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INTRODUCTION AUX INÉGALITÉS ÉCONOMIQUES , SOCIALES ET CULTURELLES

En écrivant ces articles, j’en ai profité pour aborder le sujet de l’égalité homme-femme avec mon entourage. Un certain nombre d’hommes ont justifié l’inégalité homme/femme par la faiblesse physique de la femme. D’autres, ne savaient pas trop pourquoi ils pensaient que la femme était leur inférieure, mais l’inégalité leur semblait évidente. Supériorité biblique de l’homme sur la femme ou orgueil masculin ?

Et puis, un jeune homme m’a dit : « il n’y a pas de femmes célèbres qui ont fait de grandes choses ! ».

L’inégalité sociale entre les hommes et les femmes semble donc justifiée par le manque de mérite de la femme. Pourquoi aurait-elle les mêmes droits que les hommes puisqu’elle ne fait rien d’important ? Beaucoup semblent penser que la place que la femme convoite, celle de l’égale de l’homme, est usurpée. Le droit de vote ? Usurpé ! L’accès à l’emploi ? Usurpé ! Le droit à l’éducation ? Usurpé !

J’ai répondu à ce jeune homme que ce n’est pas parce que l’histoire n’en a pas parlé que ces femmes n’ont pas existé. Et cette simple information, le fait que la femme ait été oubliée par l’histoire, nous révèle déjà une grande injustice. Son rôle dans la société a été délibérément oublié. La femme a été privée de son histoire… Bien plus, elle a été privée d’éducation, d’un salaire équitable, d’un environnement sécurisé, d’autorité, de liberté, parfois même de son identité… Bref, privée de mérite puisqu’elle n’a rien accompli. Même le fait d’être au service de son mari et de ses enfants semblent peu de choses.

Pourtant le Seigneur de gloire a dit : « Mais il n’en sera pas ainsi parmi vous. Au contraire, quiconque veut être grand parmi vous, qu’il soit votre serviteur ; et quiconque veut être le premier parmi vous, qu’il soit votre esclave. De même que le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et afin de donner sa vie en rançon pour plusieurs. » Matthieu 20 :26.

Avant d’énoncer les inégalités économiques, culturelles et sociales que les femmes subissent, il est nécessaire de donner le point de vue du Seigneur. En effet, je pense que les articles précédents ne risquent pas d’apporter de division. Tout le monde, (les machos y compris), s’accorderont pour dénoncer les violences conjugales, les meurtres et les viols sous toutes ses formes. Mais il est possible qu’il y ait division concernant les inégalités suivantes puisque c’est en abordant ces sujets qu’on rencontre le plus de machisme. En effet, beaucoup considèrent que la place de la femme est dans la cuisine… Par conséquent, les revendications de femmes qui souhaitent obtenir des droits sociaux et économiques sont considérées comme une forme de rébellion.

Le but de ces articles n’étant pas d’apporter division et débat mais plutôt d’encourager les femmes à entrer dans leur identité, celle de femme crée à l’image de Dieu, et non pas celle de femme crée à l’image du monde, je pense donc qu’il est nécessaire d’apporter un éclairage immédiat sur ce que nous enseigne la parole avant d’exposer les inégalités entre les hommes et les femmes dans les domaines économiques, sociaux et culturels.

Alors que nous enseigne la Parole ?

AIMER SON PROCHAIN

« Si, en effet, vous accomplissez la loi royale qui est selon l’Ecriture : Tu aimeras ton prochain comme toi-même, vous faites bien. Mais si vous avez égard à l’apparence des personnes, vous commettez un péché, et vous êtes convaincus par la loi comme des transgresseurs. » Jacques 2 : 8.

Avoir égard à l’apparence des personnes, « prosopolepteo » en grec signifie « considérer les personnes (c.à.d. la condition extérieure de l’homme), avoir de la considération pour certaines personnes, faire une distinction, discerner… »

« Parce que Dieu n’a pas égard à l’apparence des personnes. » Romains 2 : 11.

Ici l’expression signifie : « Considération pour les personnes, partialité, la faute de celui qui doit porter un jugement en considération des circonstances extérieures à l’homme et non selon les mérites intrinsèques, et ainsi préfère celui qui est riche, de haute naissance, puissant, à un autre qui n’a pas ces qualités. »

Dans les versets précédents, on peut en retirer deux principes fondamentaux de la foi chrétienne censés guider toutes nos décisions : L’amour pour son prochain et la justice.

Qu’est-ce que l’amour ?

Le premier principe, l’amour peut se résumer ainsi :

« Tout ce que vous voulez que les gens fassent pour vous, faites-le de même pour eux, car c’est la loi et les prophètes. » Matthieu 7 : 12.

« Car on vous jugera du jugement dont vous jugez, et l’on vous mesurera avec la mesure dont vous mesurez. » Matthieu 7 : 2.

« La charité ne fait pas de mal au prochain ; la charité est donc l’accomplissement de la loi. » Romains 13 : 10.

Qui est mon prochain ?

L’autre principe, la justice, le fait de ne pas avoir égard à l’apparence, nous indique qui est notre prochain. Ainsi toute personne, indépendamment de sa religion, de sa couleur, de son rang social, de sa relation par rapport à nous (qu’il soit notre ami, ou notre ennemi)… et de son sexe est notre prochain. Notre prochain c’est donc tous les hommes et toutes les femmes de la terre. Tout le monde !

Le principe de justice implique donc de traiter tout le monde de la même manière.

Petit rappel du premier article :

Dans proverbes 20 : 10 il est dit que « Le double poids et la double mesure sont tous deux en abomination à Yahweh ».

