Les Dokimos



Sodome à l’école

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Avant d’entrer dans le vif de ce sujet sensible, ouvrons nos Bibles au chapitre 19 de la Genèse.

« Or sur le soir, les deux anges arrivèrent à Sodome. Lot était assis à la porte de Sodome. Quand Lot les vit, il se leva pour aller au-devant d'eux, et se prosterna la face contre terre. Et il leur dit : Voici, je vous prie, mes seigneurs, entrez maintenant dans la maison de votre serviteur pour y passer la nuit. Vous vous laverez les pieds, vous vous lèverez de bonne heure puis vous poursuivrez votre chemin. Non, répondirent-ils, nous passerons la nuit sur la place. Mais il les pressa tellement qu'ils se retirèrent chez lui. Quand ils furent entrés dans sa maison, il leur donna un festin, fit cuire des pains sans levain, et ils mangèrent. Ils n'étaient pas encore couchés que les hommes de la ville, les hommes de Sodome, environnèrent la maison, depuis les jeunes hommes jusqu'aux vieillards, tout le peuple était ensemble. Ils appelèrent Lot et ils lui dirent : Où sont les hommes qui sont venus cette nuit chez toi ? Fais-les sortir afin que nous les connaissions. Mais Lot sortit vers eux à l'entrée et, ayant fermé la porte derrière lui, il leur dit : Je vous prie, mes frères, ne leur faites pas de mal. Voici, j'ai deux filles qui n'ont pas encore connu d'homme. Je vous les amènerai et vous leur ferez ce qui est bon à vos yeux. Seulement, ne faites pas de mal à ces hommes, car ils sont venus à l'ombre de mon toit. Ils lui dirent : Va-t-en loin d'ici. Ils dirent aussi : En voilà un qui est venu comme étranger, et il veut nous gouverner, nous gouverner ! Maintenant nous te ferons plus de mal qu'à eux. Ils poussèrent fortement l'homme, Lot, et s'approchèrent pour briser la porte. Mais ces hommes étendirent leurs mains, firent rentrer Lot vers eux dans la maison, et fermèrent la porte. Et ils frappèrent d'aveuglement les hommes qui étaient à la porte de la maison, depuis le plus petit jusqu'au plus grand, de sorte qu'ils se lassèrent à chercher la porte. » Genèse 19 :1-11.

Trois choses importantes sont à noter dans cet épisode qui a eu lieu juste avant la destruction des villes impies de Sodome et de Gomorrhe.

La première se trouve au verset 4 qui nous dit que tous les hommes de Sodome, « depuis les jeunes hommes jusqu’aux vieillards, tout le peuple ensemble » se pressait à la porte de Lot pour coucher avec les hommes qui étaient chez lui.

Le mot hébreu na`ar qui a été traduit ici par l’expression « jeunes hommes » veut aussi dire « un garçon », « un serviteur », « jeunesse », « jeune homme ». Or qu’est-ce qu’un garçon ? C’est tout simplement un enfant ; voilà pourquoi dans d’autres versions bibliques ce passage est traduit par « depuis les enfants jusqu’aux vieillards… ».

Le verset 11 vient d’ailleurs confirmer le jeune âge de certains participants à cette tentative de viol collectif : « depuis le plus petit jusqu’au plus grand » nous dit la Bible. L’adjectif « petit » vient de l’hébreu qatan qui signifie d’abord « jeune », mais veut aussi dire « petit », « insignifiant », « sans importance ».

Quoiqu’il en soit, il est évident qu’un garçon ou un jeune homme n’est ni un adulte et encore moins un vieillard, il est donc question d’enfants et/ ou d’adolescents.

La deuxième chose importante à noter c’est que les sodomites impliquaient les enfants dans leurs orgies. En effet, ce qui est frappant ici c’est que la présence des jeunes dans ce contexte malsain ne semble heurter personne. L’homosexualité, la pédophilie, l’inceste, le viol, les orgies faisaient partie intégrante de leurs mœurs, les enfants y étaient habitués, c’était donc pour eux quelque chose de normal.

La troisième chose à relever c’est la solution proposée par Lot pour calmer cette foule déchaînée. N’avez-vous jamais été choqué par le fait qu’il était prêt à livrer ses propres filles pour être violées ? Pendant longtemps cet épisode m’a laissée sans voix. Se pouvait-il que le Seigneur approuve une telle initiative ? Réflexion faite, c’était impossible car YHWH est saint, il ne tolère aucune forme de compromis avec le mal. Cette idée venait de Lot et non des anges qui étaient chez lui ; la preuve en est qu’ils ne l’ont pas laissé faire…

Comment analyser le comportement de Lot ? Les Ecritures nous mettent en garde contre les mauvaises compagnies qui corrompent les bonnes mœurs (1 Corinthiens 15 :33) et contre l'amour de l'argent qui est la racine de tous les maux. La Bible dit que « pour l'avoir désiré, certains se sont détournés de la foi et se sont transpercés eux-mêmes de beaucoup de douleurs. » (1 Timothée 6 :10). Et c’est précisément ce qui est arrivé à Lot qui s’était installé dans les plaines fertiles du Jourdain avec l’idée de s’enrichir.

