À la messe de la basilique Saint-Étienne de Jérusalem dimanche, les fidèles se pressent pour témoigner de leurs «pensées » pour la religieuse française agressée mardi. Mais ils ne sont pas étonnés, les marques d’hostilités de la part de juifs extrémistes s’étant multipliées récemment.
La scène, captée par une caméra de vidéosurveillance de la ville sainte, est d’une grande violence : dans une ruelle pavée, un homme se précipite en courant derrière la religieuse en habit blanc et voile noir, la pousse dans le dos. Elle est projetée au sol, sa tête heurte un bloc de pierre. L’homme s’en va, puis revient pointer vers la femme au sol un index menaçant, avant de lui asséner un coup de pied au ventre. Des passants interviennent.
« Quand on sort, les gens crachent à côté de nous »
À la sortie de la messe – en français – dans l’église de la religieuse, l’affaire est sur toutes les lèvres. On partage son désarroi, on apporte un petit cadeau de réconfort, on demande des nouvelles de la sœur, qui n’est pas venue ce matin.
«Elle a encore des douleurs » mais elle est «entourée », témoigne le frère Olivier Catel, qui a célébré la messe.
Lui est arrivé à Jérusalem il y a une dizaine d’années. À l’époque, dit-il, les incidents étaient rares. Une fois par an environ, «quand je sortais en habit religieux, des juifs, ultraorthodoxes en général, crachaient à côté de nous ».
«On n’y faisait pas attention parce que c’était tellement isolé ». Mais depuis trois quatre ans selon lui, c’est devenu quotidien : «quand on sort, les gens crachent à côté de nous ».
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