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Home Enseignements Adèle: Jésus, ma lumière

J’ai toujours cru en Dieu car mes grands-parents, adventistes du septième jour, nous avaient transmis à ma sœur et à moi cette base essentielle : Dieu existe.  De la Bible, j’avais à peu près retenu l’histoire de Moïse, et la prière du « notre Père ». Quant à Jésus, j’avais bien entendu parler de lui, mais je n’avais strictement rien compris à son sujet. En tout cas, je ne me souviens pas qu’on ait parlé de manière particulière de lui à l’église adventiste. Ce n’est que plus tard, à l’adolescence, en regardant le film Jésus de Nazareth, que j’ai compris qu’il était spécial.

En grandissant, j’ai pris conscience de la méchanceté des hommes, de la violence et de l’injustice qui règnent dans ce monde. La vie me semblait tellement absurde qu’il m’a paru vain d’essayer de plaire à un Dieu certes saint, mais qui me paraissait très lointain et totalement indifférent à ma souffrance. J’ai aussi pris conscience de mon incapacité à faire le bien. Je me suis donc résignée en me disant que puisque les choses étaient ainsi, autant profiter de la vie au maximum et par tous les moyens. C’est donc dans cet état d’esprit que je me trouvais lorsqu’une personne est venue s’asseoir à mes côtés dans le RER pour me parler de Jésus. J’avais alors 20 ans. Il m’a dit que Jésus avait changé sa vie en lui donnant du travail, la joie, la paix et une belle femme. Il m’a ensuite montré une photo de son épouse. Je m’attendais donc à voir un top model puisqu’il m’avait dit que Dieu lui avait envoyé une belle femme. Pour moi, si cet homme, qui n’était lui-même pas très beau, avait une belle femme cela ne pouvait être qu’un miracle. J’ai donc regardé la photo, et j’ai vu que la dame n’avait rien d’un canon de beauté… Mais très vite j’ai pu ressentir l’amour pur et vrai que cet homme ressentait pour son épouse. De toute évidence, le lien qui les unissait n’avait rien de charnel, il était divin. Je me suis dit que cette femme avait de la chance d’avoir un mari qui l’aimait pour ce qu’elle était.  Chose rare de nos jours… Il était là le vrai miracle. Moi je n’avais jamais connu cela avec les petits copains que j’avais eus. De plus, je constatais qu’une grande quiétude se dégageait de cet homme et j’aurais voulu connaître aussi cette paix.  Alors il m’a demandé : « Veux-tu donner ta vie à Jésus ? », je lui ai répondu que je n’avais pas le temps de le suivre à l’église parce que j’avais un rendez-vous. Il m’a alors dit que pour donner sa vie à Jésus je n’avais pas besoin d’aller à l’église mais juste de lui adresser une prière pour l’inviter dans ma vie. J’ai tout de suite pensé au film Jésus de Nazareth, et bien que je n’avais pas compris ce que cela impliquait de lui donner ma vie, j’ai accepté de faire cette prière en me disant : « Jésus, c’est un mec bien. J’aimerais bien lui ressembler ». Nous nous sommes ensuite quittés, et chacun est allé de son côté.  Le temps est passé et j’ai fini par oublier cette rencontre dans le train.

A cette époque là, je délaissais mes études donc je séchais les cours. J’avais alors un job étudiant qui me permettait de gagner de l’argent que je claquais en vêtements et en sorties.  Ce qui m’intéressait surtout c’était le milieu de la nuit, faire la fête. C’était une façon pour moi de fuir le quotidien, de fermer les yeux sur les graves réalités de la vie.

Mais sans que je me rende compte, et surtout sans faire le lien avec la prière que j’avais faite, ma vie basculait petit à petit. J’ai commencé à entendre le mot « Dieu » dans ma tête. C’était comme des vagues qui me submergeaient, comme le bruit des grandes eaux : « Dieu, Dieu, Dieu… » Cela me prenait n’importe où, à la maison, dans la rue, en boite de nuit… Je me souviens qu’une fois cela m’est arrivé dans la salle de pause au travail, pendant que je fumais ma cigarette. Je m’étais pris la tête entre les mains, et je disais : « Mais qu’est-ce que c’est que ça ? Dieu ? Mais qu’est-ce qu’il y a entre toi et moi ? Toi tu es au ciel et moi je suis sur la terre. Tu es saint et moi je suis sale ». Je pensais que je devenais folle, je ne pouvais pas concevoir que Dieu puisse s’intéresser à moi.