« Et Lot leva les yeux et vit que toute la plaine du Yarden était entièrement arrosée. Avant que YHWH ait détruit Sodome et Gomorrhe, c'était, jusqu'à Tsoar, comme le jardin de YHWH, et comme le pays d'Égypte. Lot choisit pour lui toute la plaine du Yarden, et Lot alla du côté de l'orient. Ainsi, l'homme se sépara de son frère. Abram habita dans le pays de Canaan, et Lot habita dans les villes de la plaine, et dressa ses tentes jusqu'à Sodome. Or les habitants de Sodome étaient méchants et de grands pécheurs contre YHWH. » Genèse 13 :10-13.

Lot avait dressé ses tentes jusqu’à Sodome alors que la méchanceté de ses habitants était connue de tous. Le niveau de leur péché était tellement lourd qu’il provoquait des plaintes, des gémissements et des cris d’effroi !

« Et YHWH dit : Le cri de détresse contre Sodome et Gomorrhe est grand, et leur péché est extrêmement pesant. Je descendrai maintenant et je verrai s'ils ont agi tout à fait selon le cri qui est venu jusqu'à moi. S'il n'en est pas ainsi, je le saurai. » Genèse 18 :20-21.

En s’installant à Sodome, Lot et sa famille ont fini par être affectés par l’atmosphère abominable qui y régnait et les conséquences furent dramatiques. Sodome a fini par les souiller et par anesthésier leur conscience. C’est donc ce qui explique que Lot en soit venu à proposer ses filles pour être violées, et pourquoi ses filles ont eu plus tard l’idée de coucher avec leur père pour avoir une descendance …

ENFANT NE RIME PAS TOUJOURS AVEC INNOCENT

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Quel rapport entre Sodome et l’école ? Et bien, nous venons d’avoir la démonstration par les textes bibliques que les enfants peuvent être impliqués dans des actes sexuels dès leur jeune âge.

J’en viens à vous parler de cela parce que pas plus tard que la semaine dernière, ma fille de 7 ans, qui est donc en CE1, m’a raconté une histoire que j’entends trop souvent en ce moment, notamment dans la presse.

Ma fille m’a dit qu’elle ne parlait plus à un garçon de sa classe parce qu’il avait touché les fesses d’une fille qui est aussi dans sa classe. Au début j’ai cru qu’il s’agissait d’un geste malencontreux, mais je l’ai quand-même interrogée pour en savoir plus :

« Ah bon ? Comment ça il lui a touché les fesses ?

- Bah il lui a massé les fesses.

- Massé les fesses !? Et la fille a dit quoi ?

- Rien.

- Comment ça rien ?

- Bah elle n’a rien dit. Même qu’il l’a massée dans la culotte…

- Dans la culotte ???

- Oui, il l’a massée dans la culotte pendant une heure, c’est les autres qui me l’ont dit. »

Ma fille n’a pas été témoin direct de cette scène, elle m’a raconté ce que d’autres ont vu et elle m’a montré sur sa photo de classe les deux enfants impliqués dans cette histoire. Je la crois parce qu’elle m’a déjà parlé de ce petit garçon qui, d’après ses dires, encourage d’autres garçons à toucher les fesses des filles…

J’ai aussi un fils de 12 ans. Je me souviens que lorsqu’il était en maternelle, il m’a raconté des scènes similaires alors qu’il était dans une autre école.

Pendant la sieste, une petite fille de sa classe se levait de son transat et allait voir des garçons et essayait de leur toucher l’entrejambe. Les années d’après, cette même petite fille se cachait sous des tables avec des garçons au centre de loisirs et elle leur « chatouillait le zizi ».

Une autre fois, alors qu’il était en CE1 ou CE2, donc âgé de 7 ou 8 ans, il m’a répété les propos de l’un de ses camarades de classe : « il faut mettre les filles toutes nues et les toucher partout. »

J’ai essayé d’aborder ce sujet avec une ATSEM, et deux institutrices. Sur ces trois personnes, une institutrice remplaçante m’a écouté attentivement mais aucune suite n’a été donnée car elle a été mutée dans les jours qui ont suivi. Les autres, visiblement embarrassées, ont préféré balayer le problème du revers de la main en invoquant la curiosité naturelle des « enfants qui découvrent leur corps ». Les choses se sont arrêtées là.

