Rien n’interdit de se dire « victime » des Témoins de Jéhovah ou même de qualifier cette organisation de « secte destructrice », a estimé la justice espagnole au nom de la liberté d’expression. Cette décision rare touche un puissant mouvement religieux qui porte fréquemment plainte contre ses détracteurs. Un tribunal de Madrid a confirmé en appel le 16 avril un premier jugement rendu en faveur de l’Association espagnole des victimes des Témoins de Jéhovah (AEAVTJ), estimant que son nom et ses critiques ne constituaient pas une atteinte illégitime à l’honneur de l’organisation religieuse.
En clair, le tribunal valide explicitement le droit de critiquer et de dénoncer les mécanismes de contrôle interne de cette organisation. Contactés, les représentants en Espagne des Témoins de Jéhovah n’avaient pas dans l’immédiat réagi. Désigner les Témoins de Jéhovah comme une « secte destructrice », s’en dire officiellement « victime » et constituer une association comprenant la dénomination de « victimes des Témoins de Jéhovah » « relève de la liberté d’expression », peut-on lire dans l’arrêt qui ratifie un jugement de première instance remontant à fin 2023.
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