprisé la honte, et il s’est assis à la droite du trône de Dieu. » Hébreux 12 : 2.

  • L’opposition de la part des pécheurs : antilogia désigne la contradiction, l’opposition, et la rébellion.

« C’est pourquoi, considérez soigneusement celui qui a supporté contre sa personne une telle opposition de la part des pécheurs, afin que vous ne succombiez pas, en perdant courage. » Hébreux 12 : 3.

  • Le châtiment: paideia, désigne l’éducation des enfants, « l’instruction qui vise à un accroissement de la vertu et la correction chez l’adulte ».

« Si vous endurez le châtiment, Dieu se comporte envers vous comme envers ses fils ; car quel est le fils dont le père ne châtie pas ? » Hébreux 12 : 7.

  • L’épreuve : peirasmos, ce terme grec désigne « une expérience, une épreuve, une tentation ».

« Béni est l’homme qui endure l’épreuve; car après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que le Seigneur a promise à ceux qui l’aiment. » Jacques 1 : 12.

Hupophero

  • L’épreuve: peirasmos

« Aucune épreuve ne vous est survenue, qui n’ait été humaine, et Dieu qui est fidèle ne permettra pas que vous soyez mis à l’épreuve au-delà de vos forces, mais avec l’épreuve il préparera aussi le moyen d’en sortir, afin que vous puissiez la supporter. » 1 Corinthiens 10 :13.

  • Les persécutions: diogmos.

« Et tu sais les persécutions et les afflictions qui me sont arrivées à Antioche, à Icone et à Lystre. Quelles persécutions n’ai-je pas supportées ? Et comment le Seigneur m’a délivré de toutes. » 2 Timothée 3 : 11.

  • Les afflictions: lupe, signifie « douleur, peine, chagrin, contrariété, affliction (de personnes en deuil) ».

« Car c’est une chose agréable à Dieu si quelqu’un, à cause de la conscience qu’il a envers Dieu, endure des afflictions en souffrant injustement. » 1 Pierre 2 : 19.

Anechomai

  • Les persécutions: dioko signifie « faire courir ou faire s’enfuir, amener à la fuite, courir rapidement pour attraper une personne ou une chose, poursuivre, harceler, troubler, molester, persécuter, courir après, suivre, sans idée hostile, métaph: chercher sincèrement, vouloir fermement acquérir ».

« (…) et nous nous fatiguons à travailler de nos propres mains ; on dit du mal de nous, et nous bénissons ; nous sommes persécutés, et nous le supportons. » 1 Corinthiens 4 :12.

  • Les autres: allelon signifie « l’un l’autre, mutuellement, réciproquement ».

« (…) avec toute humilité et douceur, avec patience, vous supportant les uns les autres dans la charité. » Ephésiens 4 :2.

« (…) vous supportant les uns les autres, et vous pardonnant les uns aux autres ; et si l’un a querelle contre l’autre, comme Christ vous a pardonné, vous aussi faites-en de même. » Colossiens 3 : 13.

  • L’exhortation : paraklesis c’est à dire «un appel, appeler à l’aide, supplication, instance, exhortation, avertissement, encouragement, consolation, réconfort; ce qui offre réconfort ou rafraîchissement, discours persuasif, discours instructif, conciliant, puissant, d’exhortation ».

« Aussi, mes frères, je vous prie de supporter la parole d’exhortation, car je vous ai écrit en peu de mots. » Hébreux 13 : 22

Antechomai

  • Les faibles: asthenes signifie « faible, infirme, maladif ».

« Nous vous en prions aussi, mes frères, avertissez ceux qui vivent dans le désordre, consolez ceux qui ont l’esprit abattu, supportez les faibles, et soyez patients envers tous. » 1 Thessaloniciens 5 : 14.

COMMENT FAUT-IL SUPPORTER ?

Selon la définition, supporter signifie demeurer en Christ, garder la foi et se maintenir dans le calme. Dans cette partie nous ne traiterons que l’aspect « demeurer en Christ ».

Face à tous ces évènements qui font partie de la vie chrétienne, l’enfant de Dieu n’a pas le choix : il doit les supporter. En effet, lorsque nous donnons notre vie à Dieu, nous nous engageons à lui obéir et c’est alors que nous rentrons dans son plan parfait. Notre vie n’est plus sous notre contrôle, bien qu’en réalité elle ne l’a jamais été. Alors évidemment, obéir à Dieu lorsqu’il nous couvre de bénédictions spirituelles et qu’il restaure ce qui était brisé dans nos vies est un jeu d’enfant. Mais lorsque Dieu nous soumet à toutes sortes de pressions et qu’il nous demande de les supporter, nous pouvons être tentés de prendre la fuite. Fuir la situation ou carrément fuir Dieu en retournant dans le monde.

