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Home Enseignements Devenir une seule chair. 1ère partie : le mode d’emploi mondain

OU SOMMES NOUS ?

Du sexe… Partout ! Dès que j’ouvre les yeux, des images, des pubs, des affiches…. à n’en pas finir… ! Les strings et les bikinis s’exhibent ici et là, tels des emblèmes sensuels en mouvement…

Du côté des places publiques, il y a une parade, une marche des fiertés (gay pride), suivie d’une manifestation, l’Existrans. Les participants revendiquent des statuts adaptés à leur sexualité, parce qu’apparemment, les institutions publiques ne se consacrent pas assez à faire reconnaître leurs vertus par leurs concitoyens…

Quand je cherche à comprendre ce qui fragilise autant les relations conjugales, je constate avec effroi que les tourtereaux de notre temps ont plus de craintes pour les sensations qui les attendent au lit que pour l’harmonie qui s’instaurera dans leur foyer….

Intrigué de savoir comment les choses risquent de finir, je me suis interrogé sur ce que l’avenir nous réserve. C’est ainsi que j’ai aperçu des enfants qui, dans leur innocence, ont développé de curieuses façons de jouer au docteur. Le problème, c’est que ces manières sont si hétéroclites que l’issue du jeu peut parfois se terminer au conseil de discipline, quand ce n’est pas au tribunal… ! Désireux de comprendre où ces enfants vont chercher autant d’imagination, je constate, ébahi, qu’ils s’inspirent de ce que leur ont présenté une certaine beurette insoumise et une dame qu’on nomme communément : granny mama 

Confus, j’ai décidé de regarder en arrière, cherchant l’explication de l’origine de toutes ces choses. Et il semble que tout aurait commencé quand les femmes, après s’être réveillées au milieu du XXième siècle, ont déclenché une révolution avec pour seules armes en main des pilules contraceptives….

Redoutant encore une autre dose d’incompréhension, j’ai fermé les yeux :

Pourquoi est-ce si important de maintenir les pulsions des honnêtes gens au plus haut niveau, au point de les harceler quotidiennement ?

Depuis quand affirme-t-on son identité en exposant publiquement ses orientations sexuelles ?

Sur quoi se base-t-on pour évaluer la légitimité d’un couple à partir d’une prestation sexuelle ?

Comment granny mama et la beurette insoumise ont pu si aisément usurper l’autorité parentale ?

Et qui a prétendu pouvoir affranchir la gent féminine d’une oppression sociale en leur distribuant des pilules contraceptives… !?! Et puis que faisaient-elles avant le XXième siècle ?

Beaucoup de questions, peu de réponses, aucune logique….

Voulant discerner la bonne attitude à avoir au milieu de cette génération sexualisée, j’ai porté mon attention sur ceux et celles qui, comme moi, aiment Jésus et cherchent à Lui plaire. Mais, entre la « King James Bible » et la « Queen James Bible », le sujet – comme beaucoup d’autres d’ailleurs – nous divise. Malheureusement, rares sont les points où les chrétiens peuvent tous se retrouver, à croire que les Evangiles ne donnent aucune consigne concernant les orientations sexuelles….

Décidément, il y a ici-bas comme un manque de clairvoyance sur le bon usage de nos organes génitaux ! Il devient donc nécessaire de découvrir (ou de redécouvrir) leur véritable rôle dans nos vies. D’où la volonté de lever le regard plus haut, vers le Créateur du ciel et de la terre, et de se demander : « Que suis-je censé faire du corps dont Il m’a formé ?».

 Après avoir organisé un temps de rencontre sur la sexualité avec les jeunes de mon assemblée, il m’a paru important de briser ce pseudo-tabou en abordant ce sujet. Tout d’abord, les chrétiens ne sont pas qu’esprit, et ils peuvent donc être influencés par « les exigences de la chair ». Ensuite, aussi incroyable que cela puisse paraître, beaucoup de jeunes d’aujourd’hui vivent sous pression. Ils ont l’air d’avoir oublié que l’homme ne vivra pas de sexe seulement, et qu’être vierge à 25 ans n’est ni un crime (en tout cas pas aujourd’hui en 2018), ni du mépris envers le sexe opposé, et encore moins un signe de faiblesse…  Après la séance en groupe, j’ai pensé qu’il pourrait s’avérer intéressant pour d’autres chrétiens (même adultes) que certaines idées nées de nos discussions soient partagées, ne serait-ce que pour initier des échanges.

VOUS ÊTES A SEXLAND, BIENVENUE !

            « Je vous en conjure, filles de Jérusalem, par les gazelles et les biches des champs, ne réveillez pas, ne réveillez pas l’amour, avant qu’elle le veuille » (Cantique des Cantiques 3 : 5).

Pardonnez mon dédain, ma chère Sulamithe, mais qu’elles soient de Jérusalem ou d’ailleurs, les filles d’aujourd’hui ne savent plus attendre. Ce n’est pas contre vous, ni par mauvaise volonté, mais c’est qu’à notre époque, l’attente est devenue trop longue, d’autant plus qu’on leur a bien fait comprendre que perdre du temps est un manque de sagesse. Du coup, elles préfèrent se lancer à la quête du bonheur par leurs propres moyens.