On pourrait penser que ce ne sont que des incidents isolés, mais la réalité est tout autre. J’ai eu à discuter récemment avec une pédopsychiatre que j’ai rencontrée dans le cadre de mon activité professionnelle. Ayant sympathisé, nous en sommes venues à parler des enfants et des dangers auxquels ils sont exposés en ce siècle fou. Cette femme m’a dit que les cas d’attouchements sexuels entre enfants sont bien plus fréquents qu’on ne le pense. Cela arrive souvent dans les toilettes de l’école, dans les vestiaires à la piscine, ou encore pendant les activités extrascolaires.

Or les enfants ne font pas ces choses spontanément mais ils reproduisent ce qu’ils ont vu ou ce qu’ils ont subi eux-mêmes. Dans tous les cas, au tout début de la chaine, un adulte est impliqué.

DES ENFANTS PRIS EN ÉTAU ENTRE LE FLÉAU PORNO ET LES PRÉDATEURS PÉDOS

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L’adulte est impliqué lorsqu’il ne limite pas l’accès aux écrans et lorsqu’il ne contrôle pas ce que les enfants visionnent sur ces supports (tv, tablettes, smartphones). Pourtant, nous constatons tous que les bornes de la décence sont sans cesse repoussées et que les images suggestives ont envahi notre quotidien que ce soit dans la publicité, dans les clips musicaux, dans les séries tv ou encore au cinéma. De nos jours, les scènes érotiques sont allégrement diffusées à l’heure du goûter. Quant à la pornographie, c’est un jeu d’enfant d’y avoir accès, c’est vraiment le cas de le dire. Il y a quelques décennies en arrière, pour visionner du porno il fallait s’organiser et oser aller acheter un magazine ou une cassette vidéo. Il était bien évidemment impossible à un enfant de concrétiser une telle démarche. S’il lui arrivait de tomber sur ce genre de choses c’était tout à fait par hasard… Et encore, le terme « hasard » n’est pas approprié car ces supports obscènes n’arrivaient pas dans le foyer tous seuls mais par les parents. La faute n’est donc pas à mettre sur le hasard mais sur le péché des parents.

Toujours est-il que de nos jours, l’accès au porno a été démultiplié grâce à Internet, et cela bien souvent sans même avoir sollicité une recherche sur le sujet. Les chiffres sont d’ailleurs effarants :

- L’âge moyen du premier visionnage d’un film porno est 11 ans.

- 34% des internautes ont été exposés involontairement à de la pornographie via des liens malhonnêtes.

- 200 nouveaux sites porno apparaissent chaque jour sur la toile.

- 80 % des connexions à Internet aboutissent à un site X.

En d’autres termes, la question de savoir si nos enfants ont vu ou vont voir du porno ne se pose même pas. S’ils ne sont pas eux-mêmes à l’origine de la démarche, ils vont y être exposés de manière involontaire.

A ce sujet, je me souviens que j’habitais il y a quelques années dans un quartier où il n’y avait qu’une seule pharmacie. Pour m’y rendre, je devais passer devant un marchand de journaux. A l’entrée de sa boutique, il y avait toujours un poster grand format d’une revue X qui était inséré dans un panneau publicitaire qui faisait pile la taille de mon fils qui était alors âgé de 3-4 ans. Donc tous les enfants en bas âge qui accompagnaient leurs parents à la pharmacie voyaient cette représentation obscène d’une femme en plein ébat sexuel.

Croire que ces images n’ont aucun impact sur les enfants c’est faire preuve d’une grande naïveté. Il est vrai que lorsqu’on regarde leurs bouilles toutes mignonnes, on ne s’imagine pas qu’ils puissent avoir déjà un pied (voire les deux) dans le monde obscur des adultes. Mais la réalité c’est qu’un enfant peut tranquillement jouer dans un bac à sable et se livrer à des attouchements sexuels sur un camarade la minute d’après. Ce genre de faits sont d’ailleurs de plus en plus médiatisés suite à des dépôts de plainte par des parents.

Je ne citerai ici que trois exemples parmi d’autres, dont deux qui concernent l’école maternelle !

