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L'origine de la Pâque : avec et sans « S »

Avez-vous déjà remarqué que dansla Bible, le mot Pâque s’écrit sans la lettre « S » à la fin ? Or, lorsque nous regardons nos calendriers grégoriens nous constatons qu’un « S » a été rajouté. En réalité, il s’agit de deux pratiques différentes qui n’ont rien à voir l’une avec l’autre. Aujourd’hui, Pâques est une tradition universelle qui renferme plusieurs coutumes que les gens croient être chrétiennes, alors que nous allons voir que ce n’est pas le cas. D’où vient le mot « Pâques » avec un « S »? Comment le lapin, les œufs et les brioches du carême en sont-ils venus à être associés à la résurrection du Christ ? Les apôtres et l’Église observaient-ils ces pratiques ? Voici les questions importantes que nous allons traiter et les réponses vont vous étonner!


LA PÂQUE JUIVE


Nous retrouvons pour la première fois le récit de la Pâque dans le livre d’Exode au chapitre 12. Le verset 14 nous apprend que la Pâque était une fête annuelle exigée par Dieu en mémoire de la délivrance du peuple hébreu après quatre siècles d’esclavage en Egypte. Elle devait être observée par les Israélites « à perpétuité » (Lévitique 23 :5).

Le contexte historique


Tout commença en Egypte, lorsque l’Eternel, conformément aux promesses qu’il avait faites à Abraham, décida de faire sortir Israël de l’esclavage pour le conduire vers la terre promise. Il suscita alors Moïse pour affronter Pharaon. Le cœur de ce dernier demeura endurci malgré les 9 plaies que Dieu avait envoyées son pays (Exode chapitre 9). Après un énième refus de sa part de libérer le peuple élu, l’Eternel décida encore de frapper : la 10ème plaie consistait à faire mourir par l’exterminateur tous les premiers nés du pays, y compris le fils de Pharaon.


Exode 12:12


« Cette nuit-là, je passerai dans le pays d'Égypte, et je frapperai tous les premiers-nés du pays d'Égypte, depuis les hommes jusqu'aux animaux, et j'exercerai des jugements contre tous les dieux de l'Égypte. Je suis l'Éternel » (cf. Exode 12 :29).


Les Israélites avaient reçu la directive de mettre le sang d’un agneau sur les deux poteaux et le linteau de leurs portes pour préserver leurs premiers-nés de ce fléau. En effet, le sang de cet agneau sacrifié servit de signe pour les protéger de l’exterminateur. Par ailleurs, ce même soir, ils durent manger l’agneau pascal (cf. Exode 12 : 7 & 13).


C’est ainsi que commença la Pâque de l’Eternel.


Exode 12:31


« Dans la nuit même, Pharaon appela Moïse et Aaron, et leur dit : Levez-vous, sortez du milieu de mon peuple, vous et les enfants d'Israël. Allez, servez l'Éternel, comme vous l'avez dit ».

La pratique


Voici les règles que le Seigneur établit pour commémorer ce jour de délivrance.


Exode 12:3-11


« Parlez à toute l'assemblée d'Israël, et dites : Le dixième jour de ce mois, on prendra un agneau pour chaque famille, un agneau pour chaque maison. […] Ce sera un agneau sans défaut, mâle, âgé d'un an ; vous pourrez prendre un agneau ou un chevreau. Vous le garderez jusqu'au quatorzième jour de ce mois ; et toute l'assemblée d'Israël l'immolera entre les deux soirs. […] Cette même nuit, on en mangera la chair, rôtie au feu ; on la mangera avec des pains sans levain et des herbes amères. Vous ne le mangerez point à demi cuit et bouilli dans l'eau ; mais il sera rôti au feu, avec la tête, les jambes et l'intérieur. Vous n'en laisserez rien jusqu'au matin ; et, s'il en reste quelque chose le matin, vous le brûlerez au feu. Quand vous le mangerez, vous aurez vos reins ceints, vos souliers aux pieds, et votre bâton à la main ; et vous le mangerez à la hâte. C'est la Pâque de l'Éternel ».