Celui qui ne demeure pas en Jésus ne peut pas porter des fruits…

Ainsi, celui qui se retrouve exposé à la haine, à la tribulation, aux souffrances, à la persécution, à l’opposition… et qui ne tient pas, c’est celui dont le cœur est semblable au deuxième terrain de la parabole de Matthieu 13 : « Et une autre partie tomba dans les endroits pierreux où elle n’avait pas beaucoup de terre ; elle leva aussitôt parce qu’elle n’entrait pas profondément dans la terre ; mais, quand le soleil parut, elle fut brûlée et sécha parce qu’elle n’avait pas de racines. » (Matthieu 13 : 5).

 « Et celui qui a reçu la semence dans les endroits pierreux, c’est celui qui entend la parole et la reçoit immédiatement avec joie ; mais il n’a pas de racine en lui-même, et il ne tient qu’un temps, et dès que survient une tribulation ou une persécution à cause de la parole, il est immédiatement scandalisé. » (Matthieu 13 :20).

Celui qui ne supporte pas les tribulations ou les persécutions est dépourvu de racines et ne peut donc pas porter de fruits à maturité. Or Jésus nous dit dans Jean 15 au verset 2 que le Père « retranche tout sarment qui est en moi et qui ne porte pas de fruit ; et tout sarment qui porte du fruit, il l’émonde, afin qu’il porte encore plus de fruit. (…) Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors, comme le sarment, et il se sèche ; puis on l’amasse, on le met au feu, et il brûle. » Nous devons comprendre que nos réactions face à ce type d’épreuves ont des conséquences sur les fruits que nous sommes censés porter et à terme sur notre propre salut.

… et il subira de pires tourments

En effet, le chrétien doit avoir conscience que le chemin qu’il emprunte lors de la conversion est un chemin sans retour. En effet, si on se réfère au cheminement des enfants d’Israël après la sortie d’Egypte, on constate qu’ils n’ont jamais pu retourner en Egypte bien qu’ils en aient manifesté la volonté à plusieurs reprises. Par exemple, lorsqu’ils ont refusé de combattre les Cananéens, Dieu les a condamnés à errer quarante ans dans le désert. Des centaines d’années plus tard, après avoir multiplié les offenses à Dieu, les enfants d’Israël ont été déportés à Babylone et non pas en Egypte.

Le choix qui nous est offert est clair : c’est soit le chemin du ciel soit le chemin de l’enfer. Alors il est évident que lorsque nous étions dans le monde nous étions aussi sur le chemin de l’enfer. Quelle est donc la différence entre un païen et un chrétien qui ne demeure pas en Christ ? Pierre nous dit que « (…) si après s’être retirés des souillures du monde par la connaissance du Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, ils s’y engagent de nouveau et sont vaincus par elles, leur dernière condition est pire que la première. Car mieux valait pour eux n’avoir pas connu la voie de la justice, que de l’avoir connue et se détourner du saint commandement qui leur avait été donné. Mais ce qu’on dit par un proverbe véritable leur est arrivé : Le chien est retourné à ce qu’il avait vomi, et la truie lavée est retournée se vautrer dans le bourbier ». (2 Pierre 2 : 20). Ainsi, ceux qui ont connu la vérité et qui ont fui le chemin du salut qu’ils avaient emprunté ne regagnent pas leur position initiale mais ils se retrouvent dans une condition encore plus défavorable que celle qu’ils avaient lorsqu’ils étaient ignorants.

En effet, seuls ceux qui ont connu le Seigneur peuvent se rendre coupables des péchés suivants : fouler aux pieds le Fils de Dieu, tenir le sang de l’Alliance pour profane, outrager l’Esprit de grâce, crucifier le Fils de Dieu de nouveau et l’exposer à l’opprobre.

« Si quelqu’un avait méprisé la loi de Moïse, il mourait sans miséricorde, sur la déposition de deux ou de trois témoins ; de combien pires tourments pensez-vous donc que sera jugé digne celui qui aura foulé aux pieds le Fils de Dieu, et qui aura tenu pour une chose profane le sang de l’Alliance, par lequel il avait été sanctifié, et qui aura outragé l’Esprit de grâce ? » Hébreux 10 : 28.