« Fin septembre [2018], les parents d'une fillette de 4 ans effectuent un signalement auprès de la directrice de son école : l'enfant aurait été victime d'un "viol" à l'heure de la récréation, perpétré par trois camarades du même âge. Ce signalement est concomitant au dépôt d'une main courante, le 9 octobre, dans un commissariat du XIIIe arrondissement. Selon une source proche du dossier, cette main courante dénonce des faits qui se seraient déroulés le 18 septembre. Alors que la fillette jouait dans la cour, les trois enfants l'auraient isolée et déshabillée sous une structure de jeux, avant de lui faire subir une pénétration digitale. Ce qui caractérise un viol. Une enquête a été ouverte par la brigade de protection des mineurs de la préfecture de police de Paris, a appris L'Express de sources concordantes. Mais il existe un problème, et de taille : ce n'est pas la première fois que l'école est confrontée à une telle situation, nous confirme ce jeudi le rectorat de l'Académie de Paris. A la suite de cette dénonciation, les parents d'un autre élève se sont manifestés auprès de la ligne téléphonique contre le harcèlement scolaire mise en place par le ministère de l'Education. » [1]

Un autre exemple qui met cette fois-ci en exergue l’omerta qu’il peut y avoir au sein du corps enseignant...

« Les écoles Steiner-Waldord fêtaient les 100 ans de la méthode pédagogique du nom de son fondateur, le week-end dernier. Les révélations de cas d’agressions sexuelles dans l'un de ses établissements situés dans l'Essonne, viennent ébranler cet anniversaire. Selon La Parisien qui révèle l’affaire, “trois agressions sexuelles entre enfants, à divers degrés, ont eu lieu dans les jardinières de l’école maternelle entre 2017 et 2018”.

En juin 2018, une mère de famille dépose une main courante contre l’école pour “défaut de surveillance” lorsque sa fille de 4 ans lui raconte que l’un de ses camarades de classe lui a demandé “d’enlever sa culotte”, avant de préciser que celui-ci “lui faisait mal”, indique le journal. Au même moment, une plainte pour "viol" est déposée par les parents d’un petit garçon qui dit avoir été victime de pénétrations digitales par plusieurs enfants. Un troisième élève se plaint également auprès de sa mère parce qu'un camarade l'aurait "embrassé avec la langue" et lui aurait demandé de "toucher ses parties intimes", au début de l'année 2018. Suite à la multiplication des témoignages, la direction échange avec les parents d'élèves. Elle affirme surveiller suffisamment les enfants et leur demande de rester discrets à ce sujet, "le contenu des réunions doit rester entre adultes en faisant attention aux (...) oreilles qui trainent”. »[2]

Et pour finir une histoire de viol en réunion au collège et au lycée avec chantage à la « sextape ».

« Quatre lycéens de 16 ans, scolarisés à Capesterre Belle-Eau en Guadeloupe, ont été mis en examen samedi pour le viol en réunion d'une camarade. Les quatre mis en cause seront poursuivis pour « viol en réunion » et aussi pour deux d'entre eux, pour « diffusion d'image de mineure à caractère pornographique aggravée par l'utilisation d'un réseau social, en l'occurrence WhatsApp », sur lequel ont été diffusées les images d'un rapport sexuel, précise Michael Ohayon, procureur adjoint de la République de Pointe-à-Pitre. Les faits se seraient déroulés en trois temps les 10 et 17 octobre et le 5 novembre, toujours dans une école désaffectée du bourg de Capesterre-Belle-Eau. Un lycéen y aurait attiré la jeune fille à ces trois dates, en lui faisant du chantage : « elle explique qu'un ami du lycée a obtenu d'elle des relations sexuelles sans violence sans brutalité mais sous la contrainte en lui indiquant qu'il est en possession d'une vidéo d'elle sur laquelle elle est nue, faite lorsqu'elle était au collège, par son petit ami de l'époque », selon le procureur. Lors du premier rendez-vous, le lycéen serait arrivé avec deux camarades. « Au total, il en amène cinq à trois dates différentes », ajoute-t-il. Tous auraient eu des rapports sexuels avec la jeune fille. » [3]

Cela se passe de commentaires…

La pédopsychiatre avec laquelle j’ai échangé m’a aussi confirmé à quel point la pédophilie était sous-estimée. Cela se passe le plus souvent dans le cercle familial et amical proche, ensuite à l’école et lors des activités extrascolaires. En dehors des cercles relationnels, les pédocriminels utilisent Internet et les réseaux sociaux tels que Facebook comme des terrains de chasse. Un reportage édifiant sur le sujet a d’ailleurs récemment été diffusé dans l’émission Envoyé spécial, allez le voir si ce n’est pas déjà fait.[4]

Cette pédopsychiatre a insisté sur le fait que ces pratiques étaient très répandues et qu’elles se produisaient au sein de familles de toutes origines et de toutes catégories socio-professionnelles. Mais la chose qui m’a le plus choquée c’est de l’entendre dire à quel point c’est difficile pour les victimes d’aller au bout de leur quête de justice quand ils se heurtent à des institutions qui, au lieu de les aider, les découragent en minimisant les faits, en mettant en doute leur parole et en n’apportant pas une réponse pénale à la hauteur du crime commis.