Le 14ème jour du premier mois du calendrier juif (Nissan), les israélites devaient immoler un agneau selon des règles bien précises et le manger. Nous ne voyons nulle part l’apparition d’un lapin, d’œufs en chocolat ou autre emblème que l’on associe aujourd’hui à cette fête.


De plus, ces festivités ne pouvaient pas être célébrées par n’importe qui comme nous le voyons aujourd’hui (en parlant des non convertis). Seul le peuple juif y avait accès ainsi que tout étranger qui se faisait circoncire pour adorer le vrai Dieu.


Exode 12 : 43-45


« L'Éternel dit à Moïse et à Aaron : Voici une ordonnance au sujet de la Pâque: Aucun étranger n'en mangera. Tu circonciras tout esclave acquis à prix d'argent ; alors il en mangera. L'habitant et le mercenaire n'en mangeront point ».


Exode 12 : 48


« Si un étranger en séjour chez toi veut faire la Pâquede l'Éternel, tout mâle de sa maison devra être circoncis ; alors il s'approchera pour la faire, et il sera comme l'indigène ; mais aucun incirconcis n'en mangera ».

La signification


Exode 12:26-27


« Et lorsque vos enfants vous diront : Que signifie pour vous cet usage ? Vous répondrez : C'est le sacrifice de Pâque en l'honneur de l'Éternel, qui a passé par-dessus les maisons des enfants d'Israël en Égypte, lorsqu'il frappa l'Égypte et qu'il sauva nos maisons. Le peuple s'inclina et se prosterna ».


Le mot Pâque vient de l’hébreu « Pessa'h» qui signifie littéralement « passer outre » ou « passer au dessus », en référence au fait que l’Eternel passa au dessus des maisons israélites et les épargna de la condamnation, de la mort destinée aux premier- nés égyptiens.


D’OU VIENT LA PÂQUES AVEC UN « S » ?


Bien avant que Pâques devienne l’une des plus importantes fêtes pour le christianisme paganisé, plusieurs païens de l’ancien temps célébraient l'arrivée du printemps. En effet, après les longues journées d'hiver, le printemps apparaissait tout à coup comme le symbole d'une vie nouvelle. Les festivités avaient lieu au moment de la pleine lune du printemps.

Ses origines


Comme nous l’avons vu, dans de nombreuses sociétés, l’équinoxe de printemps était associé au renouveau et à la vie. Or dans ces mêmes sociétés, on croyait à des mythes relatant la résurrection de jeunes et beaux dieux.


Dans la mythologie syrienne, Adonis, né d’un arbre à myrrhe, était si beau que la déesse Aphrodite s’en éprit. Tué lors d’un accident de chasse, il fut ressuscité par les larmes de la déesse.


Un mythe très semblable nous vient de Phrygie (en Asie Mineure) et concerne Atys, né d’une amande, et considéré comme un dieu de la végétation. Tué, lui aussi, par un sanglier, il aurait été ressuscité par Cybèle, mère des dieux, qui l’aimait.


Les fêtes de Cybèle et d’Atys furent adoptées par les Romains et incorporées à leurs fêtes du printemps. On mimait alors l’enterrement d’Atys, on le pleurait et, en hommage au chagrin de Cybèle, on jeûnait, ce qui n’est pas sans nous rappeler la période du carême catholique. Le 25 mars, le dieu se relevait et ses fidèles se laissaient aller à la joie. Le lendemain était marqué par les baptêmes des disciples de Cybèle avec du sang de taureau. Ce culte se serait répandu en Gaulle (France actuelle) et en Germanie (Allemagne actuelle) sous l’occupation romaine.


Ce qui suit vous paraît-il familier ?

