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INTRODUCTION AUX INÉGALITÉS ÉCONOMIQUES , SOCIALES ET CULTURELLES

En écrivant ces articles, j’en ai profité pour aborder le sujet de l’égalité homme-femme avec mon entourage. Un certain nombre d’hommes ont justifié l’inégalité homme/femme par la faiblesse physique de la femme. D’autres, ne savaient pas trop pourquoi ils pensaient que la femme était leur inférieure, mais l’inégalité leur semblait évidente. Supériorité biblique de l’homme sur la femme ou orgueil masculin ?

Et puis, un jeune homme m’a dit : « il n’y a pas de femmes célèbres qui ont fait de grandes choses ! ».

L’inégalité sociale entre les hommes et les femmes semble donc justifiée par le manque de mérite de la femme. Pourquoi aurait-elle les mêmes droits que les hommes puisqu’elle ne fait rien d’important ? Beaucoup semblent penser que la place que la femme convoite, celle de l’égale de l’homme, est usurpée. Le droit de vote ? Usurpé ! L’accès à l’emploi ? Usurpé ! Le droit à l’éducation ? Usurpé !

J’ai répondu à ce jeune homme que ce n’est pas parce que l’histoire n’en a pas parlé que ces femmes n’ont pas existé. Et cette simple information, le fait que la femme ait été oubliée par l’histoire, nous révèle déjà une grande injustice. Son rôle dans la société a été délibérément oublié. La femme a été privée de son histoire… Bien plus, elle a été privée d’éducation, d’un salaire équitable, d’un environnement sécurisé, d’autorité, de liberté, parfois même de son identité… Bref, privée de mérite puisqu’elle n’a rien accompli. Même le fait d’être au service de son mari et de ses enfants semblent peu de choses.

Pourtant le Seigneur de gloire a dit : « Mais il n’en sera pas ainsi parmi vous. Au contraire, quiconque veut être grand parmi vous, qu’il soit votre serviteur ; et quiconque veut être le premier parmi vous, qu’il soit votre esclave. De même que le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et afin de donner sa vie en rançon pour plusieurs. » Matthieu 20 :26.

Avant d’énoncer les inégalités économiques, culturelles et sociales que les femmes subissent, il est nécessaire de donner le point de vue du Seigneur. En effet, je pense que les articles précédents ne risquent pas d’apporter de division. Tout le monde, (les machos y compris), s’accorderont pour dénoncer les violences conjugales, les meurtres et les viols sous toutes ses formes. Mais il est possible qu’il y ait division concernant les inégalités suivantes puisque c’est en abordant ces sujets qu’on rencontre le plus de machisme. En effet, beaucoup considèrent que la place de la femme est dans la cuisine… Par conséquent, les revendications de femmes qui souhaitent obtenir des droits sociaux et économiques sont considérées comme une forme de rébellion.

Le but de ces articles n’étant pas d’apporter division et débat mais plutôt d’encourager les femmes à entrer dans leur identité, celle de femme crée à l’image de Dieu, et non pas celle de femme crée à l’image du monde, je pense donc qu’il est nécessaire d’apporter un éclairage immédiat sur ce que nous enseigne la parole avant d’exposer les inégalités entre les hommes et les femmes dans les domaines économiques, sociaux et culturels.

Alors que nous enseigne la Parole ?

AIMER SON PROCHAIN

« Si, en effet, vous accomplissez la loi royale qui est selon l’Ecriture : Tu aimeras ton prochain comme toi-même, vous faites bien. Mais si vous avez égard à l’apparence des personnes, vous commettez un péché, et vous êtes convaincus par la loi comme des transgresseurs. » Jacques 2 : 8.

Avoir égard à l’apparence des personnes, « prosopolepteo » en grec signifie « considérer les personnes (c.à.d. la condition extérieure de l’homme), avoir de la considération pour certaines personnes, faire une distinction, discerner… »

« Parce que Dieu n’a pas égard à l’apparence des personnes. » Romains 2 : 11.

Ici l’expression signifie : « Considération pour les personnes, partialité, la faute de celui qui doit porter un jugement en considération des circonstances extérieures à l’homme et non selon les mérites intrinsèques, et ainsi préfère celui qui est riche, de haute naissance, puissant, à un autre qui n’a pas ces qualités. »

Dans les versets précédents, on peut en retirer deux principes fondamentaux de la foi chrétienne censés guider toutes nos décisions : L’amour pour son prochain et la justice.

Qu’est-ce que l’amour ?