Ce verset nous apprend que l’injustice est une abomination. Le mot abomination, tow’ebah en hébreux, est utilisé pour qualifier les transgressions commises par les peuples qui vivaient dans le pays de Canaan, l’homosexualité (Lv 18 : 22 et 20 :13), les idoles (Dt 7 : 25, 2 R 23 : 13), le sacrifice d’un animal ayant un défaut (Dt 17 :11), le travestissement (Dt 22 : 5), le sacrifice des enfants à des divinités (2 Ch 28 : 3), la méchanceté (Pr 8 : 7)… Donc on comprend que lorsqu’on émet un jugement, que ce soit devant une cour de justice, dans son cœur, ou devant témoins, en ayant égard à l’apparence des personnes (sexe, rang social…) cela est considéré par Dieu comme une abomination. C’est-à-dire comme un péché d’une nature aussi grave que l’homosexualité ou l’idolâtrie.

Chers lecteurs, si vous élevez deux enfants et que vous appliquez la justice de Dieu de manière différente selon le sexe de vos enfants, si vous vous félicitez comme beaucoup que votre fille ait gardé sa virginité mais que vous ne vous mettez pas en peine que votre fils l’ait perdue, vous êtes injuste et vous commettez une abomination devant Dieu !

Ce qui signifie que si on fait une distinction dans notre application de la parole de Dieu en fonction du sexe, on commet une abomination devant Dieu.

La relativité de l’amour pour son prochain

Comprenons que la notion d’amour pour son prochain est relative. En effet, il est dit que Dieu est amour (1 Jean 4 : 8), ce qui signifie que sa nature même est l’amour. Personne ne peut connaitre, mesurer, ou manifester l’amour de Dieu dans toute sa plénitude. Dieu manifeste son amour de façon absolue ! Si Dieu jugeait notre amour en fonction de son amour, au jour du jugement nous échouerions tous. Mais il nous jugera en fonction du « comme toi-même » c’est-à-dire en fonction de ce que notre propre cœur nous présente comme étant l’amour. Cet amour s’exprime de manière très simple dans nos cœurs puisqu’il consiste à apporter une réponse à ces deux questions : « Qu’est-ce que j’aimerai qu’on fasse pour moi ? » et « Qu’est-ce que je n’aimerai pas qu’on me fasse ? »

Ainsi la notion d’amour pour le prochain est relative, car elle varie en fonction de chaque individu.

Il est plutôt simple de répondre à la deuxième question tant elle nous rassemble (nul ne veut être blessé, méprisé, ou lésé de quelque façon que ce soit). Quoique même la réponse à cette question peut apporter des débats acharnés. En effet, si on se réfère aux réactions de Catherine Millet, de Birgitte Lahaie et des signataires du manifeste contre les hashtags #BalanceTonPorc et #MeToo, on peut comprendre leurs réactions en fonction des réponses qu’elles donneraient à ces deux questions. En effet, c’est peut-être parce que Catherine Millet ne considère pas le viol comme devant être mis sur la liste des choses qu’elle n’aimerait pas qu’on lui fasse qu’elle a pu s’opposer au mouvement de dénonciation en déclarant qu’elle regrettait de ne pas avoir été violée. Et quand on ne considère pas les frotteurs du métro comme un problème, eh bien on s’oppose aux personnes qui pensent le contraire.

Par contre, la réponse à la première question diffère encore plus selon les personnes.

« Un des pharisiens pria Jésus de manger chez lui. Et Jésus entra dans la maison de ce pharisien, et se mit à table. Et voici, il y avait dans la ville une femme pécheresse, qui, ayant su que Jésus était à table dans la maison du pharisien, apporta un vase d’albâtre plein de parfum. Et se tenant derrière à ses pieds en pleurant, elle les mouilla de ses larmes, puis elle les essuya avec ses propres cheveux, et embrassa tendrement ses pieds, et les oignit de ce parfum. Mais le pharisien qui l’avait invité, voyant cela, dit en lui-même : Si cet homme était prophète, certes il saurait qui et de quelle espèce est la femme qui le touche, il saurait que c’est une pécheresse. Et Jésus prenant la parole, lui dit : Simon, j’ai quelque chose à te dire. Docteur, parle, répondit-il. Un créancier avait deux débiteurs : L’un lui devait cinq cents deniers, et l’autre cinquante. Et comme ils n’avaient pas de quoi payer, il leur remit à tous les deux leur dette. Lequel l’aimera le plus ? Et Simon répondant, lui dit : Celui, je pense, à qui il a le plus remis. Jésus lui dit : Tu as droitement jugé. Alors se tournant vers la femme, il dit à Simon : Vois-tu cette femme ? JE SUIS entré dans ta maison, et tu ne m’as pas donné d’eau pour laver mes pieds ; mais elle, elle les a mouillés de ses larmes et elle les a essuyés avec ses propres cheveux. Tu ne m’as pas donné un baiser, mais elle, depuis que je suis entré, n’a cessé d’embrasser tendrement mes pieds. Tu n’as pas oint ma tête d’huile ; mais elle, elle a oint mes pieds avec un parfum. À cause de cela, je te le dis, ses nombreux péchés sont pardonnés, car elle a beaucoup aimé. Or celui à qui on pardonne peu aime peu. Puis il dit à la femme : Tes péchés sont pardonnés. Ceux qui étaient avec lui à table se mirent à dire en eux-mêmes : Qui est celui-ci qui pardonne même les péchés ? Mais il dit à la femme : Ta foi t’a sauvée. Va en paix. » Luc 7 : 36 et suivants.

Est-ce que cela signifie que ceux qui ont peu de péchés doivent le regretter car leur amour sera moindre ? Non ! On comprend de manière indirecte que Jésus n’attendait pas que Simon l’aime autant que la femme pécheresse. Il attendait de lui simplement de l’eau pour laver ses pieds, un baiser, et de l’huile pour oindre sa tête… Simon ne l’a pas fait et ce fut un péché pour lui.