« Or il est impossible que ceux qui ont été une fois illuminés, et qui ont goûté le don céleste, et qui ont été faits participants du Saint-Esprit, qui ont goûté la bonne parole de Dieu, et les puissances de l’âge à venir, s’ils retombent, soient changés de nouveau par la repentance, vu que, quant à eux, ils crucifient de nouveau le Fils de Dieu, et l’exposent à l’opprobre ». Hébreux 6 : 4.

Ainsi lorsque Pierre nous dit que la condition de ces personnes est pire que la première, cela concerne le jugement. Oui, le païen et le chrétien qui a connu la vérité et s’en est détourné sont tous deux sur le chemin de l’enfer et du lac de feu. Mais celui qui s’est détourné du chemin sera jugé digne de pires tourments parce qu’il aura commis des péchés plus graves que ceux qu’il avait commis lorsqu’il était dans le monde, et plus graves que ceux que les païens qui ignorent les lois de Dieu peuvent commettre. Nous savons aussi que ne pas demeurer en Christ a un effet sur notre vie présente. En effet, en se corrompant de la sorte, le chrétien ouvre des portes et il se retrouve possédé par ses anciens démons et par de nouveaux démons beaucoup plus méchants que les précédents.

A travers le deuxième terrain, le Seigneur nous met en garde contre les tribulations et les persécutions. Elles sont susceptibles de nous amener sur la voie de la destruction. Satan le sait et il ne se privera pas d’user de ce type d’armes pour nous abattre. Nous devons donc avoir pleinement conscience du fait qu’on ne peut les éviter. Il est donc vital que nous apprenions à les supporter selon le Seigneur. Avoir conscience des risques que l’on prend à ne pas tenir ferme dans la foi face aux épreuves doit nous aider à mieux gérer les combats auxquels nous sommes exposés.

Donc celui qui aspire au salut doit réaliser qu’il s’engage dans une vie de combats. On ne peut pas atteindre Canaan sans combattre contre les géants.

Pour supporter il faut avoir au préalable calculé la dépense…

« Alors Pierre se mit à lui dire : Voici, nous avons tout quitté et nous t’avons suivi. Et Jésus répondit, disant : Je vous le dis en vérité, il n’est personne qui, ayant quitté à cause de moi et de l’Evangile, sa maison, ou ses frères, ou ses sœurs, ou son père, ou sa mère, ou sa femme, ou ses enfants, ou ses terres, ne reçoive au centuple, présentement dans ce temps-ci, des maisons, des frères, des sœurs, des mères, des enfants, et des terres, avec des persécutions ; et dans l’âge à venir, la vie éternelle. » Marc 10 : 28.

Ce passage est un bon résumé de la vie chrétienne. Le Seigneur y évoque le renoncement, les bénédictions présentes, les persécutions et la finalité : la vie éternelle. Oui, durant le temps de notre vie terrestre nous vivrons de bons moments grâce au Seigneur mais il nous a aussi promis des persécutions. Pourtant je me suis rendu compte que lorsque nous sommes soumis à la moindre difficulté, on se plaint sans cesse comme si le Seigneur ne nous avait pas avertis. Un peu d’opposition au boulot… et c’est un florilège de lamentations ! Un conflit… et ce sont des années de dépression ! Un petit rhume… et le monde entier est averti.

« Mes bien-aimés, ne trouvez pas étrange quand vous êtes comme dans une fournaise pour votre épreuve, comme s’il vous arrivait quelque chose d’extraordinaire. Mais réjouissez-vous de ce que vous participez aux souffrances de Christ, afin que lorsque sa gloire sera révélée, vous vous réjouissiez avec allégresse. Si l’on vous dit des injures pour le Nom de Christ, vous êtes bénis, car l’Esprit de gloire, l’Esprit de Dieu repose sur vous, lequel est blasphémé par ceux qui vous noircissent, mais il est glorifié par vous. » 1 Pierre 4 : 12.

Comment un chrétien qui a du mal à supporter les choses de la vie quotidienne peut-il espérer supporter la persécution ? Bien plus, comment peut-il se réjouir dans la tribulation et la persécution ?

En portant sa croix, en calculant la dépense, et en examinant la situation avant même de s’engager.

