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Ma vie étant une succession de délivrances, je souhaite au travers de ces quelques lignes, élever le nom de mon Sauveur et Seigneur Jésus-Christ.

ADOLESCENCE : PÉRIODE SOMBRE

L’adolescence a été pour moi une période particulièrement difficile. Durant ma jeunesse, je ne cessais d’entendre des paroles telles que « Tu es bête », « Tu es moche », « Tu n’arriveras à rien dans la vie »… Elles étaient proférées par des personnes proches de moi : sœur, oncle… Mon cœur était devenu leur cible. Il m’était donc difficile de concevoir l’avenir de façon optimisme. En effet, les gens pouvaient me mentir, mais à mes yeux, ma famille ne pouvait que me dire la vérité.

J’ai toutefois cherché à devenir quelqu’un. Il fallait que je sois « cool » et pour cela il fallait que je sorte du lot. Avec des mauvaises fréquentations, j’ai fumé ma première cigarette à l’âge de onze ans et j’y ai rapidement pris goût. Très vite, tout le collège disait de moi : « C’est la fille qui fume ». Cette image de fille grande et forte  m’a plu.

Parallèlement à cela, des tensions ont commencé à naître entre mes parents. Les disputes à répétition ont conduit ma mère à un état dépressif. De ce fait, je l’ai vue, durant de nombreuses années, se gaver de médicaments qui la rendaient tantôt hystérique, tantôt comme un légume.

J’ai alors alimenté de la haine à l’égard de mon père que je jugeais responsable de sa déchéance.

Un jour, alors que je devais avoir douze ou treize ans, mes parents ont passé la nuit entière à se disputer. Réveillée par les cris, je me suis rendue dans le salon. Mon père avait préparé sa valise et était prêt à nous abandonner. Ma mère pleurait et criait. Tout à coup, elle s’est brutalement effondrée au sol. J’ai immédiatement pensé qu’elle était morte. Je criais, la secouais, mais elle ne réagissait pas. Mon père quant à lui ne se préoccupait de rien. Lorsque ma mère a repris ses esprits, les disputes ont continué. Ce jour-là, je ne souhaitais qu’une seule chose : qu’il parte. Je venais de le rayer de mon cœur. De son statut de père, il était devenu simplement mon géniteur. Dès le lendemain, je ne lui ai plus adressé une seule parole, et ce, durant deux années entières. Lorsqu’il me parlait, aucun mot ne sortait de ma bouche. Je ne le regardais même pas. L’indifférence la plus complète m’avait gagnée à son égard, sans que je n’en éprouve un quelconque remords.

Bien que je refusais de l’admettre, son comportement avait eu des effets néfastes en moi: peur incontrôlable de l’abandon, un manque d’amour,  pas de confiance en moi, une conception ratée de la famille…

Mon mal-être était quotidien, comme un fardeau que je trainais derrière moi. À cette période-là, je fréquentais une fille qui se mutilait. Un jour, la pensée de l’imiter m’a saisi. C’était comme un virus qu’elle venait de me transmettre. Lorsque je me sentais mal, je faisais glisser les lames de rasoir le long de mon bras, ou il m’arrivait de me servir d’un compas. Au fond de moi, je ne désirais pas avoir mal. Je souhaitais simplement qu’un regard attentionné se pose enfin sur moi. Mais personne ne semblait prendre en compte mes multiples appels de détresse.