Il y a eu aussi ce samedi matin, alors que je sortais de la bouche du métro pour me rendre au travail, mon regard est tombé sur un sans abris qui était assis par terre. En l’espace de quelques secondes, j’ai eu comme une vision au travers de laquelle j’ai vu toute la misère du monde qui a défilé sous mes yeux. Pauvreté, épidémies, guerres… Tout y est passé. Et là j’ai entendu une voix qui m’a dit: « Tu es une égoïste, tu vas en boite de nuit parce que tu ne veux pas voir tout ça. » En effet, j’avais passé mon vendredi soir en boite…Dieu me disait qu’en refusant d’affronter cette réalité qui me faisait mal, je refusais de porter les fardeaux de ces gens qui souffraient.  J’avais beau leur donner de temps en temps de l’argent, j’étais aussi indifférente que ces passants qui ne donnaient rien.

De toute évidence, il se passait quelque chose dans ma vie, mais je ne faisais toujours pas le lien avec la prière que j’avais faite plusieurs mois auparavant dans le RER. Sans que je comprenne pourquoi, je n’arrivais plus à danser lorsque j’allais en soirée alors qu’avant je ne pouvais pas m’en empêcher. J’étais comme paralysée, je ne savais plus bouger.

Une autre fois, alors que je me trouvais dans le RER en rentrant chez moi, j’admirais par la fenêtre un sublime couché de soleil. Tout d’un coup, le temps a semblé s’arrêter, et le soleil s’est approché de moi. Il y avait autour de moi une grande lumière mais qui ne m’éblouissait pas, une grande chaleur mais qui ne m’oppressait pas. En même temps, j’ai senti une sensation de paix et un amour indescriptibles, incomparables. Et là, j’ai entendu une voix qui disait : « Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre… Tu vois, c’est moi qui ai créé le soleil… ». Je suis incapable de vous restituer ce qu’Il m’a dit mot à mot, mais je peux vous dire que le Créateur m’a raconté la création. C’était merveilleux. Les mots sont insuffisants pour décrire ce que j’ai vu et entendu. En quelques secondes, tous mes doutes sur l’existence de Dieu et son amour pour moi se sont effondrés. J’avais la certitude que c’était bien Dieu qui m’avait parlé. La vision a cessé brusquement quand je suis arrivée à ma gare. J’aurais voulu figer éternellement ces instants-là, demeurer pour toujours dans cette atmosphère de paix et d’amour.

Une fois arrivée chez moi, mon ex petit copain de l’époque m’a recontactée. Notre histoire avait pris fin de manière ambiguë, cela m’avait fait un peu mal, mais je l’avais accepté. Et voilà que ce garçon réapparaissait alors qu’il n’avait pas donné des nouvelles depuis des semaines. Je me suis donc remise avec lui en pensant naïvement que c’était Dieu qui me l’envoyait. Grave erreur… Je me suis lancée à corps perdu dans une relation toxique qui a duré plusieurs mois. Cet homme m’a trahie et énormément déçue. A cette déception, plusieurs autres déceptions se sont ajoutées, à un tel point que j’étais dégoûtée de la nature humaine. J’ai donc noyé mon chagrin dans toutes sortes d’excès. Je traînais avec un groupe d’amis de l’université avec qui je passais mes soirées à boire et fumer de la drogue. D’ailleurs, j’ai bien failli attérir droit en enfer avec cette bande de potes.

Un jour, nous sommes partis en week-end dans le sud de la France. Nous étions une bonne dizaine répartis dans quatre voitures. Le conducteur de la voiture dans laquelle je me trouvais avait excessivement bu et fumé. Etant éconduit par l’une de mes amies, il n’avait rien trouvé de mieux pour se rendre intéressant que de faire un énorme excès de vitesse. Il appuyait sur l’accélérateur comme un fou alors que nous étions en zone montagneuse, sur une portion de route avec beaucoup de virages. Nous avons doublé à une allure folle toutes les autos que nous croisions. Je me souviens surtout du regard d’une femme qui se trouvait dans une voiture que nous avions dépassée. Il y avait une telle frayeur dans ses yeux… J’ai regardé la route: à ma droite la montagne, à ma gauche du vide… J’ai eu une pensée pour ma mère: « Je vais moi aussi mourir dans un accident de la route à 21 ans. Maman va être triste… » Mais en réalité je m’en fichais pas mal de mourir. Donc je me suis calée dans le siège et j’ai attendu l’accident qui devait mettre fin à ma vie.