Le premier principe, l’amour peut se résumer ainsi :

« Tout ce que vous voulez que les gens fassent pour vous, faites-le de même pour eux, car c’est la loi et les prophètes. » Matthieu 7 : 12.

« Car on vous jugera du jugement dont vous jugez, et l’on vous mesurera avec la mesure dont vous mesurez. » Matthieu 7 : 2.

« La charité ne fait pas de mal au prochain ; la charité est donc l’accomplissement de la loi. » Romains 13 : 10.

Qui est mon prochain ?

L’autre principe, la justice, le fait de ne pas avoir égard à l’apparence, nous indique qui est notre prochain. Ainsi toute personne, indépendamment de sa religion, de sa couleur, de son rang social, de sa relation par rapport à nous (qu’il soit notre ami, ou notre ennemi)… et de son sexe est notre prochain. Notre prochain c’est donc tous les hommes et toutes les femmes de la terre. Tout le monde !

Le principe de justice implique donc de traiter tout le monde de la même manière.

Petit rappel du premier article :

Dans proverbes 20 : 10 il est dit que « Le double poids et la double mesure sont tous deux en abomination à Yahweh ».

Ce verset nous apprend que l’injustice est une abomination. Le mot abomination, tow’ebah en hébreux, est utilisé pour qualifier les transgressions commises par les peuples qui vivaient dans le pays de Canaan, l’homosexualité (Lv 18 : 22 et 20 :13), les idoles (Dt 7 : 25, 2 R 23 : 13), le sacrifice d’un animal ayant un défaut (Dt 17 :11), le travestissement (Dt 22 : 5), le sacrifice des enfants à des divinités (2 Ch 28 : 3), la méchanceté (Pr 8 : 7)… Donc on comprend que lorsqu’on émet un jugement, que ce soit devant une cour de justice, dans son cœur, ou devant témoins, en ayant égard à l’apparence des personnes (sexe, rang social…) cela est considéré par Dieu comme une abomination. C’est-à-dire comme un péché d’une nature aussi grave que l’homosexualité ou l’idolâtrie.

Chers lecteurs, si vous élevez deux enfants et que vous appliquez la justice de Dieu de manière différente selon le sexe de vos enfants, si vous vous félicitez comme beaucoup que votre fille ait gardé sa virginité mais que vous ne vous mettez pas en peine que votre fils l’ait perdue, vous êtes injuste et vous commettez une abomination devant Dieu !

Ce qui signifie que si on fait une distinction dans notre application de la parole de Dieu en fonction du sexe, on commet une abomination devant Dieu.

La relativité de l’amour pour son prochain

Comprenons que la notion d’amour pour son prochain est relative. En effet, il est dit que Dieu est amour (1 Jean 4 : 8), ce qui signifie que sa nature même est l’amour. Personne ne peut connaitre, mesurer, ou manifester l’amour de Dieu dans toute sa plénitude. Dieu manifeste son amour de façon absolue ! Si Dieu jugeait notre amour en fonction de son amour, au jour du jugement nous échouerions tous. Mais il nous jugera en fonction du « comme toi-même » c’est-à-dire en fonction de ce que notre propre cœur nous présente comme étant l’amour. Cet amour s’exprime de manière très simple dans nos cœurs puisqu’il consiste à apporter une réponse à ces deux questions : « Qu’est-ce que j’aimerai qu’on fasse pour moi ? » et « Qu’est-ce que je n’aimerai pas qu’on me fasse ? »

Ainsi la notion d’amour pour le prochain est relative, car elle varie en fonction de chaque individu.

Il est plutôt simple de répondre à la deuxième question tant elle nous rassemble (nul ne veut être blessé, méprisé, ou lésé de quelque façon que ce soit). Quoique même la réponse à cette question peut apporter des débats acharnés. En effet, si on se réfère aux réactions de Catherine Millet, de Birgitte Lahaie et des signataires du manifeste contre les hashtags #BalanceTonPorc et #MeToo, on peut comprendre leurs réactions en fonction des réponses qu’elles donneraient à ces deux questions. En effet, c’est peut-être parce que Catherine Millet ne considère pas le viol comme devant être mis sur la liste des choses qu’elle n’aimerait pas qu’on lui fasse qu’elle a pu s’opposer au mouvement de dénonciation en déclarant qu’elle regrettait de ne pas avoir été violée. Et quand on ne considère pas les frotteurs du métro comme un problème, eh bien on s’oppose aux personnes qui pensent le contraire.

Par contre, la réponse à la première question diffère encore plus selon les personnes.

