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La femme : Attention fragile ! 2ème partie: Les violences sexuelles

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LE MARIAGE FORCÉ OU LA PÉDOPHILIE INSTITUTIONNALISÉE


Le mariage d’enfants concerne aussi bien les garçons que les filles mais selon l’UNICEF « il constitue peut-être la forme la plus répandue de maltraitance sexuelle et d’exploitation des filles »[1].


Toujours selon l’Unicef :


  • À l’échelle mondiale, 36 % des femmes âgées de 20 à 24 ans se sont mariées ou vivaient en ménage avant d’avoir atteint l’âge de 18 ans.

  • 14 millions d’adolescentes de 15 à 19 ans accouchent chaque année.


Des chiffres confirmés par l’ONG « fillespasepouses.org »[2] :


  • 15 millions de filles sont mariées chaque année avant l’âge de 18 ans[3]

  • 720 millions de femmes dans le monde ont été mariées ou vivaient en concubinage avant l’âge de 18 ans.


Les conséquences du mariage des enfants sur la santé :


D’abord, il y a des conséquences dès la nuit de noces. Au Yémen, une jeune fille de 8 ans est décédée suite à des déchirements génitaux dus aux rapports sexuels qu’elle a subis lors de sa nuit de noces avec son mari de 40 ans[4].


Ensuite, il y a des conséquences sur la santé des jeunes filles et sur celles de leur bébé pendant la grossesse :


Selon L’OMS[5] :


  • « Près de 16 millions de jeunes filles âgées de 15 à 19 ans et quelque 1 million de jeunes filles âgées de moins de 15 ans mettent au monde des enfants chaque année – la plupart dans des pays à revenu faible ou intermédiaire.

  • Les complications de la grossesse et de l’accouchement sont la deuxième cause de décès pour les jeunes filles âgées de 15 à 19 ans dans le monde.

  • Chaque année, près de 3 millions de jeunes filles âgées de 15 à 19 ans subissent des avortements à risque.

  • Les enfants de mères adolescentes ont un risque de mortalité sensiblement plus élevé que ceux de femmes âgées de 20 à 24 ans. »


Enfin, il y a des conséquences psychologiques. Mis à part, les risques liés à la grossesse précoce, Mohammed Ayub, psychiatre au CHU Saidu Sharif Teaching Hospital dans la vallée de Swat, au Pakistan, a constaté que de nombreuses jeunes filles, mariées, le consultaient parce qu’elles souffraient de troubles de conversion, une maladie psychiatrique pouvant entrainer paralysie, cécité, convulsions, surdité…


Les conséquences sociales et économiques du mariage des enfants :


  • Il implique la fin de leurs études et donc l’impossibilité future de trouver un emploi.

  • La séparation avec l’entourage familial et amical.


LES CAUSES


Le mariage des enfants à plusieurs causes : la tradition, la pauvreté, l’insécurité, l’inégalité entre les sexes.


  • La tradition:


En Ethiopie, lorsque la famille de l’homme n’a pas les moyens de payer la dot, l’enlèvement et le viol des jeunes filles, suivi d’un mariage forcé avec le violeur est toléré.[6]


Au Pakistan, la pratique du « swara », consistant à marier des fillettes pour payer des dettes d’honneur, est imposée aux familles par des tribunaux traditionnels.[7]


  • La pauvreté :


Ce sont les femmes vivant en milieu rural qui ont moins accès à l’éducation et sont les plus pauvres qui en sont le plus victimes. Marier son enfant le plus jeune possible, c’est se délester d’une bouche à nourrir mais c’est aussi la possibilité de s’enrichir en percevant la dot en nature ou en argent.


  • L’insécurité :


Beaucoup de familles décident de marier les jeunes filles pour les protéger des viols et des agressions sexuelles.


  • L’inégalité entre les sexes :


D’autres familles marient les jeunes filles pour protéger leur honneur en évitant des relations sexuelles hors mariage. De manière générale, dans de nombreux pays les filles ne sont pas les égales des garçons, elles sont considérées comme des fardeaux économiques, des biens échangeables, dont il vaut mieux se débarrasser le plus vite possible.


Comme on peut le remarquer la pauvreté et le manque d’éducation poussent les parents à marier leurs filles le plus vite possible. Or le mariage précoce a pour conséquence de renforcer la pauvreté. En effet, les jeunes filles ont encore moins accès à l’éducation après leur mariage. Elles deviennent dépendantes financièrement de leurs maris et ne peuvent donc aider leur famille une fois parvenues à l’âge adulte.


D’un point de vue général, lorsqu’une société considère que le rôle de la femme se limite à se marier, faire des enfants et prendre soin de sa maison, on comprend que les familles ne souhaitent pas investir dans les petites filles. Pourquoi continuer à investir financièrement, scolariser, protéger une fille en rêvant pour elle d’un avenir meilleur en lui donnant la possibilité d’exercer un métier lorsque son avenir est déjà tout tracé ? Une fille n’a de valeur que mariée, sinon elle n’est rien d’autre qu’une charge pour des parents qui ont déjà des difficultés à subvenir à leurs propres besoins.

LE VIOL


La culture du viol


En 1994, Lonsway et Fitzgerald ont défini la culture du viol comme un ensemble d’«attitudes et (de) croyances généralement fausses, mais répandues et persistantes, permettant de nier et de justifier l’agression sexuelle masculine contre les femmes ». Ces mythes peuvent être regroupés en trois catégories.


  • Minimisation ou négation du viol


Cet aspect de la culture du viol englobe toutes les croyances qui consistent à remettre en cause la parole de la victime ou le degré de souffrance qu’elle a subi. Par exemple, en accusant la victime de mentir ou en minimisant l’agression.


Plutôt que d’apporter des solutions adéquates, la société préfère dénaturer les faits. Dans cette culture, il n’y a pas de victimes de viols, il y a des menteuses. Et quand le monde daigne reconnaitre un viol, elle condamne non pas le violeur mais la réaction de la victime. Ainsi, il n’est pas rare pour les victimes d’entendre : « c’est arrivé à d’autres avant vous, et elles n’en ont pas fait toute une histoire ». Bref, il s’agit de décrédibiliser les victimes, de les accuser d’être hystériques, démentes, mythomanes. C’est aussi se servir des troubles post-traumatiques qu’elles ont développé à la suite de leur agression pour les discréditer. D’autres femmes encore sont considérées comme « inviolables » parce que considérées comme trop laides ou trop vieilles, ou bien parce que l’agresseur est considéré comme tellement séduisant qu’il n’a pas besoin, selon l’opinion générale, de violer qui que ce soit.


  • Remise en cause du non consentement


Cet aspect de la culture du viol concerne les cas où l’opinion publique reconnait qu’il y a eu une relation sexuelle mais elle préfère soutenir que la victime était consentante. Par exemple, en véhiculant des idées selon lesquelles quand une femme dit non, elle pense oui; que les véritables victimes crient et se défendent, que lorsqu’une femme se fait violer elle porte plainte rapidement. D’autres encore soutiennent que beaucoup de femmes regrettant d’avoir eu un rapport sexuel, ou d’avoir commis un adultère, ou désirant se venger, accusent les hommes de les avoir violées.


  • La culpabilisation de la victime


Cet aspect de la culture du viol englobe toutes les idées selon lesquelles certaines femmes méritent de se faire violer. Selon l’opinion publique une victime peut être responsable de son viol à cause de son comportement : habillement, consommation d’alcool, mauvaise vie, fréquentation de certains quartiers à des heures tardives, participation à des soirées… Dans cette culture, un décolleté est un appel à l’agression. Le message que la société véhicule est clair : Elle ne demande pas aux hommes d’arrêter de violer, elle demande aux femmes d’arrêter de se faire violer.