Tout d’un coup, j’ai eu comme une vision où je voyais notre voiture encastrée contre la montagne en train de brûler avec nous à l’intérieur. Cela m’a fait l’effet d’un électrochoc. Moi je pensais que ma mort serait rapide et sans douleur. Mais ce que je voyais m’annonçait une mort atroce: le corps broyé, coincé dans un tas de tôle froissée, puis lentement carbonisé… Je me suis dit : « Ah non ! Je ne veux pas mourir comme ça ». Une panique terrible s’est emparée de moi et j’ai commencé à prier dans mon coeur de toutes mes forces: « Mon Dieu, si tu me sors de là, je ferai ce que tu voudras »…

Et Dieu est intervenu… Cela ne pouvait être que Dieu car en toute logique, le véhicule aurait du sortir de la route. Finalement tout s’est ralenti, et nous nous sommes garés dans une aire d’autoroute. Le reste du cortège nous a rejoints. Les amis qui nous suivaient nous ont dit que la voiture s’était soulevée et que nous avons même parcouru quelques mètres sur deux roues. C’est dire à quoi nous avons échappé… Quand je suis sortie de la voiture, mes jambes s’entrechoquaient et ma tête tournait. Et pour couronner le tout, le week-end s’est mal passé: mauvaise ambiance, embrouilles… Je suis rentrée dégoûtée de la vie.

Par la suite, j’ai vite oublié la promesse que j’avais faite au Seigneur. J’ai repris ma vie d’excès sans me préoccuper de ce que Dieu pouvait bien en penser. J’avais même oublié les expériences que j’avais eues avec lui.

Je ne comprenais pas le sens de cette vie remplie de désillusions et de souffrances et j’en voulais à Dieu. Je lui reprochais souvent de m’avoir fait venir au monde alors que je ne lui avais rien demandé. Un jour, en proie à une profonde dépression, accentuée par l’abus de drogues, j’ai renié Dieu. J’ai levé les yeux au ciel et je lui ai dit: « Je te renie. Pour moi tu n’existes plus ».

Mais dans sa bonté, le Seigneur m’a fait grâce.

Deux jours plus tard, dans ma chambre, à genoux, j’ai réalisé à quel point j’étais insensée et combien ce que j’avais dit était grave. Dieu m’a ouvert les yeux sur mon état spirituel et m’a fait comprendre que je ne souffrais pas seulement à cause des autres mais aussi à cause de mes propres péchés.  J’ai alors fait cette prière avec la certitude que Dieu m’entendait : « Seigneur, j’ai fait beaucoup de mal. Si seulement il était possible que je vive une nouvelle vie. Si seulement il était possible que je naisse de nouveau, que je rentre dans le ventre de ma mère et que je naisse de nouveau ».

Ce soir-là, je me suis couchée avec l’espoir que je me réveillerais bébé. Je croyais que Dieu était Tout-Puissant et qu’il pouvait vraiment me faire remonter le temps. Bien entendu, quand je me suis réveillée le lendemain, j’étais toujours dans mon corps d’adulte. Je me suis donc dit que Dieu m’avait surement rejetée puisqu’il ne m’avait pas fait redevenir bébé. J’avais la conception de Nicodème concernant la nouvelle naissance (Jean 3:4)… Non seulement Dieu ne m’avait pas rejetée, mais il m’avait aussi exaucée.

Quelques semaines plus tard, par un heureux hasard orchestré par le Maître des temps et des circonstances, je me suis retrouvée dans une assemblée à Draveil. Pour la première fois de ma vie j’entrais dans une église qui ne me donnait ni la migraine ni la nausée. Jamais je n’avais entendu parler de Jésus comme cela auparavant. J’ai reconnu que Dieu était à cet endroit.

C’est là que Jésus s’est puissamment révélé à moi… J’avais 22 ans. Mais ça c’est une histoire que je vous raconterai une autre fois.

Adèle F.

 

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16 Réponses de cet article
  1. Merci Seigneur pour ce beau partage qui m’encourage et ravive certains souvenirs d’expériences personelles.. Notre Dieu est vraiment bon. Sois bénie !

  2. Merci pour ce merveilleux témoignage à la gloire de Jésus-Christ ,oui Dieu se révèle aux simples et je dois penser à ce passage de 1 TIM 2/4 Dieu notre Sauveur qui veut que tous les hommes soient sauvés et qu’ils viennent à la connaissance de la vérité .Le passage ou tu parles de cet accident de voiture me fait penser au mien ,d’ou je suis sorti certes handicapé à vie mais ou la police et les pompiers n’ont jamais compris comment j’ai pu survivre a cet accident ainsi que cette fois, ou arreté à un feu rouge, j’ai senti un pied invisible écraser le mien sur l’accélérateur,difficile pour moi de compter les fois ou le Seigneur dans son amour m’a sauvé d’une mort (physique et spirituelle) certaine ,un pasteur à l’époque m’avait dit qu’il voyait deux ou trois démons immenses qui cherchaient de l’aide auprès d’autres démons car ils ne comprenaient pas pourquoi ils n’arrivaient pas à me tuer, nous le savons aujourd’huii Dieu était la et il n’a pas permis, il nous à gardés et comme tu l’écris si bien soeur Adèle Dieu m’a fait grace .Oui un bon nombre de ses enfants sont passés par des choses extraordinaires , c’est pourquoi nous vouons au Seigneur Jésus seul Sauveur une adoration et une reconnaissance éternelle.