« Celui donc qui sait faire ce qui est bon et qui ne le fait pas, c’est un péché pour lui. » Jacques 4 : 17.

Mais si la femme pécheresse s’était contentée d’aimer le Seigneur comme Simon aurait dû le faire, elle n’aurait pas été agréable au Seigneur parce que son amour était beaucoup profond que celui de Simon. Il y avait dans son cœur la capacité d’aimer de la façon dont la bible l’a décrit.

Ainsi chacun aime le Seigneur et son prochain d’une manière qui lui est propre. Le « comme toi-même » et le « de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée… » dépend du cœur, de l’âme et de la pensée de celui qui met ce verset en pratique. Dieu n’attend pas de nous que nous l’aimions comme Abraham, Joseph, Moïse, David, Ruth, Esther, Marie-Madeleine ou la femme pécheresse l’a aimé, mais selon la profondeur de notre cœur.

Évidemment, la parole nous dit dans 1 Jean 5 : 3 « Car c’est en ceci que consiste l’amour de Dieu : Que nous gardions ses commandements ; et ses commandements ne sont pas pénibles. » Donc la bible nous enseigne ce qui est bon et ce qui est mauvais. Ainsi il y a des versets qui ne demandent pas d’interprétation personnelle dans leur pratique. Par exemple, l’interdiction de pécher : ne pas tuer, mentir, voler, commettre l’adultère, la fornication… Le monde a beau considérer l’euthanasie comme une preuve d’amour envers les malades, c’est bien la parole de Dieu qui doit primer. Ainsi, certaines notions ne nécessitent pas d’interprétation particulière alors que les notions d’humilité, de douceur, de persévérance, de maitrise, de consécration… peuvent se manifester de manière différente dans la vie de chaque chrétien. C’est une des raisons pour lesquelles Dieu est contre la religiosité. En effet, la religiosité homogénéise les comportements, alors que l’amour pour Dieu et pour son prochain rend unique.

En ce qui concerne l’amour, on sera donc jugés non seulement par rapport à la mise en pratique de la parole de Dieu mais aussi en fonction de ce que notre conscience approuve ou désapprouve.

« Or le but du commandement c’est la charité qui procède d’un cœur pur, d’une bonne conscience, et d’une foi sincère» 1 Timothée 1 : 5.

Le but de l’interdiction de tuer, de voler, de commettre l’adultère… c’est l’amour. Le commandement apporte la connaissance. Ce qui signifie qu’on peut ne pas tuer, ne pas voler, ne pas commettre l’adultère… tout en manquant d’amour. Comme Paul nous l’apprend dans 1 Corinthiens 13, l’amour ne s’évalue pas par rapport à nos pratiques : donner ses biens pour la nourriture des pauvres, livrer son corps au bûcher… mais par rapport à des critères intangibles : la patience, la douceur, l’humilité… L’amour donne de la valeur et de la puissance à nos actes, sans l’amour ils ne servent à rien. Et cet amour est issu « d’un cœur pur, d’une bonne conscience, et d’une foi sincère »… c’est-à-dire du cœur, de la conscience et de la foi de l’Homme.

« Voici, les jours viennent, dit Yahweh, où je traiterai une nouvelle alliance avec la maison d’Israël et avec la maison de Juda, non comme l’alliance que je traitai avec leurs pères, le jour où je les pris par la main, pour les faire sortir du pays d’Egypte, mon alliance qu’ils ont rompue ; alors que j’avais été pour eux un mari, dit Yahweh. Mais voici l’alliance que je traiterai avec la maison d’Israël, après ces jours-là, dit Yahweh, je mettrai ma loi au-dedans d’eux, je l’écrirai dans leur cœur ; et je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. » Jérémie 31 : 33.

Comprenons donc que la loi de Dieu ne peut produire le but qu’elle recherche c’est-à-dire l’amour que si elle est écrite dans le cœur de l’Homme. Celui qui pratique la loi de Dieu seulement parce qu’il en a la connaissance, et non pas parce que cette loi est inscrite dans son cœur, est sous l’arbre de la connaissance du bien et du mal.

Il y a donc une relation très étroite entre les commandements du Seigneur et le cœur. Le commandement prend vie dans le cœur humain et produit l’amour.

« Garde ton cœur de tout ce dont il faut se garder ; car de lui procèdent les sources de la vie. » Proverbes 4 : 23.

Et puisque l’amour est issu « d’un cœur pur, d’une bonne conscience et d’une foi sincère » il suffit d’écouter leurs indications.

« Qui donc parmi les humains connaît ce qui est dans l’être humain, sinon l’esprit de l’être humain qui est en lui ? De même aussi, personne ne connaît les choses de Dieu, si ce n’est l’Esprit de Dieu. » 1 Corinthiens 2 : 11.

« Mais l’homme spirituel discerne toutes choses et il n’est jugé par personne. » 1 Corinthiens 2 : 15.

Ainsi tout Homme sait exactement s’il est ou non dans l’amour.

AIMER SA FEMME COMME CHRIST A AIMÉ L’ÉGLISE

« Et vous maris, aimez vos femmes, comme Christ a aimé l’Eglise, et s’est livré lui-même pour elle, afin de la sanctifier en la purifiant et en la lavant par le bain d’eau de la parole ; afin de faire paraître devant lui cette Eglise glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irréprochable. C’est ainsi que les maris doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps. Celui qui aime sa femme s’aime lui-même, car personne n’a jamais haï sa propre chair, mais il la nourrit et en prend particulièrement soin, comme le Seigneur le fait pour l’Eglise… » Ephésiens 5 : 25 et suivants.

Si on examine la Parole, nous devons tous aimer notre prochain comme nous-mêmes, non pas comme Dieu les aime. Par contre, selon ce passage, l’épouse doit bénéficier d’un amour particulier, puisqu’elle doit être aimée comme Christ aime son Eglise. Par conséquent, en ce qui concerne le mariage, le modèle c’est Dieu lui-même.