Mon cadre familial, bien que déjà endommagé, s’est empiré lorsque j’ai eu des soupçons sur la santé de ma grande sœur. Elle était mon modèle, je ne la quittais pas d’une semelle. Mon fanatisme m’a conduit à découvrir qu’elle souffrait de boulimie. Je tiens à préciser que la véritable boulimie consiste à ingérer une quantité excessive de nourriture pour ensuite la rendre de façon volontaire. Avec mes faibles mots, j’ai tenté de la raisonner, mais elle m’a assuré qu’il n’y avait aucun danger et m’a fait promettre de garder le secret. J’ai donc porté ce poids. Fort heureusement, ma famille s’en est très vite aperçue. Dès lors, il m’a semblé que j’avais cessé d’exister. La dégradation de ma mère, la maladie de ma sœur, le désintérêt de mon père… Mon malheur paraissait invisible, nul ne se souciait des dégâts qui ravageaient mon for intérieur. Je ne trouvais ma place ni dans ma famille ni dans ce monde. La révolte m’a alors envahie. Je suis devenue agressive, haineuse, insolente, rebelle, insoumise… J’en voulais à la terre entière. Je me souviens avoir dit à ma mère : « Je ne t’ai jamais demandé à vivre ».

Chaque nouvelle vague de problèmes semblait m’enfoncer au plus profond de la mer. Puis des idées de suicide ont pris place en moi. Au début, me sentant forte face à la mort, je considérais cela comme un jeu. Je pensais: « Enfin, j’ai le pouvoir sur quelque chose, sur ma propre vie. C’est à moi de décider lorsque mon heure viendra ». Mais quand je voulais passer à l’acte, une peur effroyable me gagnait de telle sorte que je n’osais pas m’exécuter.

Un jour, ma mère a ouvert le tiroir de ma table de nuit et a vu tous les médicaments que j’avais entassés. Elle m’a simplement dit: « Fais attention, c’est dangereux tous ces médicaments ». Je me suis dit: « Même ce signal-là, tu ne le comprends pas ».

J’entendais une voix qui me disait que ma propre mort passerait inaperçue et que ma famille n’en serait nullement affectée. Plus les jours passaient, plus elle s’intensifiait, et plus je lui accordais du crédit.

Aux alentours de mes quinze ans, je me suis beaucoup rapprochée de mes cousines. Ces dernières étaient évangéliques, mais leur foi ne m’intéressait pas le moins du monde. De plus, toute la famille disait d’elles qu’elles étaient dans une secte et ma mère me défendait expressément d’en faire partie. Lorsque je dormais chez elles le week-end, le simple fait de savoir que je devais me rendre au culte m’était insupportable. La Parole ne produisait aucun fruit en moi (c’est ce que je pensais) et je n’attendais qu’une chose : la fin du sermon!

Je me plaisais simplement à écouter les cantiques. La musique a toujours fait partie intégrante de ma vie et je pouvais passer des heures à écouter la même chanson en boucle jusqu’à en faire une overdose. Les hymnes qui étaient joués avaient toujours le don de me faire couler une petite larme même si je n’approuvais pas le texte en lui-même. Mais qui était réellement ce Jésus?

LA NAISSANCE DE L’ESPOIR

Au fil du temps, ma curiosité m’a poussé à questionner de plus en plus ma cousine. Je voulais en connaître davantage sur sa foi. Elle semblait si sure d’elle et paraissait vivre quelque chose de réel. Elle a répondu à mes questions avec patience et sagesse. La première révélation de Jésus que j’ai eue, c’est lorsqu’elle m’a expliqué le sacrifice sur la croix. J’étais totalement chamboulée. Si ma propre famille ne se souciait pas de moi, comment était-ce possible que Jésus m’aime autant?

Le catholicisme ne m’avait jamais apporté cet éclairage sur le sacrifice de la croix. Pour moi, Jésus était un Dieu qu’il suffisait d’invoquer devant une statuette, lorsque l’on passait par des moments difficiles, pour qu’il nous aide. C’est alors que ma cousine Céline m’a fait comprendre que je demandais sans rien apporter en retour.

Un jour, elle m’a invité à participer à un camp chrétien « mission radicale » (j’étais loin de m’imaginer que cela allait vraiment être le cas). Ce dernier se déroulait durant le mois de juillet. J’ai alors pensé : « Ma mère ne voudra jamais ! » Mais à ma grande surprise, elle a accepté.

Je suis donc partie en Normandie où nous devions passer une semaine complète entre jeunes chrétiens. Je me sentais quelque peu hypocrite puisque je ne me considérais pas comme chrétienne. Je prenais du plaisir à écouter les chants, mais en ce qui concernait la Parole, la motivation n’était pas encore totalement au rendez-vous.

