Un employeur peut-il refuser de prendre en charge la contraception de ses salariées au motif que ses convictions religieuses l'en empêchent ? C'est cette question délicate, qui agite les Etats-Unis depuis deux ans, que doit trancher la Cour suprême, mardi 25 mars. La plus haute juridiction du pays doit entendre les arguments de trois entreprises rattachées à une confession religieuse : Hobby Lobby, un groupe de fournitures d'art de l'Oklahoma, la librairie religieuse Mardel et Conestoga, un fabricant de placards de Pennsylvanie, détenu par les mennonites - plus connus sous le nom d'« amish ». Les plaignants considèrent que la vie commence dès la conception et assimilent donc la contraception à une forme d'avortement - auquel ils sont vigoureusement opposés. Ils mettent en avant le Premier amendement de la Constitution, qui protège le libre exercice du culte, pour contester l'Obamacare, l'ambitieuse réforme du système de santé voulue par l'actuel président des Etats-Unis, qui les oblige à souscrire à une assurance-maladie pour leurs employés. Lire la suite ICI