Le printemps est dans l’air ! Les fleurs et les lapins décorent la maison. Papa aide les enfants à peindre de beaux dessins sur des œufs teints de couleurs différentes. Ces œufs sont mis dans de beaux paniers et seront cachés un peu plus tard afin que les enfants jouent à les retrouver. Le délicieux arôme des brioches que maman fait cuire remplit la maison. Les quarante jours de privation de certains mets se terminent demain. Toute la famille a revêtu ses vêtements du dimanche (Sunday : day of sun) en vue du service religieux qui se tiendra au lever du soleil pour célébrer la résurrection du Sauveur et le renouveau de la vie. Tous ont hâte de manger le jambon et toutes les garnitures qui accompagnent les plats. Ce sera une journée joyeuse. Après tout, c’est l’une des fêtes religieuses les plus importantes de l’année.

On dirait la Pâques n’est-ce pas ?

Et bien, nous venons de lire une description d’une ancienne famille babylonienne (2000 ans avant Jésus-Christ) honorant la résurrection de son dieu Thammuz, qui fut ramené des enfers par son épouse/mère, Ishtar (Ezéchiel 8 :14-16 nous parle de cette idole).


Il est intéressant de noter que dans la majorité des dialectes sémitiques, « Ishtar », connue sous le nom français d’Astarté, se prononce « Eastre ». Ainsi, en anglais, la Pâques avec un « S » est tirée de ce dialecte puisqu’elle s’écrit « Easter » et « Ostern » en allemand. Or, la pâque de l’Eternel se dit en anglais « to pass over » c’est à dire « passer au-dessus de/passer outre» en français, et « Passah » en allemand. A aucun moment, nous ne voyons le mot « Pâques » avec un « S » dans la Bible sauf dans une version anglaise où le mot « Easter » y figure qu’une seule fois dans Actes 12 :4.


On aurait aussi bien pu parler d’une famille phrygienne qui honorait Atys et Cybèle, ou encore d’une famille phénicienne adorant Adonis et Astarté. Il aurait également pu s’agir d’une famille hébraïque hérétique honorant les dieux cananéens Baal et Ashtoreth (Astarté). Toutes ces fêtes ont un point commun : la célébration de la mort, de la résurrection et de la fertilité païenne.

Quelques citations sur l’origine d’Easter


« En Babylonie… la déesse du printemps s’appelait Ishtar. On l’avait identifiée à la planète Vénus, parce qu’elle… se levait avant le soleil… ou se couchait après lui… semblait aimer la lumière [en clair, Vénus aimait le dieu-soleil]… En Phénicie, elle est devenue Astarté ; en Grèce Eostre [lié au mot grec Eos : « aurore »], et en Allemagne Ostara [qui provient du terme allemand Ost : « l’Est, qui est la direction de l’aurore] » ( Englehart, p. 4).

Bède, auteur né en Angleterre au VIIIe siècle, a écrit : « Ces noms n'ont rien de juif ou de chrétien : ils sont profondément païens ! Le mois d'avril se nomme Eosturmonath d'après le nom de la déesse Eostre dont on célèbre la fête en ce mois (De Tempore Ratione, XV). Il existe donc une déesse dans le panthéon germanique nommée Eostre ou Ostara qui aurait donné le nom d’Easter (en anglais) ou Ostern (en allemand) » (Wikipédia :la Pâques).

«L’origine du nom pour la fête de la résurrection du Christ a été généralement acceptée comme venant du terme anglo-saxon Eastre, une déesse du printemps… qui est l’ancien pluriel allemand pour eostarum ; d’où nous viennent le mot allemand Ostern et le terme anglais Easter » (The New Catholic Encyclopedia, 1967, Vol. 5, p. 6).

« On retrouve les festivités de l’équinoxe printanier chez tous les peuples païens et cela impacta fortement les rites des fêtes occidentales des Églises chrétiennes. Le mot « Easter » est d’origine païenne » (Albert Henry Newman, D.D., LL.D., A Manual of Church History, p. 299).