La culture du viol a donc pour effet de rendre la victime responsable de son agression. Même lorsque le viol a été reconnu, l’opinion publique soutiendra toujours que la femme a une part de responsabilité, même moindre. On accusera la victime, par exemple, de ne pas avoir été suffisamment prudente. En effet, dans l’imaginaire collectif, le « vrai viol » serait commis la nuit, dans une ruelle sombre, par un inconnu, armé ou menaçant. Par conséquent, tous les viols qui ne rentrent pas dans cette catégorie sont « justifiables » et bénéficient donc d’une impunité. Le problème c’est que les mythes sur le viol ne sont pas partagés par une minorité. Une enquête publiée en mars 2016 intitulée : « les français et les représentations sur le viol »[8] réalisée par IPSOS à la demande de l’association Mémoire traumatique et victimologie est révélatrice de cette culture :


Les français (hommes et femmes) sont :


76% à penser que « de nombreux évènements sont ressentis comme violents par les femmes alors qu’ils ne le sont pas pour les hommes.


63% estiment que les hommes ont plus de difficultés à maitriser leur désir sexuel que les femmes.


40% sont convaincus que la responsabilité du violeur est atténuée si la victime a eu une attitude provocante en public.


25% pensent que dans le domaine sexuel les femmes savent moins ce qu’elles veulent que les hommes.


21% jugent que les femmes éprouvent du plaisir à être forcées.


19% pensent que lorsqu’on essaye d’avoir des relations sexuelles avec elles beaucoup de femmes disent « non » mais pensent « oui ».


Et ces préjugés ne s’arrêtent pas aux portes de l’hexagone. Dans un article de mars 2016, présentant des sondages réalisés dans plusieurs pays, Slate nous révélait que « le monde entier a un problème de culture du viol »[9].


Le pire c’est que ces mythes ne sont pas le fait d’une population ignorante et sans éducation, au contraire la culture du viol est propagée par de nombreuses autorités :


  • « Les lois sont comme les femmes, elles sont faites pour être violées » José Manuel Castelao Bragaña, député espagnol.[10]

  • Le viol « dépend des hommes et des femmes, parfois c’est légitime, parfois c’est injuste ». Babulal Gaur, député indien.

  • « Quand on ne peut empêcher le viol, mieux vaut en profiter. » Ranjit Sinha, ancien chef de la police indienne.

  • « C’est comme la météo, c’est inévitable. Alors détendez-vous et profitez-en. » Clayton Williams, homme politique américain.[11]

  • « Quelle est la différence entre un politicien et une dame ? Quand un politicien dit oui, il veut dire peut-être, quand il dit peut-être, il veut dire non et s’il dit non, ce n'est pas un politicien. Quand une dame dit non, elle veut dire peut-être, quand elle dit peut-être, elle veut dire oui et si elle dit oui, ce n'est pas une dame. » L’ex-président de la République du Chili, Sebastian Pinera.[12]

  • « Ces incidents ne se produisent pas délibérément. Ils surviennent par accident». Ramsevak Paikra, ministre de l’Intérieur de l’État de Chhattisgarh, Inde.

  • « Que faisait-elle aussi à 23h dans ce bus, ce n’est pas une heure pour aller au cinéma […] Les viols c’est aussi à cause des vêtements que portent les femmes, du comportement qu’elles ont, mais aussi des lieux qu’il ne faut pas côtoyer à certaines heures ». Asha Mirge, membre du comité de protection des femmes du pays de Mahrashta, en Inde, au sujet du viol collectif d’une étudiante dans un bus.

  • Todd Baugh, juge dans le Montana a condamné à un mois de prison un professeur de collège qui a commis un viol sur une élève [13] au motif que la jeune fille « faisait plus vieille que son âge biologique ».


Présidents, députés, juges, policiers… véhiculent l’idée que les femmes sont à la disposition des pulsions sexuelles des hommes, pas étonnant que le citoyen lambda croie au mensonge !


Selon Marie-Christine Lemieux-Couture « Il [ce déni] est soutenu par une socialisation des deux genres qui tend à valider les comportements sexistes et à normaliser des pratiques misogynes, de sorte que nombre de femmes approuvent également la domination masculine comme si elle était justifiée. Les hommes sont encore socialisés à soumettre ; les femmes, elles, à céder ».[14]


Ce mythe aussi repose sur le sexisme. Beaucoup considèrent que les hommes ont certains besoins qu’ils doivent absolument assouvir quitte à forcer une femme. L’homme ne serait en définitive que cet homme de Cro-Magnon qui assomme avec sa massue la femme qu’il cherche à attirer dans sa caverne. Et puisqu’il est de notoriété publique que tous les hommes sont de potentiels agresseurs, la femme ne devrait pas porter plainte quand elle se fait violer. Elle devrait plutôt se sentir bête et coupable d’avoir oublié le risque qu’elle prend en sortant de chez elle. En offrant un accès au corps des femmes, la société transmet l’idée que les femmes sont à la disposition des hommes, et cette idée a des conséquences réelles. En 2013, l’ONU a publié une étude sur les violences sexuelles réalisée en Asie. 24% des hommes interrogés au Bangladesh, au Cambodge, en Chine, en Indonésie, au Sri Lanka et en Papouasie-Nouvelle-Guinée ont répondu par l’affirmative lorsque les enquêteurs leur ont demandé s’ils avaient déjà forcé une femme à avoir des rapports sexuels ou s’ils avaient déjà eu des relations sexuelles avec des femmes trop ivres ou droguées pour exprimer leur consentement. Un quart des hommes asiatiques ont commis un ou plusieurs viols ! Révélateur de l’effet désastreux de la culture du viol : 73% considéraient qu’ils avaient le droit d’assouvir leurs pulsions sexuelles avec une femme consentante ou non, et 53% d’entre eux avaient déjà violé une femme simplement pour se divertir.


Dans son livre intitulé « Sans consentement, enquête sur le viol » Jon Krakauer, révèle une étude de David Lisak et Paul M. Miller intitulée « Tendance à la récidive et aux infractions multiples chez les violeurs non détectés ». Dans cette étude les chercheurs ont interrogé 1882 étudiants américains, 120 d’entre eux étaient des violeurs. 63% étaient des récidivistes coupables de 493 viols c’est-à-dire de 6 viols chacun. Pourtant aucun d’eux ne se voyait comme un violeur alors qu’ils avaient répondu de leur propre gré qu’ils avaient déjà eu des rapports avec des personnes tellement ivres qu’elles étaient incapables d’exprimer leur consentement et alors même qu’ils avaient menacé certaines victimes de recourir à la force si elles refusaient de se laisser faire. Pourquoi ne se considéraient ils pas comme des violeurs ? Lisak explique que « pour eux comme pour la majorité des gens, un violeur, c’est un type cagoulé, brandissant un couteau, qui traine des femmes dans les fourrés. Or les violeurs qui passent entre les mailles du filet de la justice n’ont ni cagoule ni couteau, et ne trainent personne dans les fourrés. Ils ne se voient pas du tout comme des violeurs et parlent volontiers de leur comportement sexuel ».


On comprend donc que la culture du viol n’a pas simplement pour effet de nous faire croire au mensonge. C’est un mythe pervers et dangereux puisqu’il a pour effet de pousser au viol et de laisser la grande majorité de ces agressions impunies.

Conséquences de la culture du viol :



  • Culpabilisation de la victime: Toutes les victimes qui ne rentrent pas dans le cadre de ce que la société considère comme le vrai viol sont rendues responsables de leur viol. Ce qui explique pourquoi les victimes ne portent pas plainte.

  • L’éducation des femmes: La culture du viol incite les parents à mettre en garde leurs filles contre ce qu’ils considèrent comme étant le « vrai viol » et les risques qu’elles encourent si elles s’habillent ou se comportent d’une certaine manière… Mais puisque cette éducation repose sur des mythes, les femmes ne peuvent se protéger efficacement contre le viol.