« Or de grandes foules faisaient route avec Jésus. Il se retourna, et leur dit : Si quelqu’un vient à moi, et ne hait pas son père et sa mère, sa femme et ses enfants, ses frères et ses sœurs, et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple. Et quiconque ne porte pas sa croix, et ne me suit pas, ne peut être mon disciple. Car lequel de vous, s’il veut bâtir une tour, ne s’assied pas premièrement pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi l’achever, de peur qu’après avoir posé les fondements, il ne puisse pas l’achever, et que tous ceux qui le verront ne commencent à se moquer de lui, en disant : Cet homme a commencé à bâtir, et il n’a pas pu achever ? Ou, quel roi, s’il va faire la guerre à un autre roi, ne s’assied pas premièrement pour examiner s’il peut, avec dix mille hommes, aller à la rencontre de celui qui vient contre lui avec vingt mille ? Autrement, pendant que cet autre roi est encore loin, il lui envoie une ambassade pour demander la paix. Ainsi donc, quiconque d’entre vous ne renonce pas à tout ce qu’il possède ne peut être mon disciple. Le sel est bon ; mais si le sel perd sa saveur, avec quoi l’assaisonnera-t-on ? Il n’est bon ni pour la terre, ni pour le fumier ; mais on le jette dehors. Que celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende ! » Luc 14 : 25.

« Puis, ayant appelé la foule et ses disciples, il leur dit : Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix et qu’il me suive. Car quiconque voudra sauver sa vie, la perdra ; mais quiconque perdra sa vie pour l’amour de moi et de l’Evangile, celui-là la sauvera. Car que sert-il à un homme de gagner tout le monde, s’il perd sa vie ? Que donnerait l’homme en échange de sa vie ? Car quiconque aura honte de moi et de mes paroles au milieu de cette génération adultère et pécheresse, le Fils de l’homme aura aussi honte de lui, quand il viendra environné de la gloire de son Père avec les saints anges. » Marc 8 : 34.

A travers ces enseignements le Seigneur a clairement annoncé que la vie chrétienne était une vie de souffrances et de rejet et que c’était au prix de sa vie qu’on pouvait y entrer. Il est intéressant de constater que le Seigneur dit ces choses aussi bien aux disciples qu’à la foule. Cela signifie que lorsque le Seigneur appelle une personne au discipulat, il lui présente le prix à payer. Puis une fois disciple, le Seigneur lui rappelle le prix à payer.

Ainsi, toute personne doit entrer dans la vie chrétienne et demeurer en Christ en ayant constamment à l’esprit cette condition. Celui qui se convertit pour les bénédictions ne tiendra pas longtemps. Et celui qui, après avoir décidé de payer le prix, finit par n’attendre du Seigneur que les bénédictions, s’égare. La vie chrétienne est faite pour des hommes et des femmes avertis. Le Seigneur ne nous a rien caché. Nous devons nous rappeler des conditions et méditer la Parole afin d’anticiper les évènements car tout y a été soigneusement consigné afin que nous soyons prêts pour le jour de l’épreuve.

La Bible nous apprend des choses essentielles pour être victorieux. Par exemple : le combat est gagné d’avance car le Seigneur nous a acquis la victoire à la croix. Mais aussi qu’on ne peut être éprouvé au-delà de ses forces : « Aucune épreuve ne vous est survenue, qui n’ait été humaine, et Dieu qui est fidèle ne permettra pas que vous soyez mis à l’épreuve au-delà de vos forces, mais avec l’épreuve il préparera aussi le moyen d’en sortir, afin que vous puissiez la supporter ». (1 Corinthiens 10 : 13) Bien plus, le Saint Esprit qui nous a été envoyé, nous donne la force de supporter tous nos combats.

On comprend donc que l’une des conditions pour supporter, c’est de décider dès le début de payer le prix afin d’être trouvé digne d’obtenir la vie éternelle qui nous a été promise.

Il faut donc se poser les bonnes questions régulièrement. Suis-je prêt à payer le prix ? Suis-je prêt à mourir pour Jésus ?