Alors il est évident que tout ce qui a été exposé sur les violences faites aux femmes ne doit pas être reproduit par les chrétiens. Christ ne maltraite pas son église et aucun chrétien digne de ce nom ne pourrait maltraiter son épouse. Mais Christ ne se contente pas de ne pas maltraiter sa fiancée. Ce qu’on oublie bien souvent c’est que non seulement le Seigneur s’est sacrifié pour sa fiancée mais aussi qu’il la traite comme une reine au point de la faire asseoir sur son trône avec lui et de lui donner en héritage tout ce qui lui appartient. Il l’a sortie de la boue pour lui donner le deuxième rang dans le Royaume. Il lui a donné son Nom, ce qui signifie que l’Epouse représente Christ sur la terre. Il lui a donné l’autorité sur toute la puissance de l’ennemi, le pouvoir de commandement. Et des dons innombrables, puisqu’elle hérite de tout… La position de l’Epouse est si élevée dans le Royaume qu’elle est ignorée de la plupart des chrétiens.

En parallèle, beaucoup de chrétiens n’osent pas donner plus à leur femme qu’une place dans la cuisine ! Et dès que ces mêmes femmes revendiquent un autre rôle que celui de la bonne ménagère… la peur de la Jézabel s’introduit dans les cœurs ! Et combien d’enseignements ne trouve-t-on pas sur le fait que la femme n’est qu’un accident de la création, qu’elle est responsable de tous les malheurs du monde, qu’elle ne doit avoir aucune autorité et qu’elle n’a droit à aucun ministère parce que, étant plus sentimentale que l’homme, elle ne ferait que dégâts sur dégâts. 

Quelques versets bibliques contextuels ont été érigés en principe alors que les principes bibliques d’amour et de justice sont devenus des exceptions. Ça me rappelle le reproche du Seigneur aux pharisiens : « Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! Parce que vous payez la dîme de la menthe, de l’aneth et du cumin ; et vous laissez les choses les plus importantes de la loi, c’est-à-dire la justice, la miséricorde et la fidélité. Il fallait pratiquer ces choses-là, sans négliger les autres choses. » Matthieu 23 : 23.

« Il leur dit aussi : Vous rejetez bien le commandement de Dieu, afin de garder votre tradition. Car Moïse a dit : Honore ton père et ta mère. Et : Celui qui maudira son père ou sa mère, finira à la mort. Mais vous, vous dites : Si quelqu’un dit à son père ou à sa mère : Tout ce dont je pourrais t’assister est corban, c’est-à-dire une offrande à Dieu, il ne sera pas coupable. Et vous ne lui permettez plus de rien faire pour son père ou pour sa mère, anéantissant ainsi la parole de Dieu par votre tradition que vous avez établie. Et vous faites encore beaucoup d’autres choses semblables. » Marc 7 : 9.

De la même manière, beaucoup oublient le commandement du Seigneur d’aimer leurs femmes comme Christ a aimé l’Eglise au profit de leur tradition. D’un côté, l’Epouse possède le deuxième rang dans le Royaume. De l’autre, la place de la femme dans le monde n’a rien d’enviable au point que dans certains pays, la vie d’un animal à plus de valeur que celle d’une femme.

Lorsqu’on lit les commandements du Seigneur avec un cœur contenant l’amour de Dieu on y trouve toutes les réponses. C’est pourquoi nul besoin de polémique. Lorsque vous aurez à juger si les inégalités qui seront présentées dans les autres articles sont justes ou injustes… posez-vous une simple question : Est-ce que j’aimerais être privé d’éducation, de mon identité, de mes libertés, de mon temps de repos et de loisirs, de la possibilité de gérer mes finances, mon héritage et mes biens ? Est-ce que j’aimerais être privé de mon emploi, de 5%, 10%, 15 %, 25% de mon salaire, de la possibilité d’être promu ? Est-ce que j’aimerais être privé de mon histoire, de mes mérites, de la possibilité de voter ou de prendre part aux affaires de mon pays ? Est-ce que j’aimerais être privé de ma dignité, de mon droit à la sécurité, de mon droit à gérer mon corps ?

Est-ce que j’aimerais être privé de la possibilité de témoigner de ce que Christ a fait dans ma vie, d’enseigner ce que le Seigneur m’a appris ?

Est-ce que j’aimerais être l’objet d’enseignements injurieux ?

Est-ce que le Seigneur me priverait de toutes ces choses ?

Si vous répondez non à toutes ces questions pourquoi trouveriez-vous juste que quelqu’un d’autre en soit privé ?

Ainsi, pour répondre à la question sur l’inégalité de salaire, si une personne considère qu’à travail égal une femme mérite d’être rémunérée 5%, 10%, 25% de moins, il doit en tant que chrétien se priver du même pourcentage de salaire pour être juste et dans l’amour aux yeux de Dieu.

Comme la parole le dit, nous serons tous mesurés avec la mesure dont nous avons mesuré les autres.

« Que personne n’use de fraude envers son frère et de cupidité dans les affaires, parce que le Seigneur tire vengeance de toutes ces choses, comme nous vous l’avons dit et attesté. » 1 Thessaloniciens 4 :6.

Sarah N.

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3 Réponses de cet article
  1. Oui, mais tout ça nous dit seulement comment les hommes sont censées traiter les femmes selon la Parole de Dieu, mais ça ne nous dit pas comment nous les femmes on doit appliquer la Parole de Dieu face à tout ça?
    Nous sommes le sel de la terre, quelle réponse avons-nous à donner en tant que chrétiennes?