 Cette précipitation de nos contemporains à vivre les expériences sensuelles n’est pas si étonnante, car il est courant dans notre culture populaire de penser que la sexualité doit être expérimentée en toute liberté – du moment où il y a consentement – et qu’il faille donc s’émanciper des « règles hypocritement morales » pour atteindre un degré de plénitude. Ainsi, ceux et celles qui décident de gérer leur sexualité en respectant certains principes (religieux, philosophiques…) donnent l’impression de rester enfermés dans des règles dépassées, et de se priver d’occasions de s’épanouir. Cette notion de sexualité comme signe de liberté a engendré un certain mépris envers tout ce qui se rapproche de près ou de loin à l’abstinence. D’où cette éternelle réplique qui nous est inlassablement renvoyée à la figure : « On n’est plus au Moyen Âge »… Dans le fond, nos concitoyens n’ont rien contre le Moyen Age, période médiévale où se construisaient de belles cathédrales et de grandes nations, mais en réalité, c’est le concept de la chasteté qu’ils refoulent.

 Dès lors, on remarque par cette expression que, dans l’esprit des gens, l’Histoire post-romaine est dissociée en deux grandes périodes : la première, celle du Moyen Âge, qui serait l’époque de la captivité sexuelle – à croire que les sous-vêtements de l’époque étaient cadenassés et que le curé du coin en remettait la clé le jour du mariage – et celle d’aujourd’hui, qui serait « l’époque Open-bar », où l’on rattraperait le temps perdu en goûtant à tout ce qui bouge, et où tout est permis pour se faire plaisir, se sentir bien dans sa peau, et savourer l’instant présent sur un air de libérée, délivrée… Faiblesse d’esprit, quand tu nous tiens…

Depuis la fin du Moyen Âge, notre civilisation a effectivement connu des changements dans le domaine socioculturel. Cependant, compte tenu des progrès sociaux réalisés, on a tendance à se flatter, jusqu’à oublier, dans notre vanité, que « ce qui a été, c’est ce qui sera, et ce qui s’est fait, c’est ce qui se fera, il n’y a rien de nouveau sous le soleil » (Ecclésiaste 1 : 9). En effet, les plaisirs du corps pouvant influer dans les enjeux du pouvoir, les normes sexuelles d’une civilisation sont toujours fixées par le régime dominant. Si l’on considère la sexualité selon les époques, on note que les désirs, pratiques et expériences sexuelles ont peu changé, les « révolutions » menées n’ont fait qu’évoluer leurs normes.

 Reprenons l’exemple du temps médiéval. La chute de l’empire romain d’Occident a permis au catholicisme d’étendre son autorité papale. Dès lors, soucieux d’assouvir son pouvoir clérical sur le continent, le système religieux de l’époque s’est retrouvé à instaurer des règles dans plusieurs aspects de la vie féodale, notamment en ce qui concerne les conditions d’accouplement. Ayant utilisé entre autres les thèses d’Augustin et de Jean Cassien, l’Église a décidé d’attribuer à la sexualité – plus précisément à partir du VIième siècle – une connotation charnelle péjorative. Elle ne lui a donc attribué qu’un rôle procréateur, allant jusqu’à définir la position du « missionnaire » comme la seule autorisée. Si on pouvait résumer le rôle de la sexualité de l’époque féodale dans toute son intégralité, ça donnerait pour maxime : « L’homme quittera son père et sa mère, s’attachera à sa femme, et les deux…. auront des enfants ».

Sans parler des pénitences religieuses et de la menace de la colère divine, il y avait aussi une pression sociale. Les jeunes de l’époque ne jetaient pas leur dévolu sur quelqu’un sur un coup de cœur. Bien que l’Église défendît la thèse du consentement des époux, il arrivait fréquemment que les mariages soient des pactes d’alliance entre les familles. La situation était donc délicate pour les hommes comme pour les femmes : ce qu’on appelle aujourd’hui « un accident de parcours » pouvait non seulement détruire la vie des personnes concernées, mais aussi dégrader la réputation de toute une famille (à l’exemple d’Héloïse d’Argenteuil et de Pierre Abélard). Dans de telles conditions, le vœu de chasteté pouvait être fait plus par oppression que par vocation. « La crainte n’est pas dans l’amour, car la crainte suppose un châtiment, et celui qui craint n’est pas parfait dans l’amour. Pour nous, nous L’aimons, parce qu’Il nous a aimé le premier » (1 Jean 4 : 18-19).

 Cependant, la vie sexuelle au niveau de la couche populaire ne reflétait pas forcément la doctrine de l’église, et il y avait plus de liberté qu’on ne pourrait le penser. Comme le témoigne le récit « Tristan et Iseult « , écrit au plus tard au 12ième siècle, les couples aspiraient tout de même à de la romance dans leur relation. Ainsi, ceux et celles qui vivaient aux temps féodaux n’étaient ni plus spirituels et ni plus vertueux que nous, mais étant donné les normes, ils devaient contenir leurs désirs sexuels conformément aux intérêts socio-religieux.

Depuis, les enjeux sexuels ont énormément changé.

Si l’on compare les procès de l’époque traitant des cas d’adultère avec ceux d’aujourd’hui, on constate que les sentences prononcées cachaient des intérêts socio-économiques. A l’époque, une femme accusée d’infidélité risquait gros – comme de perdre sa position sociale et de finir sa vie au couvent –, car son acte était considéré comme une offense au pouvoir ecclésiastique. Alors qu’aujourd’hui, pour la même accusée, l’enjeu ne serait pas de sauver la face mais plutôt de réussir son divorce, en s’assurant que la rupture avec le mari garantisse ses droits de propriété privée, et qu’elle n’ait rien à craindre pour sa voiture, son salaire, sa maison, la garde des enfants et son potentiel de séduction. A croire que maintenant, ce n’est plus l’adultère qui cause le divorce, mais que, si un divorce peut rapporter gros, il est plus facile de se laisser hasarder à l’infidélité…. « Telle est la voie de la femme adultère : Elle mange, et s’essuie la bouche, puis elle dit :  »Je n’ai point fait de mal » » (Proverbes 30 : 20).