« Un des pharisiens pria Jésus de manger chez lui. Et Jésus entra dans la maison de ce pharisien, et se mit à table. Et voici, il y avait dans la ville une femme pécheresse, qui, ayant su que Jésus était à table dans la maison du pharisien, apporta un vase d’albâtre plein de parfum. Et se tenant derrière à ses pieds en pleurant, elle les mouilla de ses larmes, puis elle les essuya avec ses propres cheveux, et embrassa tendrement ses pieds, et les oignit de ce parfum. Mais le pharisien qui l’avait invité, voyant cela, dit en lui-même : Si cet homme était prophète, certes il saurait qui et de quelle espèce est la femme qui le touche, il saurait que c’est une pécheresse. Et Jésus prenant la parole, lui dit : Simon, j’ai quelque chose à te dire. Docteur, parle, répondit-il. Un créancier avait deux débiteurs : L’un lui devait cinq cents deniers, et l’autre cinquante. Et comme ils n’avaient pas de quoi payer, il leur remit à tous les deux leur dette. Lequel l’aimera le plus ? Et Simon répondant, lui dit : Celui, je pense, à qui il a le plus remis. Jésus lui dit : Tu as droitement jugé. Alors se tournant vers la femme, il dit à Simon : Vois-tu cette femme ? JE SUIS entré dans ta maison, et tu ne m’as pas donné d’eau pour laver mes pieds ; mais elle, elle les a mouillés de ses larmes et elle les a essuyés avec ses propres cheveux. Tu ne m’as pas donné un baiser, mais elle, depuis que je suis entré, n’a cessé d’embrasser tendrement mes pieds. Tu n’as pas oint ma tête d’huile ; mais elle, elle a oint mes pieds avec un parfum. À cause de cela, je te le dis, ses nombreux péchés sont pardonnés, car elle a beaucoup aimé. Or celui à qui on pardonne peu aime peu. Puis il dit à la femme : Tes péchés sont pardonnés. Ceux qui étaient avec lui à table se mirent à dire en eux-mêmes : Qui est celui-ci qui pardonne même les péchés ? Mais il dit à la femme : Ta foi t’a sauvée. Va en paix. » Luc 7 : 36 et suivants.

Est-ce que cela signifie que ceux qui ont peu de péchés doivent le regretter car leur amour sera moindre ? Non ! On comprend de manière indirecte que Jésus n’attendait pas que Simon l’aime autant que la femme pécheresse. Il attendait de lui simplement de l’eau pour laver ses pieds, un baiser, et de l’huile pour oindre sa tête… Simon ne l’a pas fait et ce fut un péché pour lui.

« Celui donc qui sait faire ce qui est bon et qui ne le fait pas, c’est un péché pour lui. » Jacques 4 : 17.

Mais si la femme pécheresse s’était contentée d’aimer le Seigneur comme Simon aurait dû le faire, elle n’aurait pas été agréable au Seigneur parce que son amour était beaucoup profond que celui de Simon. Il y avait dans son cœur la capacité d’aimer de la façon dont la bible l’a décrit.

Ainsi chacun aime le Seigneur et son prochain d’une manière qui lui est propre. Le « comme toi-même » et le « de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée… » dépend du cœur, de l’âme et de la pensée de celui qui met ce verset en pratique. Dieu n’attend pas de nous que nous l’aimions comme Abraham, Joseph, Moïse, David, Ruth, Esther, Marie-Madeleine ou la femme pécheresse l’a aimé, mais selon la profondeur de notre cœur.

Évidemment, la parole nous dit dans 1 Jean 5 : 3 « Car c’est en ceci que consiste l’amour de Dieu : Que nous gardions ses commandements ; et ses commandements ne sont pas pénibles. » Donc la bible nous enseigne ce qui est bon et ce qui est mauvais. Ainsi il y a des versets qui ne demandent pas d’interprétation personnelle dans leur pratique. Par exemple, l’interdiction de pécher : ne pas tuer, mentir, voler, commettre l’adultère, la fornication… Le monde a beau considérer l’euthanasie comme une preuve d’amour envers les malades, c’est bien la parole de Dieu qui doit primer. Ainsi, certaines notions ne nécessitent pas d’interprétation particulière alors que les notions d’humilité, de douceur, de persévérance, de maitrise, de consécration… peuvent se manifester de manière différente dans la vie de chaque chrétien. C’est une des raisons pour lesquelles Dieu est contre la religiosité. En effet, la religiosité homogénéise les comportements, alors que l’amour pour Dieu et pour son prochain rend unique.

En ce qui concerne l’amour, on sera donc jugés non seulement par rapport à la mise en pratique de la parole de Dieu mais aussi en fonction de ce que notre conscience approuve ou désapprouve.