    1/ Concernant les inégalités salariales

    La volonté de Dieu n’est certainement pas que l’homme chrétien se prive de ce qu’il gagne en plus par rapport à une femme du même poste! Mais si nous chrétiennes, nous sommes moins payées que les hommes, ce sont nos patrons qui sont injustes ; il est donc de notre devoir de prier pour eux qui occupent une position supérieure! (1 tim 2.1-2)
    Et de quoi avons-nous crainte? Notre salaire n’est-il pas entre les mains du Seigneur? S’il veut nous rendre justice, il touchera le coeur de notre patron, mais s’il veut que nous supportions l’injustice, c’est afin que nous portions du fruit! Ainsi, tout concourt à notre bien car le Seigneur s’occupe de nous!
    Tandis que le monde réclame la parité, pourquoi ne supportez-vous pas plutôt quelque injustice? Pourquoi ne vous laissez-vous pas plutôt dépouiller? Ne vous trompez pas de justice! Jésus nous dit dans Mat 5.20 que si notre justice n’est pas supérieure à celle des pharisiens, nous n’entrerons pas dans le royaume des cieux! Les pharisiens sont légalistes, ils observent la loi, et la loi dit « oeil pour oeil, dent pour dent », mais Jésus nous dit au contraire de ne pas résister aux méchants, de les aimer, de les bénir et de prier pour eux! (Mat.5. 38-48) La loi est juste, mais l’Evangile, c’est plus que la loi.

    2/ Concernant les violences faites aux femmes

    Les violences faites aux femmes sont-elles en dehors de la croix? Où est Christ crucifié? Où est la puissance de l’Evangile dans tout ça? Ne nous éloignons pas de l’Evangile qui est la puissance pour sauver quiconque croit!
    Tandis que le monde condamne, nous, nous prêchons l’Evangile de Christ comme solution, dont principalement 3 aspects :

    a/. La puissance de Jésus-Christ à la croix
    Les victimes ont besoin d’entendre que Jésus a la puissance pour les guérir, les restaurer, les délivrer de toute peur, tout traumatisme, tout souvenir qui les hantent, de toute haine, amertume, rancune… elles ont besoin d’entendre que Jésus a porté toutes leurs souffrances à la croix, que c’est par ses meurtrissures qu’elles ont la possibilité de guérir! Elles ont besoin de saisir Esaïe 53, de saisir l’espérance qui est en Christ, celle qui ne trompe pas! Ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu. C’est comme ça que nous chrétiennes nous regardons les violences sexuelles faites aux femmes, nos yeux ne sont pas sur ce que le diable fait pour détruire une femme, mais sur Jésus qui a la puissance pour nous guérir et nous relever, même des pires violences sexuelles qui puissent exister!

    b/ Le pardon
    Plus difficile à dire qu’à faire, c’est vrai, et pourtant c’est la clé pour guérir, le pardon est une puissance qui libère! Dieu n’a pas dit « pardonnez et il vous sera pardonné sauf si on vous a violé, ou sauf si c’est trop dur, ou sauf si on vous a fait quelque chose de vraiment horrible ». Non, Dieu nous a dit de pardonner sans conditions, car lorsque nous pardonnons, nous dépouillons le diable de ses armes, nous mettons fin au cycle de destruction. Il faut prier pour que les femmes aient la force de pardonner, et nous-mêmes nous devons pardonner, on doit montrer l’exemple, porter les fruits du pardon.

    c/ Le salut, c’est pour tous
    Certes, les violences faites aux femmes sont terribles et nombreuses, mais attention à ne pas nous écarter de la vision de Dieu.
    Car devant Dieu, les hommes souffrent tout comme les femmes, les hommes sont pécheurs tout comme les femmes, les violeurs sont pécheurs tout comme les victimes, et tous ont besoin de Jésus. Jésus, les victimes en ont besoin, mais les bourreaux aussi! Car Jésus a aussi payé pour eux à la croix, il ne faut pas l’oublier, et si on regarde bien, ils sont victimes eux aussi, mais de satan. Les victimes sont détruites mais les violeurs aussi sont des gens que le diable a détruit pour en détruire d’autres. On doit avoir autant compassion pour les victimes que pour les bourreaux. En tant que chrétiennes, nous aspirons à ce que victimes et bourreaux se retrouvent en Jésus-Christ, deviennent de nouvelles créatures, et qu’ainsi les oeuvres de l’ennemi soient détruites! Et notre ennemi, ce ne sont ni les violeurs, ni les hommes, mais c’est le diable!

    3/ Concernant le manque de reconnaissance envers la femme

    Est-ce réellement une mauvaise chose qu’une femme ne soit pas reconnue?
    Les femmes du monde cherchent la reconnaissance, mais nous en tant que chrétiennes, si on a réellement saisi notre identité de femme selon Dieu, nous sommes donc détachées de cela : le monde nous voient comme des moins que rien, mais nous nous savons que nous sommes précieuses aux yeux de Dieu. Ce que l’on fait ne compte pas pour le monde, qu’importe, pour Dieu, cela compte! Nous ne cherchons pas la reconnaissance et l’approbation des hommes, nous cherchons celle de Dieu, car si nous plaisions encore aux hommes, nous ne serions pas de Christ!