Des parents ont essayé de parler aux instituteurs et aux professeurs pour dénoncer ces problèmes d’attouchements entre enfants. En réponse, beaucoup ont été méprisés, on leur a parlé avec arrogance, en les accusant à demi-mot d’être paranos, et en leur servant l’argument des enfants curieux qui découvrent leur corps.

Quel ne fut pas mon effarement d’entendre cette pédopsychiatre me dire qu’elle a été ostracisée par ses pairs pour avoir tenté de dénoncer le comportement étrange de l’un de ses propres confrères envers des enfants qu’il recevait en consultation...

L’omerta règne, personne n’a rien vu, rien entendu… Comment expliquer que ce chirurgien digestif, Joël Le Scouarnec, ait pu abuser de plus de 250 enfants dans les locaux des hôpitaux où il exerçait ?[5] Comment se fait-il que malgré sa condamnation en 2004 pour détention d’images pédopornographiques, aucune mesure n’ait été prise pour que cet homme ne soit plus en contact avec des enfants ?

Comment expliquer aussi que les associations et les clubs sportifs ne vérifient pas le casier judiciaire des animateurs pour endiguer ce phénomène qui sévit également dans le domaine du sport ?[6]

Comment expliquer la tentaculaire affaire Epstein, ce millionnaire qui entretenait des liens étroits avec des gens puissants dans le monde entier, et qui organisait des soirées au cours desquelles des jeunes filles étaient abusées sexuellement ?[7] Personne n’a rien vu ni rien entendu…C’est la faute au hasard et à « pas de chance » ?

L’explication est simple : le monde entier est devenu comme Sodome et Gomorrhe; ceci est d'ailleurs un signe du retour imminent du Seigneur (Luc 17:28-30). Petits et grands, jeunes et vieillards, serviteurs et puissants, illustres et anonymes sont englués, à des degrés variables, dans les abominations sodomites.

Il n’y a rien d’étonnant à ce que des enfants se comportent comme des délinquants sexuels à partir du moment où la société donne un droit de cité, de plus en plus visible, à la pornographie. Les études montrent qu’elle produit des personnes détraquées, on s’en désole mais aucune mesure concrète n’est prise pour endiguer sa prolifération. Ce n’est pas dû à une absence de moyens mais à une absence de volonté collective. Il est donc logique que des enfants qui grandissent au milieu d’une génération perverse et corrompue développent des comportements pervers. Les chiens ne font pas des chats. On ne cueille pas des raisins sur des épines, ni des figues sur des chardons (Matthieu 7 :16).

Malheureusement, on ne verra aucune espèce d’amélioration poindre à l’horizon. Globalement,

trois profils émergent et émergeront de cette génération d’enfants :

1) Les enfants qui s’accoutumeront aux abominations des adultes et qui imiteront leur comportement tout au long de leur vie. A l’avenir nous entendrons de plus en plus parler de rapports consentis entre enfants et adultes. Et effectivement, il y a aura des enfants consentants car ils auront été conditionnés dès leur naissance pour cela. Les rêves de tous les pédophiles de France et de Navarre deviendront alors réalité.

Souvenez-vous qu’un certain nombre d’associations de protection de l’enfance demandaient au gouvernement de promulguer une loi fixant un âge (15 ans) en dessous duquel la question du consentement d’un mineur ne serait même pas débattue. Cela signifie que la loi considérerait automatiquement un mineur de moins de 15 ans comme non consentant et cela aurait abouti à la condamnation pour viol de tout adulte ayant eu des rapports sexuels avec des mineurs de moins de 15 ans. Or contre toute attente cette notion de non consentement n’apparaît finalement pas dans la fameuse Loi Schiappa. Pourquoi ? « Le Conseil d’Etat a, en effet, mis en garde contre le risque que cet article soit contraire à la Constitution et finisse par être censuré par le Conseil constitutionnel. Il cite par exemple le cas de deux mineurs, de 14 ans et 17 ans, ayant une relation consentie : lorsque le plus âgé atteint ses 18 ans, leur relation deviendrait automatiquement un viol sur mineur. » explique le journal Le Monde[8].

Moui… Sauf que la romance consentie entre deux mineurs de 14 ans et 17 ans ne risque pas de se retrouver devant les tribunaux quand le plus âgé aura atteint sa majorité légale, surtout si la relation est connue de tous. Il faudrait pour cela qu’une plainte soit déposée. Or les mineurs consentants ne déposent généralement pas plainte contre leurs partenaires adultes; et ce, peu importe la différence d’âge.

