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Home Enseignements Quelques idées reçues sur Jésus

Si vous vous arrêtez dans la rue pour demander à quelqu’un s’il connaît Jésus, il vous répondra très certainement « oui ». Il vous dira qu’il connaît Jésus parce qu’il a été au catéchisme quand il était plus jeune. Il vous dira qu’il en a entendu parler à l’école, à la télévision, etc. Il vous dira que dans sa religion Jésus est un prophète. Toutefois, que valent réellement ces réponses ? Sont-elles avérées ou sont-elles des idées toutes faites et sans fondement ?

 JÉSUS EST-IL NÉ EN L’AN 0 ?

En vérité, on ne devrait pas parler « d’an 0 », mais plutôt d’un « instant 0 », celui-ci nous faisant immédiatement entrer dans l’an 1. Jésus est-il donc né à cet « instant 0 » ? Il semblerait que non…

Les Romains, qui dominaient le monde à l’époque où Jésus est né, dataient généralement tous les événements à partir de la fondation de Rome, soit en 753 av. J.-C. C’est en 532 après J.-C. que Denys le Petit, un moine scythe, fixa la date de la naissance du Christ à cet « instant 0 », pour remplacer l’année de la fondation de Rome comme date de départ du calendrier. Cette invention se répandit et fut adoptée au fil du temps dans le monde entier.

En réalité, l’année de naissance de Jésus n’est pas précisément connue, toutefois les Évangiles de Matthieu et Luc la situent sous le règne du roi Hérode, qui nous le savons, s’achève en 4 avant notre ère. De ce fait, on peut déjà conclure que Jésus-Christ est né en l’an -4 ou avant.

On sait également, grâce à Luc, que Jésus est né sous le premier recensement de Quirinus, qu’il ne faut donc pas confondre avec le second, mentionné en Actes 5:37 et qui aurait eu lieu selon Flavuis Josèphe aux alentours de 6/7 de notre ère. Quirinus aurait été une première fois gouverneur de Syrie de -7 à -2, on peut donc en déduire que Jésus est né entre -7 et -4.

Conclusion : il était plus important pour l’Église catholique de fixer un symbole pour débuter l’ère chrétienne, que de chercher la vérité historique…

JÉSUS EST IL NÉ LE 25 DÉCEMBRE ?

En complément avec le décret de Denys le Petit, c’est le pape Libère qui détermina le mois ainsi que le jour de naissance de Jésus-Christ au 25 décembre, en l’an 354. Or, cette date ne concorde pas avec ce que rapportent les Écritures. En effet, l’évangile de Luc au chapitre 2, verset 6, nous apporte un élément intéressant : « Pendant qu’ils étaient là, le temps où Marie devait accoucher arriva, et elle enfanta son fils, premier-né. Et elle l’emmaillota, et le coucha dans une crèche, parce qu’il n’y avait pas de place pour eux dans l’hôtellerie. Et il y avait, dans cette même contrée, des bergers qui couchaient dans les champs, et qui gardaient leur troupeau pendant les veilles de la nuit. » (Luc 2:6-8).

On ne sait pas avec exactitude à quelle époque de l’année Christ est né, toutefois cet élément dans ce passage de Luc 2, nous permet de nous repérer dans le temps. Les bergers emmenaient leurs troupeaux à l’abri lors des saisons hivernales car les pluies froides, les averses de grêle et la neige pouvaient leur être fatales. Ce n’est qu’au printemps que les bergers ressortaient leurs troupeaux dans les plaines côtières et les vallées. Il semblerait donc que la thèse de l’hiver soit discréditée.

En réalité, peu soucieux des choses authentiques, le pape Libère remplaça le culte païen du solstice d’hiver célébré le 25 décembre, par la soi-disant naissance du Christ. Son idée c’était de séduire les inconvertis en christianisant leurs coutumes mondaines. En effet, la fête du solstice d’hiver, « Sol invictus » en latin, qui veut dire « soleil invaincu », était un culte dédié au dieu Mithra et très largement répandu à Rome au milieu du Ier siècle.

JÉSUS EST IL MORT UN VENDREDI ?

La tradition veut que Jésus ait été crucifié un vendredi, et qu’il soit ressuscité un dimanche matin. Cette croyance populaire majoritairement acceptée dans les églises, aussi bien catholiques qu’évangéliques, est basée sur le fait que les Évangiles placent la crucifixion une veille de sabbat, donc à priori un vendredi. Cependant, comme nous allons le voir, plusieurs problèmes se posent avec cette interprétation.

