Les Dokimos



Vidéos de femmes droguées à leur insu et violées : une enquête révèle une «académie du viol» mondiale

L’affaire rappelle sordidement celle de Gisèle Pélicot. Une enquête du réseau américain CNN a révélé que des hommes de partout dans le monde partagent entre eux des trucs pour droguer puis violer leur conjointe. Certains se filment même durant l’agression

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En février, le site porno Motherless, qui se décrit comme un « hébergeur de fichiers sans censure où tout contenu légal est hébergé pour toujours », a enregistré quelque 62 millions de visites, détaille CNN dans son enquête publiée à la fin mars.

Parmi la centaine de catégories contenues sur le site, pas moins de 20 000 vidéos sont publiées dans les catégories #passedout (#inconsciente) et #eyecheck (#vérificationdesyeux).

Dans cette dernière catégorie, les hommes se filment en train d’ouvrir la paupière d’une femme pour démontrer qu’elle est inconsciente puisque droguée à son insu, avant de la violer.

La légalité des actes commis dans les vidéos contenues dans les deux catégories est mise en doute, note CNN.

Un réseau sur Telegram

Sur Motherless, les journalistes de CNN ont été dirigés vers un fil de discussion sur l’application de messagerie Telegram, qui regroupait un peu moins de 1000 hommes de partout à travers le monde. Ils s’y s’échangaient des trucs sur les meilleures substances et les manières de les administrer pour pouvoir droguer une femme et la violer à son insu. Le groupe a depuis été supprimé de Telegram.

Certains passaient également par le fil de discussion pour acheter ou vendre ces substances de même que les vidéos des agressions.

Pendant plusieurs mois, CNN s’est entretenu avec un des utilisateurs du groupe, un Polonais surnommé Piotr, qui s’est ouvert sur ses démarches avec sa femme.

« C’est difficile pour moi de l’endormir », a-t-il confié.

Les journalistes lui ont également demandé si sa femme se doute de quelque chose.

« Pour l’instant, je cache bien mon jeu, mais je dois être prudent », a-t-il répondu.

Sollicité sur les doses à donner, il a suggéré d’administrer deux cachets de somnifère en plus de boissons alcoolisées. « Même un seul peut être suffisant s’il y a plus d’alcool », a précisé Piotr.

Telegram a indiqué par courriel à 24 heures, après la publication de l’article, que « le contenu qui encourage la violence sexuelle est explicitement interdit par les conditions d’utilisations de Telegram, et ce type de contenu est supprimé dès qu’il est détecté ».

« Des modérateurs, appuyés par des outils d’IA personnalisés, surveillent de manière proactive les parties publiques de l’application et traitent les signalements afin de bannir les comptes qui enfreignent nos conditions d’utilisation et de supprimer chaque jour des millions de contenus nuisibles, y compris ceux qui appellent à la violence sexuelle », a ajouté Remi Vaughn, porte-parole de l’entreprise.

Une fraternité

Les adeptes de «sleep porn» (« porno endormie ») n’apprécient pas seulement l’agression qu’ils commettent ou qu’ils regardent, mais aussi la « quasi-fraternité » qui se crée au sein de la communauté d’adeptes, a indiqué Annabelle Montagne, une psychologue qui a évalué la moitié des agresseurs impliqués dans l’affaire Pélicot, incluant Dominique Pélicot lui-même.

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Lien : https://www.24heures.ca/2026/04/17/des-millions-dhommes-adeptes-de-sleep-porn--une-enquete-revele-une-academie-du-viol-mondiale

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