    La femme c’est vrai, est comparée dans la bible à l’Eglise, épouse de Christ. Mais comment est l’Eglise? L’Eglise, justement est cachée : beaucoup de chrétiens ont changé l’histoire dans l’ombre, sans jamais être vus ni connus, qu’importe? Dieu lui les a vus, et ce sera un sujet de gloire et de joie pour eux! L’Eglise ne se met pas en avant, elle glorifie son Epoux, le Christ-Jésus. Toutes ses oeuvres sont pour le Roi. Tous les fruits qu’elles portent ne sont pas pour sa gloire mais pour la gloire du Père car Jésus dit « mon Père est glorifié en ceci : c’est que vous portiez du fruit. » Nous, ça doit être la même chose si nous avons compris le rapport entre l’Eglise et la femme!
    Dans le corps, il y a des organes visibles et des organes invisibles, mais les visibles ne sont pas plus importantes que les invisibles, et même, les organes vitaux sont cachés! N’ayez pas peur d’être cachées, d’être invisibles au yeux du monde, de paraître viles car Dieu a choisi les choses qui n’ont l’air de rien, celles qu’on méprise afin de confondre ce qui est fort! (1 cor 1.27-28) N’ayez pas peur d’être faible, car Dieu a choisi ce qui est faible pour confondre ce qui est fort! N’ayez pas peur d’affirmer que oui nous les femmes nous sommes faibles, car la puissance de Dieu s’accomplit dans quoi? Dans notre faiblesse! Le monde méprise la faiblesse, mais nous, nous savons que c’est une grâce!

    4/ Concernant l’amour

    Il est vrai que les hommes sont censés nous aimer comme Christ a aimé l’Eglise, mais c’est valable pour nous les femmes : on est censées les aimer aussi comme Dieu nous aime. Et voici comment Dieu nous a aimés : alors que nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous!
    Dieu nous a tout donné alors que nous étions pécheurs, il nous a tout donné par amour alors que nous le faisions souffrir comme les hommes nous font souffrir, nous lui faisions du mal comme les hommes nous font du mal. Mais si aujourd’hui nous l’aimons, c’est parce qu’il nous a aimés le premier! Ainsi, parce que Dieu n’a pas attendu que nous changions pour nous aimer, nous ne devons pas attendre que les hommes changent ou nous traitent conformément à la Parole de Dieu pour les aimer!

    « Vous de même, femmes, soyez soumises chacune à votre mari, afin que MÊME SI QUELQUES-UNS N’OBEISSENT PAS A LA PAROLE, ils soient gagnés, sans parole, par la conduite de leur femme! (1 Pierre 3.1)
    Tout est là : nous les femmes, nous avons le pouvoir de changer les hommes, mais pas à la manière du monde, mais en obéissant à cette parole. La clé de la victoire est dans ce verset, et c’est nous les chrétiennes qui l’avons. A nous de montrer l’exemple au monde.

    En résumé, face aux inégalités homme/femme et aux violences faites aux femmes, ce que la Parole de Dieu nous dit, c’est d’aimer les hommes, de prier et d’intercéder pour eux, de répondre au mal par le bien, et de leur pardonner. Ce qui engendre l’espérance, la guérison, la transformation et la reconstruction des femmes ET des hommes, des victimes ET des coupables. Ne nous conformons pas à ce monde, si le sel de la terre perd sa saveur, avec quoi l’assaisonnera-t-on? (Mat 5.13)

  2. Bonjour Veillez,

    Les articles traitent des violences subies par les femmes et non pas des violences subies par les hommes, les enfants des deux sexes, les chrétiens, les animaux ou la nature dans son ensemble. Le titre est explicite : la femme, attention fragile. Est-ce que je dis par là que les hommes ne subissent pas de violences et qu’ils ne souffrent pas ? Non ! C’est juste que j’écris un article sur les femmes, pas sur les hommes. Ne pas être hors sujet, c’est une règle essentielle. Si je titre : la femme attention fragile, et que je ne parle que des hommes, je serai hors sujet. Maintenant si je titre mon article : la souffrance… et que je ne parle que des femmes je comprendrai que vous me reprochiez que je ne parle pas suffisamment des hommes, des enfants, des animaux. Mais ce n’est pas le cas, le sujet est la femme. Donc si vous voulez lire un article sur les violences subies par les hommes dans leur ensemble ou des persécutions spécifiques aux chrétiens indépendamment de leur sexe, il ne faut pas lire mon article.

    Ensuite vous dites que je ne parle pas suffisamment de la manière dont les femmes doivent mettre la parole en pratique. Et bien les 3 articles que j’ai écrit sur la femme s’inscrivent dans un plan qui se trouve dans le premier article : Première partie : les violences. Deuxième partie : les inégalités. Troisième partie les origines religieuses et culturelles de la violence à l’encontre des femmes. Quatrième partie : l’histoire du féminisme et ses dérives. Cinquième partie : la solution la parole de Dieu. Donc si vous lisez les 3 premières parties le sujet demeure la violence et les inégalités à l’encontre des femmes, c’est-à-dire ce qu’elles subissent. Si j’écris ce qu’elles doivent faire, je serai hors sujet. Ce qu’elles doivent faire sera donc, comme annoncé dans le plan, le sujet de la cinquième partie quand j’aborderai la parole de Dieu.

    Donc rassurez-vous je sais que les hommes souffrent énormément. Je sais aussi qu’il faut pardonner, que la croix est la solution, que le salut c’est pour tous, que les femmes doivent aimer leurs maris… Je le sais bien. Mais ce n’est pas le sujet de mon article.

    Prenez cet article comme faisant partie des dokimos, il est lu et corrigé par la rédactrice en chef qui est là depuis le début de cette oeuvre… Et dans les dokimos, vous trouverez des articles sur le pardon, sur la soumission de la femme, sur les souffrances des chrétiens… Donc l’équilibre est apporté par tous ces autres articles que vous n’aurez pas du mal à trouver si vous les cherchez. Et quand vous les trouverez, vous comprendrez qu’on n’a pas de parti pris, il ne s’agit pas d’une revue féministe mais bien d’un magazine chrétien qui aborde tous les sujets qui intéressent les chrétiens. Et ce qui est exigé au sein des dokimos c’est une bonne connaissance de la parole de Dieu mais aussi des qualités rédactionnelles. Et l’une des qualités essentielles en rédaction, c’est donc de ne pas être hors sujet.

    Donc merci de vouloir nous apporter un équilibre à travers votre commentaire mais je vous invite aussi à saisir les limites d’un article, qui est évidemment limité par son sujet.