Toutefois, après une prédication, le pasteur a dit: « Ceux qui veulent accepter Jésus dans leur vie, avancez-vous, nous allons prier pour vous ». Je voulais avancer, mais la peur me tétanisait sur place. En effet, ce qui m’avait toujours effrayée dans le mouvement évangélique, c’était lorsque je voyais les gens tomber au sol. Je ne cessais de me dire que si je tombais, je risquais de me faire très mal. Alors, je me suis agenouillée et j’ai prié: « J’aimerais tellement  m’avancer, mais j’ai peur de tomber. Pardonnez-moi Seigneur, mais je ne peux pas. J’aurais tellement aimé répondre à cet appel, j’espère que vous me pardonnerez ». J’étais si désespérée, car par mon acte, je pensais repousser la main de Dieu loin de moi, comme s’il ne pouvait pas me toucher à ma place, là où je me trouvais. C’est alors que Céline s’est approchée de moi et, saisie par le Saint-Esprit, elle a chuchoté à mon oreille: « Ma fille, je t’attends. Mes bras sont grands ouverts pour toi ». Je serrais fortement son visage entre mes mains et je pleurais profondément. Mais comment Dieu pouvait-il prendre le temps de me parler? Pour moi, il était bien trop occupé avec toute la misère du monde pour daigner poser le regard sur moi. Ma propre famille me négligeait mais Dieu, la personne la plus grande qui soit, prenait lui même soin de moi. Quelle révélation! Quel amour j’ai ressenti ce jour-là! Être aimée, c’est ce dont j’avais besoin.

LE CHANGEMENT

envolQui aurait pensé qu’à quinze ans j’allais prendre une décision qui allait changer le reste de mon existence? En rentrant à la maison, je n’étais plus la même et j’étais bien décidée à le faire savoir. Sans que personne ne me le demande, j’ai posé plusieurs actes à commencer par un énorme tri. À l’époque, la girl band «Spice girls» était numéro un au hit machine et je vouais une admiration sans fin pour ces chanteuses. Les quatre murs de ma chambre leur étaient dédiés. Mes meubles, quant à eux, étaient recouverts de posters de Sarah Michelle Gellar (l’héroïne de « Buffy contre les vampires », série dont j’étais une fan inconditionnelle).  J’ai rapidement compris que toutes ces choses étaient pour moi des idoles et que désormais, elles n’avaient plus leur place dans ma vie. Lorsque j’ai ouvert ce sac-poubelle pour déposer les objets de mon idolâtrie passée, je disais à Dieu, le cœur serré: « Vous valez plus que ça pour moi ». À la place, j’ai affiché les dix commandements que j’avais moi-même recopiés. Cela m’a valu une convocation maternelle où j’ai dû expliquer ma nouvelle foi. Ma mère est devenue rouge de colère. Mais dans un premier temps, elle pensé que je vivais une « phase ».

En attendant, mon tri s’est poursuivi par mes CD et cassettes. Comme je vous l’ai expliqué précédemment, la musique et moi étions indissociables. Mes cousines me surnommaient d’ailleurs « juke box», car j’étais incollable sur tous les chants que je mémorisais très rapidement. J’ai donc dû me refaire une liste de musique appropriée.  De plus, j’avais également réussi à arrêter de fumer. Quel soulagement! Je pouvais à présent me rendre au culte avec mes cousines, sans me sentir hypocrite. Enfin, c’est ce que je pensais.  Je reviendrai sur ce point plus tard.

Mon langage a également changé. Auparavant ma bouche ne s’exprimait que par des jurons. Désormais je pouvais m’exprimer comme une personne normale. Poursuivant dans le même élan, je me suis séparée de certaines fréquentations avec lesquelles je ne me sentais plus en harmonie, sentant que ma marche chrétienne devait primer sur elles. Du jour au lendemain, mon quotidien était totalement revu pour mon plus grand épanouissement. Les idées morbides étaient loin de moi et j’avançais avec la joie de savoir que Jésus m’aimait. Oui, une personne et pas des moindres, m’aimait. Or l’amour impose des sacrifices.