Peut-être qu’au premier jour de la conversion on répondra oui à toutes ces questions sans être véritablement capables de le faire au jour de l’épreuve. Pierre est passé par là. Quelques heures avant de renier le Seigneur, il était totalement persuadé qu’il irait jusqu’à la mort pour lui. Cela faisait plus de trois ans qu’il avait tout quitté pour marcher avec Jésus et qu’il avait supporté un grand nombre de combats, alors il pouvait se targuer d’être prêt à sacrifier sa vie. Pourtant, au moment fatidique, il a choisi la voie du mensonge. Des années plus tard, Pierre mourra à son tour crucifié. Bien qu’il ait été averti par le Seigneur qu’il ne lui restait plus beaucoup de temps, Pierre décida de supporter son supplice (2 Pierre 1 : 14). Peut-être que le simple fait de le vouloir et d’avoir déjà abandonné un certain nombre de choses pour Dieu est suffisant à un moment donné de nos vies. Mais ce qui est sûr c’est que la capacité de se sacrifier avec joie est le fruit de l’œuvre de Dieu dans nos vies. Ainsi, comprendre dès le début que c’est au prix de nos vies que nous nous engageons dans la vie chrétienne doit nous permettre de prier en ce sens. Le chrétien doit demander à Dieu la capacité de porter sa croix. Il doit manifester au Seigneur son désir de payer ce prix. Prenons exemple sur Jésus, notre modèle. Il est le Dieu Tout-Puissant qui s’est incarné dans un seul but : se sacrifier à la croix. Pourtant, dans le jardin de Gethsémané, rempli de tristesse et d’angoisse, il pria que la coupe qu’il devait boire s’éloigne de lui mais aussi pour que la volonté de Dieu se fasse. Si Jésus a dû prier pour accepter son sacrifice et faire ainsi la volonté de Dieu, alors qu’en est-il de nous ?

Pour supporter, il est essentiel d’accepter de payer le prix dès le départ et de demander à Dieu la force de le faire.

… et travailler d’une main et tenir une arme de l’autre

Selon le passage de Luc 14, avant de bâtir une tour ou faire la guerre, il faut s’asseoir pour calculer la dépense c’est à dire se donner un temps de réflexion pour savoir si on sera capable de payer le prix. Mais que se passe-t-il une fois que la décision est prise ? Un évènement de l’histoire des Hébreux qui parle aussi de bâtir et de faire la guerre nous donne quelques indices : la reconstruction du temple et des murailles de Jérusalem relatée dans les livres d’Esdras et de Néhémie.

« Or les ennemis de Juda et de Benjamin entendirent que les fils de la captivité rebâtissaient un temple à Yahweh, le Dieu d’Israël. Ils vinrent vers Zorobabel et vers les chefs des pères, et leur dirent : Permettez que nous bâtissions avec vous ; car nous invoquerons votre Dieu comme vous ; et c’est à lui que nous sacrifions depuis le temps d’Esar-Haddon, roi d’Assyrie, qui nous a fait monter ici. Mais Zorobabel, Josué, et les autres chefs des pères d’Israël, leur répondirent : Il n’est pas convenable que nous bâtissions ensemble la maison de notre Dieu ; mais nous la bâtirons nous seuls à Yahweh, le Dieu d’Israël, ainsi que le roi Cyrus, roi de Perse nous l’a ordonné. Alors le peuple du pays rendit paresseuses les mains du peuple de Juda ; ils l’intimidèrent pour l’empêcher de bâtir, ils avaient même engagé à prix d’argent des conseillers pour faire échouer leur projet, pendant tout le temps de Cyrus, roi de Perse, jusqu’au règne de Darius, roi de Perse. Et pendant le règne d’Assuérus, au commencement de son règne, ils écrivirent une accusation calomnieuse contre les habitants de Juda et de Jérusalem. » Esdras 4 : 1 à 6.

« Alors je leur dis : Vous voyez la misère dans laquelle nous sommes ! Comment Jérusalem demeure désolée et ses portes brûlées par le feu ! Venez et rebâtissons les murailles de Jérusalem et nous ne serons plus dans l’opprobre. Et je leur déclarai comment la main de mon Dieu avait été bonne sur moi, et quelles paroles le roi m’avait dites. Alors ils dirent : Levons-nous et bâtissons ! Ils fortifièrent leurs mains pour bien faire. Mais Sanballat, le Horonite, Tobija, le serviteur Ammonite, et Guéschem, l’Arabe, l’ayant appris, se moquèrent de nous et nous méprisèrent. Ils dirent : Qu’est-ce que vous faites ? Ne vous rebellez-vous pas contre le roi ? Mais je leur répliquai et leur dit : Le Dieu des cieux lui-même nous donnera le succès ! Nous, qui sommes ses serviteurs, nous nous lèverons et nous bâtirons ; mais vous, vous n’avez ni part, ni droit, ni souvenir, à Jérusalem. » Néhémie 2 : 17 à 20.