  • Peu de condamnations: En France, seulement 10% des viols font l’objet d’une plainte, 3% sont jugés et 1% débouche sur une condamnation.

  • Non-assistance à personne en danger: Ces préjugés ne peuvent-ils pas expliquer les cas où des viols sont commis dans les lieux publics, devant témoins, sans qu’aucun d’eux ne viennent en aide à la victime ?


La réalité


Selon l’enquête de l’Agence des droits fondamentaux de l’UE « depuis l’âge de 15 ans, une femme sur 10 a subi une forme de violence sexuelle et une femme sur vingt a été violée. Un peu plus d’une femme sur cinq a subi une forme de violence physique et/ou sexuelle perpétrée par un(e) partenaire actuel(le) ou ancien(ne) et un peu plus d’une femme sur 10 indique avoir subi, avant l’âge de 15 ans, une forme de violence sexuelle perpétrée par un(e) adulte. Pourtant, seulement 14 % des femmes signalent à la police le fait de violence le plus grave commis par un(e) partenaire intime et 13 % le fait de violence le plus grave commis par une autre personne. ». Parmi les femmes interrogées qui déclarent avoir subi (depuis l’âge de 15 ans) des violences sexuelles de la part d’un individu qui n’était pas leur partenaire, près de 10 % indiquent que plusieurs auteurs étaient impliqués dans l’acte le plus grave qu’elles aient subi.


  • Le viol n’est pas le fait d’un inconnu


En France, 84 000 femmes en moyenne âgées de 18 à 75 ans sont victimes de viol ou de tentative de viol chaque année :[15] Or seulement 10% des viols sont commis par des inconnus. Dans 36% des cas l’auteur du viol est connu mais il ne fait pas partie du ménage. Dans 17% des cas l’auteur fait partie du ménage. Et 37% des viols sont commis par le conjoint. Ainsi, une femme a plus de chances d’être violée dans son entourage familial, amical, scolaire, professionnel… que dans la rue par un inconnu.


Dans le livre de Jon Krakauer on découvre qu’aux Etats-Unis 85% des viols sont commis par des proches.


  • Les victimes de viol ne mentent pas si souvent


Dans un article de 2010 intitulé « Fausses accusations d’agression sexuelle : une analyse de dix affaires » David Lisak et ses collègues situent le pourcentage de fausses accusations de viol aux Etats-Unis entre 2 et 10%. Ces « conclusions démentent une idée reçue, répandue à ce jour selon laquelle les fausses accusations de viol seraient monnaie courante. (…) Cette idée reçue (…) une idée erronée qui sévit dans nos communautés, y compris parmi les représentants des forces de l’ordre, présente des conséquences directes et concrètes. Elle contribue au vaste problème de la sous-déclaration des viols et autres agressions sexuelles. On estime en effet que 64% à 96% des victimes de violences sexuelles ne déclarent pas les faits. (…) Cette idée reçue explique également les réactions négatives que peuvent rencontrer les victimes qui portent effectivement plainte, que ce soit de la part de membres de leur famille ou de différents acteurs du système judiciaire. Quand les forces de l’ordre elles-mêmes sont persuadées qu’au moins 50% des plaintes pour viol sont inventés de toutes pièces (…) il ne faut pas s’étonner que le traitement des victimes s’apparente parfois davantage à des méthodes d’interrogatoire hostile qu’à une simple quête de la vérité. »


  • Le viol ne dépend pas du comportement de la victime


En effet, dans la majorité des cas, les victimes sont considérées comme vulnérables. Contrairement aux préjugés, ce ne sont donc pas les femmes séduisantes qui ont le plus de chances d’être violées puisque la majorité des victimes sont mineures.


Selon l’ONU, 50% des agressions sexuelles sont commises à l’encontre de jeunes filles de moins de 16 ans. Et la première expérience sexuelle de 45% des filles de moins de 15 ans a été forcée[16]. Dans un rapport de 2014, l’Unicef révèle que 120 millions de filles ont subi des rapports ou des actes sexuels forcés.[17] Comprenons donc que la majorité des viols sont commis sur des enfants.


Les femmes handicapées constituent une autre catégorie de victimes vulnérables.[18]


  • Le viol est une affaire de pouvoir et de domination


Selon le professeur Loïck Villerbu « le viol est d’abord une agression. Et l’agresseur élit le champ sexuel. C’est trop facile d’imaginer que c’est un orgasme comme un autre. Il est beaucoup plus difficile d’imaginer que l’orgasme est obtenu au prix de la soumission de l’autre. L’agresseur veut d’abord transgresser la résistance de l’autre. Il recherche la toute-puissance et la domination. Être considéré comme un objet est d’ailleurs ce qui traumatise le plus les victimes. »[19]


Pour preuve : Dans une enquête datant de juin 2016, Amnesty International révèle que les forces de l’ordre mexicaines violent et torturent des femmes afin d’obtenir des aveux. [20]


Les condamnations au viol collectif par des tribunaux sont un autre signe révélateur de cette prise de pouvoir, de cette sanction. En effet, en Inde et au Pakistan, il n’est pas rare que des femmes soient condamnées au viol collectif par le conseil du village.


Ainsi le 21 janvier 2014, en Inde, une jeune femme de 20 ans a été condamnée à un viol collectif parce qu’elle entretenait une relation avec un jeune homme d’une autre communauté. [21]


Toujours en Inde, deux sœurs ont été condamnées au viol collectif et exposées nues en public au motif que leur frère s’était enfui avec une femme mariée.


Au Pakistan, une jeune fille de 16 ans a été condamnée à être violée en « réparation » du viol commis par son frère sur une fillette de 12 ans. [22]

LE VIOL, UNE ARME DE GUERRE


Le rapport d’Amnesty International intitulé : « les crimes commis contre les femmes lors des conflits armés » nous apprend que les viols commis en temps de guerre ont pour base des stéréotypes sexistes et que la violence sexuelle est utilisée comme une arme pour terroriser la population. « La violence qui se déchaine contre les femmes en cas de conflit et de militarisation de la société est intimement liée à la discrimination diffuse dont elles sont victimes en temps de paix comme en temps de guerre et d’après-guerre. (…) En temps de paix, il est rare que les femmes disposent des mêmes moyens matériels, des mêmes droits politiques, du même pouvoir ou de la même maitrise de leur environnement et de leurs besoins que les hommes. Lorsqu’un conflit éclate, ces inégalités sont généralement accentuées, créant un contexte favorable à la multiplication des actes de discrimination et de violence à leur égard ».

LE VIOL, UNE TRADITION


Il existe des sociétés ou le viol n’est pas seulement accepté mais complètement encouragé. Par exemple, les hyènes du Malawi sont des hommes dont la profession est de coucher avec des femmes contre leur gré. Le but est noble : purifier sexuellement les femmes ! Comment ? En leur imposant des relations sexuelles dès leurs premières règles. Enfermées avec l’hyène, ces femmes sont condamnées par leurs familles à se soumettre au rituel de purification dès qu’un évènement survient, que ce soit à la mort d’un proche ou pour tout autre situation. Bien plus, dès leurs premières règles, des petites filles de 9, 10 ou 11 ans sont enfermées pendant des semaines dans des camps d’initiation sexuelle afin d’apprendre à satisfaire sexuellement un homme.