La colère des associations de protection de l’enfance et le tollé soulevé suite à cette absence de notion de non consentement dans la loi étaient compréhensibles. Je me disais donc à ce moment-là que tout le monde allait s’insurger. Quelle ne fut pas ma surprise d’entendre une connaissance professionnelle approuver. Et l’explication était la suivante : elle avait elle-même commencé sa vie sexuelle très tôt, avant l’âge de 12 ans, avec des garçons beaucoup plus âgés, puis des adultes, et elle était à chaque fois consentante et parfois même à l’initiative de la relation… C’est difficile à entendre et à admettre, mais force est de constater que ce genre de cas de figure existe.

2) Les enfants qui resteront à jamais traumatisés, qui continueront à gémir dans le secret, et qui tenteront en grandissant de soigner leurs blessures dans l’alcool, dans la drogue, dans les antidépresseurs, dans les thérapies… Certains vivront tant bien que mal en essayant de faire en sorte que les plaies de leurs âmes meurtries ne se rouvrent pas, d’autres mettront fin à leurs jours en espérant trouver le repos dans l’au-delà.

3) Les enfants qui comprendront qu’il est nécessaire de quitter Sodome et d’abandonner ses us et coutumes abominables pour non seulement être guéris par le Seigneur mais aussi pour échapper au jugement qui est réservé à cette ville.

OCCUPEZ-VOUS DE L’ÉDUCATION SEXUELLE DE VOS ENFANTS SINON SODOME S'EN CHARGERA

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Oui, le tableau qui vient d’être brossé est pessimiste mais cela ne veut pas dire qu’il n’y a rien à faire.

Déjà, il faut commencer par sortir de Sodome.

« C’est pourquoi sortez du milieu d’eux et séparez-vous dit le Seigneur. Ne touchez pas à ce qui est impur et je vous recevrai avec bonté. » 2 Corinthiens 6 :17.

« Et j’entendis une voix du ciel disant : Sortez de Babel mon peuple, afin que vous ne participiez pas à ses péchés et que vous ne receviez pas une part de ses fléaux. Parce que ses péchés sont montés jusqu’au ciel, et Elohim s’est souvenu de ses iniquités. » Apocalypse 18 :4-5.

Lot a fait l’erreur de croire qu’il pouvait s’installer tranquillement à Sodome pour faire ses affaires sans s'inquiéter des conséquences que cette décision allait entraîner.

Sodome, tout comme Babel, sont des villes prospères et présentent de ce fait un certain attrait. Toutefois leur iniquité est aussi visible que le nez au milieu de la figure. Il ne doit donc y avoir aucune place pour le compromis dans cas. Surtout quand on sait que le péché qui caractérisait le plus Sodome était l’impudicité. La seule solution que les Ecritures nous donnent contre ce péché c’est la fuite. En effet, il est illusoire de croire que l’on peut habiter Sodome sans devenir soi-même un sodomite.

« Fuyez la relation sexuelle illicite. Tout autre péché qu’un être humain commet est extérieur à son corps, mais celui qui se prostitue pèche contre son propre corps. » 1 Corinthiens 6 :16.

On ne badine pas avec le péché sexuel. Les parents qui veulent préserver leurs enfants de ce genre de choses doivent se sanctifier et garder le lit conjugal exempt de toute souillure. Que personne ne s’abuse en pensant qu’il n’y aura aucune conséquence tant qu’on visionne du porno en cachette et qu’on fornique discrètement. Les conséquences seront d’abord spirituelles et elles se manifesteront ensuite dans le monde matériel. Satan sait très bien comment s’y prendre, faites-lui confiance pour cela.

Outre la vie de sainteté et de prière (trop souvent négligée hélas), la deuxième chose à faire c’est la prévention auprès des enfants. En d’autres termes il faut les éduquer et cela passe par le dialogue.

Tous les parents ont été un jour confrontés à cette question fatidique de leurs bambins : « Comment on fait les bébés ? ». Or des générations entières ont esquivé cette question soit en s’emmurant dans le silence soit en leur racontant n’importe quoi. Dans les deux cas c’est contreproductif parce qu’on ne rend pas service à nos enfants en les maintenant dans l’ignorance ou en leur mentant. En effet, la Bible dénonce ces choses et les associe à la destruction et à la mort.

« Mon peuple est détruit parce qu’il est sans connaissance… » Osée 4 :6.

« Le père dont vous êtes issus c’est le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement, et il ne s’est pas tenu dans la vérité, parce que la vérité n’est pas en lui. Quand il dit le mensonge, il parle de son propre fond, parce qu’il est menteur et le père du mensonge. » Jean 8 :44.