 OUVREZ LES YEUX, MAMMON VOUS TIENT PAR LA BRAGUETTE !

 Aujourd’hui, les normes de la sexualité sont fixées selon les intérêts du capitalisme libéral, dont la pierre angulaire est la propriété privée. Avec les règles du libre-échange – libre circulation des capitaux, des marchandises, des services et des personnes – le capitalisme s’est élargi à l’échelle mondiale en y développant l’activité commerciale et l’industrielle, et il se régule théoriquement par la législation nationale et la conscience morale.

 Néanmoins, entre l’éternelle recherche du profit, la concentration des biens, le système de crédit, et les lois de la concurrence, l’économie de marché se veut de plus en plus exigeante, au point de faire du libre-échange un arrêté d’échanges (le système capitaliste ne pouvant pas se passer trop longtemps d’un manque de circulation de monnaie). A force de jouir du capital en opprimant le pouvoir politique et la conscience morale, notre modèle économique fait de notre société un monde conforme à la logique financière, où toute nécessité humaine se pourvoit selon les fluctuations du marché. Alors, pendant que la plupart des personnes s’intéressent aux capacités qu’a l’économie de marché de créer des richesses – ou plutôt : plus de richesses – en portant une attention aux prix selon l’offre et la demande, peu d’hommes et de femmes se soucient des répercussions du marché sur leur personnalité. Car il faut dire que le capitalisme, en lui-même, ne considère pas l’Homme comme un être conscient constitué de corps – sexué ! –, d’âme et d’esprit avec des besoins physiques, psychiques et spirituels. Non, non, pas du tout ! Car le marché crée des richesses certes, mais dans sa manière de fonctionner, il ne voit chez l’être humain qu’un producteur qui propose des offres et un consommateur qui communique des demandes. Tout le reste (ses principes, convictions, envies, passion, désirs…)  ne sont que des détails qui peuvent éventuellement devenir des arguments de vente au moment voulu… « Tout le travail de l’homme est pour sa bouche, et cependant ses désirs ne sont jamais satisfaits » (Ecclésiaste 6 : 7). En d’autres termes, ce n’est pas l’homme qui fait le marché, c’est le marché qui fait l’homme.

Alors, pour que le marché du sexe crée le plus de richesses possibles, l’économie de marché aura besoin – à l’aide de l’industrie médiatique – que l’offre et la demande concernant les rapports sexuels soient axées sur une maxime assez simple : « L’homme…  jouira ». Il n’y a donc plus de père, plus de mère, même pas de femme…. Juste une seule chair ! Il se trouve justement qu’il est plus avantageux pour le capitalisme que la société soit individualiste et, c’est ici l’enjeu de la sexualité vis-à-vis de l’oligarchie financière (par oligarchie j’entends : Ensemble des propriétaires de banques qui profitent de l’activité économique sur le dos du salariat ET du patronat en manipulant les cours du marché) : « Tant que l’individu percevra le sexe comme source de jouissance personnelle et d’estime de soi, il sera plus enclin à se plier aux instances du marché. » Pour ajuster l’offre selon la demande, les instances de la finance et de l’industrie conditionnent les consommateurs et concurrencent les producteurs :

  • D’un côté, le marché s’assure qu’il y ait des consommateurs pour cautionner la demande :

            L’enjeu de la demande est de pousser le consommateur à extérioriser ses pulsions par l’acte d’achat. Et c’est pourquoi, la mode vestimentaire, les arguments de vente (même pour les produits de base), et même les techniques de communication ne visent qu’à stimuler ces pulsions. Ainsi les aspects d’une vie de couple deviennent sujets d’acte d’achat : Pour séduire, il faut payer (d’où le concept populaire à l’américaine « Bagnole-ciné-resto… 1er soir ? »), pour entretenir son couple, il faut payer (« caprice bien comblé, rétribution sexuelle méritée »), quant à l’éducation des enfants…. Aïe, payer ne suffit plus ! Il est légitime de vouloir s’épanouir, mais la sexualité ne se résume pas à de la jouissance. Parmi les oiseaux du ciel, regardons les inséparables (nom scientifique : Agapornis). Ils ne se séduisent pas à l’aide d’un coach, d’un statut social ou du pouvoir d’achat, ils n’expriment pas leur complicité uniquement en s’accouplant, et pourtant ils demeurent inséparables. Alors qu’en est-il de nous, créés à l’image de Dieu, ne devons-nous pas expérimenter la même providence ? « Vous demandez, et vous ne recevez pas, parce que vous demandez mal, dans le but de satisfaire vos passions » (Jacques 4 : 3).