Pour résumer, nous pouvons dire que la fête de Pâques que nous célébrons aujourd’hui selon le calendrier grégorien, désigne la fête d’Easter = d’Isthar = d’Ostern= d’Astarté.

Donc les chrétiens qui pensent fêter la pâque instaurée par la Bible fêtent en réalité la Pâques instaurée par Babylone. C’est grave !

Le Seigneur dit dans Osée 4 :6 : « Mon peuple est détruit, parce qu'il lui manque la connaissance. Puisque tu as rejeté la connaissance, Je te rejetterai, et tu seras dépouillé de mon sacerdoce ; Puisque tu as oublié la loi de ton Dieu, J'oublierai aussi tes enfants ».

La date


La Pâques tombe tous les premiers Dimanche après la première pleine lune qui a lieu pendant ou après l'équinoxe de printemps. Cette date peut varier suivant la longitude de la ville où l'on effectue l'observation, or les catholiques ont choisi Rome. Aussi, un problème apparut plus tard : la différence des pratiques entre les églises occidentales et les églises orthodoxes. Les premières adoptèrent le calendrier grégorien pour calculer la date de Pâques alors que les autres utilisaient toujours le calendrier julien originel.

Un règlement final de la discussion fut l’une des raisons qui poussèrent l’empereur romain Constantin à convoquer les prêtres au 1er concile œcuménique de Nicée (aujourd’hui İznik, en Turquie).

Le concile de Nicée (l’an 325 ap. J-C)


Le concile de Nicée fixa la Pâques au premier dimanche suivant le 21 mars ce qui correspond à la pleine lune de l’équinoxe de printemps.

Pourquoi le 21 mars ?

L'équinoxe de printemps était fixé à l'origine dans le calendrier julien (établi sous Jules César) au 25 mars (jour de fête de la déesse babylonienne Ishtar). Mais à l'époque du concile de Nicée, en 325, on avait observé que l'équinoxe tombait le 21 mars. La différence de 4 jours entre les deux calendriers s'expliquait par une erreur dans le calendrier Julien qui sera corrigé avec l'adoption du calendrier Grégorien (du pape Grégoire XIII). Or le jour de l'équinoxe varie et peut aussi avoir lieu un 20 mars qu’un 22 mars. Pour remédier à ce problème, la décision du concile fut unanime : l’observance de Pâques devait avoir lieu le premier dimanche après l’équinoxe et cela quelle que soit la date. Elle devait être célébrée le même dimanche à travers le monde entier, personne ne devait suivre la date des Juifs (14ème jour du mois de Nissan).


« En ce qui concerne Pâques, les Pères décrétèrent que tous les Chrétiens devaient l’observer le même jour, et que les coutumes juives ne devaient pas être suivies, que les pratiques de l’Est, de l’Égypte et des autres Églises devaient demeurer telle quelle, c’est-à-dire célébrer Pâques le dimanche suivant la première pleine lune après l’équinoxe de printemps » (The New Catholic Encyclopedia Vol 5, p. 433).

Voici un extrait de la lettre de Constantin aux églises à l’issue du concile: « À cette assemblée, la question concernant le jour très saint de Pâques a été discutée, et il a été résolu, par jugement unanime de tous ceux qui étaient présents, que cette fête doit être observée par tous, partout et le même jour…Et avant tout, il est apparu indigne que la célébration de cette fête très sainte doive suivre la pratique des Juifs qui ont souillé leurs mains d’une manière impie par un grand péché… car nous avons reçu de Notre-Seigneur une manière différente. Et je me suis moi-même engagé pour que cette décision rencontre l’approbation de vos sagacités dans l’espoir que vos sagesses accepteront avec joie cette pratique qui est déjà observée dans la cité de Rome et en Afrique, à travers l’Italie et en Égypte… et ce dans un jugement unanime » (The New Catholic Encyclopedia Vol 5, p.228).


« La décision finale repose toujours entre les mains de l’autorité ecclésiastique reconnue… et, … était d’abord une question de discipline ecclésiastique et non de science astronomique » (The New Catholic Encyclopedia Vol 5, p. 229).