J’ignore si certains d’entre vous ont cru à l’histoire des garçons qui naissent dans les choux et des filles qui naissent dans les roses ; ou encore au bobard des cigognes qui apportent les bébés aux parents, mais moi j’ai fini par me rendre compte de l’arnaque assez vite… Alors ne vous imaginez pas que les enfants d’aujourd’hui y croiront d’avantage, surtout en ces temps où il leur suffira de cliquer quelque part pour vérifier la fiabilité de vos propos. Donc si vous vous dérobez à votre responsabilité, Sodome se chargera de leur montrer crûment comment on fait les bébés et elle leur expliquera qu’en matière de sexualité tout est permis du moment qu’on est consentant et qu’il y a éventuellement de l’amour…

Je me souviens que mon fils (tout comme sa petite sœur) m’a posé pour la première fois la fameuse question autour de 4 - 5 ans.

Je me suis alors demandé : Que faire ? Lui raconter une histoire à dormir debout pour éviter d’être embarrassée ? Très vite j’ai senti dans mon cœur que le Seigneur n’approuvait en aucune circonstance le mensonge. Donc j’ai opté pour une demi-esquive et je n’ai donné qu’une information partielle…

« Maman, ils viennent d’où les bébés ?

- Du ventre de leur maman.

- Et par où ils sortent ?

- Par là où ils sont rentrés.

- Ils sont rentrés par où ?

- Bah t’as été bébé non ? Essaie de t’en souvenir.

- Je ne m’en souviens plus.

- Ah… »

Dans un premier temps j’ai donc laissé mes enfants essayer de se souvenir comment ils ont fait pour rentrer et sortir de mon ventre. J’ai gagné du temps comme j’ai pu 😊… Tous les deux sont passés rapidement à autre chose, ce qui m’a valu quelques mois de répit. Et puis ils sont revenus à la charge en reformulant la question.

« Maman, qui donne les bébés ?

- C’est Jésus.

- Et comment il fait ?

- Il est Tout-Puissant, il peut tout faire.

- Oui, mais comment il fait ?

- Et bien je t’expliquerai ça quand tu seras un peu plus grand (e). Promis je te dirai tout. »

J’ai donc préparé le terrain en procédant par étapes sur une période de plusieurs mois. J’ai acheté un livre illustré pour enfants qui détaillait toutes les parties du corps humain. J’ai remarqué que mes gamins ne se sont pas attardés sur les parties génitales et les explications liées à la reproduction, ils ont d’abord (et longtemps ) été très intéressés par la fabrication des crottes de nez, du pipi et du caca…

Je vous conseille donc les livres de la collection KIDIDOC et Dis pourquoi ? qui sont très bien faits. Il existe aussi des dessins animés que l’on peut trouver sur Youtube et qui expliquent avec des mots simples la conception d’un enfant d’un point de vue scientifique. Ceux que j’ai utilisés parlaient de la rencontre des spermatozoïdes du papa avec l’ovocyte de la maman mais n’expliquaient pas par quel moyen cette rencontre avait pu se faire.

Mes enfants se sont contentés de ce genre de réponses jusqu’à l’âge de 7 ans. A partir de 7 ans les questions sont devenues plus insistantes et plus précises ; ils revenaient à la charge plusieurs fois par semaine. Ils voulaient savoir comment le papa faisait pour faire rentrer sa petite graine dans le ventre de la maman. Face à leur détermination, j’ai compris qu’ils étaient prêts à entendre et à comprendre ces choses.

J’ai donc fini par dire tout simplement que le papa et la maman qui s’aiment dorment dans le même lit et parfois ils sont tout nus quand il se font un gros câlin. Le zizi du papa rentre alors dans les parties intimes de la maman pour y déposer la petite graine ; et 9 mois plus tard un bébé sort par là où la graine du papa est rentrée. J’ai aussi pris soin de préciser, et d’insister sur ce point, que ces choses sont réservées aux personnes adultes, dans le cadre exclusif d’un mariage d’un homme et d’une femme.

Mes enfants ont tous les deux écarquillé les yeux d’étonnement et ont émis un petit rire gêné.

« Veux-tu savoir autre chose ? ais-je demandé à mon fils.

- Non, c’est bon ! s’est-il empressé de répondre ».

Il a présent 12 ans. Pour les besoins de cet article je lui demandé s’il avait été choqué par les explications que je lui avais données.

Il m’a répondu : « Oui, j’ai trouvé ça dégueulasse, mais au moins j’avais une réponse, sinon j’aurais posé la question à d’autres personnes. Donc c’était mieux que ce soit toi qui me le dise. ».

Voilà, tout est dit. J’ai préféré « choquer » un peu mes enfants pour éviter que d’autres ne les traumatisent.

Ma fille a actuellement 7 ans et le mystère a été levé pour elle il y a tout juste un mois.

« Tu as fait ça toi ???!!!

- Bah oui, tous les enfants viennent au monde de cette façon. »

Toujours est-il qu’après avoir répondu honnêtement à cette question, ils ne sont plus revenus sur le sujet. Ils n’ont pas demandé des détails ni cherché à en savoir davantage. Pourquoi ? Parce que l’explication leur a amplement suffi et parce qu’ils savaient au fond d’eux que je leur avais dit la vérité.