D’après Matthieu 28, nous savons que Jésus est bel et bien ressuscité un dimanche. Ce passage indique que Marie et Marie de Magdala sont allées voir le sépulcre à l’aube du premier jour de la semaine et qu’elles y rencontrèrent un ange leur indiquant que le Seigneur était déjà ressuscité. Christ était donc déjà revenu à la vie à l’aube du dimanche. Si donc Jésus a été crucifié un vendredi, il n’aurait pas passé trois jours et trois nuits dans le tombeau selon ce qui avait été annoncé par les prophètes et par lui-même.

De plus, selon Marc 16, les femmes sont allées acheter des aromates après que le sabbat fut passé, et selon Luc 23:54-56 elles ont préparé des aromates avant le sabbat. Avec l’interprétation traditionnelle et simpliste qui place la crucifixion un vendredi, il y aurait ici une contradiction dans le récit biblique.

En vérité, ceci s’explique simplement par le fait que les fêtes de Yahweh sont  également considérées comme des sabbats. La veille de sabbat auquel Christ a été crucifié est donc la fête de la Pâque. Ceci est notamment appuyé par la mention de Jean qui le désigne comme un « grand sabbat » (Jean 19:31).

Jésus-Christ a donc plutôt été crucifié un mercredi, la Pâque tombant le jeudi (mercredi soir chez les Juifs) cette année-là, et est ressuscité le samedi au soir.

JÉSUS : FILS UNIQUE ?

La tradition catholique veut que Marie, « reine des cieux », soit restée vierge, et que Jésus ait donc été son unique fils. Ce dogme de la virginité de Marie est d’inspiration mondaine, et fait référence aux « Madones » ou « Vierges noires » qui se trouvent dans les différentes religions païennes. Communément connues sous le nom d’Astarté, déesse de la fertilité, considérée comme une divinité vierge et mère, on trouve aussi son équivalent en Egypte, sous les traits d’Isis et son fils Horus ; Isis étant représentée par une femme allaitant son fils sur ses genoux.

Pourtant, la Bible nous parle des « frères de Jésus », mais les catholiques disent qu’il faut plutôt comprendre cette expression par « cousins », alors que la Parole nous démontre le contraire : « Pendant qu’ils étaient là, le temps où Marie devait accoucher arriva, et elle enfanta son fils, premier-né. Et elle l’emmaillota, et le coucha dans une crèche, parce qu’il n’y avait pas de place pour eux dans l’hôtellerie. » (Luc 2:6-7).

Notons que le texte grec de Mathieu 13 : 54  utilise le terme « adephos »  pour désigner  les « frères » de Jésus, ce qui marque bien le lien fraternel de sang ou de droit. Le passage de Luc nous indique donc  que Marie enfanta son premier-né et non son unique fils, ceci nous laisse entendre qu’elle a eu d’autres enfants hormis Jésus-Christ.

D’autres affirment que Joseph aurait eu des fils issus d’un précédent mariage, mais là encore rien de biblique dans cette affirmation car la Parole ne nous en parle pas. De plus, cela serait contradictoire sur la légitimité de Jésus en tant que premier-né.

JÉSUS EST IL CHRÉTIEN ?

Dans l’imaginaire populaire Jésus était un chrétien, ou alors il a explicitement fondé une nouvelle religion qui serait le christianisme . Or c’est une erreur de penser qu’il est venu fonder une religion. Jésus était bien juif ! Il est né à Bethléem, il a été circoncis au huitième jour comme le veut la tradition juive. Jésus a vécu en tant que juif, et il reviendra régner sur la maison d’Israël : « Et voici, tu concevras dans ton ventre, et tu enfanteras un fils, et tu lui donneras le Nom de JÉSUS. Il sera grand, et sera appelé le Fils du Très-Haut, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père. Il régnera sur la maison de Jacob éternellement, et son règne n’aura pas de fin. » (Luc 1 :31).

On ne peut pas dissocier Jésus du judaïsme. Ce qu’on appelle aujourd’hui « christianisme » est en réalité l’accomplissement parfait du judaïsme. A sa naissance, l’Église se composait uniquement de juifs, des disciples qui persévéraient dans l’enseignement de Jésus et des prophètes, pratiquant l’ensemble des rites du judaïsme. Il était clair qu’aucun disciple de Christ ne songeait à faire de ce mouvement juif une nouvelle religion. Mais cet Évangile qui était au début réservé aux Hébreux, fut majoritairement rejeté par ceux-ci et trouva un écho plus favorable auprès des nations païennes. C’est grâce à cette ouverture aux Gentils que ce mouvement perdit progressivement son caractère juif.