Ces écrits démontrent sans contredit que c’est l’autorité de l’Église de Rome, et non la Parolede Dieu, qui a déterminé quand la Pâques devait être observée.

Les symboles


La fête de Pâques est célébrée différemment selon les coutumes des pays du monde.

Les œufs

La tradition d'offrir des œufs remonterait à l'Antiquité. Déjà, les Égyptiens et les Romains offraient des œufs peints au printemps pour symboliser l’éclosion d’une vie nouvelle, de la fertilité et de la renaissance. Il y a environ 5000 ans, les Perses offraient également des œufs de poules comme cadeaux porte-bonheur pour fêter le printemps. Cependant, l’œuf pouvait aussi être un symbole de mort et de renaissance, c’est pourquoi de nombreux peuples déposaient des œufs dans les sépultures.


« Des œufs étaient suspendus dans les temples égyptiens, l’emblème de la vie féconde, sortant de la bouche du grand dieu de l’Égypte. L’œuf mystique de Babylone, qui donna naissance à la Vénus Ishtar, tomba du ciel dans l’Euphrate. Les œufs étaient des offrandes sacrées en Égypte, comme ils le sont toujours aujourd’hui en Chine et en Europe. Pâques ou le printemps, était la saison de la naissance, qu’elle soit terrestre ou céleste» (Egyptian Belief and Modern Thought de James Bonwick, p. 211-212).


Toutefois, ce n’est réellement qu’à partir du XIIIe siècle que les premiers œufs peints firent leur apparition en Europe. Ils s'échangeaient à l'occasion de la fin du Carême, symbolisant ainsi la fin des privations de l'hiver.


Le lapin de Pâques

Il semble qu’à l’origine, le lapin de Pâques était un lièvre, animal emblématique de la déesse Easter. De manière similaire, dans les traditions celtiques et scandinaves, le lièvre était le symbole de la déesse mère.


« Le lièvre, symbole de la fertilité de l’ancienne Égypte, un symbole conservé plus tard en Europe…a été remplacé par le lapin de Pâques » (Encyclopedia Britannica, 1991 éd., Vol. 4, p. 333).


« Le lapin de Pâques tire son origine des rites de fertilité païens préchrétiens… Le lapin de Pâques ne s’est jamais vu attribuer de symbolisme religieux… Toutefois, il a acquis ce rôle précieux dans la célébration de Pâques en tant que producteur des œufs de Pâques pour les enfants de nombreux pays » (Francis Weiser « lapin de Pâques » p.236).


« Bien qu’adopté dans nombre de cultures chrétiennes, le lapin de Pâques ne s’est jamais vu attribuer de rôle chrétien spécifique » (Mircea Eliade, The Encyclopedia of Religion, p. 558).


Les cloches


En France, et dans la plupart des pays européens, en signe de deuil, l'Église romaine interdit que les cloches sonnent pendant les 3 jours précédant la résurrection du Christ, du Vendredi Saint -jour de la crucifixion de Jésus - au Dimanche de Pâques - jour de la résurrection- pour le catholicisme. La légende raconte qu’elles se rendent à Rome où elles se chargent d’œufs qu’elles lancent à leur retour dans les jardins. Dans d'autres pays d'Europe, ce ne sont pas les cloches qui font office de messagères de Pâques mais plutôt la poule (au Tyrol), le coucou (en Suisse) ou encore un lapin blanc (en Allemagne)…


Pour l’explication des autres symboles : http://www.coindespetits.com/paques/paquesh2.html#lapin




CHRIST EST NÔTRE PAQUE


Comme nous l’avons vu, chaque année, le 14ème jour du mois de Nissan, les israélites devaient immoler un agneau mâle sans défaut et le manger entre deux soirs. Cette loi perpétuelle était une célébration de la délivrance que l’Eternel leur avait accordée en Egypte après quatre siècles d’esclavage. Tout cela se passait sous la Loi, or la Bible nous dit que la loi cérémonielle était l’ombre des choses à venir et non une exactitude.