De plus, exploiter les désirs sexuels à des fins économiques suppose non seulement que le consommateur aille jusqu’au bout de ses envies – par l’acte d’achat, bien-sûr ! –, mais surtout que toutes les convoitises charnelles et déviances sexuelles soient permises, voire requises, pour une économie prospère. De ce fait, il n’y a plus ni hommes ni femmes, il n’y a plus ni hétéros ni homos, il n’y a non plus ni transsexuels ni bisexuels, il n’y a même ni adultes ni enfants, et l’heure vient, et elle est déjà là, où il n’y a plus ni humain ni humanoïde ; chaque individu est incité à considérer son propre corps comme une propriété privée, et à consulter l’offre marchande afin de l’entretenir selon ses envies, de l’user selon ses désirs, voire même de le corriger selon ses penchants… Ayant repéré l’ampleur potentielle de la demande, l’appareillage du capital a saisi l’occasion pour fignoler aux consommateurs un marché qui corresponde à leur désirs, et des soutiens institutionnels (ex LGBTi ) pour rassurer la clientèle. Alors attention, il ne s’agit pas de remettre en question le droit de liberté des homosexuels, ni de mépriser leurs manifestations où s’exposent leurs souffrances et leurs craintes. C’est juste que, s’il arrivait par hasard que les chirurgiens esthétiques devenaient bénévoles, que les homos-trans manifestaient moins d’intérêts envers l’adoption infantile, ou s’ils perdaient juste un peu trop de pouvoir d’achat, alors l’attention que les médias et la classe politique portent à la communauté gay ne ferait pas long feu. En attendant, avec le soutien médiatique et politique dont bénéficie le lobby LGBTi, ses membres ont de quoi être en confiance avec leur sexualité.

Quant à nous, chrétiens, nous n’avons pas à juger les homos-trans, car certes, ce n’est ni la loi Taubira, ni les préservatifs, ni même les églises pro-gay qui sauront les épargner de la colère à venir. Néanmoins, ce n’est pas en les persécutant, à coup de lévitiques, qu’on leur rendra service. Ils sont en effet déjà conscients qu’ils ont brisé les lois de Dieu, de même que nous autres d’ailleurs. Car devant le Dieu juste, pécher = mentir = voler = forniquer = tromper = tuer, et il n’y a point d’acception de personnes. Nous n’avons rien à gagner à leur témoigner de l’arrogance ou de la prétention. Il faudrait simplement leur rappeler – avec un amour sincère de préférence – que c’est bien beau de parler de liberté, mais que « celui qui se livre au péché est ESCLAVE du péché » (Jean 8 : 34), surtout que le capitalisme, qui n’a rien à craindre du péché, réduit la liberté au désir, et le désir à l’acte d’achat. Bien sûr, il est plus raisonnable d’assumer ses orientations sexuelles que de renier sa personnalité, mais si l’œuvre de la Croix a pu délivrer une panoplie de pécheurs, il n’y a pas de raison qu’elle ne puisse rien faire pour eux. « Nous donc aussi, puisque nous sommes environnés d’une si grande nuée de témoins, rejetons tout fardeau, et le péché qui nous enveloppe si facilement, et courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte » (Hébreux 12 : 1).

  • D’un autre côté, le marché s’adosse sur les producteurs pour soumettre des offres :

            La mission du producteur – qu’il l’accepte ou pas – est de fournir au marché des offres à proposer, offres censées correspondre aux besoins du consommateur, qu’elles soient naturelles (l’eau potable, l’énergie, l’alimentaire, la santé), artificielles (alcool, tabac, luxure…), ou fictives (smartphones, bouquets TV, Air Nike…). Et, soucieuse de favoriser la circulation des biens, l’économie de marché compte répondre aux besoins en misant sur l’industrie. Pour chaque besoin sera développée une industrie (agro-alimentaire, pharmaceutique, automobile…), et le sexe est évidemment de la partie. Alors, dans l’industrie du sexe, l’argument de vente du producteur sera de présenter l’ensemble des relations et rapports sexuels (réels ou virtuels) comme un simple besoin naturel. Présenter la sexualité comme un besoin naturel n’a rien de malhonnête, mais disons que le marché a su favoriser la situation à son avantage. Les hommes, c’est bien connu, ressentent leurs besoins sexuels sous forme de pulsions. Comme pour une femme face à une belle bague, l’homme face à « une beauté » est submergé par une envie de la mériter, de la gagner, de la posséder… Mais, et c’est de bonne guerre, les femmes ne se laissent pas toujours gagner ; s’en suit donc pour les hommes – que l’époque a rendus capricieux, susceptibles et immatures – humiliation, frustration, et manque de confiance. C’est là que l’industrie du sexe intervient, telle une consolatrice, et leur propose l’art de la masturbation pour se satisfaire sans risquer une énième humiliation. Destinée à la gent masculine, l’industrie pornographique – à l’aide du marché des nouvelles technologies – produit la sexualité virtuelle (magazines, vidéos, poupées, jadis le téléphone rose…), une sexualité où le consommateur trouve enfin satisfaction selon ses fantasmes.