« On les emmène à la rivière, les filles se déshabillent, elles doivent être nues, explique sans gêne la tenancière du lieu, pieds nus et vêtue de son chitenje traditionnel bleu roi. Elles s’essaient à la danse chisamba, à remuer leurs fesses pour exciter les hommes. » Toujours nues, les enfants se frottent les unes contre les autres, puis s’allongent et doivent simuler chacune l’acte sexuel. (…) Au bord de la rivière, dans la forêt, les fillettes doivent s’entraîner à la fellation sur un morceau de bois alors qu’elles n’ont même pas encore passé leur puberté. Mais Esitele Paulo et de nombreuses mères de famille n’en démordent pas : il faut enseigner « la vie » à la jeunesse grandissante. « Pourquoi j’ai envoyé ma fille dans ce camp ? Pour la tradition et pour lui apprendre les bonnes manières », répond du tac au tac Lima Kandaya, la mère d’Awa, balayant d’un revers de la main les réactions « des gens de la ville » qui osent poser des questions sur le traumatisme psychique et physique engendré par ces pratiques. »[23]

LE HARCÈLEMENT SEXUEL


Selon le Code Pénal, le harcèlement sexuel c’est « le fait d'imposer à une personne, de façon répétée, des propos ou comportements à connotation sexuelle qui soit portent atteinte à sa dignité en raison de leur caractère dégradant ou humiliant, soit créent à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante ». Là encore, les femmes sont les principales victimes et ce de manière courante. En effet, selon le FRA « le harcèlement sexuel est une expérience courante et omniprésente pour de nombreuses femmes dans l’UE. Par exemple, une femme sur cinq a subi des attouchements, une étreinte ou un baiser contre son gré depuis l’âge de 15 ans, et 6 % de toutes les femmes ont subi ce type de harcèlement au moins six fois depuis l’âge de 15 ans. Parmi les femmes qui ont été victimes de harcèlement sexuel au moins une fois depuis l’âge de 15 ans, 32% ont indiqué qu’un collègue, un supérieur hiérarchique ou un client en était l’auteur ou l’un des auteurs. En réponse, les organisations patronales et les syndicats devraient sensibiliser au harcèlement sexuel et encourager les femmes à signaler ces faits ».


Loin d’encourager les femmes à dénoncer ces comportements, la société semble les minimiser. Il suffit de se référer aux réactions des chroniqueurs d’une émission à la mode après l’agression sexuelle d’une invitée. Le 13 octobre 2016, Jean-Michel Maire, un chroniqueur de « Touche pas à mon poste », embrassait le sein de Soraya Riffy, qui avait pourtant manifesté son refus à plusieurs reprises. Face à la réaction des téléspectateurs et à la saisie du CSA, Jean-Michel Maire et ses collègues ont minimisé la situation. Pour eux, les réactions des téléspectateurs et des journalistes étaient disproportionnées. Ils ont bien voulu reconnaitre que l’acte était « maladroit », « ridicule », « idiot », « crétin », « grossier », « lourd », « irrespectueux »… mais absolument pas une agression sexuelle. Jean-Michel Maire s’est même dit blessé par « la violence des mots » et choqué par « le terme agression ». Pourtant selon la loi c’en était bien une. Réaction banale finalement : on plaint l’agresseur et on reproche à la victime et à ceux qui la soutiennent d’en faire trop ! L’un est choqué par la violence des mots, l’autre parce qu’on a atteint à sa pudeur. Selon certains, le premier mérite plus de compassion. Le message est clair ! Toutes ces réactions sont révélatrices : alors que la loi et les femmes perçoivent ces actes comme de la violence, pour d’autres (hommes et femmes) ce n’est qu’une maladresse, une simple grossièreté que les femmes devraient excuser rapidement. La loi et le refus des femmes d’être touchées contre leur gré semblent bien peu de choses face à cette culture sexiste.


  • L’affaire Weinstein.


Harvey Weinstein, célèbre producteur de films américains, tels que Pulp Fiction, Gangs of New York, Fahrenheit 9/11, le Seigneur des anneaux… vit sa carrière prendre fin à la suite d’un article paru dans le New York Times en octobre 2017, l’accusant de harcèlement sexuel. Suite à cet article, plus d’une soixantaine de femmes prétendront avoir été victimes du producteur. Parmi elles, Ashley Judd, Gwyneth Paltrow, Angelina Jolie, Rosanna Arquette, Asia Argento, Rose McGowan, Annabella Sciorra, Emma de Caunes, Judith Godrèche, Léa Seydoux, Kate Beckinsale, Cara Delevigne, Heather Graham, Eva Green, Lupita Nyong’o, Uma Thurman, Salma Hayek… Elles ont été victimes de l’exhibition sexuelle, d’attouchements sexuels ou de viols perpétrés par le producteur. Suite à cela, une vague de dénonciations eut lieu sur les réseaux sociaux grâce aux hashtags #MeToo et #Balancetonporc lancés respectivement par Alyssa Milano et Sandra Muller. Plusieurs autres figures du cinéma (Kevin Spacey, Dustin Hoffman, Steven Seagal, Bryan Singer, James Toback, Brett Ratner…) du monde politique (Bill Clinton, Thierry Marchal-Beck, Jean Lassalle, Michael Fallon, Gerard Darmanin), des médias, du sport et du monde musulman (des femmes ont révélé les agressions dont elles ont été victimes durant le pèlerinage à la Mecque à travers le hashtag #MosqueMeToo[24])ont été dénoncées.


Mais comme toujours, lorsque les femmes parlent d’agressions sexuelles, l’opprobre n’est pas loin. Ainsi dans une tribune parue dans le Monde en janvier 2018[25], une centaine de femmes ont décidé de ne pas soutenir le mouvement et ont proclamé la liberté d’importuner. Liberté d’importuner ? Oui, le droit revendiqué par des femmes pour les prédateurs de draguer lourdement, de voler un baiser, de mettre une main sur le genoux d’une femme sans que cela tourne au scandale... de ne pas être vues comme des éternelles victimes. Oui « Le viol est un crime. Mais la drague insistante ou maladroite n'est pas un délit, ni la galanterie une agression machiste ». Comme Christine Boutin le dira : « La grivoiserie fait partie de l'identité française et j'aime bien la grivoiserie ». Le texte mentionne aussi la capacité féminine de compatir aux problèmes sexuels des frotteurs des transports en commun : « une femme peut ne pas se sentir traumatisée à jamais par un frotteur dans le métro, même si cela est considéré comme un délit. Elle peut même l’envisager comme l’expression d’une grande misère sexuelle, voire comme un non-événement. » (Pour ceux qui ne le savent pas, un frotteur est un homme qui, profitant des heures de pointe, frotte ses parties génitales dénudé ou non sur le corps des femmes.) Brigitte Lahaie ajoutera sa pierre à l’édifice en prétendant qu’« On peut jouir lors d’un viol ». L’écrivaine Catherine Millet quant à elle « regrette beaucoup de ne pas avoir été violée. Parce que je pourrais témoigner que du viol, on s'en sort. »


Certaines femmes seraient-elles trop stupides pour faire la différence entre la séduction et l’agression ou trop faibles psychologiquement parlant pour se remettre de leurs traumatismes, pour que les signataires de ce texte aient ressenti le besoin de préciser que tous les hommes ne sont pas des prédateurs sexuels ?


D’autres fustigeront le moyen choisi et les termes choisis. On peut lire dans un article de Libération[26] : « exprimer sa colère par le biais des nouveaux moyens de communication, prendre des accents presque épiques, comme dans une longue litanie de chœur dans une tragédie grecque, désigner le harceleur par le terme de «porc» au lieu de celui d’«agresseur», inscrit la lutte féminine dans le sillon d’une subjectivation émotionnelle voire irrationnelle du problème. Il est des fois où la victime tombe dans le piège du schéma violent inhérent au rapport «agressé agresseur» et où elle risque elle-même de devenir bourreau. La campagne «#Balancetonporc» repose sur les bases d’une violence verbale hargneuse. Pour riposter à l’agression, certaines femmes recourent au verbe aigri et acariâtre. (…) Le porc est une des représentations picturales du diable, surtout celle d’Ahriman, connu pour sa goinfrerie et sa lubricité. Recourir à une telle métaphore violente, accaparer l’expression verbale de la douleur des femmes agressées avec ce slogan est bien un acte inapproprié qui torpille avant tout le principe de l’égalité entre hommes et femmes. »


« Des accents presque épiques », « une longue litanie de chœur », « violence verbale hargneuse », « verbe aigri et acariâtre », « métaphore violente » ? Comment en est-on arrivé à tourner en ridicule la manière dont les femmes et les hommes victimes d’agressions sexuelles s’expriment ? Depuis quand est-il bien vu de fustiger les victimes parce qu’elles n’ont pas employé un langage politiquement correct pour évoquer leurs viols ?