Les enfants d’Israël avaient un objectif : reconstruire le temple et les murailles. Or pour les empêcher d’atteindre cet objectif, leurs ennemis ont essayé plusieurs techniques : l’infiltration, le découragement, l’intimidation, les mauvais conseillers, la calomnie, la moquerie, le mépris, et les fausses accusations. Toutes ces choses font partie des tribulations et des persécutions auxquelles ont part tous les enfants de Dieu. Que ce soit pour nous détruire ou pour détruire l’œuvre que le Seigneur nous a confiée, l’ennemi usera de toutes ces techniques. Et ça fonctionne ! Par exemple, Elie a été tellement découragé face à l’intimidation exercée par Jézabel qu’il s’est enfui. Il n’a pas perdu son salut mais Dieu a mis fin à son ministère. Par contre, Saül désobéit à deux reprises lorsqu’il se retrouva face à la pression exercée par ses ennemis. Il perdit son ministère et son salut. A travers toutes ces histoires, nous comprenons que le chemin sur lequel nous nous engageons est semé d’embuches. Supporter implique de ne pas se laisser stopper dans son cheminement, ne pas retourner en arrière et ne pas prendre un autre chemin pour atteindre les objectifs que Dieu nous a assignés.

Nous l’avons compris, nous ne pouvons pas éviter ces persécutions mais nous pouvons les endurer tout en continuant à faire l’œuvre de Dieu selon les modalités que lui-même a fixées. Alors comment remplir sa mission lorsqu’on est constamment assaillis par ses ennemis ? Le passage suivant nous donne la solution.

« Or il arriva lorsque Sanballat apprit que nous rebâtissions la muraille, qu’il fut saisi de colère et très irrité. Il se moqua des Juifs. Et il dit en présence de ses frères, et des gens de guerre de Samarie : Que font ces faibles Juifs ? Les laissera-t-on faire ? Sacrifieront-ils ? Et achèveront-ils tout en un jour ? Pourront-ils faire revenir à la vie les pierres des monceaux de poussière, puisqu’elles sont brûlées ? Et Tobija, l’Ammonite, qui était auprès de lui, dit : Qu’ils bâtissent encore ! Si un renard monte, il fera une brèche dans leur muraille de pierres ! Ô notre Dieu, écoute comment nous sommes méprisés ! Fais retourner leurs insultes sur leur tête, et livre-les au pillage sur une terre de captivité.  Ne couvre point leur iniquité, et que leur péché ne soit point effacé de devant ta face ; car ils ont irrité les bâtisseurs. Nous rebâtîmes donc la muraille, et tout le mur fut achevé jusqu’à sa moitié ; et le peuple avait le cœur au travail. Mais quand Sanballat et Tobija, les Arabes, les Ammonites et les Asdodiens eurent appris que la muraille de Jérusalem avait été refaite, et qu’on avait commencé à fermer les brèches, ils s’enflammèrent de colère. Et ils se liguèrent tous ensemble pour venir faire la guerre contre Jérusalem et y mettre la confusion. Alors nous priâmes notre Dieu, et nous établîmes une garde contre eux, jour et nuit, à cause d’eux. Et Juda disait : La force des ouvriers est affaiblie, et il y a beaucoup de débris, en sorte que nous ne pourrons pas bâtir la muraille. Et nos ennemis disaient : Qu’ils n’en sachent rien et qu’ils ne voient rien, jusqu’à ce que nous entrions au milieu d’eux ; nous les tuerons et ferons ainsi cesser l’ouvrage. Mais il arriva que les Juifs, qui habitaient près d’eux, vinrent dix fois nous avertir, de tous les lieux d’où ils se rendaient vers nous. C’est pourquoi je plaçai le peuple dans les parties inférieures, derrière la muraille et dans des lieux découverts ; je le plaçai selon leurs familles, avec leurs épées, leurs lances et leurs arcs. Puis je regardai et m’étant levé, je dis aux chefs, aux magistrats et au reste du peuple : N’ayez point peur d’eux ! Souvenez-vous du Seigneur, qui est grand et terrible, et combattez pour vos frères, pour vos fils et pour vos filles, pour vos femmes et pour vos maisons ! Et quand nos ennemis entendirent que nous étions avertis, Dieu fit échouer leur projet, et nous retournâmes tous aux murailles, chacun à son travail. Depuis ce jour-là, la moitié de mes serviteurs travaillait, et l’autre moitié avait des lances, des boucliers, des arcs et des cuirasses. Les gouverneurs suivaient chaque maison de Juda. Ceux qui bâtissaient la muraille, et ceux qui portaient ou chargeaient les fardeaux, travaillaient chacun d’une main, et de l’autre ils tenaient une arme. Car chacun de ceux qui bâtissaient avait son épée ceinte autour des reins. Et celui qui sonnait du shofar se tenait près de moi. Et je dis aux chefs, aux magistrats et au reste du peuple : L’ouvrage est grand et étendu, et nous sommes séparés sur la muraille, éloignés les uns des autres. En quelque lieu donc d’où vous entendrez le son du shofar, courez-y vers nous ; notre Dieu combattra pour nous. C’est donc ainsi que nous accomplissions le travail ; la moitié tenait des lances, depuis le lever du jour jusqu’à l’apparition des étoiles. En ce temps-là, je dis aussi au peuple : Que chacun passe la nuit dans Jérusalem avec son serviteur, afin de faire la garde la nuit et de travailler le jour. Et nous ne quitterons point nos vêtements, ni moi, ni mes frères, ni mes serviteurs, ni les hommes de garde qui me suivaient ; chacun n’avait que ses armes et de l’eau ». Néhémie 4 : 1 à 23.