Malheureusement pour le consommateur, ce qui est vécu dans le réel, est réel, ce qui est vécu dans le virtuel, est virtuel, et dans un environnement virtuel, les besoins supposés être naturels sont en réalité artificiels. Ces besoins ne pouvant être comblés naturellement, le consommateur demeure insatisfait, jusqu’à en devenir « accro ». Obnubilé dans sa sexualité virtuelle, il s’isole de plus en plus et plonge inconsciemment dans la solitude. Il est vrai que beaucoup d’hommes qui se réfugient dans la sexualité virtuelle ont une vie sociale (amis, collègues, famille…), sauf que la solitude d’un homme ne s’évalue pas en fonction de son réseau d’amis, mais de sa capacité à s’impliquer dans la vie communautaire. La solitude ne dépendant pas des autres, mais de soi-même. Quant au marché, l’isolement est pour lui une aubaine, car – comme vu plus haut – plus la société est individualiste, plus il y a des échanges de biens, ce qui implique qu’avec la sexualité virtuelle, l’industrie du sexe produit de la richesse en profitant de la solitude des hommes. Si les solitaires n’ont rien d’autre qu’un jardin virtuel pour satisfaire leurs besoins naturels, et si en plus, l’isolement qu’ils cultivent dégrade la conscience collective, alors « il n’est pas bon que l’homme soit seul » (Genèse 2 : 18), vraiment pas bon… Le cas n’est évidemment pas désespéré pour les accros du porno, car s’ils se mettaient à créer des liens – réels et solides – avec les gens de leur entourage, et s’ils manifestaient plus d’intérêt envers leurs prochains, ils passeraient moins de temps à chercher du plaisir dans le monde virtuel.

 Pour répondre aux demandes plus ou moins immatures de clients potentiels, l’industrie du sexe bombarde ses offres sur tous les supports de communication, attisant inévitablement la curiosité des enfants qui, dans leur innocence, découvrent comment sont faits les bébés… Elle a sans doute des choses intéressantes à montrer en prestation sexuelle, mais l’industrie du sexe ne peut être adaptée à un public infantile, car, bien qu’elle maîtrise son art en matière de sexe (qu’on peut voir comme le « Comment on couche ?»), elle ne présente absolument rien d’édifiant sur la sexualité (à savoir, le « Pourquoi on couche ?»). Un adulte – immature ou non – qui consulte un site pornographique a déjà sa propre conception de la sexualité, mais qu’advient-il d’un enfant, qui ne voit dans la sexualité qu’un moyen de jouer, d’impressionner les copains, ou d’embarrasser les parents ? « Instruis l’enfant selon la voie qu’il doit suivre, et quand il sera vieux, il ne s’en détournera pas » (Proverbes 22 : 6).

Avant de s’inquiéter de la planète qu’on laissera à nos enfants, il faudrait se préoccuper des enfants qu’on laissera à cette pauvre planète ! Et vu la situation actuelle, la question n’est plus de savoir dans quelle voie l’enfant doit être instruit, mais de savoir par qui il est instruit. On recense en effet beaucoup de cas où les parents, trop dépassés par les systèmes de communication, ne savent plus comment contrôler l’accès de leurs petits à la pornographie, sans parler de ceux qui, trop occupés à gagner (ou perdre ?) leur vie, ne prennent pas le temps de porter une attention particulière à leurs enfants. S’il ne leur reste que le système médiatique pour explorer leur monde, si les enfants n’ont que des images impudiques pour stimuler leur imagination, il n’y a pas à s’étonner qu’ils développent leur perception sexuelle sur des conceptions sensuelles, et qu’ils attribuent à la pornographie un rôle de pédagogue dévoilant tous les secrets sur les relations garçons-filles. La situation n’a pas l’air de perturber le monde marchand, bien au contraire, si les troubles d’identité sexuelle lui permettent de conditionner une future génération de consommateurs…

Quant à la « génération 68 », elle a relégué loin derrière elle les anciennes mœurs et nous lègue un nouvel idéal de liberté, où la sexualité féminine n’est plus légitimée par des obligations procréatrices ou conjugales, mais par sa mission à satisfaire la libido. Avec la révolution des mœurs dont bénéficie la gent féminine, les acquis sociaux et l’accès aux moyens de contraception sont devenus comme la clé de voûte de l’égalité dans les rapports homme-femme. Mais cette conception porte à confusion, car les arguments de certaines militantes donnent l’impression que toutes nos aïeules des civilisations passées étaient, durant des siècles, opprimées ou abusées par des régimes patriarcaux, et que les femmes se seraient enfin mises à revendiquer leurs droits pile au moment où la société de consommation fait son apparition… Hasard, ou coïncidence avec les besoins financier ?

 En outre, cette prise du pouvoir au féminin peut se percevoir comme une réplique à la malédiction d’Eve, suite au péché originel : « Dieu dit à la femme : ‘J’augmenterai la souffrance de tes grossesses, tu enfanteras avec douleur ; tes désirs se porteront vers ton mari, mais il dominera sur toi » (Genèse 3 : 16). Car pour s’épanouir, il est proposé aux femmes de contrôler leur fécondité selon leurs besoins – ou plutôt selon leur carrière professionnelle –, et de s’imposer dans leur foyer. Pour les guider dans leur démarche, le marché propose d’une part des offres liées à la contraception – au bénéfice de l’industrie pharmaceutique – et d’autre part, des services qui les aident à bien « gérer » leur couple. D’où le succès des sites de rencontre (plateformes où même le charme devient virtuel), ou des jeux de rôles coquins pour les plus exigeantes.

En fin de compte, il semble que l’émancipation des femmes ait désorienté quelques hommes qui ne savent plus quel rôle jouer dans leur foyer. Parmi eux, il y en a qui,  »jouant le jeu », se déresponsabilisent face à une épouse toute-puissante, et d’autres qui, par lâcheté ou lassitude, désertent le foyer, privant les enfants d’une autorité paternelle. Compte tenu de la quantité de mères célibataires capables d’assumer seules la charge du foyer, on constate que l’évolution des mœurs a effectivement amélioré la condition sociale des femmes. Mais, entre la pression qu’elles subissent – le fait de devoir gérer enfants, travail, factures, vie sociale, prédateurs-dragueurs, santé, grossesse, libido… et le tout, avec ou sans compagnon – et les instances du marché, c’est à se demander si cette libération ne les a pas emprisonnées dans leur indépendance.

