Un long cou, deux puissantes pattes aux griffes acérées et une épaisse robe de plumes brunes. Du haut de ses 3,5 mètres, le moa géant est l’un des plus grands oiseaux à avoir foulé le sol de la Terre. Pendant des millions d’années, cet herbivore inapte au vol a arpenté la Nouvelle-Zélande, jusqu’à l’arrivée des premiers habitants (les Maoris) sur l’archipel, estimée au XIIIe siècle. En une centaine d’années à peine, les neuf espèces de cet immense volatile s’éteignent.
Mais mardi 8 juillet, la start-up américaine Colossal Biosciences, qui œuvre à la «désextinction», a annoncé vouloir ressusciter le volatile géant, six cents ans après sa disparition.
Ce n’est pas la première fois que cette société joue avec les limites du vivant, sur le modèle des scientifiques fous de Jurassic Park. Elle avait déjà fait parler d’elle en 2024, en affirmant être capable de recréer un mammouth – qu’on n’a plus croisé sur Terre depuis quatre mille ans – en combinant les gènes fossilisés de l’espèce préhistorique et ceux d’un éléphant.
Puis une seconde fois, en avril 2025, lorsqu’elle s’était targuée d’avoir fait naître des «loups géants» – les jumeaux Romulus et Rémus ainsi que leur sœur Khaleesy - issus d’une espèce disparue depuis dix mille ans : le «loup sinistre». En parallèle, elle se penche même sur la résurrection du dodo et du tigre de Tasmanie.
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