« Or le but du commandement c’est la charité qui procède d’un cœur pur, d’une bonne conscience, et d’une foi sincère» 1 Timothée 1 : 5.

Le but de l’interdiction de tuer, de voler, de commettre l’adultère… c’est l’amour. Le commandement apporte la connaissance. Ce qui signifie qu’on peut ne pas tuer, ne pas voler, ne pas commettre l’adultère… tout en manquant d’amour. Comme Paul nous l’apprend dans 1 Corinthiens 13, l’amour ne s’évalue pas par rapport à nos pratiques : donner ses biens pour la nourriture des pauvres, livrer son corps au bûcher… mais par rapport à des critères intangibles : la patience, la douceur, l’humilité… L’amour donne de la valeur et de la puissance à nos actes, sans l’amour ils ne servent à rien. Et cet amour est issu « d’un cœur pur, d’une bonne conscience, et d’une foi sincère »… c’est-à-dire du cœur, de la conscience et de la foi de l’Homme.

« Voici, les jours viennent, dit Yahweh, où je traiterai une nouvelle alliance avec la maison d’Israël et avec la maison de Juda, non comme l’alliance que je traitai avec leurs pères, le jour où je les pris par la main, pour les faire sortir du pays d’Egypte, mon alliance qu’ils ont rompue ; alors que j’avais été pour eux un mari, dit Yahweh. Mais voici l’alliance que je traiterai avec la maison d’Israël, après ces jours-là, dit Yahweh, je mettrai ma loi au-dedans d’eux, je l’écrirai dans leur cœur ; et je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. » Jérémie 31 : 33.

Comprenons donc que la loi de Dieu ne peut produire le but qu’elle recherche c’est-à-dire l’amour que si elle est écrite dans le cœur de l’Homme. Celui qui pratique la loi de Dieu seulement parce qu’il en a la connaissance, et non pas parce que cette loi est inscrite dans son cœur, est sous l’arbre de la connaissance du bien et du mal.

Il y a donc une relation très étroite entre les commandements du Seigneur et le cœur. Le commandement prend vie dans le cœur humain et produit l’amour.

« Garde ton cœur de tout ce dont il faut se garder ; car de lui procèdent les sources de la vie. » Proverbes 4 : 23.

Et puisque l’amour est issu « d’un cœur pur, d’une bonne conscience et d’une foi sincère » il suffit d’écouter leurs indications.

« Qui donc parmi les humains connaît ce qui est dans l’être humain, sinon l’esprit de l’être humain qui est en lui ? De même aussi, personne ne connaît les choses de Dieu, si ce n’est l’Esprit de Dieu. » 1 Corinthiens 2 : 11.

« Mais l’homme spirituel discerne toutes choses et il n’est jugé par personne. » 1 Corinthiens 2 : 15.

Ainsi tout Homme sait exactement s’il est ou non dans l’amour.

AIMER SA FEMME COMME CHRIST A AIMÉ L’ÉGLISE

« Et vous maris, aimez vos femmes, comme Christ a aimé l’Eglise, et s’est livré lui-même pour elle, afin de la sanctifier en la purifiant et en la lavant par le bain d’eau de la parole ; afin de faire paraître devant lui cette Eglise glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irréprochable. C’est ainsi que les maris doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps. Celui qui aime sa femme s’aime lui-même, car personne n’a jamais haï sa propre chair, mais il la nourrit et en prend particulièrement soin, comme le Seigneur le fait pour l’Eglise… » Ephésiens 5 : 25 et suivants.

Si on examine la Parole, nous devons tous aimer notre prochain comme nous-mêmes, non pas comme Dieu les aime. Par contre, selon ce passage, l’épouse doit bénéficier d’un amour particulier, puisqu’elle doit être aimée comme Christ aime son Eglise. Par conséquent, en ce qui concerne le mariage, le modèle c’est Dieu lui-même.

Alors il est évident que tout ce qui a été exposé sur les violences faites aux femmes ne doit pas être reproduit par les chrétiens. Christ ne maltraite pas son église et aucun chrétien digne de ce nom ne pourrait maltraiter son épouse. Mais Christ ne se contente pas de ne pas maltraiter sa fiancée. Ce qu’on oublie bien souvent c’est que non seulement le Seigneur s’est sacrifié pour sa fiancée mais aussi qu’il la traite comme une reine au point de la faire asseoir sur son trône avec lui et de lui donner en héritage tout ce qui lui appartient. Il l’a sortie de la boue pour lui donner le deuxième rang dans le Royaume. Il lui a donné son Nom, ce qui signifie que l’Epouse représente Christ sur la terre. Il lui a donné l’autorité sur toute la puissance de l’ennemi, le pouvoir de commandement. Et des dons innombrables, puisqu’elle hérite de tout… La position de l’Epouse est si élevée dans le Royaume qu’elle est ignorée de la plupart des chrétiens.

