Plus de 400 femmes ont signé un manifeste où elles déclarent avoir eu recours à la procréation médicalement assistée. Elles réclament son l'ouverture à toutes les femmes, hétéros et homos.
Il y a une semaine, deux femmes – Marie, 32 ans, et Ewenne, 28 ans – mettaient en ligne un appel. Une quinzaine de lignes invitant à se manifester toutes celles, homosexuelles, hétérosexuelles, en couple ou pas, qui ont passé les frontières pour bénéficier d’une procréation médicalement assistée (PMA) afin d’enfanter. Un court texte pour affirmer publiquement et nominativement, via une pétition, qu’elles font partie des «fraudeuses», ces femmes aujourd’hui accusées d’avoir enfreint la loi pour fonder leur famille.
En France, en effet, la PMA n’est ouverte (et donc prise en charge) qu’aux couples hétéros souffrant d’infertilité, pouvant justifier d’au moins deux ans de vie commune et dont l’âge de la femme n’excède pas 43 ans.
En lançant ce manifeste depuis le Sud-Ouest, Marie et Ewenne ne s’attendaient pas à un tel succès. Elles espéraient 343 signatures, un clin d’œil au «manifeste des 343 salopes» qui, en 1971, avaient révélé avoir avorté, avant que la loi Veil ne légalise l’IVG. A ce jour, plus de 400 femmes ont tombé le masque en assumant noir sur blanc : «Je déclare avoir eu recours à une insémination avec donneur afin de fonder une famille.» Derrière elles, plus de 1 000 soutiens sont arrivés, notamment d’hétéros.
Lire la suite ICI