    • Ceux qui ont croisé la route du Seigneur ont forcément vécu des expériences extraordinaires car quand Dieu rentre dans la vie de quelqu’un il se passe forcément quelque chose. C’est dommage que peu témoignent car il y a une telle puissance dans le témoignage.
      Envoyez-nous vos témoignages à redaction-dokimos@gmx.fr
      Si vous n’êtes pas à l’aise à l’écrit, dites-le nous et nous prendrons contact avec vous pour faire une interview.

  3. Cest vraiment puissant est merveilleux ce témoignages , seul notre grand etsauveur et
    l’unique Dieu peu agir ainsi, il est tellement merveilleux et bon,il a tellement fait des grande choses dans nos vie.
    A lui seul la gloire et honneurs a jamais.

  4. Dans de nombreux témoignages, la famille est citée ce qui est bien normal, mais je me suis rendu-compte d’un problème chez certains chrétiens quand il s’agit d’aider sa famille dans le cas ou ils n’ont pas encore reçu le Seigneur dans leur coeur ;Exemple Mon fils ne travaille pas et refuse de chercher du travail faut-il l’aider à finir les fins de mois ? Ou bien mon pére ne sait pas gérer son budjet et malgré tous les conseils donnés par de nombreuses personnes, il continue de mal gérer ses finances faut-il l’aider financiérement ou pas? un enfant se drogue , faut-il l’aider financièrement? Que nous demande le Seigneur dans ce genre de situations? D’un coté on voudrait etre juste et d’un autre nous sommes tiraillés par les sentiments envers les menbres de notre famille on est culpabilisé de ne pas aider un proche mais également culpabilisé de l’aider car on se dit que aider ne l’aidera pas non plus et pour compliquer le tout on se dit que tant qu’ils n’aurons pas donné leur coeur a Jésus il n’y aura pas de solution Merci de votre réponse

    • Bonjour,

      Ce qui est certain c’est que la Bible nous demande de prendre soin de notre famille (1 Timothée 5:8). Pour ce qui concerne le cas de figure que vous évoquez, on ne peut pas donner une consigne à appliquer de manière systématique car il existe autant d’individus que de situations. La meilleure des choses c’est de se laisser guider par le Seigneur qui vous conduira chaque jour selon ce qui est juste. En effet, il peut vous demander aujourd’hui d’aider financièrement ce membre de la famille, car même s’il boit , se drogue ou dilapide son argent dans des futilités, il a aussi besoin de manger. N’oublions pas que les personnes dépendantes ont besoin de délivrance. Il y a donc tout un travail à effectuer dans la prière et l’évangélisation.
      Demain Dieu peut vous dire de ne pas intervenir car il a d’autres plans pour cette personne.  » A chaque jour suffit sa peine ». Le fait de se laisser conduire par le Seigneur présente l’avantage d’être certain d’avoir bien agi, sans avoir été influencé par la chair. Comme c’est Dieu qui est au contrôle, la personne dans le besoin reçoit l’aide qu’il lui faut au moment où il le faut.

  5. Merci pour votre réponse éclairée par l’Esprit du Seigneur Jésus ,j’étais arrivé a la meme conclusion que vous.Il est bon de demander conseil à des frères fondés dans la foi mais le problème est souvent le meme , nous ne savons quoi penser et comme nous sommes préssés nous nous accrochons a ce que les autres nous disent plutot que d’aller aux pieds du Seigneur et d’attendre avec patience sa réponse.Nul de nous n’est parfait et je préfère me tromper en ayant appliqué sincèrement ce que je croyais etre juste devant le Seigneur plutot que de me tromper en ayant écouté un homme, Soyons également honnetes de reconnaitre que si un frère nous donne un bon conseil mais qui n’est pas applicable dans notre cas l’Esprit nous averti le tout est de l’écouter .Dans tous les cas ne nous décourageons pas et persévérons.Le Saint-Esprit nous enseignera et nous montrera toutes choses il ne nous condamne pas pour nos erreurs mais désire nous enseigner afin que nous soyons àl’image de Christ .Merci Seigneur et merci à toute l’équipe des Dokimos

  6. Très beau témoignage à la Gloire de notre Merveilleux Dieu. Je vous enverrais le mien bientôt, car le Seigneur a fait des merveilles dans ma vie. A Lui soit toute la Gloire aux siècles des siècles !

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