    Enfin je comprends votre logique : tout le monde souffre, c’est la faute à Satan, donc faut pas s’en prendre aux hommes, mais il faut inviter les victimes à pardonner.
    Oui c’est vrai mais votre point de vue n’est pas complet. Ce n’est pas ce que la bible dit dans son ensemble.

    1. Dieu dit au coupable : repens-toi sinon Dieu te jugera et tu mourras.
    Ainsi tous les êtres humains ont besoin de connaitre 4 choses :
    – Le péché
    Mais c’est quoi le péché ? La loi donne la connaissance du péché.
    « C’est pourquoi aucune chair ne sera justifiée devant lui par les œuvres de la loi, car c’est par la loi que vient la connaissance précise et correcte du péché. » Romains 3 : 20.
    Nous sommes justifiés en Jésus Christ, et non par les œuvres de la loi. Mais ce n’est pas parce que nous sommes délivrés d’une partie de la loi qu’elle est devenue inutile, pour savoir ce qu’est un péché on doit se référer à la loi. C’est grâce aux commandements que je sais que mentir, voler, convoiter… est un péché.
    – Le jugement
    – La mort
    Les êtres humains doivent savoir qu’ils mourront, qu’ils iront en enfer, et qu’ils souffriront éternellement dans le lac de feu.
    Les violeurs, les hommes qui battent leurs femmes, les harceleurs, les pervers sexuels… ont besoin de savoir qu’ils seront punis. Parce qu’il est évident que lorsqu’un homme évolue dans une société misogyne, qu’il croit en un dieu qui fait de la femme un être qui a moins de valeur qu’un animal, il peut ne pas savoir que le véritable Dieu le jugera pour ça.

    Donc un chef d’entreprise a besoin de savoir que l’injustice est une abomination et que s’il défavorise systématiquement les femmes à cause de leur sexe Dieu le jugera. Le jeune homme a besoin de savoir que lorsqu’on lui dit que les femmes qui disent non pensent oui que c’est un mensonge.

    Combien ne commettent-ils pas d’atrocités en pensant que Dieu approuve ? Alors peut-être que le rôle des chrétiens c’est de se lever et de dire que c’est faux. N’est-ce pas ça être la lumière du monde et le sel de la terre ? En tout cas parler de repentance, implique de parler du péché… sinon on ne sait pas de quoi on doit se repentir.

    Pourquoi Jean Baptiste a-t-il risqué sa vie en reprenant Hérode? Si on suit votre point de vue il aurait dû prêcher au frère d’Hérode le pardon en lui disant que c’était la faute de Satan si son frère avait pris son épouse et que Dieu est puissant pour le consoler. N’avait-il pas raison de reprendre Hérode ? Pourquoi Jésus a-t-il repris les pharisiens en leur reprochant de faire de leurs prosélytes des candidats pour l’enfer ? Pourquoi Paul dénonçait les faux prophètes ? Et pourquoi mettre ce verset en pratique : « et ne participez pas aux œuvres stériles des ténèbres, mais au contraire condamnez-les  » Ephésiens 5 : 11?
    – La repentance
    Et ces êtres humains ont besoin de savoir que pour échapper à la condamnation ils peuvent se repentir au nom de Jésus-Christ.
    Le pécheur a besoin de savoir ce qu’est un péché pour pouvoir se repentir. Donc l’Eglise peut porter son regard sur les mauvaises choses qui ont lieu sur la terre. Sinon je ne vois pas l’intérêt de demeurer ici.

    2. Dieu dit aux victimes : je vous ferai justice
    Il promet à ceux qui espèrent en son nom un royaume ou le mal n’existera plus et où les méchants seront punis. Il promet de leur faire justice. Le temps de la grâce, ce n’est qu’un temps. Et ce temps est presque révolu. Dieu serait-il injuste parce que sa colère s’abattra sur le monde, et qu’il expédiera un certain nombre d’êtres humains dans le lac de feu ?
    Même les chrétiens ont besoin de justice, et ils la réclament même après leur mort.
     » Et quand il eut ouvert le cinquième sceau, je vis sous l’autel les âmes de ceux qui avaient été tués à cause de la parole de Dieu et à cause du témoignage qu’ils avaient gardé. 10 Et elles criaient à haute voix, disant : Jusqu’à quand, Maître qui es saint et véritable, ne jugeras-tu pas et ne vengeras-tu pas notre sang de ceux qui habitent sur la terre ?  » Apocalypse 6 : 9.
    Dieu n’a pas condamné ces chrétiens parce qu’ils réclamaient vengeance mais il leur a dit de patienter. Donc les chrétiens comme les païens ont soif de justice.

    Alors oui le manque de pardon est aussi un péché et les êtres humains ont besoin de savoir que Dieu les jugera pour cela. Mais ce sont deux choses différentes que de dire au coupable de se repentir et de consoler une victime. Donc vous pouvez vous arrêter au premier point c’est-à-dire dire au coupable qu’il doit se repentir, et par conséquent vous adresser aux femmes violées, frappées, abusées, appauvries, en oubliant leur statut de victime et en prenant que leur statut de coupable du péché de manque de pardon. Mais vous allez leur apporter quoi ? Rien du tout ! Car vous n’aurez pas mis toute la parole de Dieu en pratique. Parce que à travers ce type de comportement vous allez faire preuve de plus de compassion envers les personnes qui les ont brisées qu’envers elles.

    Vous allez dire quoi à ces femmes françaises, abandonnées par leurs maris, qui refusent de se mettre en arrêt maladie à cause des 3 jours de carence, parce que quand elles touchent que 1200€ qu’elles ont un loyer de 700 ou 800€ et des enfants à nourrir, 3 jours de salaire en moins c’est énorme. Peut-être qu’une augmentation de 25% leur changerait la vie…
    Vous allez leur dire quoi quand elles refusent de se reposer et de prendre soin de leur santé parce qu’elles ont peur de ne pas avoir de quoi nourrir leurs enfants, payer la cantine et la garderie ? Qu’il ne faut pas réclamer et qu’elles doivent se laisser dépouiller ?