On appelle ce procédé la langue de bois que Christian Delporte, professeur d’histoire contemporaine à l’université de Saint-Quentin en Yvelines, définit dans son livre intitulé « Une histoire de la langue de bois » comme « un ensemble de procédés qui, par les artifices déployés, visent à dissimuler la pensée de celui qui y recourt pour mieux influencer et contrôler celle des autres. (…) Contrôler, mais comment ? En contournant les questions embarrassantes tout en affectant d’y répondre, en cachant avec soin ses véritables objectifs ou ses réelles ambitions sous le vague de formules mécaniques ou pompeuses, en donnant l’impression de décrire une réalité alors qu’on la dissimule, en feignant de s’intéresser à la vie de M ou Mme Tout-le-Monde et de partager leurs préoccupations, en omettant soigneusement de fournir les informations les plus importantes et en valorisant celles qui n’ont guère d’intérêt, en masquant la fragilité de son argumentaire derrière des généralités peu compromettantes, pour, finalement, assener comme une évidence ce qui n’est qu’un point de vue partisan et idéologique. Redoutable paradoxe : parce qu’elle porte en elle le mensonge, le trucage, la dissimulation, la langue de bois est incompatible avec l’idéal de transparence de la démocratie, avec la libre expression d’une opinion publique éclairée ; pourtant, dans les faits, elle est au cœur du combat politique, qui repose amplement sur la guerre des mots ».


On pourrait me reprocher le choix de cette définition de la langue de bois car elle concerne le domaine politique. Mais n’est-ce pas l’affaire des gouvernants de protéger les citoyens de leurs pays ? N’est-ce pas un message fort que nos parlementaires expriment, sans paroles, lorsqu’ils font une ovation à un ministre accusé de viol[27] avant même que la justice n’ait rendu sa décision ? Ou lorsque Jack Lang, ancien ministre de la culture, manifeste son soutien à Woody Allen avec un simple « I love you » alors que celui-ci a été accusé d’agression sexuelle par sa belle fille[28] ?


Alors que les victimes sortent de leur silence, on les enjoint à utiliser la langue de bois ! « Ne dites pas porcs, dites dragueurs ! Ne dites pas violeurs, dites agresseurs ! Ne témoignez pas sur les réseaux sociaux ! Témoignez au tribunal » Ces discours nous rappellent le premier aspect de la culture du viol qui consiste à dénaturer les faits.


Le message me semble assez clair : la liberté d’importuner et ses « dérapages » est un droit que les femmes doivent garantir et respecter en faisant attention de ne pas heurter la sensibilité de leurs agresseurs en employant un langage inapproprié. L’homme est libre d’importuner, la femme n’est pas libre de dénoncer.


Personnellement, lorsque j’ai lu le témoignage d’Asia Argento sur son viol, j’ai eu des nausées que je n’ai pas ressenties lorsque les mêmes femmes traitaient leurs agresseurs de « porcs ».


Qualifier correctement un acte n’est-il pas un principe éducatif ? On nomme les objets, pour enseigner le langage à son enfant, on qualifie de bien ou de mal les comportements pour lui enseigner ce qui est acceptable ou inacceptable. Comment blâmer ces collégiens coupables d’attouchements ou de tournantes quand ils sont baignés dans une société ou on refuse de qualifier correctement la violence sexuelle ? N’en déplaise à certains, les parents doivent enseigner à leurs enfants (fille et garçon) ce qui est acceptable ou pas en matière de sexualité. Puisque la société a confié la charge aux hommes de « faire le premier pas », ceux-ci doivent savoir ce que les femmes considèrent comme « lourd » « pervers » « ignoble » « agressif » « répugnant » « violent »… en matière de séduction. Et puisque la femme est confinée au rôle passif de celle qui est abordée, elle devrait avoir le droit d’utiliser les mots adéquats pour qualifier les actes dont elle a été victime, n’en déplaise à celles et ceux qui aiment « la grivoiserie » made in France !


  • Autre variante : le harcèlement de rue.


L’université Cornell et l’association Hollaback ![29] ont entrepris d’interroger plus de 16 000 femmes à travers 22 pays sur le harcèlement de rue. Les chiffres sont parlants : 50% ont subi des attouchements de la part d’un inconnu et 71% ont été suivies dans la rue. Par ailleurs, selon le rapport du HCEfh[30] 100% des utilisatrices des transports en commun français ont été victimes d’harcèlement ou d’agression sexuelle. Les deux enquêtes mettent l’accent sur le fait que ces agressions sont majoritairement subies par des jeunes filles mineures. Autre information importante : ces agressions interviennent entre 8h et 20h. Cela devrait nous attirer l’attention sur le fait que les femmes ne peuvent pas éviter les agressions sexuelles en mettant en pratique les conseils qui leur sont donnés (ne pas sortir aux heures tardives, ne pas se rendre dans des lieux peu fréquentés…).


https://www.youtube.com/watch?v=LJ_F4luYyVk


Cet harcèlement de rue a pris une tournure extrême en Egypte où les agressions ont lieu en public et ou les agresseurs s’en prennent à leurs victimes par centaines. Des femmes sont prises à partie par des centaines d’hommes, dans la rue, à la vue de tous. Elles sont dénudées, touchées, violées et frappées.


Consulter le témoignage de Caroline Sinz, journaliste à France Télévision qui a subi un viol collectif place Tahrir[31], le reportage d’Envoyé Spécial[32] et l’article du Monde « le harcèlement sexuel, la onzième plaie d’Egypte »[33].

LA FEMME OBJET


L’un des aspects du sexisme c’est la réduction des femmes à leur corps et à leur sexualité. Il véhicule l’idée que les femmes et leur sexualité sont à la disposition des hommes. C’est le principe de la femme-objet : « L'objectivation sexuelle a lieu lorsque le corps d'une femme, les parties de son corps, ou ses fonctions sexuelles sont séparées de sa personne, réduites au statut de simple instrument, ou considérées comme si elles étaient en mesure de la représenter. Cette objectivation peut amener les femmes à intérioriser le regard d'autrui sur elles-mêmes, un phénomène que Fredrickson et Roberts qualifient d'auto-objectivation. Cette auto-objectivation pousse ces femmes à contrôler leur apparence, par exemple à travers l'habillement, le maquillage, le contrôle alimentaire, ou encore l'exercice physique »[34]. Selon cette théorie, cette objectivation peut s’observer dans les médias à travers les publicités, les clips, la téléréalité, et dans diverses émissions… mais aussi lorsque des hommes posent un regard sexualisé sur les femmes. Les femmes intériorisent ce regard sur leur propre corps, ce qui a pour conséquence de provoquer des états dépressifs, des troubles sexuels et alimentaires.


Dans une étude intitulée « l’intégration par les jeunes des stéréotypes sexistes véhiculés par les médias » l’Institut des Sciences humaines et Sociales de Liège révèle que les médias diffusent une image de femme fétiche qui s’offre au spectateur masculin. Ils remarquent que dans les médias, le corps de la femme est morcelé. Ces plans de parties du corps de la femme se retrouvent dans les clips de nombreuses stars adulées par les jeunes. Ainsi, des personnalités comme Beyoncé, Rihanna, Madonna, Sean Paul, David Guetta… sont des promoteurs de la femme objet.