Une des premières paroles que j’ai reçues du Seigneur a été de pardonner à mon père. Mais comment? Cet amour nouveau qui venait d’inonder mon cœur m’a aidé à pardonner totalement à mon père. Du jour au lendemain, je lui ai reparlé, je lui ai demandé pardon pour mon mauvais comportement et j’ai ressenti un début de restauration. Dieu me disait: « Je t’ai pardonné alors pardonne à ton tour ». C’est l’un des premiers actes que j’ai posés. Ce pardon venait de Christ, car de moi-même je n’aurais jamais pu outrepasser toutes les choses que j’ai vues ou entendues.

Je grandissais dans ma marche chrétienne et quelque temps plus tard j’ai pu accéder à mon rêve: faire partie du groupe de louange. C’était pour moi un privilège de pouvoir monter sur cette estrade. En effet, on nous apprenait que notre rôle était de conduire le peuple dans la présence de Dieu par nos chants. Quelle responsabilité  et quel privilège ! Du moins c’est ce que je pensais.

LA RELIGIOSITÉ

Je vivais dans ma petite zone de confort. Le dimanche et lundi je chantais, et le reste de la semaine je m’accordais une petite heure pour prier, et de temps en temps, je lisais la Bible. J’étais persuadée que le travail de méditation revenait au pasteur et que ce dernier devait, lui et lui seul, nous enseigner. Pour être sincère, ce rythme me convenait. Toutefois, je suis vite retournée dans mes mauvais penchants. J’étais retombée dans le vice du tabac et il me paraissait inconcevable que les frères et sœurs soient au courant de ce péché. Un jour, prise de remords, j’ai dit à la femme de mon pasteur:

« Nathalie, je suis heureuse de faire partie du groupe de louange, mais je dois t’avouer quelque chose.

– Oui, je t’écoute.

– Je fume et je sais que c’est mal. Il faudrait peut-être que j’arrête de chanter.

– Ah! Il faudrait que tu prennes rendez-vous avec le pasteur pour en parler avec lui ».

Chose que je n’ai jamais faite. Et croyez-le ou non, mais j’ai continué à chanter et personne ne m’a jamais rien dit. J’ai toujours été sincère devant Dieu. Je l’aimais et je désirais pleinement sa présence. Je voyais Dieu comme un papa cool et compatissant. À aucun moment je n’ai pensé que je finirais en enfer si je mourrais ainsi. C’est aujourd’hui que je réalise pleinement la grâce qu’il m’a, une fois de plus, accordée.

J’avais pardonné à mon père, mais il y avait toujours un vide dans mon cœur. Mon âme demeurait blessée. Lorsque je désirais me rapprocher de Dieu, c’est à ce moment précis que des païens venaient me courtiser. Dans la faiblesse de ma chair et à cause des blessures, je succombais à ces amourettes éphémères. De nombreuses fois, c’est le Seigneur lui-même qui me retenait. Il ne permettait pas que je revoie certains garçons. D’autres fois, il utilisait des prophètes pour me reprendre et je finissais à chaque fois en pleurant et en le suppliant de me pardonner. Heureusement que la première promesse que j’ai faite à Christ a été de me conserver pure jusqu’au mariage. Pour moi, une promesse n’est jamais dite à la légère et ce jour-là j’étais consciente de l’engagement que je venais de prendre. Elle m’a épargné la chute.

Sous couvert de mon statut de chantre, par manque d’enseignement et par religiosité, je me permettais de vivre de façon boiteuse. Si j’étais morte dans cet état, je serais allée tout droit en enfer, amoureuse de Jésus ou pas. Rien n’aurait pu faire en sorte que Jésus ferme les yeux sur mes péchés. Même si je désirais réellement m’en sortir, je demeurais dans mes erreurs. Aujourd’hui j’ai honte d’avoir servi Dieu de cette façon. Mais ma reconnaissance envers lui est d’autant plus grande. Je suis une fille misérable qui a trouvé grâce auprès de Jésus-Christ.