Telle est donc la finalité de la sexualité de notre société : une stratégie commerciale qui, dans le but de maximiser les échanges, réduit toute motivation sexuelle à l’irréductible dialectique marchande : « Je baise donc je suis ». À croire qu’il est primordial pour chacun d’avoir une vie sexuelle et que, peu importe la manière dont il est pratiqué, le sexe reste le bienfaiteur du bonheur…. Bien que le rôle de la sexualité ne soit pas présenté tel quel dans les médias, c’est ainsi qu’elle est perçue au quotidien. Cela indique que, contrairement à d’autres civilisations qui imposaient un ordre établi par la force et l’intimidation, la nôtre a la sournoiserie de propager un « désordre organisé » par le mensonge et la manipulation. Par exemple, pour un couple uni, il y a un loyer à payer, un frigo à remplir et une facture d’électricité à honorer, tandis qu’avec des divorcés, on a deux loyers, deux frigos, deux factures… Et donc deux fois plus de mouvements de capitaux. Malgré le désordre social et/ou moral apparent, le marché continue à se développer. Vu la finalité du sexe, pas étonnant que la continence, la chasteté, l’abstinence et même le burkini soient marginalisées dans la société. Il est sans doute plus sage d’attendre qu’une relation devienne solide avant de la concrétiser sexuellement, mais dans le monde féérique du capitalisme, le temps, c’est de l’argent, et  » l’attente de l’amour  » n’est pas assez rentable.

Tout intérêt n’est cependant pas perdu pour ceux qui se réservent pour le mariage, malgré le marché, qui décidément dévore tout sur son passage. Car celui-ci s’attaque à la virginité avec sa nouvelle industrie de dépucelage ; il existe en effet un bar spécialisé au Japon communément appelé : « Lost Virgin Café », où les consommatrices qui y vont s’imaginent, dans leur manque d’assurance, qu’elles s’approprient une crédibilité avec une première expérience. Il y a aussi des annonces alléchantes qui apparaissent sur le Net, où des productrices proposent leur excitante virginité aux plus offrants, pour tenter de jeunes personnes à offrir leur virginité contre des frais d’études ou contre le prix d’une maison ! Avec en plus l’ubérisation du sexe (prostitution entre particuliers), de plus grands défis attendent ceux qui comptent se préserver pour la vie conjugale.

Il n’est évidemment pas souhaitable de se retrouver au Moyen Âge, mais on a tellement peur d’y retourner, dans le passé, que nous ne faisons qu’accélérer le pas vers un futur incertain sans même anticiper les crises qui nous attendent. Il y a notamment le phénomène du masculinisme, de la montée du sexodus (MGTOW dans l’occident, ou hommes herbivores au Japon), de l’inévitable tempête de la sexualité virtuelle, sans parler du fait qu’il sera de plus en plus difficile de différencier les personnes sexuellement bios des transsexuels et femmes robots…. Alors, à l’heure où même les princesses commencent à préférer le dragon au vaillant héros, les normes sexuelles ont besoin d’être remises en question avant que les hommes et les femmes ne finissent sérieusement par se méconnaître.

Au reste, quoique puisse coûter une relation amoureuse, le choix nous appartient : Se fier au marché, ou marcher par la foi.

 

 

 

Edyson Zele

 

A suivre dans une 2nde partie: Et l’amour dans tout ça?

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16 Réponses de cet article
  1. Gloire à Dieu pour cette article, qui nous fait prendre conscience de l’esclavage que l’homme a du marché qui soit du sex ou autres, seul motivation RENTABILITE, plus aucunes MORALITE…

    Vivement le Ciel !

    Je bénis Dieu pour la syntaxe qu’Il a inspiré.
    Courage et bonne continuation.

  2. J’ai écouté le témoignage de la soeur qui était musulmane et qui a reçu Jésus dans son coeur mais selon moi, dans cette vidéo, je pense avoir compris qu’elle continue sa profession de psychiatre. Confirmez-vous que être disciple de Christ ne permet pas d’être psychiatre ?

    • Bonjour,

      La psychiatrie est une branche de la médecine qui s’occupe des maladies psychiques. En tant que chrétiens, nous savons que Jésus peut guérir toutes les maladies et toutes les possessions, est-ce pour autant que l’on doit arrêter de devenir médecin ? Avez-vous renoncé à aller chez le médecin ou à prendre un médicament quand vous êtes malade alors que Jésus pourrait vous guérir instantanément?
      Vous en conviendrez que la réponse est non. Le miracle c’est pour les enfants de Dieu, quoique Dieu fait grâce au inconvertis bien plus souvent qu’on peut le penser, la médecine c’est pour tout le monde.
      Et s’il n’y a ni médecin ni infirmier chrétien dans les unités psychiatriques, comment l’évangile aurait-il une chance de parvenir auprès des gens qui sont atteints de ces troubles?

  3. J’ai personnellement un traitement psy. 3 ou 4 fois, j’ai arrêté ce dernier et je n’était plus bien donc je l’ai repris. Mais je comprends que la psychiatrie est dangereuse car un comprimé peut ôter des hallucinations sans que l’on chasse l’esprit qu’il y a derrière. Jésus et les apôtres n’avaient pas besoin de traitement psy pour venir en aide aux possédés. Alors pourquoi il en serait autrement de nos jours ?