Hébreux 10:1


« En effet, la loi, qui possède une ombre des biens à venir, et non l'exacte représentation des choses, ne peut jamais, par les mêmes sacrifices qu'on offre perpétuellement chaque année, amener les assistants à la perfection ».


Mais la révélation parfaite est en Jésus-Christ.


Colossiens 2 :16-17


« Que personne donc ne vous juge au sujet du manger ou du boire, ou au sujet d'une fête, d'une nouvelle lune, ou des sabbats : c'était l'ombre des choses à venir, mais le corps est en Christ ».


On comprend par ce verset que la Pâque juive n’était qu’une préfiguration d’une autre délivrance à venir et qui serait bien meilleure, celle obtenue en Jésus car Jésus.


Jean 1 :29


« Le lendemain, il vit Jésus venant à lui, et il dit : Voici l'Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde ».


Jésus-Christ était cet agneau qui devait être immolé sur le poteau de la croix en tant que sacrifice vivant pour la délivrance des péchés de l’humanité entière. En effet, nous étions esclaves du péché, condamnés à une mort éternelle. De la même manière que Dieu suscita Moïse pour délivrer le peuple hébreu de l’esclavage sous Pharaon, Jésus vint pour nous délivrer de l’emprise des ténèbres (Satan, le péché, la mort).


Son sang a coulé pour nous purifier et nous a éviter ainsi la mort, comme ce sang qui était autrefois sur les portes des maisons israélites afin que l’exterminateur ne frappe point de mort les premiers nés hébreux. Et c’est ainsi qu’il n’y a plus de condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ et qui marchent en nouveauté de vie par l’Esprit de Dieu (Romain 8 :1). Tout cela n’est possible qu’en acceptant Jésus-Christ dans notre cœur en tant que Seigneur et Sauveur.


Dès que nous recevons Jésus dans nos cœurs, nous devenons une habitation de Dieu en esprit (Ephésiens 2 :22) et nous bénéficions au quotidien de la vie de Dieu pourvu que nous gardions la foi et marchions dans la sanctification. Nous sommes désormais réconciliés avec Dieu, libres du péché. Nous comprenons dès lors que nous devons vivre cette délivrance à chaque instant. Il n’y a pas besoin d’instaurer un jour précis pour se remémorer l’œuvre de la croix et encore moins de célébrer la Pâque juive car les données ont changé : Jésus-Christ est notre Pâque.


1 Corinthiens 5 :7-8

« Faites disparaître le vieux levain, afin que vous soyez une pâte nouvelle, puisque vous êtes sans levain, car Christ, notre Pâque, a été immolé. Célébrons donc la fête, non avec du vieux levain, non avec un levain de malice et de méchanceté, mais avec les pains sans levain de la pureté et de la vérité ».

Comment célébrer la Pâque en l’honneur de Christ ?


La sainteté

Jésus nous a libérés du péché afin que nous marchions en nouveauté de vie, c'est-à-dire dans la sainteté. Ainsi, l’une des meilleures manières de rendre grâces au Seigneur c’est de fuir le péché dans toutes ses formes en menant une vie de consécration comme la Bible nous le recommande.

1 Pierre 1 :15-16

« Mais, puisque celui qui vous a appelés est saint, vous aussi soyez saints dans toute votre conduite, selon qu'il est écrit : Vous serez saints, car je suis saint ».

Romains 12 :1

« Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable ».

La prière, la louange et l’adoration

Nous pouvons également rendre des actions de grâces au Seigneur pour ce qu’il a accompli à la croix par nos louanges et notre adoration.

Hébreux 1 :15

« Par lui, offrons sans cesse à Dieu un sacrifice de louange, c'est-a-dire le fruit de lèvres qui confessent son nom »

Ephésiens 5 :19-20

« Entretenez-vous par des psaumes, par des hymnes, et par des cantiques spirituels, chantant et célébrant de tout votre cœur les louanges du Seigneur ; rendez continuellement grâces pour toutes choses à Dieu le Père, au nom de notre Seigneur Jésus Christ ».