Pourtant, la plupart de ces stars sont considérées par un grand nombre comme utiles à la cause féminine car elles contribueraient à libérer la femme de l’image de mère et d’épouse imposée par les sociétés patriarcales. Prenons l’exemple de Beyoncé. Ne se dit-elle pas féministe ? N’est-elle pas bien loin de l’image de la femme, garante de l’honneur familial que dénoncent un grand nombre de féministes ? Pourtant elle divise. Pour certains, elle est utile à la cause féministe et pour d’autres elle ne l’est pas. Si le but du féminisme c’est de libérer la femme de l’image traditionnelle qui lui est imposée, c’est-à-dire de l’image de la femme exclue des affaires sociales, occupée aux tâches ménagères et à l’éducation des enfants… Beyoncé est une parfaite icône du féminisme. Encore faudrait-il que les sociétés sexistes cantonnent la femme qu’à l’image de la femme parfaite.


Une simple recherche sur le net nous prouve que ce n’est pas le cas. Les sociétés les plus puritaines sont aussi celles qui acceptent publiquement de grandes perversions. Prenons le cas de Daesh qui impose à la femme musulmane une conduite exemplaire mais qui d’un autre côté réduisent les femmes yézidies à l’esclavage sexuel. Ou encore de l’Egypte où les agressions sexuelles de masse restent impunies alors qu’en parallèle l’image de la bonne musulmane est mise en avant. Citons encore le cas de l’Arabie Saoudite où la femme parfaite ne peut sortir sans être accompagnée par un membre masculin de sa famille mais qui ne voit aucun inconvénient à importer des femmes mauritaniennes ou sénégalaises dans le but de les réduire à l’esclavage sexuel… Bref, le stéréotype de la femme objet est un stéréotype traditionnel. Il n’est pas né avec les médias modernes. Dans toutes les sociétés, il existe cette image contradictoire de la femme. Ainsi, les sociétés machistes réduisent certaines femmes à leur rôle d’épouse et de mère, leur confiant la sauvegarde de l’honneur familial, et d’un autre coté elles imposent à d’autres femmes une vie de jouet sexuel. Les mêmes réalités se retrouvent dans nos sociétés occidentales. Dans le rôle des femmes objet : Beyoncé, Madonna, Rihana, les mannequins… Elles ont beau se présenter comme des icônes de la libération des femmes, elles n’en sont pas moins un stéréotype traditionnel des cultures machistes.


Tout ce qui a été exposé jusqu’à présent sur les violences sexuelles doit nous faire comprendre que l’origine de cette violence remonte à l’idée que les Hommes se font de la disponibilité du corps des femmes. Comment une femme qui bénéficie d’une renommée mondiale et qui se présente elle-même comme un objet sexuel participant à véhiculer une image sexualisée de la femme, peut-elle aider ces millions de femmes qui font l’objet de violences sexuelles à travers le monde ? Ces femmes ne sont donc pas des travers du féminisme comme on pourrait le croire, mais bel et bien un effet du sexisme.








La liste qui a été dressée n’est pas exhaustive. Pour pouvoir aborder toutes les violences sexuelles faites aux femmes, il faudrait écrire un livre.


Retenons simplement que :


  • Le but n’est pas d’accuser tous les hommes d’être violents envers les femmes. Au contraire, même dans les pays où le mépris de la femme est institutionnalisé, beaucoup d’hommes se battent pour que ces violences cessent. Il suffit de visionner les vidéos en Egypte ou les femmes subissent des agressions de masse et dans lesquelles on peut voir de nombreux hommes se battre contre les agresseurs. Sur l’une de ces vidéos on voit même un homme enlever son pantalon pour rhabiller une femme dénudée. Sans compter que les hommes souffrent de la violence qui est faite aux femmes que ce soit à cause du déficit de femmes comme en Asie, ou que ce soit à cause de tous les troubles affectifs et psychologiques dont souffrent les femmes qui ont subi des violences ou qui ont peur d’en subir et qui se manifestent forcément dans l’intimité. Sans oublier que les femmes ont tout autant intériorisé les opinions sexistes et en sont les porte-paroles. Par exemple, en Inde les belles-mères encouragent souvent leurs fils à mettre à mort leur bébés filles ou leur épouse pour des raisons financières.


 

  • Il est important de remarquer qu’à la base de toute violence, il y a une idéologie qui sera exposée dans les articles suivants. Elle est diffusée dans tous les pays, dans toutes les classes sociales, et par les représentants de toutes les religions et toutes les idéologies. Ainsi il est vital pour le chrétien de la reconnaitre et de demander à Dieu d’en être délivré afin de ne pas participer au mensonge. Ces violences ne sont donc pas accidentelles. Elles sont les conséquences de doctrines et d’idéologies qui se sont construites au fil du temps. Lorsque dans toutes les sociétés il y a des hommes et des femmes qui pensent que la femme est inférieure à l’homme alors qu’il n’existe aucun verset dans la Bible qui exprime cette idée, on est en droit de se demander d’où elle peut venir. Il est étonnant qu’un français partage la même opinion qu’un vietnamien ou un afghan. Justement, la Bible nous enseigne que Babylone diffuse une seule pensée, une seule langue et un seul comportement. Le chrétien doit donc s’interroger sur le rôle que Dieu a assigné à la femme de manière individuelle mais aussi dans le couple. Pourquoi cela est vital ? Parce que si le rôle de la femme est restreint aux tâches ménagères, elle ne sera donc pas d’une grande utilité dans la vision que Dieu a donné au mari. Mais si Dieu a prévu qu’elle sera une aide pour le mari dans tous les domaines, l’homme qui a une vision erronée du rôle de la femme ne pourra pas aller bien loin dans sa vision. Et si Dieu a prévu, qu’au-delà même du lien marital, la femme puisse avoir une mission particulière dans le Royaume, l’en priver c’est œuvrer contre les plans du Seigneur. Ainsi, il est de notre responsabilité de ne pas être le porte-parole d’une doctrine démoniaque. Ne l’oublions pas, la mort et la vie sont au pouvoir de la langue. Par conséquent, les enseignements que nous diffusons produisent soit la mort soit la vie. Nous l’avons vu, les doctrines sur l’infériorité de la femme amènent la mort et la souffrance.


 

  • Il faut aussi relever que bien souvent les autorités supérieures se rendent complices de ces crimes soit en y étant indifférents, soit en minimisant, soit en y participant (en étant les porte-paroles des idéologies sexistes ou bien pire en se rendant coupables de violences). On le voit au Pakistan, en Inde, en Chine… mais aussi en France lors des procès pour viol ou violences conjugales. De ce fait, le rôle du chrétien est encore plus important. Face à ces injustices le chrétien doit opposer la parole de justice. Toutes ces choses sont d’actualité. Il suffit de visionner sur Tv2vie tous les témoignages de jeunes filles qui déclarent avoir été violées ou agressées sexuellement pour comprendre que nous devons nous préparer à recevoir toutes ces femmes victimes de violences. Pas en étant féministes, mais en étant simplement chrétiens.


« Béni soit Dieu, qui est le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation, qui nous console dans toutes nos tribulations, afin que par la consolation dont nous sommes nous-mêmes consolés de Dieu, nous puissions consoler ceux qui sont dans toutes sortes de tribulations. Car comme les souffrances de Christ abondent en nous, de même notre consolation abonde aussi par Christ ». 2 Corinthiens 1 : 3.


 

 

 

Sarah N.