LA RÉVÉLATION

Depuis ma conversion, le Seigneur me parlait régulièrement en songe. Un jour, la femme de mon pasteur m’a dit : « Prie pour moi s’il te plaît, le Seigneur va te révéler quelque chose au travers d’un songe ». J’ai donc prié sans relâche pour que s’accomplisse cette parole.  Un jour, Dieu m’a répondu au travers d’un rêve dans lequel je me voyais à l’église. Un frère était à côté de moi. Nous étions en train de prier lorsque j’entendis une prière étrange. Je me suis retournée et j’ai vu une dame âgée qui priait. Je ne sais pas comment l’expliquer, mais j’ai compris qu’elle priait des démons. J’ai alors dit au frère qui était à côté de moi : « Tu as entendu? Elle parle avec des démons. Vite, nous devons prévenir des responsables ».

Nous nous sommes avancés et discrètement j’ai dit à un responsable :

« Vous voyez la vieille dame là-bas au fond? Elle prie des démons. Il faut faire quelque chose.

– Mais qu’est ce que tu racontes? Tais-toi, tu dis n’importe quoi ».

Au même moment, cette vieille dame est sortie de sa place et s’est avancée dans ma direction. Elle avait changé d’apparence et était dans le corps d’une très belle femme. Elle tenait dans ses mains un plateau avec du pain qu’elle distribuait à toute l’église. Lorsqu’elle est arrivée devant moi, je lui ai dit que je n’en voulais pas. Elle m’a alors maudite. J’ai tapé dans son plateau en disant qu’au Nom de Jésus cela n’avait aucun impact sur ma vie. Puis, je me suis réveillée.

J’ai raconté ce songe à la femme du pasteur qui en a tout de suite eu l’interprétation. De mon côté, les choses étaient floues, jusqu’à ce que j’apprenne la vérité par une personne qui avait déjà quitté l’église. J’ai appris que mon pasteur était en réalité un sorcier et qu’il trompait son épouse avec diverses femmes. Cette annonce a eu en moi l’effet d’un tsunami. Il m’était impossible de rester dans cette église. Ma décision était prise : je devais partir. Bien évidemment, je devais garder le secret, et de nombreuses personnes ont été surprises de me voir partir précipitamment. Je me souviens encore de la dernière fois que j’ai chanté. J’étais sur l’estrade et je disais à Dieu: « Seigneur, c’est peut être la dernière fois que je chante. Toutefois, je préfère perdre ce titre de chantre que de rester auprès de faux pasteurs ». C’était un déchirement de quitter des gens que j’aimais et la place que je m’étais acquise. Je repartais à zéro.

Évidemment, je ne pouvais pas rester sans église. J’ai donc rejoint la femme qui m’avait annoncé la vérité sur ce « pasteur ». J’étais devenue plus amère que les eaux de Mara. Le poids du silence m’avait détruit de l’intérieur et je n’avais plus aucune confiance en personne. J’étais comme un animal sauvage. Les esprits de mort étaient revenus me tourmenter. Mais pourquoi je devais vivre un tourment aussi grand? Comment était-ce possible que je fusse bernée à ce point là? Et par un pasteur! Je refusais de m’investir dans la communion fraternelle et j’en voulais à la terre entière. De plus, ma famille ne comprenait pas non plus les raisons de mon départ. Déjà qu’ils étaient farouchement opposés à ma foi, alors quel témoignage cela allait-il laisser si je leur racontais ? J’ai donc été très succincte sur les raisons de mon départ.