    Vous allez dire quoi à ces indiennes ou a ces congolaises, massacrées lors de viols collectifs ? Que Dieu se soucie plus du péché de manque de pardon que des péchés qu’elles ont subis ?

    Vous allez dire quoi à ces bébés filles qui ne sont pas nées, qui ont été enterrées vivantes ou jetées dans les fleuves parce que c’était des filles ? Qu’elles ont eu un aller gratuit pour le paradis ?

    Vous allez dire quoi à ces petites filles de 8 ans qui doivent subir des rapports sexuels avec leurs maris de 40 ans ? Qu’on ne peut pas divorcer, que leur corps appartient à leur mari et qu’elles ne doivent pas se refuser à eux ?

    Savez-vous que la parole de Dieu peut briser si elle est mal utilisée ?

    Qu’allons-nous dire à toutes ces victimes ? Que nous les chrétiens on ne regarde pas et qu’on ne dénonce pas les oeuvres de Satan ? Qu’on préfère se concentrer sur leur manque de pardon ? Le manque de pardon n’est-il pas une œuvre de Satan ? Ne serions-nous pas partisans en dénonçant le manque de pardon mais pas le viol ?

    Ne serait-on pas un peu comme l’Eglise catholique qui cache ses prêtres pédophiles et indemnise les victimes pourvu que personne ne le sache ?

    Et quel Dieu prêcherions-nous donc ? N’avez-vous jamais entendu quelqu’un dire « Si Dieu existe, pourquoi permet-il telle ou telle chose ? » S’ils posent ces questions c’est parce qu’ils ne connaissent pas Dieu, et qu’ils le trouvent injuste. Ils se disent que Dieu n’agit pas, ou même qu’il approuve. Alors c’est justement l’occasion de présenter Dieu en tant que juste juge qui tirera vengeance de tous les péchés commis sur cette terre, de tout le sang qui a été versé. Parce que ceux qui posent ces questions souffrent de l’injustice qu’il y a dans le monde.
    Les victimes ont besoin d’entendre parler de Jésus sous deux aspects : le juste juge et le consolateur. Elles doivent être entourées par des chrétiens qui ne sont pas infectés par les préjugés mondains, qui pleurent avec elles, qui leur disent que ce n’est pas de leur faute si elles ont été violées.

    Elles ont peut-être même besoin d’une Eglise qui n’intervient pas que lorsque le péché a été commis mais aussi en amont en apportant un éclairage sur ce qui est correct et incorrect. Une Eglise qui dit aux parents d’éduquer leurs enfants selon les principes bibliques, d’apprendre aux garçons à respecter les femmes, à les protéger, à les servir, à agir quand ils voient une femme se faire agresser dans le métro, à ne pas soutenir les violeurs et les harceleurs… à s’élever contre toutes ces injustices. Encore faut-il être au courant.

    Et c’est le but de mon article, informer sur un aspect que beaucoup de chrétiens ignorent : que des millions de femmes manquent à l’appel, sont violées avant même l’âge adulte, sont analphabètes, vivent en dessous du seuil de pauvreté… Et que ce n’est pas une fatalité. Le but de mon article est donc d’informer sur des aspects qui sont souvent cachés, auxquels on ne s’intéresse pas forcément parce que nous sommes pleins de préjugés… et non pas d’enseigner des chrétiens sur le pardon, la croix et la puissance de Jésus. Tous ces enseignements sont déjà disponibles sur le site des dokimos.

    Veillons donc à ne pas rester concentrés que sur l’aspect grâce de Jésus, sinon vous risquez de perdre de vue que Jésus c’est aussi le Dieu de la loi, le Dieu du millenium et le juste juge qui hait le péché et qui jettera un certain nombre de personnes dans le lac de feu.

    Veillons donc à ne pas présenter qu’un aspect de Jésus… car l’aspect Dieu d’amour et de grâce console les coupables dont nous faisons tous partie. Mais l’aspect juste juge console toutes les victimes d’atrocités, tous les chrétiens persécutés, à l’instar de ceux qui sont au ciel et qui réclament la vengeance…

    N’oublions pas cette réalité de la parole de Dieu qui nous indique que beaucoup de pécheurs vont se repentir. Et nous devrions prier pour cela. Mais n’oublions pas l’autre aspect qui nous révèle que beaucoup ne se repentiront jamais, et que quand bien même ils verront des signes en grand nombre, ils haïront Dieu jusqu’au bout et refuseront de se repentir.

    La Parole de Dieu est complète et équilibrée. Je suis d’accord avec vous sur certains points mais prêcher la croix n’exclue pas de prêcher et de dénoncer les injustices. Et prêcher tous les aspects de la parole de Dieu dans un même article ferait de cet article une encyclopédie et non pas un article.

    Mais merci de me donner l’occasion à travers votre commentaire de confirmer que je crois en effet à la puissance de Dieu qui guérit les cœurs, et que le fait que les femmes souffrent n’implique pas pour moi que les hommes ne souffrent pas. Ils ont leurs propres problèmes dus à leur condition d’homme. Mais ils en ont d’autres du fait que leurs mères, leurs femmes et leurs filles subissent un certain nombre d’injustices au quotidien et qui forcément se répercute sur eux. Il me semble l’avoir mentionné dans un des articles.

  3. Le commentaire paraît un peu hors sujet comparé à l’information apporté dans l’enseignement…disons que ce n’est pas le sujet traité….
    Parfois je ne comprends pas nos frères et sœurs dans leurs commentaires…:-( que Jésus nous aide…

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