 

 

 

[1] http://www.unicef.org/french/protection/files/Le_mariage_des_enfants.pdf


[2] http://www.girlsnotbrides.org/wp-content/uploads/2014/10/Comprendre-lampleur-du-mariage-des-enfants-Filles-Pas-Epouses1.pdf


[3] http://www.girlsnotbrides.org/wp-content/uploads/2014/10/Comprendre-lampleur-du-mariage-des-enfants-Filles-Pas-Epouses1.pdf


[4] http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/09/10/mariage-arrange-une-fillette-de-8-ans-decede-apres-sa-nuit-de-noces-avec-un-homme-de-40-ans_n_3901159.html


[5] http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs364/fr/


[6] http://www.equalitynow.org/fr/action-alerts/ethiopie-l%E2%80%99enl%C3%A8vement-et-le-viol-toujours-autoris%C3%A9s


[7] http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20140212.AFP9894/au-pakistan-des-gamines-mariees-de-force-pour-regler-des-dettes-d-honneur.html


[8] http://www.memoiretraumatique.org/assets/files/campagne2016/Resultats-Enquete-Ipsos-pour-Memoire-Traumatique-et-Victimologie-Les-Francais-et-les-representations-sur-le-viol.pdf


[9] http://www.slate.fr/story/114909/victimes-viol-coupables


[10] http://www.liberation.fr/france/2016/03/02/une-france-empreinte-de-la-culture-du-viol_1437044


[11] http://www.nytimes.com/1990/03/26/us/texas-candidate-s-comment-about-rape-causes-a-furor.html


[12] http://www.marieclaire.fr/,sexisme-ordinaire-top-10-the-guardian,20123,694306.asp


[13] http://www.20minutes.fr/monde/1215673-20130829-20130829-etats-unis-tolle-apres-propos-juge-affaire-viol-mineure


[14] https://dl.dropboxusercontent.com/u/3521673/Rapport-enquete-AMTV_mars-2015_BD.pdf


[15] http://stop-violences-femmes.gouv.fr/Les-chiffres-de-reference-sur-les.html


[16] http://www.endvawnow.org/fr/articles/299-faits-en-un-coup-doeil-statistiques-sur-la-violence-a-legard-des-femmes.html?next=300


[17] http://data.unicef.org/resources/hidden-in-plain-sight.html


[18] https://www.lesinrocks.com/2017/12/16/actualite/je-suis-une-femme-je-suis-handicapee-je-suis-une-proie-facile-111021203/


[19] http://www.bastamag.net/Le-viol-une-histoire-de-domination


[20] http://www.amnesty.fr/Nos-campagnes/Stop-Torture/Actualites/Au-Mexique-des-violences-sexuelles-pour-forcer-les-femmes-aux-aveux-18703


[21] http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2014/01/23/en-inde-une-femme-condamnee-a-un-viol-collectif_4353582_3216.html


[22] https://www.20minutes.fr/monde/2110167-20170727-pakistan-frere-commet-viol-village-condamne-etre-violee


[23] En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/07/23/dans-le-sud-du-malawi-dans-les-camps-d-initiation-sexuelle-pour-fillettes_5164041_3212.html#DKUKpWBvLxiTdKEm.99


[24] https://www.20minutes.fr/high-tech/2218555-20180210-mosquemetoo-musulmanes-denoncent-agressions-sexuelles-lors-pelerinage-mecque


[25] http://www.lemonde.fr/idees/article/2018/01/09/nous-defendons-une-liberte-d-importuner-indispensable-a-la-liberte-sexuelle_5239134_3232.html


[26] http://www.liberation.fr/debats/2017/10/19/balance-ton-porc-non-merci_1603799


[27] http://www.francesoir.fr/politique-france/vise-par-une-plainte-pour-viol-darmanin-recoit-une-ovation-des-deputes-lrem-assemblee-nationale-sophie-spatz-call-girl-confiance-gouvernement


[28] http://www.huffingtonpost.fr/2018/01/19/jack-lang-affiche-son-soutien-a-woody-allen-accuse-dagression-sexuelle-par-dylan-farrow_a_23337930/


[29] https://www.ihollaback.org/cornell-international-survey-on-street-harassment/#fr


[30] https://www.scribd.com/doc/261942856/HCEfh-Avis-harcelement-2015-04-16-VIO-16-1


[31] http://www.slate.fr/lien/65783/journaliste-caroline-sinz-viol-place-tahrir-france-televisions


[32] https://www.youtube.com/watch?v=LJ_F4luYyVk


[33] http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/04/25/harcelement-sexuel-la-onzieme-plaie-d-egypte_3166607_3224.html


[34] https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_de_l%27objectivation

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9 commentaires

  • Seb   
    5 Mars 2018 10:06

    Merci Seigneur pour de telles personnes qui osent écrire en ton nom des articles aussi courageux que ceux-là ! Je reste impressionné par cette question du viol, ou du harcèlement sexuel : c'est encore plus grave que ce que je pensais. La Parole est bien vraie quand on voit l'animalité de l'Homme et c'est de pire en pire. Que nous soyons la lumière du monde et le sel de la Terre. Que Dieu nous fasse grâce !

    Répondre
  • A child of God   
    6 Mars 2018 10:45

    Que Dieu vous bénisse pour tout le travail que vous fournissez.
    Je suis grandement encouragée par la qualité du fond que vous produisez. Pour ma part je suis encouragée de voir à quel point vous poussez toujours encore plus loin la recherche, le travail, les investigations et les lectures. Cela nous permet de voir à quel point il est important en tant que chrétiens de chercher, de se poser des questions (même celles qui sont parfois difficiles à admettre), et d'étudier surtout. C'est triste de voir à quel point dans nos assemblées nous pouvons être en proie à l'ignorance, alors que Christ nous donne l'intelligence pour comprendre les œuvres des ténèbres, les dénoncer mais aussi étudier les troubles qui se passent actuellement dans le monde.
    Merci pour ces faits que vous exposez, merci pour le courage que vous prenez d'exposer la condition actuelle des femmes. Très peu d'organisations chrétiennes le font, et c'est à déplorer.
    Que Dieu vous garde et puisse vous donner la force de continuer à œuvrer tel que vous le faites.

    Répondre
  • Kishar   
    10 Mars 2018 03:03

    Merci pour ces super adresses que je note!!

    Répondre
  • Dusky   
    16 Mars 2018 20:05

    Merci ma belle 3

    Répondre
  • Léa   
    21 Mars 2018 15:13

    Y'a un moment donner où je me suis demandé si les bonnes étaient donc les gros méchants et nous les femmes les pauvres victimes. Je bénis Dieu d'avoir pris le temps de lire l'article jusqu'au bout afin de ne pas rester sur une mauvaise compréhension. J'aime beaucoup la dernière phrase en effet, je refuse de porter une étiquette féministe mais chrétienne oui. Que le Seigneur soit béni