La Sainte Cène et la communion fraternelle

Matthieu 26 :26-28

« Pendant qu'ils mangeaient, Jésus prit du pain ; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le donna aux disciples, en disant : Prenez, mangez, ceci est mon corps. Il prit ensuite une coupe ; et, après avoir rendu grâces, il la leur donna, en disant : Buvez-en tous ; car ceci est mon sang, le sang de l'alliance, qui est répandu pour plusieurs, pour la rémission des péchés ».

Luc 22 :14-20

« L'heure étant venue, il se mit à table, et les apôtres avec lui. Il leur dit : J'ai désiré vivement manger cette Pâque avec vous, avant de souffrir ; car, je vous le dis, je ne la mangerai plus, jusqu'à ce qu'elle soit accomplie dans le royaume de Dieu. Et, ayant pris une coupe et rendu grâces, il dit : Prenez cette coupe, et distribuez-la entre vous ; car, je vous le dis, je ne boirai plus désormais du fruit de la vigne, jusqu'à ce que le royaume de Dieu soit venu. Ensuite il prit du pain ; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le leur donna, en disant : Ceci est mon corps, qui est donné pour vous ; faites ceci en mémoire de moi. Il prit de même la coupe, après le souper, et la leur donna, en disant : Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, qui est répandu pour vous ».


Avant sa mort, Jésus partagea le repas de Pâque avec ses disciples. Il leur ouvrit alors les yeux sur la véritable signification de cette fête et invita ses disciples à continuer à prendre ce repas en mémoire de lui. Mais Jésus voulait-il dire que l’on devait continuer à fêter la Pâque dans les termes juifs ?

Non, car rappelons-nous que lors de la Pâque juive, il fallait qu’un agneau soit immolé. Or Jésus-Christ est l’agneau qui a été immolé une fois pour toutes, c’est pourquoi le Seigneur a dit en Luc 22 : 14 : « car, je vous le dis, je ne la mangerai plus, jusqu'à ce qu'elle soit accomplie dans le royaume de Dieu ».

Effectivement, Jésus est celui qui est rentré dans le sanctuaire céleste pour présenter son sang pur devant le Père en notre faveur (cf. épître aux Hébreux). Ainsi, aujourd’hui nous ne célébrons plus la Pâquejuive mais «le repas du Seigneur » en mémoire de lui.

Comment doit-on s’y prendre ?

La Bible dit : « Ils se mit à table, Pendant qu'ils mangeaient … ».

Nous comprenons par là que la Sainte Cène est avant tout un repas entre disciples de Jésus conscients de l’œuvre de la croix. Ce repas n’a rien à avoir avec l’Eucharistie des catholiques qui correspond en réalité à la célébration du dieu soleil (Mithra). La Sainte Cène ne peut pas être prise lors d’un culte du dimanche dans une « megachurch » (assemblée bondée numériquement parlant) car nous savons qu’il n y a pas que des disciples de Christ qui s’y rendent mais également des non convertis qui viennent pour la première fois ou encore des envoyés de Satan. De plus, dans les grandes assemblées, la plupart des personnes ne se connaissent pas vraiment, ce qui rend la communion fraternelle difficile. Prenons-la en petit comité, lors d’un repas familial et amical, entre frères et sœurs ayant réellement fait de Jésus-Christ leur Seigneur et Sauveur.


En effet, du Ier au IVe siècle, les premiers chrétiens célébraient le repas du Seigneur dans les maisons lors d’une agape où chacun pouvait ramener quelque chose à manger pour partager avec les autres. Cependant, certains commençait à négliger cet acte commémoratif.