En parallèle, beaucoup de chrétiens n’osent pas donner plus à leur femme qu’une place dans la cuisine ! Et dès que ces mêmes femmes revendiquent un autre rôle que celui de la bonne ménagère… la peur de la Jézabel s’introduit dans les cœurs ! Et combien d’enseignements ne trouve-t-on pas sur le fait que la femme n’est qu’un accident de la création, qu’elle est responsable de tous les malheurs du monde, qu’elle ne doit avoir aucune autorité et qu’elle n’a droit à aucun ministère parce que, étant plus sentimentale que l’homme, elle ne ferait que dégâts sur dégâts. 

Quelques versets bibliques contextuels ont été érigés en principe alors que les principes bibliques d’amour et de justice sont devenus des exceptions. Ça me rappelle le reproche du Seigneur aux pharisiens : « Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! Parce que vous payez la dîme de la menthe, de l’aneth et du cumin ; et vous laissez les choses les plus importantes de la loi, c’est-à-dire la justice, la miséricorde et la fidélité. Il fallait pratiquer ces choses-là, sans négliger les autres choses. » Matthieu 23 : 23.

« Il leur dit aussi : Vous rejetez bien le commandement de Dieu, afin de garder votre tradition. Car Moïse a dit : Honore ton père et ta mère. Et : Celui qui maudira son père ou sa mère, finira à la mort. Mais vous, vous dites : Si quelqu’un dit à son père ou à sa mère : Tout ce dont je pourrais t’assister est corban, c’est-à-dire une offrande à Dieu, il ne sera pas coupable. Et vous ne lui permettez plus de rien faire pour son père ou pour sa mère, anéantissant ainsi la parole de Dieu par votre tradition que vous avez établie. Et vous faites encore beaucoup d’autres choses semblables. » Marc 7 : 9.

De la même manière, beaucoup oublient le commandement du Seigneur d’aimer leurs femmes comme Christ a aimé l’Eglise au profit de leur tradition. D’un côté, l’Epouse possède le deuxième rang dans le Royaume. De l’autre, la place de la femme dans le monde n’a rien d’enviable au point que dans certains pays, la vie d’un animal à plus de valeur que celle d’une femme.

Lorsqu’on lit les commandements du Seigneur avec un cœur contenant l’amour de Dieu on y trouve toutes les réponses. C’est pourquoi nul besoin de polémique. Lorsque vous aurez à juger si les inégalités qui seront présentées dans les autres articles sont justes ou injustes… posez-vous une simple question : Est-ce que j’aimerais être privé d’éducation, de mon identité, de mes libertés, de mon temps de repos et de loisirs, de la possibilité de gérer mes finances, mon héritage et mes biens ? Est-ce que j’aimerais être privé de mon emploi, de 5%, 10%, 15 %, 25% de mon salaire, de la possibilité d’être promu ? Est-ce que j’aimerais être privé de mon histoire, de mes mérites, de la possibilité de voter ou de prendre part aux affaires de mon pays ? Est-ce que j’aimerais être privé de ma dignité, de mon droit à la sécurité, de mon droit à gérer mon corps ?

Est-ce que j’aimerais être privé de la possibilité de témoigner de ce que Christ a fait dans ma vie, d’enseigner ce que le Seigneur m’a appris ?

Est-ce que j’aimerais être l’objet d’enseignements injurieux ?

Est-ce que le Seigneur me priverait de toutes ces choses ?

Si vous répondez non à toutes ces questions pourquoi trouveriez-vous juste que quelqu’un d’autre en soit privé ?

Ainsi, pour répondre à la question sur l’inégalité de salaire, si une personne considère qu’à travail égal une femme mérite d’être rémunérée 5%, 10%, 25% de moins, il doit en tant que chrétien se priver du même pourcentage de salaire pour être juste et dans l’amour aux yeux de Dieu.

Comme la parole le dit, nous serons tous mesurés avec la mesure dont nous avons mesuré les autres.

« Que personne n’use de fraude envers son frère et de cupidité dans les affaires, parce que le Seigneur tire vengeance de toutes ces choses, comme nous vous l’avons dit et attesté. » 1 Thessaloniciens 4 :6.

Sarah N.

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