Bien avant cela, dès qu’ils ont eu l’âge d’aller à la maternelle, je leur ai dit que personne n’avait le droit de toucher leur entre-jambe et je continue à le leur rappeler régulièrement. Dans cette perspective, je leur ai aussi appris très tôt (avant l’âge de 5 ans) à faire leur toilette intime tous seuls.

Je constate que le fait d’avoir dit la vérité à mes enfants sur la façon dont on fait les bébés n’a eu que des effets positifs. Le premier c’est qu’ils n’ont ni honte ni peur de venir m’interroger sur d’autres sujets liés à la sexualité. Et au fil du temps, d’autres questions se sont ajoutées.

- Maman c’est quoi la masturbation ?

- Maman c’est quoi un viol ?

- Maman c’est quoi l’homosexualité ?

A chaque fois j’ai répondu avec des mots simples à toutes ces questions en ne manquant pas de leur apporter l’éclairage biblique adéquat et de leur rappeler qu’ils doivent se préserver.

Mes enfants savent aussi ce qu’est un pédophile, ils ont été avertis des dangers qu’ils encourent s’ils suivent des inconnus. Et pour leur prouver que ces choses existent, je leur ai montré des vidéos où l’on voit des tentatives d’enlèvement d’enfants captées par des caméras de surveillance. J’ai également abordé avec eux la question du genre, comme ça si des détraqués viennent leur raconter des bêtises à l’école, ils sauront qu’il faut vomir ce genre d’enseignement. Bref, je fais de mon mieux pour aiguiser leur discernement et pour les inciter à la prudence.

Je ne suis pas une mère parfaite et je n’ai pas des enfants parfaits. Je trébuche encore sur beaucoup de points. Quant à mes gamins, ils sont loin d’être sages comme des images. Je ne cesse d’implorer le Seigneur afin qu’il m’aide à avoir un bon témoignage d’abord à leurs yeux, afin qu’ils aient en moi un bon exemple à suivre. Mais pour être honnête, il m’arrive souvent de ne pas me sentir à la hauteur, j’ai l’impression que je ne fais jamais assez bien.

Pourtant, quand je regarde mes bambins, je me rends compte qu’ils sont plutôt bien dans leurs baskets. Souvent leur vivacité d’esprit et la finesse de leur analyse du monde qui les entoure me surprend agréablement.

Ils ne sont pas les premiers de leur classe ni les plus populaires dans leur école alors qu’ils sont beaux et intelligents (Merci Seigneur !). Mais je me rends compte que l’intelligence qu’ils ont n’est pas celle du monde, mais celle qui vient du Maître par excellence. Je réalise alors combien cette parole est vraie : « Toute Écriture est inspirée d'Elohîm et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger et pour instruire, selon la justice, afin que l'homme d'Elohîm soit accompli et parfaitement instruit pour toute bonne œuvre. » (1 Timothée 3 :16-17).

Cela m’encourage à leur enseigner la Parole de Dieu car elle a réellement le pouvoir de sauver leurs âmes (Jacques 1 :21).

Puisse le Seigneur aider chaque parent à être de bons gardiens pour leurs enfants.

Adèle.

[1] https://www.lexpress.fr/actualite/societe/fait-divers/maternelle-le-meme-enfant-mis-en-cause-pour-deux-viols_2039412.html

[2] https://www.gentside.com/insolite/agressions-sexuelles-entre-enfants-une-ecole-dans-la-tourmente-dans-l-essonne_art92776.html

[3] http://www.leparisien.fr/faits-divers/guadeloupe-4-lyceens-poursuivis-pour-le-viol-collectif-d-une-camarade-03-12-2019-8208594.php

[4] https://www.youtube.com/watch?v=GumQAgw1p9o

[5] http://www.leparisien.fr/faits-divers/chirurgien-pedophile-de-jonzac-250-potentielles-victimes-identifiees-184-plaintes-deja-deposees-18-11-2019-8195484.php

[6] https://www.youtube.com/watch?v=9g1Ixp-uQnM

https://www.youtube.com/watch?v=W3V8asg2WRI

[7] https://www.francetvinfo.fr/monde/usa/affaire-jeffrey-epstein/

[8] https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/08/09/non-la-loi-schiappa-n-a-pas-legalise-la-pedophilie-ni-assoupli-les-regles-de-consentement_5340841_4355770.html

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1 commentaire

  • Seb   
    17 Décembre 2019 20:23

    Merci Jésus : quelques jours avant la publication de cet article, je me demandais comment répondre à un enfant qui demande comment on fait les bébés. Dieu m'a répondu.

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