    • En effet, c’est bien connu que les psychotropes ont beaucoup d’effets secondaires. C’est une solution humaine et donc bien entendu cela ne chasse pas les démons. Il en va de même pour n’importe quel médicament. Ce que nous disons c’est qu’il est bon que des chrétiens accèdent au domaine de la psychiatrie (notamment en étant personnel soignant) afin d’apporter l’évangile et donc aussi la délivrance. Les hôpitaux psychiatriques sont remplis de gens en grande souffrance et on n’y accède pas n’importe comment, donc si le Seigneur ouvre une porte pour l’un de ses enfants il faut bénir Dieu.
      Pour ce qui est des malades qui refusent Jésus, nous disons tant mieux si les médicaments peuvent les soulager durant leur vie terrestre. Donc oui, dans l’idéal, ce serait parfait que tout le monde se tourne vers Jésus et trouve la délivrance auprès de lui, mais nous savons que la réalité est tout autre.

  4. En même temps, le personnel soignant dans un centre psychiatrique n’a pas le droit d’évangéliser à cause de la loi sur la laïcité.

  5. Dans les débuts de ma conversion, un ami pasteur m’a dit de ne pas faire de prosélytisme sur mon lieu de travail.
    En moi-même je me suis dit, si le Seigneur me demande de témoigner je le ferai. Et c’est ce qui s’est passé, j’avais témoigné de Jésus-Christ à mes collègues et je sentais qu’il fallait aussi que je témoigne au Directeur Général et au Président Directeur Général qui était ensemble dans un même bureau.
    Notre Dieu et Seigneur Jésus-Christ a permis que je témoigne, et je n’ai jamais eu de problèmes. Attention de ne pas tomber dans la sagesse humaine, qui est charnelle et diabolique, selon Jacques 3 : 15. Lorsque Dieu veut qu’on témoigne, peu importe la loi sur la laïcité car la loi Divine est bien au-dessus et notre Seigneur Jésus-Christ nous protège.
    Alain

  6. Commentaire :Effectivement, j’étais enseignante dans une ecole catholique, quand j’ai commencé a mettre en pratique la parole de Dieu. je me suis retrouvé virer en fin d’annee. la responsable et les collegues auront souhaité que je m’alligne au règlement de l’école: enseigner que marie est maman de Dieu et que pour parler a Dieu il devait passer par marie l’immaculée.

  7. Vatinel, merci d’avoir laissé votre commentaire car il est vrai que moi-même j’ai parlé de Jésus à mon travail mais il me faut être vigilant car mes propos ont déplus à un collègue musulman et mon chef l’a entendu : il nous a dit d’arrêter de parler de Dieu au travail. Bien sûr, si Jésus permet que je parle, je ne tiendrais pas compte de la volonté de mon chef.

  8. @marie-laure : merci pour votre témoignage et je vous félicite pour le fait que vous avez préféré mettre en pratique la Parole plutôt que renier Jésus !!! C’est encourageant.

  9. il y a trente ans on m »a parlé de Jésus et meme si j’étais plutot religieux et en tout cas ignorant quand au véritable évangile j’allais voir un psy et je prenais de fortes doses de médicaments.Le jour ou je lui ai dit que je suis devenu chrétien, il m’a augmenté les doses de médicaments et je lui ai dit qu’il ne m’est plus possible de venir le voir puisque j’ai accepté Jésus et qu’il est devenu mon conseillé.J’ai toujours pensé qu’un enfant de Dieu ne peut pas se confier à un psy car il s’occupe de l’ame , .Qui peut mieux que Dieu guérir nos blessures,nous restaurer, nous conseiller? Miraculeusement Jésus m’a guéri de ma maladie de nerfs et j’ai arreté les médicaments.Cependant, handicapé, je souffre de douleurs neuropathiques et pendant de nombreuses années j’ai supporté la douleur et refusé les médicaments au point que meme les docteurs dans les cliniques anti-douleur ne me croyaient pas quand je disais ne rien prendre.Bien entendu j’ai toujours demandé au Seigneur d’enlever ces douleurs ce qu’il n’a pas fait à ce jour.Premier constat , le fait de refuser de prendre des médicaments a aussi des conséquences et la souffrance en continu pendant des années cause des dégats d’abord dans notre entourage car la souffrance à long terme engendre de mauvaises réactions et ensuite sur nous meme Je suis maintenant retraité et après avoir vu un de mes proches souffrir d’une maladie grave,avoir vu tant de souffrances dans les hopitaux , j’ai décidé d’accepter les ant-douleurs.Le constat est que oui ça cause des dégats, trous de mémoire,fatigue etc……Je suis loin de prendre les doses qu’on m’a prescrites car je ne désire pas etre un légume, oui ça joue sur le spirituel on est moins réactif aux choses donc au péché je dois lutter pour ne pas prendre de fortes doses car il y a accoutumance mais finalement je me sens globalement mieux, le tout est de faire preuve de sagesse et d’équilibre dans les dosages avec la Grace du Seigneur Je consulte parfois les cliniques de la douleur mais les traitements ne s’améliorent pas on me propose de l’auto-hypnose , yoga , et autres choses que bien entendu je refuse.Consulter un psy une ou deux fois dans un esprit de prière et demander la sagesse au Seigneur pour savoir si il faut prendre des médocs ou pas perso je n’y voit pas de mal mais cela n’engage que moi bien entendu a condition de ne pas perdre de vue que le seul qui peut nous guérir c’est Jésus le Médecin des médecins , le Psy au dessus de tout les psy le danger est bien de mettre sa confiance dans l’homme plutot que dans le Seigneur .Je demande au Seigneur qu’il permette que de nouveaux traitements plus naturels soient fabriqués, et ce petit témoignage est pour que personne ne se sente accusé du fait de consulter un spécialiste ,oui Jésus guéri et nous avons beaucoup de témoignages en ce sens c’est merveilleux, mais il guérit quand il veut,comme il veut et si il veut.qDvb

