Nicolas Kazarian est spécialiste du monde orthodoxe, enseignant à Paris-1, à l'Institut catholique de Paris et à l'Institut orthodoxe Saint-Serge de Paris.
Quelle est la portée de la rencontre prévue entre le pape François et le patriarche de Constantinople, Bartolomée 1er, dimanche 25 mai, à Jérusalem ?
Elle sera certes moins historique que celle de 1964, qui avait réuni le pape Paul VI et le patriarche Athénagoras. A l'époque ce fut un événement majeur, qui refermait une très longue parenthèse de silence entre les christianismes d'Orient et d'Occident. Séparés depuis le schisme de 1054, les catholiques et les orthodoxes se retrouvaient au niveau institutionnel pour la première fois depuis 1439 !
Ce qui se passe aujourd'hui constitue davantage la mémoire de ce qui s'est produit il y a cinquante ans, même si la prière commune du pape et du patriarche au Saint-Sépulcre [qui selon la tradition abrite le tombeau de Jésus] porte une symbolique forte. Il s'agit de montrer un message d'unité dans ce lieu où, paradoxalement, apparaissent les divisions des chrétiens de la manière la plus visible [la gestion du lieu par cinq Eglises suscite des conflits récurrents]. Les deux hommes publieront une déclaration commune dans laquelle ils rappelleront leur engagement pour la recherche de l'unité entre chrétiens, leur accord sur les questions de famille ou la défense des chrétiens d'Orient.
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