Ce passage nous donne les solutions adéquates pour achever l’œuvre : prier Dieu, travailler dans l’unité avec ses frères et sœurs pour atteindre le même objectif, se souvenir du Seigneur, combattre pour sa vie et celle de sa famille, se maintenir dans la position où Dieu nous a placés, bâtir d’une main et tenir son épée avec l’autre, dormir peu car l’ouvrage est grand et étendu. Cela signifie que nous ne devons pas perdre de vue l’objectif que Dieu nous a assigné. Il faut s’y consacrer au quotidien. De plus, il ne faut pas perdre de vue les machinations de nos ennemis et se tenir prêt à mener chaque combat. Celui qui œuvre avec Dieu de cette manière ne peut être surpris et scandalisé à la moindre persécution comme dans la parabole des terrains. C’est ainsi que celui qui aspire au salut montre à Dieu et aux hommes qu’il a compris qu’il s’engageait sur un chemin semé d’embuches et qu’il était prêt à toutes les supporter.

Supporter c’est donc accomplir l’œuvre que le Seigneur vous a confiée (travailler à son salut et à celui des siens, accomplir les œuvres que Dieu attend de nous…) sans se laisser scandaliser par les techniques de sabotage de l’ennemi.

Que Dieu nous aide à achever la course !

Sarah.

Les versets cités viennent de la BJC

 

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7 Réponses de cet article
  1. Merci pour cet article, je suis éprouvé en ce moment justement je suis parsemé de doutes et de découragement mais je garde foi en notre seigneur Jésus Christ Amen Bruno.

  2. Seigneur tu m’interpelles sur beaucoup de choses.
    Je marche dans la Victoire grâce à toi .
    Tu as souffert pour moi et maintenant c’est à mon tour de souffrir pour toi car c’est une grâce. Fortifie moi au quotidien mon Dieu.
    Donne moi la patience et le contrôle de moi même afin d’aboutir à la perfection.

    Que toute l’équipe des Dokimos soit bénies et sauvées au Nom Puissant de Jésus!

  3. Cet article est vraiment encourageant , merci ! Le corps de Christ sert justement à ça, s’encourager, s’exhorter, se supporter. C’est bien vrai que les temps d’oasis de paix sont très rare plus on veut obéir à notre Seigneur, mais il m’a apprit à lui faire confiance, qu’il était là quoiqu’il arrive, prenons courage frères et soeurs.

  4. Gloire à Jésus pour cette grâce qu’il vous accorde…Que son nom soit encore élevé dans vos vies…. S’il vous plaît n’oublier pas la second partie!! Que Yeshoua vous bénisse !!!

  5. Merci Jésus pour cet encouragement
    Que Dieu puisse davantage enseigner son Église sur la marche du pèlerin
    Vraiment gloire à son nom

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