« Car il a paru bon au Saint-Esprit et à nous, de ne vous imposer d’autre charge que ce qui est nécessaire, à savoir, de vous abstenir des viandes sacrifiées aux idoles, du sang, des animaux étouffés, et de la fornication ; choses contre lesquelles vous vous trouverez bien de vous tenir en garde. Adieu ! » Actes 15:28-29.

Dans un premier temps on concédât aux Gentils de ne respecter que quelques restrictions alimentaires de la Loi de Moïse, ceci certainement pour éviter d’être une occasion de chute pour les Juifs. Ensuite, même cet interdit alimentaire fut considéré comme caduc, et les Juifs convertis eux-mêmes, une fois matures dans la foi, ne furent plus contraints de se soumettre à la Loi.

« Mangez de tout ce qui se vend au marché, sans vous enquérir de rien par motif de conscience » 1 Corinthiens 10:25.

On voit donc que le christianisme s’inscrit dans la continuité du judaïsme, et non comme une nouvelle religion instaurée par Jésus.

UN JÉSUS PROGRESSISTE ?

L’écrivaine canadienne Louky Bersianik a dit « transgresser, c’est progresser ». Cette maxime résume assez bien la manière de penser des hommes de la génération dans laquelle nous vivons. Dans cette lignée, pour se justifier, nos contemporains s’imaginent que si Jésus avait vécu à notre époque il aurait été un progressiste, un défenseur du mariage homosexuel, de la gestation pour autrui, etc.

Cette idée reçue sur Jésus leur vient du fait que celui-ci, en son temps, a renversé l’establishment religieux des Juifs, en remettant notamment en cause nombre de leurs traditions. Il faut cependant rappeler que celles-ci étaient contraires à la Parole de Dieu. Jésus n’est donc pas venu instaurer de nouvelles règles, faisant fi des anciennes qu’il aurait jugées dépassées. Bien au contraire, il renvoyait les Pharisiens à la Loi que Moïse leur avait donnée, écartant ainsi les traditions que ceux-ci avaient construites par-dessus, et parfois même à la place de celle-ci. Plus encore, il les ramenait à la volonté de Dieu au commencement, à la promesse faite à Abraham, celle de la justification par la foi.

Lorsque Jésus enseignait les foules en disant que celui qui ne faisait « que » convoiter la femme de son prochain avait déjà commis l’adultère avec elle (Matthieu 5 :28), on peut donc considérer qu’il mettait la barre plus haute qu’elle ne l’était jusqu’alors quant à l’exigence de sainteté que Dieu attend de nous. Prenant en compte que l’homosexualité était toujours considérée comme une abomination en son temps, imaginez maintenant quel pouvait être son point de vue sur ce péché, qui malgré son acceptation dans nos sociétés, demeure toujours un péché.

 

Ce que nos contemporains ont besoin de comprendre c’est que la sainteté de Dieu n’est pas contextuelle. Dieu ne change pas. Selon la Bible il est le même hier, aujourd’hui et éternellement (Hébreux 13 :8). Il haïssait le péché hier, il le hait toujours aujourd’hui, et ce, quel que soit le péché dont il est question. Selon ses propres termes, Jésus n’est pas venu abolir la Loi, mais l’accomplir (Matthieu 5 :17). Concrètement, cela signifie qu’il est venu réaliser et accomplir toutes les préfigurations et prophéties à son sujet. Par exemple, les sacrifices expiatoires d’animaux prescrits par la Loi de Moïse étaient une préfiguration du sacrifice parfait qu’il devait accomplir en se donnant lui-même. Ainsi, toutes les lois cultuelles et cérémonielles sont accomplies en Jésus-Christ (Jean 19 :30).

« Car c’est lui qui est la victime de propitiation pour nos péchés, et non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier. » 1 Jean 2 :2.

Mais les lois morales ne sont en rien changées. Seulement, elles ne sont plus écrites sur des pierres ou du papier, mais dans nos cœurs par le Saint-Esprit (Ezéchiel 11 :19 ; 2 Corinthiens 3 :3).

L’auteur P. Mendelson a dit : « Il vaut mieux savoir tout chercher que chercher à tout savoir. » Il peut arriver que certaines de nos connaissances aient pour fondement des fables, des choses non avérées, mais bâties et scellées au travers des siècles, ayant pour conséquence un savoir déguisé de mensonges. Il est important de faire des investigations profondes, et aller à la source des Écritures afin d’y retrouver et rétablir la vérité en toutes choses.

 

Capricia D.

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