    Répondre
  • Ruth TOTIN   
    27 Mars 2018 20:23

    Ok. J'ai lu les 2 articles jusqu'au bout, et ai regardé l'intégralité du reportage sur la condition féminine en Égypte. Wouahw !
    Franchement, en tant que femme, en tant que chrétienne ça m'a... pfouuuh, ça a mis en surface des choses que je pense depuis des années, et que je vais me permettre d'exprimer ici.
    Déjà, en tant que simple femme noire africaine, adolescente, j'ai pu observé dans mon entourage, des différences de traitement injustes entre la jeune fille et le jeune garçon. Bien sûr, les deux sont différents, mais concernant la jeune fille, les parents (parfois un peu plus la mère, parfois plus le père) ont tendance à facilement réprimer/surveiller/contrôler son épanouissement, tandis que le jeune homme lui est plus "libre". Il est souvent moins bon à l'école, moins assidu, a une moins bonne hygiène domestique (zéro lessive, zéro vaisselle, zéro ménage), est parfois plus désinvolte, mais "c'est pas grave", car les parents ont déjà peur de l'homme fort qu'il sera, et ils le laissent déjà "tranquille", ils ne veulent pas le castrer, car le phallus est un moteur n'est-ce-pas ? Donc on mise sur lui pour plus tard. Quant à la jeune fille c'est autre chose, c'est plus compliqué, SA virginité (ou sa répression sexuelle) a elle semble être plus importante, son épanouissement pose plus de problème on dirait. A elle on lui demande d'être docile, passive, serviable à la maison et faire bonne figure en société. C'est ce que j'ai vu autour de moi, et je le vois encore. Et puis comme elle est plus faible, c'est plus facile pour l'entourage ascendant de "s'exercer à l'autorité" sur elle. Tout ça donne bien évidemment de l'hypocrisie du mensonge, du manque de confiance et de la duplicité.
    Aussi dans beaucoup de cultures, la femme n'est perçue que comme un support de la sexualité, qui est un tabou. De fait, la femme en elle-même devient taboue. Dans ces cultures-là, le schéma de la simple femme n'existe pas, elle est soit une mère, qui a utilisé sa sexualité interdite dans le seul but autorisé de procréer, soit une putain en latence (excusez-moi). L'entre-deux, surtout pour les jeunes femmes, n'existe pas, du moins pas dans l'imaginaire collectif de ces sociétés. Et s'il y en a une qui se fait agresser, ce sera de SA faute à elle, la pu**** en latence, l'homme lui, n'a pas à répondre de son animalité, comme on le voit avec ce jeune égyptien à 14min13 du reportage ci-dessus, qui déballe un argumentaire typique du violeur "légitime". Voilà des pays où la relation homme/femme est tuée dans l’œuf avec une tendance qui mène subtilement à l'homosexualité (femme=tabou, donc vie entre hommes, par l'homme, pour l'homme. Voir aussi ce reportage -> https://www.youtube.com/watch?v=E5IXyOTcf4I , où à 4min35, on voit de jeunes garçons "batchabazis" (équivalent de "strip-teasers" habillés en femmes) en Afghanistan, qui dansent pour exciter des messieurs...
    Par ailleurs, en tant que chrétienne, je retrouve parfois un peu de ces traits chez nous, lors de nos rassemblements, nos séminaires, avec des questions ciblées sur la coiffure de la femme, la tenue de la femme, le comportement de la femme, la virginité avant le mariage ( surtout celle des femmes ?). Pour les hommes cela est moindre, je l'ai constaté. Cette récurrence des thèmes dédié aux femmes, cette asymétrie de discours et cette insistance unilatérale contribuent à me faire dire que, oui, nous chrétiens avons un peu cette mentalité mondaine.
    Heureusement, je sais pertinemment que Dieu aime les femmes, et qu'il les engage pour le servir, comme dans Michée 6:3-4, où Dieu dit qu'il a envoyé Moïse, Aaron et *Marie* pour délivrer les enfants d'Israël. De même dans Juges 4, Dieu s'est servi de Déborah, et aussi de Yaël pour humilié Jabin, roi de Canaan. Idem dans Marc 14:9, où Jésus dit de Marie de Béthanie, que l'on parlera d'elle partout où l'Évangile sera prêché. Et beaucoup d'autres versets encore.
    M'enfin voilà, voilà ce que m'inspire cet article sur les femmes, dont je fais partie. Un constat issu du passé, mais encore bien présent.
    Voilà tout ! Merci Seigneur pour cet article, merci à l'équipe, merci à la sœur d'avoir pris le temps de développer ce thème :-)
    Je vous soutiens dans la prière ;-) Bénédictions au nom de Jésus.
    Ruth T.

    Répondre
    • Les Dokimos   
      27 Mars 2018 21:19

      Merci pour les encouragements. La 3ème partie de l'article arrive. Votre analyse est très juste, si vous le souhaitez, vous pouvez nous adresser vos propres articles (analyses de faits de société avec éclaircissement biblique) à : redaction-dokimos@gmx.fr

      Répondre
  • Ruth T.   
    28 Mars 2018 17:09

    Bonjour,
    Merci de ce retour :-) ! Eh bien, je ne suis pas journaliste, mais il est vrai que j'aime observer les phénomènes de société, et j'aime écrire aussi. Donc selon que le Seigneur me conduit, je pourrai à l'avenir vous soumettre des articles présentant un structure similaire et sans fautes d'orthographe (car là j'écrivais en fin de journée de travail et de façon assez spontanée).
    Aussi, je suis contente de savoir qu'il y aura un 3ème volet sur le thème de la femme et je le lirai volontiers. C'est un sujet touchant pour lequel j'aurais aimé avoir quelques partages écrits de la part de nos frères et soeurs. Mais je crois que l'exposition de la condition féminine, avec les tabous qu'elle soulève, laisse beaucoup d'entre nous dans un état de consternation paralysante, mêlé de gêne, voire de lassitude au vu de tout ce qu'il y aurait à dire.

    Répondre
  • FredY   
    31 Mars 2018 12:20

    Bonjour, je pense en regardant la société mondiale que les femmes sont en perte totale d'identité, et les hommes sont devenus des bêtes.
    Dans la confusion générale, Satan règne.

    Il faut dénoncer c'est vrai, mais au final, c'est le péché qui ravage et détruit enfants-familles et sociétés.
    Un homme à qui Dieu révèle directement les conséquences du péché sexuel réfléchit 1000 fois avant même d'y penser, exemple: David.
    "Je Suis" restitue, établit l'identité des sexes et des individus, sachant que le genre n'est qu'un passage d'apprentissage vers une vocation plus haute: l'établissement de la famille royale à 3 natures, fils de l'homme, fils du Père, et ange, comme Le fils parfait Jésus. Tout cela mène vers ce jour dont la bible est le but, le but de l'humanité, pourquoi Je Suis a crée l'individu, la famille composée de 2 genres: homme-femme, dans quel but-quel enseignement voulait-il nous donner en vue de la préparation à l'invitation à faire partie du corps familiale divin.

    Certes c'est un bon combat, parce que la société, l'homme et la femme dénaturent l'identité de la femme, créant un déséquilibre dans toute la société, et la ruine de celle-ci. Mais conformément à la parole, donnez aussi la révélation de l'identité de la Femme. Ce pourquoi Je Suis a dit en créant Eve caché en Adam, "voici ma création est parfaite".
    Quel mystère cela cache t-il? Quel est le rôle que Dieu a donné à la femme dans l'Epouse qui partira? Quelles sont les découlées, les conséquences, les grâces, les responsabilités, le jugement, les récompenses?

    Autant le féminisme détruit la femme, autant le machisme détruit la femme; alors le socle familiale est chancelant, exposé à la ruine.
    Si vous exposez-dénoncez le mal fait aux femmes, ce qui est juste et droit. Pour leur combat et leur armure, pour qu'elles vivent pleinement restaurés et consciente de leur positionnement dans le Royaume des cieux, de leur mission en ces derniers jours, et des retombées dans l'éternité avec le Roi; donnez donc à la Femme, conformément à la lettre divine qu'est la bible, selon la grâce de Yaweh, la révélation de l'identité de la femme dans la société-la famille-le couple-le pays etc...

    Je pense que sans la solution, cet article serait incomplet pour nos chères sœurs.

    Si nous vivons les derniers jours, les filles de Yaweh qui vivront le jour de Melchisédek, doivent être parfaitement restaurés, instruites, dans la parfaite crucifixion et maturité du Royaume.
    Bien sûr on ne peut pas adopter une vision occidentale, ou démocrate, le Royaume n'est ni moderne, ni occidental, ni démocrate, il est antique.
    Si le mandat de parler pour cette cause merveilleuse qui touche ces jours, vous a été donné, certainement Dieu aboutira le travail.

    merci :)

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