  10. Oui notre Dieu Jésus-Christ guéri encore aujourd’hui, et Il fait ce qu’IL veut, quand Il veut, bien entendu rien ne lui est impossible. On a parfois du mal à comprendre son langage, nous avons vu à plusieurs reprises des frères et des soeurs soignés à l’hôpital et Dieu les a guéri par grâce et pour Sa Gloire et Il ne les a pas condamné pour autant.
    Parfois, nous prenons des médicaments et Dieu voit notre coeur et notre espérance que nous avons en lui. Il ne faut pas culpabiliser pour toute cela, mon épouse a été guérie miraculeusement de sa vue lors d’une réunion où notre frère demandait de mettre la main où nous souffrions. Elle l’a fait, et ceci depuis avril ou mai 2013 elle ne porte plus de lunettes qu’elle avait depuis plus de vingt ans. La même année, le 31 Octobre 2013 elle est devenue sourde à 100%. Les ORL nous ont conseillé de mettre un implant, ce que nous avons refusé et quelques temps après notre Seigneur Jésus-Christ lui a redonné environ 18% d’audition. Et contrairement à ce que nous avez dit l’ORL dans un premier temps, qu’elle ne pourrait pas avoir d’aides auditives. Et bien elles portent des aides auditives, ce qui permet de mieux communiquer même si cela ne vaut pas ce que notre Dieu a créé. Les cellules cillées sont mortes, et contrairement aux autres cellules de notre corps, celles-ci ne se renouvellent pas. Seul notre Seigneur qui Est la Résurrection peut ressusciter ces cellules. Alors vous me direz comment se fait-il que Dieu l’a guérit des yeux et que la surdité survient quelques mois après ce miracle? J’aimerai vous donner la réponse mais je ne l’ai pas, toutefois, nous continuons de lui faire confiance et s’Il le veut Il peut le faire à tout moment. Certainement, qu’il y a un enseignement à tirer dans ce que mon épouse traverse et cet enseignement est pour nous deux.
    Si je vous partage ce petit témoignage, c’est pour vous dire qu’il ne faut pas rejeter systématiquement la médecine. Moi-même, je porte des lunettes depuis mon enfance et je crois aussi que le Dieu de l’impossible que nous avons peut me guérir. Il Est au Ciel, et Il fait ce qu’Il veut (Ps 115:3) Bien entendu, avant d’aller voir un médecin ou un spécialiste adressons nous à Jésus-Christ et Il nous conduira selon Sa Volonté.
    Gardons les yeux fixés sur Jésus-Christ, malgré les épreuves que nous traversons et même si nous ne comprenons pas sans pour autant avoir péché contre Lui. Il Est au Contrôle de tout, comme il est écrit dans le Psaume 46 : 11 « Arrêtez et sachez que je suis Dieu, je domine sur la terre, l’Eternel (Yahweh) des armées est avec nous. Le Dieu de Jacob est pour nous une haute retraite. »
    Ne soyons pas comme les témoins de Jéhovah qui refusent de se faire soigner ou transfuser le sang, sans nous en rendre compte on peut tomber dans les mêmes travers. Même si nous ne refusons pas les transfusions de sang. En ne voulant plus prendre de médicaments, sans avoir d’abord consulté Dieu, n’est-ce pas la même chose que de refuser les transfusions sanguines? Nous croyons que notre Dieu n’a pas changé, toutefois, Il permet des épreuves telles que les maladies et cela est pour notre instructions et faire grandir notre foi quoiqu’il nous arrive ici-bas.
    Bon courage à tous, je ne suis pas meilleur que quiconque et moi aussi parfois je me pose des questions sur tous ces sujets. Cependant et en conclusion, j’ai vécu environs 7 ans de dépression avec deux tentatives de suicide et dans le coma et avec plus de trente médicaments par jour. Aujourd’hui en 2018, âgé de 72 ans, je n’ai plus aucun médicaments et je n’ai aucune séquelles de cette maladie et cela depuis plus de vingt ans.
    Que notre Dieu vous garde dans Sa Paix en Jésus-Christ.
    Alain.

  11. Bonsoir,
    Concernant la guérison je pense que chacun à sa foi la dessus… Personnellement je ne fais pas confiance à la médecine j’ai eu quelques expériences désagréable. Pourtant je me forme pour le médical mais Mon Dieu est celui qui guéri et je l’ai expérimenté personnellement alors je peux plus aller chez le docteur, c’est dans mon coeur. Mais je crois que chacun à son histoire avec le Maître, quoique nous fassions, que ce soit par conviction et avec sincérité.
    Soyez béni et que le Seigneur soit béni pour cet article vivement la suite.

  12. Merci beaucoup pour cet article et tous ces témoignages qui me font assez de bien. Que notre seigneur Jésus vous bénisse encore plus dans cette œuvre noble de nous instruire et de nous perfectionner. Demeurer bénis.

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