Néanmoins, je me suis forcée à avoir un semblant de communion fraternelle (ne m’investissant et ne participant qu’un minimum). Puis un jour, durant un culte, Dieu nous a visités. Il nous a rappelé combien Il était saint et la nécessité de se sanctifier sans vaciller. Je me suis prosternée et j’ai pleuré en demandant à Dieu de me pardonner pour mon manque de consécration. Ce jour-là, j’ai découvert (après six ans de conversion) ce qu’était la crainte de Dieu. J’avais de nombreuses fois entendu que Dieu était Saint. Je l’avais même confessé de ma bouche, mais c’était du bout des lèvres. Mais ce jour-là, c’est le Saint-Esprit lui-même qui m’a convaincue. C’est alors que j’ai été délivrée du tabac, et ce, jusqu’à aujourd’hui. Notre Dieu est merveilleux!

Peu de temps après, un frère m’a parlé de radio2vie. Il m’a aussi recommandé de regarder la vidéo «Église où es-tu? ». Même si je ne comprenais pas tout, je me suis sentie comprise par quelqu’un. Mon cas n’était pas isolé et j’apprenais que d’autres personnes voyaient et vivaient des choses que l’Église ne devrait pas vivre.

J’ai alors suivi, tous les soirs, les enseignements sur radio2vie. Lorsque j’ai commencé à écouter, il y avait une série de prédications sur la fin des temps, mais aussi sur la révélation de Christ. Je fondais en larmes à chaque émission en me disant : « Mais pourquoi ne m’a-t-on jamais enseigné ça? » J’ignorais toutes ces choses sur la sanctification et l’enlèvement… Et je me rendais compte que je ne me préparais nullement à cela. J’entendais enfin une profondeur dans la Parole que je ne connaissais pas et je réalisais ô combien ma connaissance de Dieu était minuscule. Moi qui me pensais élevée, je suis redescendue très rapidement de mon petit nuage.

Un jour, j’ai décidé d’en avoir le cœur net et d’aller voir Shora Kuetu. Je me suis donc rendue à Savigny-sur-Orge et il s’est avéré que ce jour-là c’est lui qui prêchait. Le Seigneur l’a utilisé pour me parler et à l’écoute du message, j’ai eu la conviction dans mon cœur que ma vie allait changer. J’ai donc quitté mon assemblée en bonne et due forme, car je ne souhaitais pas suivre des enseignements qui se contredisaient. Une nouvelle page se tournait et je savais que rien ne serait plus comme avant.

Aujourd’hui encore c’est Dieu qui écrit l’histoire de ma vie et ses plans merveilleux pour moi se réalisent petit à petit… Je souhaite encore être délivrée de ce monde et de moi-même, pour gagner Christ, mon Sauveur.

 

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7 Réponses de cet article
  1. AMEN ! Merci Seigneur pour ce témoignage. Aucune personne, ni rien de ce monde n’a le pouvoir de guérir les maux de l’âme si ce n’est Dieu lui-même. Que Jésus soit béni pour cette belle oeuvre qu’il fait dans ta vie, et pour ses plans merveilleux qui se réalisent petit à petit…

  2. Amen ! Merveilleux témoignage de Salut et de Grâce ! Moi aussi je prie pour être délivrée du monde et de moi-même, je n’ai pas été correctement enseignée sur la Sanctification et je ne sais pas trop comment faire, mais j’espère en mon Dieu mon Roi qu’Il me sauve, j’ai besoin de Lui.

  3. Gloire au Seigneur pour ce temoignage, c’est res édifiant. Il y a quelque chose qui m’a aussi beaucoup interpeller. Je me mutilais aussi, à cause des détresses, engoisses, etc. . Tout ce que j’en peut dire, c’est que ça ne sert à rien ! Il y a que Dieu que peut ôter nos douleurs, se mutiler. franchement, ça n’aide pas du tout. J’ai commencé avec ça à 10 ans et maintenant j’ai 14 et je ne me mutile plus parce que Dieu m’a affranchi et donne le vrai repos. Que Dieu te garde et bénis !

  4. Énormément touchée par ce témoignage… Merci à notre Dieu Jésus-Christ, qui accepte de plonger sa main dans la boue pour nous sortir de là!

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