1 Corinthiens 11 : 20-29

« Lors donc que vous vous réunissez, ce n'est pas pour manger le repas du Seigneur ; car, quand on se met à table, chacun commence par prendre son propre repas, et l'un a faim, tandis que l'autre est ivre. N'avez-vous pas des maisons pour y manger et boire ? Ou méprisez-vous l'Église de Dieu, et faites-vous honte à ceux qui n'ont rien ? Que vous dirai-je ? Vous louerai-je ? En cela je ne vous loue point. Car j'ai reçu du Seigneur ce que je vous ai enseigné ; c'est que le Seigneur Jésus, dans la nuit où il fut livré, prit du pain, et, après avoir rendu grâces, le rompit, et dit : Ceci est mon corps, qui est rompu pour vous ; faites ceci en mémoire de moi. De même, après avoir soupé, il prit la coupe, et dit : Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang ; faites ceci en mémoire de moi toutes les fois que vous en boirez. Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu'à ce qu'il vienne. C'est pourquoi celui qui mangera le pain ou boira la coupe du Seigneur indignement, sera coupable envers le corps et le sang du Seigneur. Que chacun donc s'éprouve soi-même, et qu'ainsi il mange du pain et boive de la coupe ; car celui qui mange et boit sans discerner le corps du Seigneur, mange et boit un jugement contre lui-même ».

Pendant le repas, Jésus prit du pain. La Bible ne précise pas de quel type de pain il s’agissait, mais le catholicisme a mis en place l’Hostie, un petit bout de pain rond dont la sphéricité rappelle une fois de plus le dieu soleil.

Le Seigneur précise que ce repas doit être pris en mémoire de lui, c'est-à-dire en souvenir de ce qu’il a accompli à la croix. La Bible ne parle nulle part de « substitution » pour dire que le pain et le vin deviennent la présence réelle du Christ comme le déclarent les catholiques dans le dogme de la transsubstantiation. C’est donc le catholicisme romain qui introduisit le paganisme dans la pratique du repas du Seigneur, or la Parole de Dieu déclare que celui qui prend ce repas indignement attire un jugement contre lui-même.

Cet enseignement a été fait pour l’édification du corps de Christ, afin de nous emmener à la vérité car Jésus viendra chercher une Eglise sans tâches, ni rides, ni rien de semblable, c’est-à-dire sanctifiée, c’est pourquoi Jésus a dit : « Sanctifie-les par ta vérité : ta parole est la vérité » (Jean 17 :17).

Le Seigneur veut que nous sortions de la religion, des systèmes que les hommes ont mis en place pour adorer Dieu à leur manière et non de la manière dont Dieu a établi toutes choses dans sa Parole. Nous devons être comme les chrétiens de Bérée (Actes 17 :11) et vérifier ce qu’on nous enseigne afin d’être certains que l’on sera toujours dans le droit chemin lorsque Jésus reviendra.

Que cet enseignement suscite en nous le désir de faire davantage de recherches dans tout ce qui concerne la parole de Dieu afin d’être rempli de la connaissance du Seigneur.

QUE TOUTE LA GLOIRE REVIENNE AU SEIGNEUR !




5 commentaires
5 commentaires

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5 commentaires

  • Dorven   
    8 Avril 2012 10:48

    Le pessah petit p désigne également l'agneau lui-même.
    Pour complément
    http://yhwh-jesus-leshommes.eklablog.com/les-dates-juives-de-la-mort-et-de-la-resurrection-de-yeshua-ha-mashiah-a45780041

    Répondre
  • Guylène   
    9 Avril 2012 09:10

    Merci pour cet article !

    Répondre
  • Pepe.   
    10 Avril 2012 13:38

    Vous m'avez éclaire personnellement.

    Répondre
  • lorraine rodgers   
    28 Mars 2016 11:12

    merci seigneur pour ses parole de vérité sort nous completement de Babylon

    Répondre
  • cris.mat7@gmail.com   
    29 Mars 2016 15:09

    Que Yeshua bénisse l' équipe de Dokimos pour cet éclairage.

    Répondre